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 In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR

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Chasseur staff

Viktor E. Jefferson
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MessageSujet: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptyLun 26 Nov - 14:01

In the dephts of hell
viktor & oscar

« Live for something rather than die for nothing. »
Le réveil sonna. 5h00. Tôt pour certains. Si peu pour moi. Une véritable grasse matinée en soit. Le jour J était arrivé. Je partais dans moins de trois heures. Voilà à peine quelques jours que nous étions rentrés de la ville berlinoise. Un véritable bain de sang. Un de ceux qui avait ravis mon patron… Je n’avais jamais vu autant de plaisir à tuer et éventrer autant d’homme. Cette hache était effrayante mais quelles armes ne l’auraient elles pas été dans ses mains millénaires ? J’avais autant tué, peut être avec moins de plaisir car ce qui comptais pour moi, c’était de survivre. Un… Six… Vingt… J’avais arrêté de compter le nombre de mort à mes pieds. Trancher. Décapitait. Les membres à terres... Je n’utilisais pas d’arme comme celle de Baron. Non. Loin de là. Mes sabres perses en argent gravé et deux H&K chargé de balle du même métal que mes armes blanches. Après l’embuscade, nous avions du aller chercher le vile organisateur de nos funérailles pour lui dire que nous ne voulions ni mourir une première fois, pour moi, ni une seconde pour Baron. S’en suivis les joies des tortures par le maître en personne. Moi dans un coin, me demandant si je devais vraiment regardé les sévices sur un homme de la même espèce que mon patron… Je nettoyer mes armes, entendant les bribes allemandes entre deux sanglots. Etonnant de la part d’un vampire tricentenaire. C’était pathétique. Même pour moi. J’entendais. Je comprenais. Et j’ignorais. Tant que je n’avais pas d’ordre de la part de Darell, je ne bouger pas. Quelques part, moi aussi j’étais pathétique, tel un chien, la patte levée, prêt à aller de l’avant quand le signal serait donné. J’entendis « Achève le » pendant qu’il se sécher les mains de sang. Je m’avançais et décapita avec la lenteur que mon maître appréciait la tête du vile vampire. La tête tomba. Le corps se raidit. Après un nettoyage complet et d’une flambée de cadavres, nous fîmes le retour en sens inverse. Je ne savais pas si nous avions récolter ce qu’il souhaitait mais toujours est il que Baron fut satisfait. Les jours ont passé avant que le patron ne se décide à m’informer des trouvailles berlinoises. Non seulement j’appris que le vampire que j’avais décapitée avait des informations sur une créature qu’il souhaitait mais aussi sur un artefact. Oh quel joie mon cher maître.

Je venais de me faire assigner une mission de plusieurs jours à travers l’Europe de l’est. Quel joie me traversait… Une mission prioritaire. Une mission longue. Une mission où je devais confirmer des informations dans six pays. Six villes. Ou j’avais tout les droits et toutes les possibilités. Sauf me faire prendre évidemment. Mais cette mission, cette mission en particulier était risqué. J’allais être seule. Une mission à l’ancienne. Pas vu. Pas pris. Sans filet. Sans assistance. Sans sécurité. Rien. Enfin si. Un émetteur satellites dernier moyen pour moi d’alerter qu’il y avait un pépin. J’allais donc partir à la chasse au trésor sans même savoir si celui ci existait et je devrais tuer des gens pour obtenir mon du. Ou au moins confirmer ou infirmer l’existence de cet artefact.        

Je n’eu que trois jour avant mon départ. Trois jours. Je vis Sandra, à peine eu le temps pour mon fils. Je retrouva ma soeur dans un secret et ou je m’étais fait démolir à coup de poings. J’étais tout de même heureux de l’avoir revu avant mon départ pour peut être une mort
certaine. Je partis de Ross Creek dans la nuit, non sans laisser un message à ma cadette via un numéro crypté. Minus pars pour l’Europe, une envie de souvenir pour Cortex ?. Je pris le van noir et roula pendant sept bonne heures pour rejoindre le tarmac d’un aérodrome privé ne pouvant prendre l’avion de Baron. Je pris place dans un avion cargo à Toronto pour rejoindre Copenhague. Le début de ma quête commençait dans la ville danoise… J’arrivais vers cinq heures heures locales et me dépêcha de sortir pour éviter de croiser les hommes déchargeant l’avion. Je rejoignais une planque et prépara mes repérages. J’avais préparer avec Sandra chaque points, chaque décision, chaque possibilité qui pourrait s’annoncer à moi. Dans chaque planque, il y avait du matériel, me permettant de partir et rentrer d’Europe sans trop de marchandises. Je trouvais le paquet dans la caisse envoyé par ma tendre épouse et tout en mordillant un bâton de réglisse, observais les plans. Je comparé au relevé thermique du logement et des documents imprimés. Trois hommes apparement. Armés. Je m’équipais d’un H&K avec silencieux et parti pour le premier round. Je toquais, l’un ouvra, me demanda ce que je foutais là, du moins c’est ce que j’avais compris. Je tira dans le genou, le retourna et le pris en bouclier. Je le fis avancer, tuant le premier qui pris son arme dans la tête. Je ferma la porte derrière moi d’un coup de pied et tira sur le second avant de tirer une balle dans la tête de celui que je tenais. Je soupirais et m’époussetais avant de commencer la fouille. Je récupérais deux disques durs, des papiers et chercha sous l’évier, un bidon de réactif. J’en aspergea la totalité de l’appartement, ne négligeant pas les trois mercenaires et craqua une allumette avant de partir. Je rejoignais la planque dans un calme olympien, branchais mon ordinateur et le dock pour disque dur et transférais les données. Je dormis quelques heures le temps que le tout soit envoyé puis pris la direction d’une gare routière pour rejoindre Hambourg.  

J’arrivais au petit matin dans la ville allemande. Je reçu un email en retour de mes données. Sandra travaillait vite. Je trouvais les informations et haussa un sourcil. Un objet. Qui ramène à la vie. Ok. Nicolas Flamel vendait sa pierre philosophale ou quoi ? Je récupérais le colis comme pour Copenhague et pris la route pour Munich là où se trouve un chercheur lié à l’artefact recherché. Par manque de temps, je vola une voiture, et roulais pour la ville du sud du pays. Pendant dix heures, longues comme la mort, je roulais en direction de la maison de se chercheur. Je me garais dans le quartier résidentiel, attendant la nuit. Je pris même le temps de nettoyer mon arme avant de m’introduire sans soucis dans le logement. Je découvris une pièce secrète où se trouvais le chercheur et l’étouffais pour éviter qu’il n’appelle à l’aide. Simple. Je récupérais comme pour la première fois des données mais cette fois si en plus des disques durs, de nombreux dossiers papiers en plus. Vive les scans portable. Je dénichais derrière un tableau ma foi fort laid un coffre fort. Je n’eu pas de grande peine à le forcer. Pour finir, je mis en scène la mort de l’homme comme un suicide, prenant gare à faire attention au moindre détail. Je dus trouver un cybercafé pour envoyer les données, rédigeant une partie de mon rapport. Je reçu quelques heures plus tard, une adresse en Autriche. Cette fois ci, je pris l’avion. Je pu me reposer dans le cargo pour atteindre Vienne. Un jour peut être j’aurais le temps de visiter la ville avec Sandra. Peut être… Je la trouvais très intéressante. Je me rendis au point de rendez vous, laissant à une autre fois la contemplation de l’architecture viennoise. Une chance que se soit proche de l’endroit cible. Le quartier était agréable au moins et plutôt silencieux, signe du peu de gens vivant dans le coin. Je m’installais et fit du repérage autour de la zone. Je ne pouvais pas y aller comme les fois précédentes. Dans ce bâtiment, comme l'indiquait le relevé satellite, on pouvait compter une trentaine de personnes et des zones difficiles d’accès. Rien ne valait la reconnaissance par soi même, surtout pour une mission aux aboutissements si important… J’attendis la nuit, laissant sortir plus d’une dizaine de personne. Classique coup de substitution. Vêtement d’un et modification des pass d’entrée, et le tout été jouer. Je m’introduisais dans le bâtiment, un vieux hangar réaménagé pour un trafic de voitures de luxes. Je mis mes écouteurs, esquissa un sourire et commençait à tuer. Un. Trois. Huit… J’esquivais les valeureux souhaitant le corps à corps, rouler, passer pas dessus les multiples voitures de collection se retrouvant criblés de balle. J’arrivais au bout du hangar, face à une porte d’un sas en métal renforcé. Derrière moi. Vingt quatre hommes tués. Je branchais sur le boîtier d’accès un pass partout créer des doigts minutieux de mon épouse. L’accès se fit et j’eus le temps de récupérer le boitier et de me positionner face à la porte et souffler : « Sésame… Ouvre toi… ». La porte s’ouvre, lentement. Il l’utilise en bouclier pour tuer les deux derniers hommes proches du lieutenant. Je commençais à m’impregner de la machiavélique de mon patron je crois, car je souris et huma l’air. J’aurais été vampire, j’aurais senti à plein nez, la fragrance de la peur. Un petit gringalet que papa avait dû mettre ici pour ne pas être dérangé sans toutefois renier sa descendance. Je soupirais en l’entendant couiner quand j’avançais. Il sortit une arme. Quel homme, j’ai peur. Je haussais un sourcil, tirant dans on poignet pour lui faire tomber l’arme. Ne me tue pas qu’il répéter. Quelle jolie blague… Je n’eu pas à faire grand chose pour obtenir les informations que je souhaitais. J’accédais au serveur, tout en entendant passer des pleurs à la colère, me disant que je ne savais pas à qui je m’attaquais. Dites donc, ce gamin aurait du faire carrière en tant que comique. Je récupérais deux disques remplis et souris, avant de tirer entre les deux yeux du pauvre petit. Pauvre. Ce n’étais pas le mot. A qui avais je bien pu m’attaquer d’après vous ? Ohh… rien de bien méchant… Juste la mafia russe. Pour finir cette jolie déclaration de guerre à nos amis de Poutine, je plaçais une dizaine de charge explosif et fis sauter le bâtiment après avoir quitter le pays pour le prochain point de ralliement. Je crois que la chute du bâtiment fut annoncé aux chaînes du pays. Baron me ferait certainement le reproche de ne pas être rester discret…

