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 In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR

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Loup-garou

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Date d'inscription : 09/10/2018
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MessageSujet: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  Lun 26 Nov - 9:01

In the dephts of hell
viktor & oscar

« Live for something rather than die for nothing. »
Le réveil sonna. 5h00. Tôt pour certains. Si peu pour moi. Une véritable grasse matinée en soit. Le jour J était arrivé. Je partais dans moins de trois heures. Voilà à peine quelques jours que nous étions rentrés de la ville berlinoise. Un véritable bain de sang. Un de ceux qui avait ravis mon patron… Je n’avais jamais vu autant de plaisir à tuer et éventrer autant d’homme. Cette hache était effrayante mais quelles armes ne l’auraient elles pas été dans ses mains millénaires ? J’avais autant tué, peut être avec moins de plaisir car ce qui comptais pour moi, c’était de survivre. Un… Six… Vingt… J’avais arrêté de compter le nombre de mort à mes pieds. Trancher. Décapitait. Les membres à terres... Je n’utilisais pas d’arme comme celle de Baron. Non. Loin de là. Mes sabres perses en argent gravé et deux H&K chargé de balle du même métal que mes armes blanches. Après l’embuscade, nous avions du aller chercher le vile organisateur de nos funérailles pour lui dire que nous ne voulions ni mourir une première fois, pour moi, ni une seconde pour Baron. S’en suivis les joies des tortures par le maître en personne. Moi dans un coin, me demandant si je devais vraiment regardé les sévices sur un homme de la même espèce que mon patron… Je nettoyer mes armes, entendant les bribes allemandes entre deux sanglots. Etonnant de la part d’un vampire tricentenaire. C’était pathétique. Même pour moi. J’entendais. Je comprenais. Et j’ignorais. Tant que je n’avais pas d’ordre de la part de Darell, je ne bouger pas. Quelques part, moi aussi j’étais pathétique, tel un chien, la patte levée, prêt à aller de l’avant quand le signal serait donné. J’entendis « Achève le » pendant qu’il se sécher les mains de sang. Je m’avançais et décapita avec la lenteur que mon maître appréciait la tête du vile vampire. La tête tomba. Le corps se raidit. Après un nettoyage complet et d’une flambée de cadavres, nous fîmes le retour en sens inverse. Je ne savais pas si nous avions récolter ce qu’il souhaitait mais toujours est il que Baron fut satisfait. Les jours ont passé avant que le patron ne se décide à m’informer des trouvailles berlinoises. Non seulement j’appris que le vampire que j’avais décapitée avait des informations sur une créature qu’il souhaitait mais aussi sur un artefact. Oh quel joie mon cher maître.

Je venais de me faire assigner une mission de plusieurs jours à travers l’Europe de l’est. Quel joie me traversait… Une mission prioritaire. Une mission longue. Une mission où je devais confirmer des informations dans six pays. Six villes. Ou j’avais tout les droits et toutes les possibilités. Sauf me faire prendre évidemment. Mais cette mission, cette mission en particulier était risqué. J’allais être seule. Une mission à l’ancienne. Pas vu. Pas pris. Sans filet. Sans assistance. Sans sécurité. Rien. Enfin si. Un émetteur satellites dernier moyen pour moi d’alerter qu’il y avait un pépin. J’allais donc partir à la chasse au trésor sans même savoir si celui ci existait et je devrais tuer des gens pour obtenir mon du. Ou au moins confirmer ou infirmer l’existence de cet artefact.        