J’avais pris la direction de la Pologne sans trop savoir si je devais m’y rendre et ce, juste après avoir envoyer les paquets d’informations à mon rayon de soleil. Je pu dormir quelques heures avant d’être réveillé par le doux son d’une notification, pour connaître la prochaine destination. Varsovie. Je ne m’étais pas tromper. Le lieu était une maison à quelques kilomètres à la sortie de la ville. Personne sur les relevés et personne à l’intérieur. Hum. Curieux. Je récupérais dans le sous sol de la maison familiale plusieurs dossiers papiers et… Un codex ? Est ce que ces choses pouvait elle encore exister ? Il y avait des instructions pour le lendemain. Tout cela était étrange… Je scannais la totalité des documents au vu de l’absence de donnés numériques et je pris la route sans trop me poser de questions. Cela faisait déjà quatre jours que j’étais en train de vadrouiller et la fatigue commençait a se faire sentir. Je pris la route pour Kiev au vu de l'adresse inscrit sur la note de suivis. J'étais curieux de savoir ceux sur quoi j'allais tomber. Je rejoignais un appartement dans le nord de la ville. J'étais rouille en russe mais ce que je pu dire fu suffisant pour qu'il me laisse entrer. Deux hommes. Armé. Je soupirais et sortis mon arme avant même qu'ils n'aient pu réagir. Leur corps lourd tombèrent au sol. Les informations récoltées montrer une autre ville. Une ville côtière. Odessa. Comme toujours j'envoyais les données sans trop y foutre le nez. Je précisais cette fois si savoir où je devais me rendre. La mer noire était magnifique au lever de soleil. Dans la ville, il n'y avait pas grand monde. Certainement sur au déplacement des populations pour fuir les récentes évasion russe. J'envoyais un message comme indiquait. Après trois longues heures d'attentes, je reçu un lieu dans la petite ville. Une maison.

Quelques choses me rendait encore plus méfiant que d'habitude. Il n'y avait personne et la porte était ouverte. Je fis faire un vol de reconnaissance au drone. Je passa la bâtisse au large spectre et ricana en découvrant la maison bardé d'explosif. Je savais que l'homme se protéger mais à ce point c'était bien trop. Je m'intéresser à la bâtisse voisine et découvrir sur les radars du drone que celle ci consommait bien plus d'électricité que celle que l'on m'avait indiqué. Un homme et une consommation proche de la totalité de la petite ville. Je tenais mon homme. J'attends patiemment que l'homme quitte son domicile avant de m'introduire chez lui. Sans lui, je ne pouvais pas décrypter le codex et sans clé je ne pouvais pas continuer ma mission. Lorsqu'il revint, je m'approchais lentement de lui, pointant le canon du silencieux dans sa nuque avant de me baisser pour lui montrer le codex. “ Au travail... “ dis je avec mon plus belle accent slave dans sa langue. C'est fou ce que l'on peut apprendre en mission. Il déchiffra l'objet crypté, révélant sur ses écrans les plans du complexe, des centaines de milliers de document et des vidéos plus infectes les unes que les autres. Je tirais dans sa nuque sans sourciller et récupérais la totalité de ses disques durs. De toute ma mission je ne m'étais jamais autant approché du résultat final. Ni autant récolter d'informations. Le transfert dura une éternité et ce même par satellite. Je pu dormir facilement dix heures de suites rien en qu’en comptant l'attente de l'analyse primaire et le transfert. La masse d’informations était grosse comme les serveurs d’une petite entreprise américaine. Il était normale que les algorithmes mettent du temps à trouver. Le ping de réception arriva trois quart d’heure après mon réveil. Sliven. Bulgarie. Sandra m’avait laisser une note. J’espère que tu vas bien. Tu dois récupérer une identité pour pouvoir t’introduire dans le complexe. Voila l’adresse de deux scientifiques. Passe chez eux. disait elle avec un coeur à la fin. Je souriais maigrement et parti une heure plus tard pour embarquer de nuit dans un bâteau de pêcheurs en échange de quelques centaines hryvnia pour la traversée. Quelques heures de navigation plus tard, je débarqua à Varna. Je ne pouvais que volais un véhicule si je voulais me rendre dans la ville indiquée dans le mail. Je du attendre quatre heures supplémentaire en plus des deux heures de conduites pour me rendre dans la ville enfoncés dans les terres bulgares.

Les deux scientifiques rentrèrent et je ne fis pas de quartier. Ils n’eurent pas le temps de se rendre compte que l’un ou l’autre était mort. Une balle dans la tête pour chacun. Je récupérais leur pass, leur matériel et prépara les documents après avoir payé une chambre à l’autre bout de la ville. Le temps que l’encryptage de la carte se fasse et que je sois officiellement entrer dans le données du complexe, je fis du repérage. Camouflé, une paire de jumelle, je parcoura les trentes bornes me séparant du complexe de la ville. Les bâtiments étaient énormes et une masse sombre d’arbre encercler ceux ci tel des gardiens. C’était préférable à un désert me disais je. Je devrais passer à l’action le lendemain, au plus tard le surlendemain. Je rentrais, et reçu la confirmation de la part de ma femme pour passer à l’action…

Je passa le premier portillon, le second et le troisième. L’entrée. La vérification au corps et atteignit l’endroit que je souhaitais. Le plus dure rester à faire compte tenu de la dangerosité du lieu. Cette fois si je n’avais pas besoin de récupérer, le transmetteur permettrait de créer une ouverture de porte pour le génie qui travaillait à l’autre bout de la planète. Je sortis du bureau auquel j’avais été assigné et me rendis dans la salle des serveurs non loin de là. Je restais sereins, comme toujours. Se faire passer pour un espion était une chose particulièrement dure, ce n’était pas un James Bond bien que cela ressemble à s’y méprendre à un Mission Impossible. Je devrais peut être postulé, qui sait… Est ce que je pouvais prévoir qu’une jeune technicienne entre et me surprenne ? Non. Bien évidemment que non vu que je n’avais pas de surveillance vidéo… Bon sang, je devrais demander à Baron pourquoi il voulait absolument que je sois sans filet sur ce coup là… L’alarme se déclencha. Je ne pouvais pas fuir, pas avec le nombre de sas de sécurité et nous étions dans des sous sol pouvant résister à une attaque nucléaire. Je soupirais et enclencha ma montre, émetteur de secours pour informer ma détresse... Les hommes de la sécurité n’y allèrent pas par quatre chemin. Un coup assez fort dans la tronche et un coup de tazer, et j’étais carpette. Ceci dit, j’avais réussi ma mission, mais… en me faisant prendre.

Je me réveillais quelques heures plus tard, dans une cellule. Combien d’heure avait passer ? J’étais en simple tee-shirt et pantalon. Je n’avais même plus mes putains de chaussure… Plus d’arme. Plus de montre. Plus rien. Le mal de crâne qui m’assaillis fut si douloureux que je laissais tomber mon envie de me redresser. Quand celui-ci ce calma, j’entendis enfin ce que je pensais être dans mon crâne. Je me relevais doucement, et m’approcha de la porte de ma cellule. La. De l’autre côté. Il y avait des femmes. Des enfants. Des hommes. Hurlant. Pourvu que le signal soit passé. Pourvu qu’il soit passé. me dis je.
(c) DΛNDELION

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on a dark desert highway

I saw a shimmering light
ANAPHORE
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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptyVen 30 Nov - 16:04

Il régnait dans les bureaux de l’hôtel particulier, une ambiance étrange, comme une colle visqueuse d'inquiétude entre les corps. De Madame Jefferson, bien-sûr, dont le message alerté avait ameuté les vampires autour de l'ordinateur de bord, où l'émission du signal venait juste de mourir ; mais également, constatait Oscar en quelques œillades dérobées, de son illustre Sire scrutant lui aussi, les écrans redevenus vides.
L'ordre reçu de partir immédiatement avec l'escouade nécessaire parut apaiser les craintes de la femme inquiétée, malgré l'interdiction qu'on lui opposa de rejoindre les opérations. Prudente et dans le soucis de ne pas alimenter la panique, le Commandant demeurait silencieuse quant aux subtilités des instructions qui lui étaient données. Elle attendit que Darell daignât sortir du bureau pour le suivre, à l'abri des oreilles trop sentimentales, à qui ses propos risqueraient de terriblement déplaire ; puis d'être sûre de ne plus être entendue quand elle lança à l'adresse de son Sire, dont la tension était devenue tangible, plus qu'elle ne l'aurait cru.

" Il faut que tu prennes une décision. " Une voix de couperet, sans fioriture à son adresse, assez pour interrompre la marche de l'Auguste dans les couloirs. Au regard qu'elle reçut, Oscar se défendit, droite et lapidaire, menue silhouette grandie par les subtilités qu'il n'était pas besoin de dire. " Je vais essayer. " Essayer de faire les deux, essayer l'impossible en somme. Oscar n'était pas défaitiste, ni vraiment le genre à refuser les missions vouées à l'échec. Mais elle avait le réalisme des chefs de guerre, le pragmatisme de l'expérience. Les ambitions d'une réussite complète défiant toutes statistiques, ne devaient pas empêcher les instructions d'urgence, en cas de scénario plus pessimiste que de simplement défier les lois de la physique. " J'ai quand même besoin de ta décision. "

Lui.
Ou ça ?
Au pire.

Dans l'obscurité vitale d'une nuit d'hiver, trois quatre-quatre noirs aux dimensions intimidantes, ossature blindée, fendaient la brume gelée d'une allure soutenue. Le brouillard, épais à dissimuler la mer non loin de cette route côtière, offrait un visage lugubre à la soirée autant qu'un avantage à cette opération aux ambitions démesurées.

Seule dans le véhicule en tête de file, suivie de près de huit hommes répartis dans les deux autres, dont elle devinait la présence à travers les plaques de tôles, Oscar considérait le paysage d'un oeil sévère, l'apprivoisait de son regard perçant. Au loin, la silhouette mastodonte du complexe militaire se détachait à flanc de falaise, à bonne distance des dernières lumières de Varna ; surplombant la mer comme la forêt épaisse qui s'étalait à l'ouest, dans les terres. De gigantesques spots fendaient la brume avec une puissance aveuglante, à faire à nouveau deviner alentours, la houle des vagues comme les reliefs de la route.
Détachée de maigre peloton à l'approche de l'imposante bâtisse, Oscar laissa ses hommes se disperser pour couvrir les deux axes principaux qui se détachaient de chaque côté la base - chacun divisé ensuite en un réseau de capillaires ralliant les terres à la côte. Le Commandant emprunta l'une des artères pour remonter, dissimulée par les arbres, la route sinueuse qui s'élevait au dessus du niveau de la mer. Elle y gara son véhicule, aux abords d'un profond sentier, attendit la confirmation du positionnement de ses hommes pour détacher le cellulaire intraçable et le micro main-libre de son tableau de bord.
Arrachée à la tiédeur inutile de son habitacle, Oscar arma son dos du sabre arabe qui l'accompagnait toujours puis d'un épais sac soir, échoués sur la banquette arrière. Elle ajusta un colt et une arme de jet à la ceinture de son uniforme sombre, puis s'enfonça à pieds dans la forêt avec son chargement, en direction du complexe militaire.

" Madame Jefferson ? c'est le moment d'alerter nos amis. " déclara plus tard Oscar, dissimulée à flanc des barrières gigantesques qui encerclaient le bâtiment ; avec la neutralité des grandes batailles, sitôt qu'en une demie tonalité à peine, une voix féminine à la nervosité faiblement contenue s'éleva dans son oreille.

***

Au volant de la deuxième voiture, depuis leur vague retrait de la route ouest, Egon considérait lui aussi la nuit d'un regard dur. Dans l'habitacle constitué de deux autres vampires bien taciturnes, il écoutait les battements tranquilles du seul coeur qui vivait encore derrière lui. Sentait son souffle chaud caresser les minuscules cheveux de sa nuque et l'odeur de son sang emplir l'alcôve, conduit à la réflexion que décidément les êtres vivants n'étaient pas doués de discrétion.
Pour empirer ces manifestations remuantes, tout le paysage autour de la voiture semblait, lui, pris d'une inertie digne de la mort. Pas un bruissement, pas un cri d'animal autour, comme si le complexe avait irradié la zone d'horreurs bonnes à faire fuir toute la faune qui l'avait composée un jour. Malgré tout, le vampire s'abreuvait de ce silence imparfait - y puisait toute sa sérénité, jusqu'à ce qu'un grésillement en interrompît enfin le calme terrible, annonciateur de tempête.

" Les convois viennent de démarrer. Je vous donne complète autorité sur cette opération. Votre priorité, c'est l'artefact, ne compromettez son extraction pour aucun motif, Général. " Mesurant le discours et ses implications terribles, Egon adressa un signe de tête à l'être grouillant derrière lui.

Qui, aussitôt, s'empara d'une petite pierre qu'il imaginait catalyseur ; l'objet ne tarda pas d'ailleurs à irradier faiblement dans l'habitacle, luisant comme une flamme sur la peau fine couvrant les paupières closes du télépathe. " Voiture deux. Vers l'Est. "

***

Réfugiée dans sa cachette éphémère, Oscar écoutait l'agitation bruyante que Madame Jefferson avait provoqué pour elle dans le complexe. Une intrusion volontairement repérable - pas assez pour avoir l'air suspecte - avec comme cible revendiquée la localisation probable de l'artefact. Les hommes surentraînés réagissaient avec vitesse, efficacité, comme on leur avait appris à le faire : en faisant tout pour protéger l'objet convoité, jusqu'à, dans cette dernière mesure, le faire sortir en urgence de l'endroit qu'une menace sérieuse finirait par atteindre.
Profitant que l'agitation s'emparait des gardes à préparer la sécurité autour du précieux trésor, le Commandant choisit ce moment pour bondir, dans une souplesse féline, sur une branche haute puis par dessus les barrières électrifiées de la base. Reniant les portes et les pass, elle escalada les murs, jusqu'au toit où l'attendait une bouche d'aération prête à subir son infiltration.
Ventre à terre pour éviter les lumières des spots, la vampire se campait pour l'heure au bord du toit afin d'y observer l'agitation provoquée par sa manoeuvre. Quand, comme elle l'avait prédit et non sans accueillir un certain soulagement, trois véhicules s'échappèrent du complexe, l'artrefact dissimulé dans l'un deux, elle alerta son escouade. Un délai de trente minutes accordée avant la reprise de ses communications, Oscar s'infiltra dans le conduit d'aération, dont les simples capteurs thermiques ne trahiraient pas son intrusion.

***

Plan de la base déniché dans les pérégrinations de Viktor, superposé au dernier signal de l'émetteur ; sécurité occupée autour de l'endroit où Sandra les avait fait croire qu'elle se rendait, Oscar parvint finalement au dessus de celui où devaient se trouver les cellules. Du fond de la sienne, le Colonel Jefferson put entendre un long bruit de friction, ténu tout d'abord, puis de plus en plus net ; avant qu'une gerbe d'étincelles ne fende à grand bruit le plafond de la cellule. Caméras de sécurité brièvement figées par le génie de Madame Jefferson à l'autre bout du monde, le Commandant se prédisait quelques minutes à peine avant que l'heure statique au bas des moniteurs n'alertât leur surveillant. Dans une rapidité nécessaire qui n'était pas précipitation, elle bondit avec sa souplesse naturelle par l'entrée créée de toute pièce, atterrit au sol pour rejoindre la cellule où le prisonnier était tenu captif.

" Colonel. "

Chalumeau à la subtilité contestable rangé dans son sac, Oscar le troqua pour un boîtier informatique, branché selon les instructions apprises sur le verrou électronique de la porte de cellule. Quand le cliquetis se fit entendre, elle laissa Viktor s'extraire lui-même à sa cage, prit les devants pour répéter l'opération sur la porte sécurisée des geôles avec le moins de délai possible.