Je n’eu que trois jour avant mon départ. Trois jours. Je vis Sandra, à peine eu le temps pour mon fils. Je retrouva ma soeur dans un secret et ou je m’étais fait démolir à coup de poings. J’étais tout de même heureux de l’avoir revu avant mon départ pour peut être une mort
certaine. Je partis de Ross Creek dans la nuit, non sans laisser un message à ma cadette via un numéro crypté. Minus pars pour l’Europe, une envie de souvenir pour Cortex ?. Je pris le van noir et roula pendant sept bonne heures pour rejoindre le tarmac d’un aérodrome privé ne pouvant prendre l’avion de Baron. Je pris place dans un avion cargo à Toronto pour rejoindre Copenhague. Le début de ma quête commençait dans la ville danoise… J’arrivais vers cinq heures heures locales et me dépêcha de sortir pour éviter de croiser les hommes déchargeant l’avion. Je rejoignais une planque et prépara mes repérages. J’avais préparer avec Sandra chaque points, chaque décision, chaque possibilité qui pourrait s’annoncer à moi. Dans chaque planque, il y avait du matériel, me permettant de partir et rentrer d’Europe sans trop de marchandises. Je trouvais le paquet dans la caisse envoyé par ma tendre épouse et tout en mordillant un bâton de réglisse, observais les plans. Je comparé au relevé thermique du logement et des documents imprimés. Trois hommes apparement. Armés. Je m’équipais d’un H&K avec silencieux et parti pour le premier round. Je toquais, l’un ouvra, me demanda ce que je foutais là, du moins c’est ce que j’avais compris. Je tira dans le genou, le retourna et le pris en bouclier. Je le fis avancer, tuant le premier qui pris son arme dans la tête. Je ferma la porte derrière moi d’un coup de pied et tira sur le second avant de tirer une balle dans la tête de celui que je tenais. Je soupirais et m’époussetais avant de commencer la fouille. Je récupérais deux disques durs, des papiers et chercha sous l’évier, un bidon de réactif. J’en aspergea la totalité de l’appartement, ne négligeant pas les trois mercenaires et craqua une allumette avant de partir. Je rejoignais la planque dans un calme olympien, branchais mon ordinateur et le dock pour disque dur et transférais les données. Je dormis quelques heures le temps que le tout soit envoyé puis pris la direction d’une gare routière pour rejoindre Hambourg.  

J’arrivais au petit matin dans la ville allemande. Je reçu un email en retour de mes données. Sandra travaillait vite. Je trouvais les informations et haussa un sourcil. Un objet. Qui ramène à la vie. Ok. Nicolas Flamel vendait sa pierre philosophale ou quoi ? Je récupérais le colis comme pour Copenhague et pris la route pour Munich là où se trouve un chercheur lié à l’artefact recherché. Par manque de temps, je vola une voiture, et roulais pour la ville du sud du pays. Pendant dix heures, longues comme la mort, je roulais en direction de la maison de se chercheur. Je me garais dans le quartier résidentiel, attendant la nuit. Je pris même le temps de nettoyer mon arme avant de m’introduire sans soucis dans le logement. Je découvris une pièce secrète où se trouvais le chercheur et l’étouffais pour éviter qu’il n’appelle à l’aide. Simple. Je récupérais comme pour la première fois des données mais cette fois si en plus des disques durs, de nombreux dossiers papiers en plus. Vive les scans portable. Je dénichais derrière un tableau ma foi fort laid un coffre fort. Je n’eu pas de grande peine à le forcer. Pour finir, je mis en scène la mort de l’homme comme un suicide, prenant gare à faire attention au moindre détail. Je dus trouver un cybercafé pour envoyer les données, rédigeant une partie de mon rapport. Je reçu quelques heures plus tard, une adresse en Autriche. Cette fois ci, je pris l’avion. Je pu me reposer dans le cargo pour atteindre Vienne. Un jour peut être j’aurais le temps de visiter la ville avec Sandra. Peut être… Je la trouvais très intéressante. Je me rendis au point de rendez vous, laissant à une autre fois la contemplation de l’architecture viennoise. Une chance que se soit proche de l’endroit cible. Le quartier était agréable au moins et plutôt silencieux, signe du peu de gens vivant dans le coin. Je m’installais et fit du repérage autour de la zone. Je ne pouvais pas y aller comme les fois précédentes. Dans ce bâtiment, comme l'indiquait le relevé satellite, on pouvait compter une trentaine de personnes et des zones difficiles d’accès. Rien ne valait la reconnaissance par soi même, surtout pour une mission aux aboutissements si important… J’attendis la nuit, laissant sortir plus d’une dizaine de personne. Classique coup de substitution. Vêtement d’un et modification des pass d’entrée, et le tout été jouer. Je m’introduisais dans le bâtiment, un vieux hangar réaménagé pour un trafic de voitures de luxes. Je mis mes écouteurs, esquissa un sourire et commençait à tuer. Un. Trois. Huit… J’esquivais les valeureux souhaitant le corps à corps, rouler, passer pas dessus les multiples voitures de collection se retrouvant criblés de balle. J’arrivais au bout du hangar, face à une porte d’un sas en métal renforcé. Derrière moi. Vingt quatre hommes tués. Je branchais sur le boîtier d’accès un pass partout créer des doigts minutieux de mon épouse. L’accès se fit et j’eus le temps de récupérer le boitier et de me positionner face à la porte et souffler : « Sésame… Ouvre toi… ». La porte s’ouvre, lentement. Il l’utilise en bouclier pour tuer les deux derniers hommes proches du lieutenant. Je commençais à m’impregner de la machiavélique de mon patron je crois, car je souris et huma l’air. J’aurais été vampire, j’aurais senti à plein nez, la fragrance de la peur. Un petit gringalet que papa avait dû mettre ici pour ne pas être dérangé sans toutefois renier sa descendance. Je soupirais en l’entendant couiner quand j’avançais. Il sortit une arme. Quel homme, j’ai peur. Je haussais un sourcil, tirant dans on poignet pour lui faire tomber l’arme. Ne me tue pas qu’il répéter. Quelle jolie blague… Je n’eu pas à faire grand chose pour obtenir les informations que je souhaitais. J’accédais au serveur, tout en entendant passer des pleurs à la colère, me disant que je ne savais pas à qui je m’attaquais. Dites donc, ce gamin aurait du faire carrière en tant que comique. Je récupérais deux disques remplis et souris, avant de tirer entre les deux yeux du pauvre petit. Pauvre. Ce n’étais pas le mot. A qui avais je bien pu m’attaquer d’après vous ? Ohh… rien de bien méchant… Juste la mafia russe. Pour finir cette jolie déclaration de guerre à nos amis de Poutine, je plaçais une dizaine de charge explosif et fis sauter le bâtiment après avoir quitter le pays pour le prochain point de ralliement. Je crois que la chute du bâtiment fut annoncé aux chaînes du pays. Baron me ferait certainement le reproche de ne pas être rester discret…