Échappés sans mot et sans longueur hors de la salle, Oscar lui tendit un autre colt et le guida en geste rudimentaire jusqu'à une autre porte, puis dans les escaliers en haut desquels s'étalaient les couloirs périphériques des dortoirs du personnel et des familles. Sans croiser âme qui vive, elle parvint à les mener jusqu'à une lingerie, où s'alignaient les uniformes des membres du complexe, sous lesquels ils pourraient brièvement se camoufler - chaussures et parka entassées en sus pour ne pas laisser le Colonel mourir de froid une fois sorti de là.
Sa première étape était un succès - celui de son escouade demeurait un mystère.

" Il y a une sortie de secours dans 300 mètres de couloir, deuxième à gauche. Une voiture nous attend à trois kilomètres dans la forêt, au bout du sentier Nord-Ouest. " déclara Oscar avec dogme tandis que, pudeur abandonné dans l'urgence, elle se débarrassait de ses vêtements pour enfiler ceux de la base.



N.2


Dernière édition par Oscar L. Damasio le Sam 15 Déc - 20:27, édité 1 fois
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Viktor E. Jefferson
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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptySam 8 Déc - 19:49

In the dephts of hell
viktor & oscar

« Live for something rather than die for nothing. »
L’air était glaciale. L’endroit résonnait encore des cris de torture et j’avais dû trouver rapidement une occupation pour faire partir cette folie qui venait m’assaillir. La cellule, petite, sentait le sang croupi, la pourriture… Les murs étaient griffés d'écriteaux, de coups d’ongle… ou de griffes… J’avais regardé longuement ce mur, assis, les jambes relevés sur lequel j’avais laisser pendre mes mains l’une sur l’autre. Je me sentais nu sans une arme, nu sans le poids de mon gilet. J’avais tourné, encore et encore, marchant pour faire circuler mon sang. J’entretenais mon corps pour surmonter la fatigue, pour surmonter le froid, et ce qui m’attendait. Je n’avais vu personne, et pourtant j’entendais. Quelques mots, tout au plus, que je peinais à comprendre tant la langue m'étaient difficiles à refaire surgir de ma mémoire par les dernières années où je ne la pratiquais pas. Je pensais à tant de choses dans ma tête. Ma femme. Mon fils. Ma soeur. Tous trois à peine retrouver. Tous trois mis de côté tant j’avais peur. Peur de mon avenir, ne souhaitant pas installer l’attachement. J’avais mal, mais qu’aurais je pu faire en refusant une telle mission… N’aurais je pas subi une punition à la hauteur de celle reçue durant les dernières années ? N’aurai je pas mis ma famille en danger en déclinant ? Je n’en savais rien… J’avais eu à peine le temps d’envoyer un message crypté à mon père et je ne savais pas si j’avais reçu une réponse. Ma famille me manquait, ma sœur, même mon frère d’ailleurs et pourtant, j’étais là, après une erreur bête. Je n’étais pourtant pas un débutant, je n’aurais jamais dû commencer sans vérifier la présence autour de moi. Je soupirais, relevant la tête, la calant contre le mur humide et froid. Ce n’était rien comparé aux nuits que je passais nu dans les sous-sols du domaine Baron… Rien du tout… Quelques parts, il m’avait préparé à cette épreuve.

J’étais loin des entraînements militaires, loin de la rigueur, loin de la discipline, loin… loin de cette éthique à respecter. Je n’avais plus rien d’honorable à respecter la vie humaine, plus de moralité. J’étais le soldat, le chasseur, le mercenaire d’un vampire de plus de deux millénaires. De toute façon, je ne pouvais plus l’être, j’avais tellement pris que Lucifer pouvait me désigner facilement comme son fils à présent… Tuer, encore et encore. Je me demandais si je pouvais éprouver du plaisir dans ses moments là, était-ce possible que Darell me fasse exécuter toutes ses personnes pour changer ma mentalité en celle d’un futur prédateur ? Tout était possible avec lui, son esprit machiavélique et calculateur avait bien réussi à me casser et obtenir ce qu’il souhaitait de moi. Mon corps. Mon âme. Mes compétences. Mon avenir. Lorsque je fermais les yeux dans cette cellule si petite que mon âme s’étouffait, je revoyais les souvenirs des derniers mois. Du sang, encore et encore. Des têtes percées. Des peaux entaillées. Des corps suants… Je secouais la tête, soupirant. J’allais très certainement crever ici, dans ce lieu miteux sans avoir revu ni parents, ni femme, et ne pas remplir la promesse de revenir faites à ma cadette. Je ne verrais pas mon fils grandir. Je ne verrais que cette cellule, laissant corps et esprit dépe… Quoi ?

Est-ce que j’avais bien entendu ? Mon grade ? Ce colonel, cette froideur de voix… Je tournai la tête et observa la jeune femme. Oscar… Darell avait il vraiment envoyé son commandant à mon secours ? Je ne savais pas quoi penser seulement à me relever. Je n’avais pas le temps de réfléchir et de trouver une explication. Je me redressai, me leva, tandis que je la regardais ouvrir la porte de ma cellule avec un boitier que je reconnaissais pour l’avoir utilisé un bon millier de fois. Le génie de ma femme était présent jusqu’ici. J’en étais heureux. Je sortis de la salle et laissa les mécanismes de surveillance ce mettre en place tandis que je prenais ce qu’elle me tendait tout en la suivant. J’avais besoin de récupérer mon matériel. J’en avais besoin. Je n’allais pas laisser mes compagnons dans cet endroit morbide. Je ne pouvais pas laisser une trace de moi ici, il en était hors de question… Nous avancions dans les sous-sols, et entrer dans ce qui s'apparentait à un vestiaire ou une pièce de stockage de matériel pour les différents hommes et femmes, employés de ce complexe perdus. Je m’avançais dans la pièce et attrapais une tenue dans un sachet blister épais, déchirant sans ménagement pour extraire pantalon et haut. Je retirer mes vêtements et les échangea pour la couleur grise des vêtements du lieu. Je n’aimais pas ça. Je n’aimais pas du tout ça. Je pris une veste renforcée que je passais, gardant ma paire au pied, attrapant sur une étagère en dessous, une tenue pour le Commandant. Elle surveillait la porte, et je vins en faire de même, venant échanger ma place avec la sienne, colt à la main, lui tendant un sachet de vêtements dont j’avais estimé être à sa taille.

J’écoutais attentivement ce qu’elle m’annonçait. Une sortie de secours ? Je n’allais pas partir ainsi, pas donnant de précieux indices aux membres de cet endroit. J’étais silencieux, ne répondant pas, et de toute façon, je n’avais pas besoin de répondre autre chose qu’un simple « Entendu. » Je n’avais pas en dire plus. Mon regard fixé sur la porte, prêt à réagir en cas d’intrusion, j’entendais les bruits des vêtements tombés à terre. Je me redressai. Je venais d’entendre du bruit. Je l’indiquais par un geste technique que je savais totalement compris de ma partenaire. Je lui disais de rester là, le temps d’attirer la personne arrivante d’aller à sa rencontre. Un homme. Un homme chauve, dans la même tenue que les nôtres entra, surpris puis sourit, tout en débitant une phrase dans une langue slave dont je connaissais qu’à peine quelques mots.. Je pris mon colt à l’envers, et m’avança avec silence, frappant avec force et vivacité sur le sommet de son crâne après qu’il se soit suffisamment écarté de la porte. Le bruit sourd et la puissance du coup assommèrent l’intrus avec une rapidité déconcertante. Je refermais la porte d’un coup de pied léger, rattrapant l’homme pour le porter et le trainais à l’arrière de ce vestiaire, à l’abri des regards. Je revins vers Oscar, indiquant que j’étais prêt, mais cette envie revint et je ne pus m’empêcher de demander : « J’ai des choses à récupérer… Avez vous le boitier de localisation en votre possession Commandant ? » Je ne l’appelais jamais autrement. J’espérais que Sandra le lui ai remis. Avec un vampire de son âge à mes côtés, je pourrais aller récupérer mon dû avant de filer d’ici. Le temps filait, mais pourtant je n’étais aucunement stressé de la suite de cette extraction. D’ailleurs, mon esprit commençait à se poser des questions… C’était mauvais signe pour moi et ma concentration…
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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptySam 15 Déc - 18:02

" Accident de café. "

L'homme replet débitait son dialecte slave dans un sourire inchangé, un peu gêné, tirant pour la démonstration sur la chemise manufacturée de son uniforme - une absurdité dont la situation se serait passée. Mais si Oscar hésitait à lui répondre, quelques syllabes scandées par le manque de pratique, le dilemme fut réglé d'un coup de crosse et la fit aussitôt retourner à ses occupations ; après tout, la discrétion d'un homme suspicieux plutôt qu'un corps assommé était un débat discutable, pour lequel ils n'avaient pas le temps. Aussi, elle finit de s'équiper sans plus y penser - ou pour se dire qu'il aurait peut-être mieux valu lui briser complètement la nuque - se promit seulement de voiler la porte en partant pour ne pas perdre leur précieuse avance dans la panique légitime de l'agressé.
Satisfaite autant qu'un être insatisfait par essence pouvait l'être, elle se réjouissait intimement de quitter rapidement cet enfer et conclure d'un succès, quand l'ironie du sort à laquelle le sien était particulièrement soumis vint de nouveau frapper à sa porte, en la forme d'une réclamation aberrante. Quelles choses, s'interrogea le Commandant, dans un refus à trouver le boîtier qui traduisait déjà d'une dénégation du reste. Il y aurait pu y avoir le coeur encore battant du Colonel dans cet endroit, qu'elle ne daignerait sans doute pas y passer une minute supplémentaire pour le récupérer. Des armes, lui répondit-on avec le plus grand calme ; traçable, donna-t-on pour explication à cet excès de zèle pour quelques bouts de métal enchâssés.