J’avais pris la direction de la Pologne sans trop savoir si je devais m’y rendre et ce, juste après avoir envoyer les paquets d’informations à mon rayon de soleil. Je pu dormir quelques heures avant d’être réveillé par le doux son d’une notification, pour connaître la prochaine destination. Varsovie. Je ne m’étais pas tromper. Le lieu était une maison à quelques kilomètres à la sortie de la ville. Personne sur les relevés et personne à l’intérieur. Hum. Curieux. Je récupérais dans le sous sol de la maison familiale plusieurs dossiers papiers et… Un codex ? Est ce que ces choses pouvait elle encore exister ? Il y avait des instructions pour le lendemain. Tout cela était étrange… Je scannais la totalité des documents au vu de l’absence de donnés numériques et je pris la route sans trop me poser de questions. Cela faisait déjà quatre jours que j’étais en train de vadrouiller et la fatigue commençait a se faire sentir. Je pris la route pour Kiev au vu de l'adresse inscrit sur la note de suivis. J'étais curieux de savoir ceux sur quoi j'allais tomber. Je rejoignais un appartement dans le nord de la ville. J'étais rouille en russe mais ce que je pu dire fu suffisant pour qu'il me laisse entrer. Deux hommes. Armé. Je soupirais et sortis mon arme avant même qu'ils n'aient pu réagir. Leur corps lourd tombèrent au sol. Les informations récoltées montrer une autre ville. Une ville côtière. Odessa. Comme toujours j'envoyais les données sans trop y foutre le nez. Je précisais cette fois si savoir où je devais me rendre. La mer noire était magnifique au lever de soleil. Dans la ville, il n'y avait pas grand monde. Certainement sur au déplacement des populations pour fuir les récentes évasion russe. J'envoyais un message comme indiquait. Après trois longues heures d'attentes, je reçu un lieu dans la petite ville. Une maison.