" Je suis presque sûre qu'ils savent déjà qui vous êtes, sans quoi vous seriez mort. " répondit Oscar avec conviction, persuadée de son côté qu'ils n'avaient pas le luxe d'un tel détour, au point que même le retard de cette discussion leur faisait prendre des risques considérables et inutiles à son sens. Cependant, elle fut bien obligée de considérer la demande, au delà de l'urgence de la situation ; dans les autres risques qu'elle prenait pour plus tard à la renier. Les outils modernes qui lui était tellement utiles étaient aussi des armes dont les autres pouvaient se servir contre eux ; d'ailleurs, Oscar regrettait amèrement des temps moins faciles, quand au moins elle n'avait pas à s'inquiéter d'être tracée dès que l'électronique pointait le bout de son nez. " On attend. " se décida-t-elle à contre coeur, un soupir courroucé brillant par son absence entre ses lèvres, soulagement exuflé dont sa condition était privée depuis neuf siècles. Elle s'enquit de son matériel de communication pour reprendre contact avec ses troupes et ainsi capter le moment opportun, ne se fendant plus que d'une simple remarque tandis qu'elle étalait ses effets sur le sol stérile et immaculé de l'entreprise militaire. " Vous devriez retirer tout signe distinctif de vos effets personnels quand nous serons sortis de là, Colonel. "  

La tiédeur réconfortante d'affaires intimes ou singularisées n'était plus un luxe envisageable dans de telles activités.

Pour rendre l'attente moins interminable, ils prirent soin d'activer le boîtier de localisation, puis de reporter les coordonnées sur le plan de la base qu'Oscar avait soigneusement mémorisé, espérant qu'il fût à jour. Tout indiquait l'armurerie du sous-sol, encastrée dans un renfoncement de mur à l'arrière des sorties de véhicules. Il devait y avoir une porte de secours orientée vers le Nord, de laquelle il leur suffirait de pencher vers l'Ouest pour retrouver le véhicule - mais ils s'exposeraient à vue sur deux cents mètres de course au plus rapide, ou devraient envisager un détour de plus d'un kilomètre pour rester à l'abri d'éventuels snipers, à l'orée de la forêt. Bilan mitigé et plan d'attaque élaboré, Oscar alla s'occuper d'achever l'homme que le retard n'envisageait plus de laisser vivre. Elle s'empara du badge magnétique qu'il portait à sa poche de poitrine et s'assura qu'il était dissimulé à tout regard extérieur, avant de revenir dans le vestiaire rassembler ses effets. " Les aigles ont quitté le nid. " fut le signal attendu qui grésilla dans le petit micro déposé au sol - aussitôt enfoui avec le reste du matériel pour partir. Maintenant qu'une partie des hommes était mobilisé à protéger l'artefact sur la route et que les allées et venues à l'armurerie se feraient bien plus rare, ils purent quitter leur médiocre cachette avec plus d'assurance. Un masque chirurgical dissimulait le visage du prisonnier libéré, des gants et un carnet de note ajoutés au costume pour la cohérence. Comme envisagé, Oscar voila la porte blindée d'un coup d'épaule pour empêcher les curieux de venir y trouver le cadavre et s'enfonça dans le complexe en compagnie du soldat, vers ces nouveaux risques tant désapprouvés.

Les couloirs et les étages furent avalés avec une facilité relative, quelques âmes croisées en route qu'un hochement de tête poli semblait satisfaire tout
à fait. Arrivée au sous-sol, Oscar nota la sécurité renforcée à laquelle ils allaient devoir se confronter, surtout personnifiée par le garde qui surveillait la zone à quelques mètres seulement de l'armurerie, mitraillette au poing, regard alerte. Feignant le naturel, Oscar s'empara de son badge digital pour le passer dans le boîtier de la porte, aussitôt reçue par une lumière rouge et un refus sonore. " Merde. " fut la conclusion spontanée échappée d'une mâchoire serrée, à l'évidente déduction des accès restreints que le petit homme chauve ne leur permettait pas de passer.

Inutile de songer à un nouveau tour de passe passe avec le garde qui les fixait désormais totalement, auquel Oscar offrit un sourire maladroit avant de réitérer sa tentative pour gagner un peu de temps. De précieuses secondes glanées pour que Viktor puisse se saisir de son arme ; et cette fois encore, s'il était question d'hésiter à être subtile, une alarme bruyante retentit dans tout le complexe, ceignée de lumières rouges, pour leur rappeler qu'ils n'en avaient plus le temps. On avait dû découvrir la fuite du prisonnier, ou le cadavre laissé derrière eux.
Un dénouement prévisible et prédit, en somme.
Garde abattu par le colonel d'une balle en pleine tête avant qu'il eût pointé son arme, Oscar prit l'élan nécessaire pour enfoncer la porte de l'armurerie d'un coup de corps, et laisser Viktor y récupérer ses effets. Elle même dégaina le sabre du sac qui le transportait et attendit qu'il la rejoigne pour détaler en direction de la sortie de secours, sous les hurlements d'alerte qui se rapprochaient à leur poursuite.



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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptySam 22 Déc - 22:54

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« Live for something rather than die for nothing. »
J’aurais tout donné pour quitter ce lieu en quatrième vitesse. Je voulais rentrer chez moi, quitter à subir la colère de Baron face à mon échec. Je n’avais pas son artefact et je ne savais pas si les données récoltaient suffirait à faire passer mes erreurs lamentables de cette mission. Pourtant, je ne pouvais pas laisser mes biens. Ce n’était peut-être que des armes, mais celle-ci contenait deux choses pour lesquelles je pourrais tuer sans aucune retenue. Mon alliance et la photo de mon fils. Deux objets symbolique et pourtant cher à mes yeux. C’était peut-être étrange des mètres dans mes armes, mais ils agissaient sur moi comme une ancre dans ce monde de sang et de mort. Dans le creux de ma crosse de mon Cheytac, un tube en plastique les contenait sans pour éviter qu’elle ne bouge. C’était d’ailleurs aussi dans celui-ci que l'émetteur pour retrouver mon matériel s’y trouvait. Une idée mise en place quelques semaines avant le départ pour Berlin, que je trouvais bonne et pourtant qui allait peut être me faire perdre la vie, et ce, même si le Commandant m’accompagner. C’était certainement un signe de faiblesse pour la femme qui se tenait à quelques mètres de moi.

La perplexité se lisait dans ses yeux, mais je n’en avais que faire à vrai dire. Je ne faisais pas couler le sang systématiquement et si nous devions rester discrets, c’était la meilleure chose à faire à mon sens. Oui j’aurais pu le tuer au lieu de lui asséner se pauvre coup de crosse sur l’arrière de la tête. J’aurais pu, mais je ne l’avais pas fait. Sa voix froide, semblable au ton de Darell me fit frissonner. Elle présentait la même autorité naturelle. L’âme d’un Commandant jusque dans la mort. Je n’avais pas peur, Oscar ne me toucherait pas, et ce, même si son jugement ne s’accordait pas au mien. Je n’allais pas partir. Je n’allais pas laisser mes affaires. Non seulement pour ce qu’elles contenaient, mais surtout pour les informations associées. Je ne répondis pas, mais j’étais convaincu que notre détour en valait le détour. Je savais ce que pouvait faire l’armement de haute technologie, je savais les conséquences qu’elles produisaient dans les mains de personnes mal intentionnées. Je l’avais vécu bien avant ma mise sous pli par Darell. Avant tout ce drame, et cette torture. Lorsque je n’étais qu’un simple soldat dans ce profond Irak. Une époque où je ne croyais pas à la réalité d’un monde caché tel que celui du surnaturel. Une époque où seule la torture de millions de kilomètres de séparation existait…

Je ne montrais aucun signe extérieur quant à la victoire intérieure que j’eus en entendant la voix de la commandante. Je regardais le sol, cherchant le boitier et ne redressa pas le regard en l’entendant me conseiller. Je ne répondis que : « Entendus… » Rien d’autre. Je reprenais ma concentration à cette nouvelle mission de sauvetage que je venais d’imposer à la vampire presque millénaire. Je savais que cela ne lui plaisait pas, qu’elle ne souhaitait que rentrer au bercail. Je la comprenais totalement, mais je restais humain et doué peut-être de plus d’émotion qu’elle... Je me baissais et saisis le boitier, l’activant avant de le montrer au commandant. Les coordonnées indiquaient un lieu, à un autre niveau. J’écoutais attentivement les informations de la jeune femme en apparence. Une armurerie. Rien de surprenant jusque là. Son placement entre des murs renforçait encore moins. Je vins me placer proche de la porte tandis que le commandant décidé de prendre la vie de l’intrus. Je me gardai d’exprimer quoi que ce soit. La Dame de fer avait autorité sur la vie dans cette mission. J’attendais, prêt à partir. La voix dans le microphone, grésillante d’un signal de départ se fit entendre au sol. Il était temps. Temps pour nous de commencer notre ascension.

J’étais plutôt amusé de la situation compte tenu de mon déguisement. J’aurais peut-être dû prendre une photo pour Sandra et le petit. J’espérais juste qu’il fonctionne suffisamment longtemps pour nous permettre de sortir sains et sauf et atteindre notre but sans problème. Je sortis, tourna la tête vers le couloir tandis que j’entendais le bruit sourd du verrouillage forcé de la porte par la créature surnaturelle m’accompagnant. Je remarquais qu’il n’y avait pas grand monde et je priais pour que cela reste ainsi tout du long. Nous arrivâmes, après un long parcours dans ce dédale de bétons souterrain, dans le couloir menant à l’armurerie. L’homme armé n’indiquait rien de bon pour la poursuite de notre mission. Avançant derrière le commandant, je tentais de garder mon calme. La carte glissa dans la fente et… lorsque j’entendis le juron dans la bouche de l’infante de Darell, une putain de frisson me traversa comme une décharge électrique. Mon instinct me disait que notre petit tour n’allait pas du tout plaire au soldat posté à quelques mètres de nous. La lumière rouge. L’alarme. Ce n’était pas bon signe, loin de là. L’homme commença à bougeait, suspicieux, et tandis que le commandant tentait de gagner du temps, je sortis mon colt et abattu les derniers principes que je gardais. J’appuyais sur la gâchette, la balle atteignant ses deux yeux dans un perfect épique. Je venais de tuer à nouveau. À la force vampirique de la demoiselle m’accompagnant, la porte voulut enfin bien s’ouvrir.

La porte tomba d’un seul tenant sur le sol, dans un bruit sourd du métal rencontrant le béton. J’entrais, suivant la vampire et me repéra au bruit de la balise. J’enfilais le harnais de mes dagues perses en argent, passa mon Cheytac en bandoulière et pris la ceinture pour la remettre à sa place. J’étais prêt et je l’indiquais d’un hochement de tête au Commandant. Je préférais cent fois plus mes H&K, mais je gardais par sûreté le Colt confié. J’étais prêt à sortir de ce mini enfer et rejoindre le véritable. Dehors, plusieurs hommes avaient déjà pris place. Notre entrée en scène fut digne d’un James Bond. Les balles fusaient à toute vitesse et les hommes tombaient comme des mouches. Nous n’avions plus le temps de marchait. Dans notre course, tournant à gauche puis à droite, montant un escalier et encore un autre, je tuais. Et nous arrivâmes au dernier point avant de rejoindre la sortie. Un ascenseur. Dûment protégée. En quelques minutes, il n’y avait plus que nous deux de debout. Je m’avançais, et appuyer sur le bouton d’appel. Quelques secondes passèrent et les portes s’ouvrirent. Personne. Je pus voir en arrière qu’Oscar décapitait deux hommes avant de venir me rejoindre. Nous entrâmes, et j’appuyais sur le bouton qu’elle m’indiquait pour rejoindre le garage du complexe, pour atteindre notre porte de sortie. Les portes se fermèrent et… La musique. Cette musique si entêtante et horrible se déclencha. Je souhaitais retrouver l’homme à l’origine de celle mélodie si emmerdante. Nous allions certainement être accueillis comme il se doit. Plaquer contre les parois de chaque côté, les portes s’ouvrirent sur… Rien.
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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptyDim 30 Déc - 17:57

Interlude musical absurde, inertie insupportable au milieu du chaos. Frémissante, le sabre luisant d'un satin rouge au bout de son bras, Oscar contemplait le défilé des étages, incapable de lutter contre l'air lui rentrait entre les deux oreilles, et refuserait sans doute d'en sortir pendant des jours.

Un regard défait échangé avec le Colonel dans un instant de dépit complice fut tout ce qu'elle s'autorisa de déconcentration avant de prendre position, derrière l'abri relatif des portes d'ascenseurs. Dans le silence qui suivit leur ouverture, l'entêtante litanie semblait trouver écho, calme mortuaire après le vacarme grotesque des notes exaspérantes. Le répit d'un comité d'accueil absent agitait les alarmes du Commandant quant à la suite mais ils n'avaient pas l'heur de s'attarder sur de mauvais pressentiments. Suivant le plan élaboré pour le détour, donc, ils s'enfoncèrent dans les couloirs vides jusqu'à la sortie de secours ouverte à flanc de complexe, agressés par le froid polaire sitôt échappés au dehors.

Sa condition peu sensible à ces désagréments, Oscar s'inquiétait essentiellement du gel et du vent, mort qui engourdissaient les odeurs et l'empêchaient de se fier à l'un de ses sens les plus efficaces. Réduite à sa vue perçante, elle longea la façade Ouest en compagnie du Colonel avant de trouver l'orée des bois, dans lesquels ils s'enfoncèrent à bon rythme en direction du véhicule qui les attendait en bout de course. Le silence qui les entourait, l'absence de tirs ou de la moindre voix derrière eux ne faisait que renforcer son intuition que quelque chose était anormal. Et si la neige ne suffisait à ralentir leur progression, la nécessité de cheminer sur les racines pour laisser aussi peu de traces que possibles les astreignaient à rythme dont l'ankylose l'affolait plus encore. Il lui parut interminable, ce trajet sans la moindre embûche, jusqu'à la carcasse tant attendue dessinée au loin de sa voiture.

Arrivés aux portes, Oscar prit le temps de sonder les alentours, mais un vide noir au silence abyssal continuait de lui répondre entre les arbres. A nouveau, cette faune comme absente et ce vent mort, un paysage figé dans le temps et l'espace où elle ne parvenait qu'à présumer le danger sans jamais le voir. L'instinct dans un état d'alerte qui l'étonnait elle-même en de telles circonstances, après une telle réussite, le Commandant daigna enfin s'installer derrière le volant pour démarrer l'énorme véhicule, phares éteints, et le conduire avec lenteur hors du sentier escarpé. Elle laissa Viktor rebrancher les appareils de communication, établit le contact avec ses troupes pour scander dans l'habitacle obscur, d'une voix à la tension palpable.

" Equipe alpha, déclinez vos positions.
- Le paquet est intercepté, Commandant, nous rentrons à la base. Trente-deux kilomètres jusqu'à l'aéroport.
- Bien. On arrive pour couvrir vos arrières. "


Présomption un peu rapide, sans doute.
La voiture extirpée au sentier prit de la vitesse sur une route moins escarpée, étouffée par les arbres aux cimes interminables. A peine rassurée par l'arme que Viktor tenait encore, alerte, Oscar sondait les alentours de tous ses sens, fenêtre ouverte malgré le froid polaire.
Son corps se crispa quand elle crut sentir une odeur anormale et fauve filer dans le froid d'hiver, pied écrasé sur la pédale à vitesse dangereuse presque malgré elle.
Les vibrations des roues sur la route minuscules lui semblèrent tressauter, mais Oscar réalisa bien vite qu'il était déjà trop tard, qu'elle ne pouvait plus rien faire pour l'en empêcher. Une fraction d'instant après cette pensée, une secousse dantesque percuta le flanc droit du véhicule, décollant immédiatement les roues du bitume, lancées vitesse trop grande et une adhérence trop faible.

Elle le vécut au ralenti, le basculement à la rapidité fracassante. Dans un tonneau dantesque, une spirale infernale, Oscar sentit le choc du toit sur le bitume plus que son propre corps à l'envers, puis la projection en avant d'un arrêt net plus que le fracas des essieux sur les arbres à flanc de route. L'impression d'être passée au broyeur une micro seconde, quand tout son corps encaissa le passage d'un élan fou à un arrêt total et que son être entier parut vouloir lui sortir par la gorge et les yeux. La gravité l'emportant vers le sol, Oscar se sentit crouler vers le passager en dessous d'elle peu avant que le choc d'inertie lui fasse à demie perdre conscience.