Quelques choses me rendait encore plus méfiant que d'habitude. Il n'y avait personne et la porte était ouverte. Je fis faire un vol de reconnaissance au drone. Je passa la bâtisse au large spectre et ricana en découvrant la maison bardé d'explosif. Je savais que l'homme se protéger mais à ce point c'était bien trop. Je m'intéresser à la bâtisse voisine et découvrir sur les radars du drone que celle ci consommait bien plus d'électricité que celle que l'on m'avait indiqué. Un homme et une consommation proche de la totalité de la petite ville. Je tenais mon homme. J'attends patiemment que l'homme quitte son domicile avant de m'introduire chez lui. Sans lui, je ne pouvais pas décrypter le codex et sans clé je ne pouvais pas continuer ma mission. Lorsqu'il revint, je m'approchais lentement de lui, pointant le canon du silencieux dans sa nuque avant de me baisser pour lui montrer le codex. “ Au travail... “ dis je avec mon plus belle accent slave dans sa langue. C'est fou ce que l'on peut apprendre en mission. Il déchiffra l'objet crypté, révélant sur ses écrans les plans du complexe, des centaines de milliers de document et des vidéos plus infectes les unes que les autres. Je tirais dans sa nuque sans sourciller et récupérais la totalité de ses disques durs. De toute ma mission je ne m'étais jamais autant approché du résultat final. Ni autant récolter d'informations. Le transfert dura une éternité et ce même par satellite. Je pu dormir facilement dix heures de suites rien en qu’en comptant l'attente de l'analyse primaire et le transfert. La masse d’informations était grosse comme les serveurs d’une petite entreprise américaine. Il était normale que les algorithmes mettent du temps à trouver. Le ping de réception arriva trois quart d’heure après mon réveil. Sliven. Bulgarie. Sandra m’avait laisser une note. J’espère que tu vas bien. Tu dois récupérer une identité pour pouvoir t’introduire dans le complexe. Voila l’adresse de deux scientifiques. Passe chez eux. disait elle avec un coeur à la fin. Je souriais maigrement et parti une heure plus tard pour embarquer de nuit dans un bâteau de pêcheurs en échange de quelques centaines hryvnia pour la traversée. Quelques heures de navigation plus tard, je débarqua à Varna. Je ne pouvais que volais un véhicule si je voulais me rendre dans la ville indiquée dans le mail. Je du attendre quatre heures supplémentaire en plus des deux heures de conduites pour me rendre dans la ville enfoncés dans les terres bulgares.

Les deux scientifiques rentrèrent et je ne fis pas de quartier. Ils n’eurent pas le temps de se rendre compte que l’un ou l’autre était mort. Une balle dans la tête pour chacun. Je récupérais leur pass, leur matériel et prépara les documents après avoir payé une chambre à l’autre bout de la ville. Le temps que l’encryptage de la carte se fasse et que je sois officiellement entrer dans le données du complexe, je fis du repérage. Camouflé, une paire de jumelle, je parcoura les trentes bornes me séparant du complexe de la ville. Les bâtiments étaient énormes et une masse sombre d’arbre encercler ceux ci tel des gardiens. C’était préférable à un désert me disais je. Je devrais passer à l’action le lendemain, au plus tard le surlendemain. Je rentrais, et reçu la confirmation de la part de ma femme pour passer à l’action…

Je passa le premier portillon, le second et le troisième. L’entrée. La vérification au corps et atteignit l’endroit que je souhaitais. Le plus dure rester à faire compte tenu de la dangerosité du lieu. Cette fois si je n’avais pas besoin de récupérer, le transmetteur permettrait de créer une ouverture de porte pour le génie qui travaillait à l’autre bout de la planète. Je sortis du bureau auquel j’avais été assigné et me rendis dans la salle des serveurs non loin de là. Je restais sereins, comme toujours. Se faire passer pour un espion était une chose particulièrement dure, ce n’était pas un James Bond bien que cela ressemble à s’y méprendre à un Mission Impossible. Je devrais peut être postulé, qui sait… Est ce que je pouvais prévoir qu’une jeune technicienne entre et me surprenne ? Non. Bien évidemment que non vu que je n’avais pas de surveillance vidéo… Bon sang, je devrais demander à Baron pourquoi il voulait absolument que je sois sans filet sur ce coup là… L’alarme se déclencha. Je ne pouvais pas fuir, pas avec le nombre de sas de sécurité et nous étions dans des sous sol pouvant résister à une attaque nucléaire. Je soupirais et enclencha ma montre, émetteur de secours pour informer ma détresse... Les hommes de la sécurité n’y allèrent pas par quatre chemin. Un coup assez fort dans la tronche et un coup de tazer, et j’étais carpette. Ceci dit, j’avais réussi ma mission, mais… en me faisant prendre.

Je me réveillais quelques heures plus tard, dans une cellule. Combien d’heure avait passer ? J’étais en simple tee-shirt et pantalon. Je n’avais même plus mes putains de chaussure… Plus d’arme. Plus de montre. Plus rien. Le mal de crâne qui m’assaillis fut si douloureux que je laissais tomber mon envie de me redresser. Quand celui-ci ce calma, j’entendis enfin ce que je pensais être dans mon crâne. Je me relevais doucement, et m’approcha de la porte de ma cellule. La. De l’autre côté. Il y avait des femmes. Des enfants. Des hommes. Hurlant. Pourvu que le signal soit passé. Pourvu qu’il soit passé. me dis je.
(c) DΛNDELION
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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  Ven 30 Nov - 11:04

Il régnait dans les bureaux de l’hôtel particulier, une ambiance étrange, comme une colle visqueuse d'inquiétude entre les corps. De Madame Jefferson, bien-sûr, dont le message alerté avait ameuté les vampires autour de l'ordinateur de bord, où l'émission du signal venait juste de mourir ; mais également, constatait Oscar en quelques œillades dérobées, de son illustre Sire scrutant lui aussi, les écrans redevenus vides.
L'ordre reçu de partir immédiatement avec l'escouade nécessaire parut apaiser les craintes de la femme inquiétée, malgré l'interdiction qu'on lui opposa de rejoindre les opérations. Prudente et dans le soucis de ne pas alimenter la panique, le Commandant demeurait silencieuse quant aux subtilités des instructions qui lui étaient données. Elle attendit que Darell daignât sortir du bureau pour le suivre, à l'abri des oreilles trop sentimentales, à qui ses propos risqueraient de terriblement déplaire ; puis d'être sûre de ne plus être entendue quand elle lança à l'adresse de son Sire, dont la tension était devenue tangible, plus qu'elle ne l'aurait cru.

" Il faut que tu prennes une décision. " Une voix de couperet, sans fioriture à son adresse, assez pour interrompre la marche de l'Auguste dans les couloirs. Au regard qu'elle reçut, Oscar se défendit, droite et lapidaire, menue silhouette grandie par les subtilités qu'il n'était pas besoin de dire. " Je vais essayer. " Essayer de faire les deux, essayer l'impossible en somme. Oscar n'était pas défaitiste, ni vraiment le genre à refuser les missions vouées à l'échec. Mais elle avait le réalisme des chefs de guerre, le pragmatisme de l'expérience. Les ambitions d'une réussite complète défiant toutes statistiques, ne devaient pas empêcher les instructions d'urgence, en cas de scénario plus pessimiste que de simplement défier les lois de la physique. " J'ai quand même besoin de ta décision. "

Lui.
Ou ça ?
Au pire.

Dans l'obscurité vitale d'une nuit d'hiver, trois quatre-quatre noirs aux dimensions intimidantes, ossature blindée, fendaient la brume gelée d'une allure soutenue. Le brouillard, épais à dissimuler la mer non loin de cette route côtière, offrait un visage lugubre à la soirée autant qu'un avantage à cette opération aux ambitions démesurées.

Seule dans le véhicule en tête de file, suivie de près de huit hommes répartis dans les deux autres, dont elle devinait la présence à travers les plaques de tôles, Oscar considérait le paysage d'un oeil sévère, l'apprivoisait de son regard perçant. Au loin, la silhouette mastodonte du complexe militaire se détachait à flanc de falaise, à bonne distance des dernières lumières de Varna ; surplombant la mer comme la forêt épaisse qui s'étalait à l'ouest, dans les terres. De gigantesques spots fendaient la brume avec une puissance aveuglante, à faire à nouveau deviner alentours, la houle des vagues comme les reliefs de la route.
Détachée de maigre peloton à l'approche de l'imposante bâtisse, Oscar laissa ses hommes se disperser pour couvrir les deux axes principaux qui se détachaient de chaque côté la base - chacun divisé ensuite en un réseau de capillaires ralliant les terres à la côte. Le Commandant emprunta l'une des artères pour remonter, dissimulée par les arbres, la route sinueuse qui s'élevait au dessus du niveau de la mer. Elle y gara son véhicule, aux abords d'un profond sentier, attendit la confirmation du positionnement de ses hommes pour détacher le cellulaire intraçable et le micro main-libre de son tableau de bord.
Arrachée à la tiédeur inutile de son habitacle, Oscar arma son dos du sabre arabe qui l'accompagnait toujours puis d'un épais sac soir, échoués sur la banquette arrière. Elle ajusta un colt et une arme de jet à la ceinture de son uniforme sombre, puis s'enfonça à pieds dans la forêt avec son chargement, en direction du complexe militaire.