C'est l'odeur, qui lui fouetta les sens, renoua esprit et corps dans un fatras de membres et de douleurs. L'acidité nauséeuse du gaz qui commençait à les envelopper dans l'obscurité redevenue morte, visqueuse. De son côté, les roues en l'air de la jeep écrasée sur son flanc tournaient encore dans le vide, affolées par cette course percutée en plein vol, dans un couinement funeste.

Remuant comme un ver pour retrouver son corps sous l'amas plié de tôle, Oscar sentit celui de Viktor qu'elle écrasait sous elle, avant la douleur atroce de sa jambe broyée sous le tableau de bord, encore contractée sur la pédale de frein. " Il faut sortir de là tout de suite. " parvint elle à éructer du fond d'un coma rauque et affolé, sans être sûre qu'il l'entende, ou même qu'il était encore conscient. Remuant dans son étau de fer pour atteindre sa poignée de portière au dessus d'elle, et se hisser vers sa jambes gauche, Oscar repoussa la tôle de toutes ses forces dans un cri rauque pour s'en extraire, aveuglée par une douleur cuisante, que soulignaient de furieux vertiges. Enfin libre, elle s'empara à deux mains de la poignée pour jeter son pied valide sur le pare-brise, fracasser le verre et leur assurer une sortie par l'avant du véhicule. Elle se tordit de tout son corps pour récupérer son sabre échoué au sol derrière elle, sur la vitre arrière droite brisée contre le bitume.

Tordue, le pied maladroitement appuyé entre les sièges pour empêcher la gravité de s'écraser à nouveau sur lui, elle parvint à scier la ceinture du colonel contre sa lame ; et s'arracher avec lui à la tôle écrasée par l'ouverture faite dans le pare-brise, verre écharpé dont elle préférait encore les lacérations à l'immolation par le feu. Les corps arrachés de leur cage dans l'air glacial, Oscar se sentit s'écrouler dans la neige aux côtés de son compère. Le corps martyrisé, la jambe broyée, elle se fit une dernière violence pour se redresser ; ramper aussi loin que possible de l'explosion imminente, dépassant la douleur pour soutenir le Colonel, jusqu'à un abri où il serait toujours temps d'évaluer leurs blessures - et la situation désastreuse.


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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptyMer 9 Jan - 0:23

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« Live for something rather than die for nothing. »
Une. Deux. Trois…
Je ne pouvais pas m’empêcher de compter les secondes jusqu’à l’ouverture de ses portes. Je quittais l’enfer pour rejoindre mon personnel, accompagné de la fille de mon geôlier. La nervosité gagnait mes muscles, marqué avec fracas chaque battement de mon coeur, me rappelant encore ma condition humaine et mortel. Je ne pouvais faire aucun faux pas, car je savais d’avance qu’il me serait fatale, Commandant ou non.
Quatre, Cinq, Six…
Je pris une inspiration pour me calmer. L'adrénaline pulser encore comme une drogue dans mes veines. Il serait bientôt l’heure de quitter cette boîte de conserve qui nous retenait. Un endroit pour un autre. Une mélodie pour une autre. Le regard croisé avec Madame me montrait que je ne devais en aucun cas perdre cette tension qui saurait me garder en vie. Un moyen de survie, précieuse ressources de l’être humain que j’étais.

Le silence était bien plus effroyable que je ne le pensais. Avions nous abattus chaque homme de cette forteresse de béton ? Je ne pouvais pas le croire. Etait ce la volonté d’en vouloir plus ? Une envie d’assouvir une vengeance d’avoir été fait prisonnier ? Un plaisir plus qu’une envie ? Ma tête était dans le rouge, prête à faire réagir la machine de mon corps si fragile. En quelques instants, l’envie de sang avait fait place à celle de vouloir partir, vite, discrètement. Je suivais les pas du Commandant, posant les miens dans les siens, calmant chaque bruit montrant mon humanité. Les couloirs défilèrent. Encore. Et encore jusqu’à atteindre la froideur de la nuit bulgare. Ce n’était pas encore fini, loin de là, mais une étape avait été franchis. Rien au dessus de la tête hormis la voûte céleste pour seule témoin, nous nous fîmes les plus petits afin de quitter l’enceinte de ce territoire hostile.

En peu de temps, la brûlure du froid vint se déposer sur ma peau déjà fatigué et couvertes de sang des homme mis à terre. Les vêtements me feraient survivre, certes, mais cette sensation désagréable perdurerait jusqu’à ce que je sois sous un jet d’eau brûlant. Je suivais, les yeux et oreilles humaines scannant les alentours, bien que relativement peu utile face aux sens de la Commandante. Pourquoi donc étions les seules âmes qui vivent ? Où était l’ennemi ? Je connaissais bon nombre de stratégie mais j’avais du mal à croire que l’ennemi, ici, avait décidé de me laisser partir. Mes poils s’hérissaient à l’approche du bois, de la neige persistante et de ce vent montant qui ne ferait que nous désorientés un peu plus face à notre fuite. Je ne pouvais que suivre, et rester concentré. Derrière moi, à plusieurs reprise, j’eu la net impression que quelques choses nous suivait. De longues minutes passèrent, si longues que je crus que les heures les avaient remplacées;

Bientôt, dissimulé derrière de grand végétaux et buisson, le véhicule tant attendus se montra. Je ne tarda pas à monter, ne cherchant en aucun cas à proposer à la Commandante de prendre le volant. La fatigue n’allait pas tarder à reprendre ses droits, quand bien même l’entraînement que j’avais reçu ses dernières années. Il vallait mieux que la vampire conduise, et ceux, sans peur d’une quelconque vitesse. La lenteur du véhicule ne m’effrayait pas. Elle me donner la possibilité de remettre en fonctionnement les télécommunications avec le reste des équipes mis en place pour récupérer ce que j’avais échoué à prendre. Le regard au loin, se plongeant dans une obscurité profonde, j’entendis la voix et l’échange entre le Commandant et l’un de ses hommes.

L’arme à la main. Un glock. Noir. Prêt à tirer car je ne pouvais prétendre à me reposer, je regardais la route à présente régulière sur laquelle le Commandant rouler à allure rapide. Ils nous fallait partir, et vite… Vite.
C’était peut être trop demander. Tout cette paranoïa accumulé.
Toute cette inquiétude… Ma tête tourna sur la droite, le paysage défilant d’une rapidité affolante. Je fronçais les sourcils en voyant une tâche noire, courant, se faufilant dans la forêt environnante. Elle galopait d’une foulée qui la montrer lourde et… énorme. Elle prenait en vitesse, encore et encore, rattrapant les quelques deux cents kilomètre heures de notre véhicule… Je ne pouvais plus détacher mon regard, et ce, même quand elle percuta de plein fouet notre véhicule;

Ne dit-on pas que lorsque la mort vient sonner, votre vie défile devant vos yeux ? Et bien je peux vous dire que ce n’est pas vrai.
Pas un mot.
Pas une image.
Pas un son.
Ma tête percuta une première fois l’habitacle, puis tout mon corps vint se projeter en avant, tenue par la ceinture de sécurité, m’arrachant un juron de douleur. A ce stade, peu rester encore éveiller. Mon crâne tapais dans un bruit sourd, à nouveau, la portière du véhicule continuant sa folle chute sur le bas côté du sentier. J’étais dans les vappes, incapables de bouger, le genou transpercé par un morceau de métal de la voiture à présent inutilisable.

Les images défilaient. La lame. Les cris. Le sang. Encore et encore. Le rire sadique… les heures d’entraînement. Et ce loup, revenant, encore et encore, comme une image fixe, gravé à présent dans mon crâne. Je n’arrivais pas à m’en défaire. Le poil noire s’agitant sous la vitesse de déplacement. Les yeux jaunes. Les babines bavante d’un liquide noirâtre. Et ses crocs.
Ses longs crocs.
Dépassant, d’un blanc se reflétant dans la nuit profonde.
Le néant avait remplacé ma vision. J’étais inconscient et je ne voyais que du noire. Juste cette obscurité pesante. Pourtant, au fond de ce tunnel noire, je commençais à ressentir quelques choses. Je sentais le sang et.. le froid… et l’odeur de brûlé. Je ressentais l’agitation et.. bientôt la douleur.