" Madame Jefferson ? c'est le moment d'alerter nos amis. " déclara plus tard Oscar, dissimulée à flanc des barrières gigantesques qui encerclaient le bâtiment ; avec la neutralité des grandes batailles, sitôt qu'en une demie tonalité à peine, une voix féminine à la nervosité faiblement contenue s'éleva dans son oreille.

***

Au volant de la deuxième voiture, depuis leur vague retrait de la route ouest, Egon considérait lui aussi la nuit d'un regard dur. Dans l'habitacle constitué de deux autres vampires bien taciturnes, il écoutait les battements tranquilles du seul coeur qui vivait encore derrière lui. Sentait son souffle chaud caresser les minuscules cheveux de sa nuque et l'odeur de son sang emplir l'alcôve, conduit à la réflexion que décidément les êtres vivants n'étaient pas doués de discrétion.
Pour empirer ces manifestations remuantes, tout le paysage autour de la voiture semblait, lui, pris d'une inertie digne de la mort. Pas un bruissement, pas un cri d'animal autour, comme si le complexe avait irradié la zone d'horreurs bonnes à faire fuir toute la faune qui l'avait composée un jour. Malgré tout, le vampire s'abreuvait de ce silence imparfait - y puisait toute sa sérénité, jusqu'à ce qu'un grésillement en interrompît enfin le calme terrible, annonciateur de tempête.

" Les convois viennent de démarrer. Je vous donne complète autorité sur cette opération. Votre priorité, c'est l'artefact, ne compromettez son extraction pour aucun motif, Général. " Mesurant le discours et ses implications terribles, Egon adressa un signe de tête à l'être grouillant derrière lui.

Qui, aussitôt, s'empara d'une petite pierre qu'il imaginait catalyseur ; l'objet ne tarda pas d'ailleurs à irradier faiblement dans l'habitacle, luisant comme une flamme sur la peau fine couvrant les paupières closes du télépathe. " Voiture deux. Vers l'Est. "

***

Réfugiée dans sa cachette éphémère, Oscar écoutait l'agitation bruyante que Madame Jefferson avait provoqué pour elle dans le complexe. Une intrusion volontairement repérable - pas assez pour avoir l'air suspecte - avec comme cible revendiquée la localisation probable de l'artefact. Les hommes surentraînés réagissaient avec vitesse, efficacité, comme on leur avait appris à le faire : en faisant tout pour protéger l'objet convoité, jusqu'à, dans cette dernière mesure, le faire sortir en urgence de l'endroit qu'une menace sérieuse finirait par atteindre.
Profitant que l'agitation s'emparait des gardes à préparer la sécurité autour du précieux trésor, le Commandant choisit ce moment pour bondir, dans une souplesse féline, sur une branche haute puis par dessus les barrières électrifiées de la base. Reniant les portes et les pass, elle escalada les murs, jusqu'au toit où l'attendait une bouche d'aération prête à subir son infiltration.
Ventre à terre pour éviter les lumières des spots, la vampire se campait pour l'heure au bord du toit afin d'y observer l'agitation provoquée par sa manoeuvre. Quand, comme elle l'avait prédit et non sans accueillir un certain soulagement, trois véhicules s'échappèrent du complexe, l'artrefact dissimulé dans l'un deux, elle alerta son escouade. Un délai de trente minutes accordée avant la reprise de ses communications, Oscar s'infiltra dans le conduit d'aération, dont les simples capteurs thermiques ne trahiraient pas son intrusion.

***

Plan de la base déniché dans les pérégrinations de Viktor, superposé au dernier signal de l'émetteur ; sécurité occupée autour de l'endroit où Sandra les avait fait croire qu'elle se rendait, Oscar parvint finalement au dessus de celui où devaient se trouver les cellules. Du fond de la sienne, le Colonel Jefferson put entendre un long bruit de friction, ténu tout d'abord, puis de plus en plus net ; avant qu'une gerbe d'étincelles ne fende à grand bruit le plafond de la cellule. Caméras de sécurité brièvement figées par le génie de Madame Jefferson à l'autre bout du monde, le Commandant se prédisait quelques minutes à peine avant que l'heure statique au bas des moniteurs n'alertât leur surveillant. Dans une rapidité nécessaire qui n'était pas précipitation, elle bondit avec sa souplesse naturelle par l'entrée créée de toute pièce, atterrit au sol pour rejoindre la cellule où le prisonnier était tenu captif.