Elle me réveilla totalement et je repris conscience, porté par la seule personne qui pouvait me sauver. A quelques centaines de mètres, protégée par quelques rochers, l’explosion retentit et je sus définitivement que j’étais réveillé. Assis contre la parois rocheuse, ma jambe portait un garrot de tissu. La barre en métal avait été retirer. Je regardais la Commandante, l’esprit encore un peu volatile. Je fronçais les sourcils, mes yeux tombants sur ses blessures. Elle avait besoin de sang car nous ne pouvions pas nous permettre d’être hors service tous les deux. Je redressais le bras et lui tendis. J’étais le seul humain à des kilomètres et j’avais vu pire qu’une fracture ouverte et un accident de voiture. Elle refuserait certainement, mais au vu de ce que j’entendais approcher, elle ne pourrait plus avoir trop le choix. Les hurlements couvraient aisément le feu de joie provoqué par notre moyen de sortie. Mon regard clair tomba dans celui de la vampire. Nous n’avions plus le temps.

Il ne fallait jamais se fier aux hurlements de loups. L’expérience montrait généralement qu’aux nombres entendus, cinq à six têtes pouvaient être rajouter. Ce n’était pas bon signe. Autour de nous, nous avions une meute, une belle meute. Sept, peut être huit individus attendaient le signal de leur alpha… Et nous n’étions que deux… Enfin… Une ?
   
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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptyDim 27 Jan - 17:16

Il paraît que les grandes batailles forgent les plus belles amitiés et le Commandant était un fervent adepte de cette paroisse.

Des milliers d'hommes et de femmes qui avaient croisé sa route, aucun ne recevait autant son affection que ceux avec qui elle avait frôlé la mort.
Pourtant, cette nuit, dans le répit illusoire d'une obscurité sarclée par les flammes, un silence tabassé de détonations, un je ne sais quoi venait ternir la douceur amère de cette solitude à deux, contre le reste du monde ; coulées de fiel pour souiller la beauté des instants désespérés. Sans doute à cause de cette mission, qui s'obstinait à ne pas se finir, à ne jamais se dérouler comme il était prévu. Ou pour l'animal blessé à côté d'elle, dont la mortalité entachait certainement l'éternité d'une amitié forgée dans la mort.
Viktor Jefferson était un battement de cil dans l'existence d'Oscar, et de son être le plus fondamental elle ne pouvait pas lutter contre ça. Mais, surtout, désormais, il lui était plus handicapant vivant que mort. Les blessures étaient profondes et la condition d'une faiblesse affligeante de par sa nature qui ne serait jamais mieux que très moyenne. Cette humanité au ras de l'échelle alimentaire, le Commandant la fuyait par logique, cette logique là précisément.

Ce soir et à jamais, le Colonel ne vivrait pas assez longtemps pour être compagnon d'arme.

Et dans ces secondes de répit sans âme, les loups hurlant à leurs portes, le Commandant se voyait affligée d'un dilemme que son compagnon ignorait sans doute. Sûrement, puisqu'il lui tendait son bras en toute bienveillance, don de soi littéral à la bonne marche de cette mission désastreuse. L’artefact était récupéré et son obtention excuserait bien la mort d'un homme. Femme de pragmatisme avant tout, Oscar savait seulement que dans son état, Viktor ne passerait pas la nuit, et les tuerait tous les deux. Qu'elle ne pouvait pas se protéger s'ils ne pouvaient plus courir. Et qu'après tout, il n'était rien pour elle, pas même vraiment une amitié forgée dans la bataille.
Darell lui en voudrait sans doute, mais il n'aurait pas le souffle de la renier pour un simple mortel. Après tout, pour lui aussi - peut-être même d'avantage - ces êtres étaient poussières d'éternité et elle ne comprenait pas pourquoi il s'entêtait à s'en entourer.

Mais le Commandant était une femme de principe autant que de pragmatisme. Abattre un de ses hommes, un homme à terre, allait à l'encontre de tous les fondamentaux qu'elle s'était infligés il y a des siècles. lignes de conduites, minces et droites, sans lesquelles elle n'était plus qu'un monstre.
Le tuer n'était donc, à son grand dam, pas une option possible.
Alors, à son plus grand dam encore, il n'y en avait qu'une autre.

" Pas moi, Colonel. "

Souffla la Terrible d'une voix de marbre, et le corps tendu en perspective de l'outrage à la sacralité qu'elle était sur le point de commettre. Dédaignant le bras tendu, Oscar avança son sabre devant elle, s'y fendit la paume d'une profonde entaille et la tendit vers l'animal blessé. Nul être en ce monde n'était sans doute en mesure de saisir la violence qui lui était faite, d'accorder à qui ne l'avait pas mérité un honneur qu'on lui avait durement appris à chérir.
Mais elle était Pragmatisme donc, envers et contre tout, même à son encontre.
L'humeur aussi gelée que la nuit noire ne souffrirait pas la moindre attente et c'est une pupille en fusillade qui le pressa d'agir. Le visage égal quand les lèvres rencontrèrent la chair glaciale, Oscar se fendit les gencives derrière sa bouche scellée, de colère et sans rien y laisser voir. Le soldat soigné, en voie d'une guérison trop rapide pour ne pas être douloureuse, elle essuya les dernières traces de son sang dans la neige pour tromper les flairs et se redressa sur ses jambes remises, encore bien décidée à livrer quelques batailles de plus. Des siècles d'entraînement à se priver de sang pour survivre aux plus longs sièges devraient porter leur fruit ; dans l'obsession qu'était la sienne à s'en tenir à ses décisions, le Commandant n'imaginait pas anémier l'homme dont elle venait de choisir de garantir la survie.
Arme en main et les corps prêts à combattre, Oscar se contenta d'ordre pour tout commentaire, décidant de remettre à plus tard les implications de son offrande, que le Colonel ne mesurait sûrement guère - et qui venaient, incontestablement, de provoquer un incident diplomatique majeur à l'égard de son Sire, son propre Sang.

" Courez et arrangez-vous pour survivre le temps que je m'occupe de leur alpha. Et, Viktor ? " et d'ajouter, malgré tout, avant qu'il s'en aille. " Vous n'avez plus le droit de mourir. "

Vœu aussi sérieux qu'un partisan qui jurerait sur la Bible. Oscar maudirait le nom et l'engeance, et l'engeance de l'engeance, de celui qui oserait le blasphème de mourir avec encore son sang dans les veines.
Elle le laissa fuir, emprunta la direction contraire, tous les sens en alerte à repérer les ennemis qui couraient dans les ombres.
Un imprudent qui osa se jeter sur sa trajectoire eut la tête tranchée en plein élan, l'obligeant à s'arrêter pour laisser s'effondrer la carne décapitée devant elle. Laissant l'occasion à deux autres de la prendre d'assaut dans des direction contraire. Si elle parvint à embrocher l'une des bêtes, l'autre la heurta de plein fouet, à l'écraser dans la neige, tout juste capable d'éviter les crocs qu'elle entendit claquer derrière son oreille. Bandée de toute sa puissance pour se retourner malgré la masse lourde sur elle, Oscar s'empara des pattes pour les briser d'un écartèlement atroce, avant de lui embrocher la gueule dans la neige au bout de son sabre.

Douloureuse, elle entendait les foulées des autres l'encercler à travers les feuillages, plus réticentes après l'exécution de trois de leurs frères.
Le répit lui permit de se remettre en garde avant qu'enfin, une odeur puissante et fauve ne vienne lui chatouiller les narines. Et elle sourit, la Sanguinaire, face au monstre énorme qui s'avança enfin vers elle - un sourire enfiévré par la perspective d'un combat digne de ses efforts.

Elle évita le premier assaut, fut prise de surprise par la rapidité avec laquelle la bête lança le deuxième. Le flanc exposé dans la danse, elle senti les griffes lacérer entièrement les muscles de son bras directeur, sabre échappé en un hurlement de douleur. Plongea vers le sol à la troisième attaque pour récupérer le sabre de l'autre main, plus maladroite, et profita de son angle bas pour cisailler le ventre de l'animal quand il bondit encore sur elle. Oeil pour oeil. Oscar se remit en position malgré la douleur, monstre tournant autour du monstre dans une valse macabre. Elle attendit, avec patience, qu'il perde la sienne et s'élance une nouvelle - une dernière fois vers elle. Trajectoire assimilée pour que le sabre vienne s'enfoncer dans la gueule ouverte, jusqu'à la cervelle, pour laisser s'effondrer au sol le corps massacré d'un grand homme dans sa tenue de nouveau né, le crâne massacré.

Et les loups glapirent, et les loups partirent - queue entre les jambes, couverts d'opprobre et de défaite.
Elle souriait, Oscar.
Accorda quelques secondes à la joie glacée de ce sourire avant de faire demi tour, épuisée, vers le compagnon d'armes et une mission réussie dans la douleur.
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Viktor E. Jefferson
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MessageSujet: Re: In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR  In the depths of hell ♦ // N°15 OSCAR EmptyLun 8 Avr - 0:00

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