" Colonel. "

Chalumeau à la subtilité contestable rangé dans son sac, Oscar le troqua pour un boîtier informatique, branché selon les instructions apprises sur le verrou électronique de la porte de cellule. Quand le cliquetis se fit entendre, elle laissa Viktor s'extraire lui-même à sa cage, prit les devants pour répéter l'opération sur la porte sécurisée des geôles avec le moins de délai possible.

Échappés sans mot et sans longueur hors de la salle, Oscar lui tendit un autre colt et le guida en geste rudimentaire jusqu'à une autre porte, puis dans les escaliers en haut desquels s'étalaient les couloirs périphériques des dortoirs du personnel et des familles. Sans croiser âme qui vive, elle parvint à les mener jusqu'à une lingerie, où s'alignaient les uniformes des membres du complexe, sous lesquels ils pourraient brièvement se camoufler - chaussures et parka entassées en sus pour ne pas laisser le Colonel mourir de froid une fois sorti de là.
Sa première étape était un succès - celui de son escouade demeurait un mystère.

" Il y a une sortie de secours dans 300 mètres de couloir, deuxième à gauche. Une voiture nous attend à trois kilomètres dans la forêt, au bout du sentier Nord-Ouest. " déclara Oscar avec dogme tandis que, pudeur abandonné dans l'urgence, elle se débarrassait de ses vêtements pour enfiler ceux de la base.
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Loup-garou

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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  Sam 8 Déc - 14:49

In the dephts of hell
viktor & oscar

« Live for something rather than die for nothing. »
L’air était glaciale. L’endroit résonnait encore des cris de torture et j’avais dû trouver rapidement une occupation pour faire partir cette folie qui venait m’assaillir. La cellule, petite, sentait le sang croupi, la pourriture… Les murs étaient griffés d'écriteaux, de coups d’ongle… ou de griffes… J’avais regardé longuement ce mur, assis, les jambes relevés sur lequel j’avais laisser pendre mes mains l’une sur l’autre. Je me sentais nu sans une arme, nu sans le poids de mon gilet. J’avais tourné, encore et encore, marchant pour faire circuler mon sang. J’entretenais mon corps pour surmonter la fatigue, pour surmonter le froid, et ce qui m’attendait. Je n’avais vu personne, et pourtant j’entendais. Quelques mots, tout au plus, que je peinais à comprendre tant la langue m'étaient difficiles à refaire surgir de ma mémoire par les dernières années où je ne la pratiquais pas. Je pensais à tant de choses dans ma tête. Ma femme. Mon fils. Ma soeur. Tous trois à peine retrouver. Tous trois mis de côté tant j’avais peur. Peur de mon avenir, ne souhaitant pas installer l’attachement. J’avais mal, mais qu’aurais je pu faire en refusant une telle mission… N’aurais je pas subi une punition à la hauteur de celle reçue durant les dernières années ? N’aurai je pas mis ma famille en danger en déclinant ? Je n’en savais rien… J’avais eu à peine le temps d’envoyer un message crypté à mon père et je ne savais pas si j’avais reçu une réponse. Ma famille me manquait, ma sœur, même mon frère d’ailleurs et pourtant, j’étais là, après une erreur bête. Je n’étais pourtant pas un débutant, je n’aurais jamais dû commencer sans vérifier la présence autour de moi. Je soupirais, relevant la tête, la calant contre le mur humide et froid. Ce n’était rien comparé aux nuits que je passais nu dans les sous-sols du domaine Baron… Rien du tout… Quelques parts, il m’avait préparé à cette épreuve.

J’étais loin des entraînements militaires, loin de la rigueur, loin de la discipline, loin… loin de cette éthique à respecter. Je n’avais plus rien d’honorable à respecter la vie humaine, plus de moralité. J’étais le soldat, le chasseur, le mercenaire d’un vampire de plus de deux millénaires. De toute façon, je ne pouvais plus l’être, j’avais tellement pris que Lucifer pouvait me désigner facilement comme son fils à présent… Tuer, encore et encore. Je me demandais si je pouvais éprouver du plaisir dans ses moments là, était-ce possible que Darell me fasse exécuter toutes ses personnes pour changer ma mentalité en celle d’un futur prédateur ? Tout était possible avec lui, son esprit machiavélique et calculateur avait bien réussi à me casser et obtenir ce qu’il souhaitait de moi. Mon corps. Mon âme. Mes compétences. Mon avenir. Lorsque je fermais les yeux dans cette cellule si petite que mon âme s’étouffait, je revoyais les souvenirs des derniers mois. Du sang, encore et encore. Des têtes percées. Des peaux entaillées. Des corps suants… Je secouais la tête, soupirant. J’allais très certainement crever ici, dans ce lieu miteux sans avoir revu ni parents, ni femme, et ne pas remplir la promesse de revenir faites à ma cadette. Je ne verrais pas mon fils grandir. Je ne verrais que cette cellule, laissant corps et esprit dépe… Quoi ?

Est-ce que j’avais bien entendu ? Mon grade ? Ce colonel, cette froideur de voix… Je tournai la tête et observa la jeune femme. Oscar… Darell avait il vraiment envoyé son commandant à mon secours ? Je ne savais pas quoi penser seulement à me relever. Je n’avais pas le temps de réfléchir et de trouver une explication. Je me redressai, me leva, tandis que je la regardais ouvrir la porte de ma cellule avec un boitier que je reconnaissais pour l’avoir utilisé un bon millier de fois. Le génie de ma femme était présent jusqu’ici. J’en étais heureux. Je sortis de la salle et laissa les mécanismes de surveillance ce mettre en place tandis que je prenais ce qu’elle me tendait tout en la suivant. J’avais besoin de récupérer mon matériel. J’en avais besoin. Je n’allais pas laisser mes compagnons dans cet endroit morbide. Je ne pouvais pas laisser une trace de moi ici, il en était hors de question… Nous avancions dans les sous-sols, et entrer dans ce qui s'apparentait à un vestiaire ou une pièce de stockage de matériel pour les différents hommes et femmes, employés de ce complexe perdus. Je m’avançais dans la pièce et attrapais une tenue dans un sachet blister épais, déchirant sans ménagement pour extraire pantalon et haut. Je retirer mes vêtements et les échangea pour la couleur grise des vêtements du lieu. Je n’aimais pas ça. Je n’aimais pas du tout ça. Je pris une veste renforcée que je passais, gardant ma paire au pied, attrapant sur une étagère en dessous, une tenue pour le Commandant. Elle surveillait la porte, et je vins en faire de même, venant échanger ma place avec la sienne, colt à la main, lui tendant un sachet de vêtements dont j’avais estimé être à sa taille.

J’écoutais attentivement ce qu’elle m’annonçait. Une sortie de secours ? Je n’allais pas partir ainsi, pas donnant de précieux indices aux membres de cet endroit. J’étais silencieux, ne répondant pas, et de toute façon, je n’avais pas besoin de répondre autre chose qu’un simple « Entendu. » Je n’avais pas en dire plus. Mon regard fixé sur la porte, prêt à réagir en cas d’intrusion, j’entendais les bruits des vêtements tombés à terre. Je me redressai. Je venais d’entendre du bruit. Je l’indiquais par un geste technique que je savais totalement compris de ma partenaire. Je lui disais de rester là, le temps d’attirer la personne arrivante d’aller à sa rencontre. Un homme. Un homme chauve, dans la même tenue que les nôtres entra, surpris puis sourit, tout en débitant une phrase dans une langue slave dont je connaissais qu’à peine quelques mots.. Je pris mon colt à l’envers, et m’avança avec silence, frappant avec force et vivacité sur le sommet de son crâne après qu’il se soit suffisamment écarté de la porte. Le bruit sourd et la puissance du coup assommèrent l’intrus avec une rapidité déconcertante. Je refermais la porte d’un coup de pied léger, rattrapant l’homme pour le porter et le trainais à l’arrière de ce vestiaire, à l’abri des regards. Je revins vers Oscar, indiquant que j’étais prêt, mais cette envie revint et je ne pus m’empêcher de demander : « J’ai des choses à récupérer… Avez vous le boitier de localisation en votre possession Commandant ? » Je ne l’appelais jamais autrement. J’espérais que Sandra le lui ai remis. Avec un vampire de son âge à mes côtés, je pourrais aller récupérer mon dû avant de filer d’ici. Le temps filait, mais pourtant je n’étais aucunement stressé de la suite de cette extraction. D’ailleurs, mon esprit commençait à se poser des questions… C’était mauvais signe pour moi et ma concentration…
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