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 I'm an animal, you're an animal [PV]

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Métamorphe

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Date d'inscription : 07/11/2018
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MessageSujet: I'm an animal, you're an animal [PV]  Sam 10 Nov - 20:23



I'm an animal
you're an animal


Don't know what you want from me
You don't even know my name
Tell me what you want from me
You don't even know my know
MISSIO


La douleur. Invasive, elle palpite dans chacun de mes membres. Et j’écoute et j’entends. Les bruits de bottes sur le béton, le pas boiteux de l’un d’eux, la toux mauvaise, le bruissement d’un trousseau de clés ; le vent qui siffle dans les bouches d’aération, les reniflements et les chuchotements. Les odeurs font froncer le nase. La mort, ça sent la mort et l’hémoglobine et peut-être, ouais, peut-être la pisse et la merde. Flacons que l’on dépose sur une table, claquement de verres et enfin les paupières paresseuses battent, clignent, se relèvent. Et l’horreur tout aussitôt, de ces horreurs qui broient la poitrine. Myocarde s’agitant dans sa cage et ça pulse et pulse entre les tempes. L’estomac se noue, se noue à en faire des dizaines de nœuds et d'entrelacs. Déglutition. Bouche pâteuse et gueule bordée de coton.
Point de rupture.
La fuite évidente, la fuite d’une réalité bien trop crade pour que je veuille y subsister. Et l’Autre se fracasse à l'intime, les os éclatent dans une symphonie macabre. Souffrance suffocante, transformation avortée qui martyrise la carcasse. Et pourquoi, et comment ? La délivrance en interdit, ne reste que les poids de ce vide vertigineux qui m’aspire, qui m’engloutit. La conscience se fracture, se bute sur les manques, les creux. Ne pas bouger, fermer les yeux et faire semblant ; retenir sa respiration, compter jusqu’à dix, un…Deux…Trois… et compter encore jusqu’à six. Respirer, s’imaginer crever, mentir, se mentir et se souvenir.

**********

L’Autre en seconde peau empruntée pour ne plus avoir à penser, tergiverser sur des futilités. Retrouver l’essentiel, se raccrocher au réel. Renifler, cavaler, chasser. Plaisir simple quand les pattes sont léchées du haut d’un arbre. Et les immondices armées de sifflets et de fusils. Ça vrille les tympans, fait perdre l’équilibre. Rugissement fauve pour les effrayer. Grondement pour les voir décamper. Mais ils restent là, s’organisent, chuchotent puis beuglent. La panique annihilant la cognition, animal pris au piège. Assaut ordonné par un petit gros sur lequel les crocs se referment. Le carmin s’étale sur les babines et l’appétence exige la barbaque qui se déchiquette sous l’émail, affolant les sens.
Les griffes le retiennent malgré les coups, malgré les doses de sédatif s’infiltrant dans les veines et rongeant les artères. Gueule refermée, mâchoires crispées. Masse qu’ils malmènent, chair qu’ils abîment et je m’en fous, tu sais, je m’en fous qu’ils me crèvent tant que je t’emmène. Ses cris deviennent de plus en plus lointain, plus qu’un murmure qui disparaît enfin. Le brouhaha s’estompe et le félidé s’échoue sur l’herbe fraîche, gorgée de rosée.

**********

Réminiscences qui font remonter l’acide de la panse. Acide que je dégobille, salopant mon enclos. L’épaule se heurte à l’acier et c’est l’asphyxie. Respiration difficile liée à l'exigu de ma cellule. Les doigts martyrisent le collier, ce collier qu’ils ont apposé à mon cou comme si j’étais un vulgaire clébard domestiqué. La chiale s’amène et les ongles griffent, écorchent, grattent et grattent jusqu’à ce que les phalanges se teintent de rouge. Ce rouge qui envahit mon monde et nourrit l’horreur.
Monstre plus qu’homme qui se dresse devant moi –Arrêtes ça, tu veux ?! Le maître sera contrarié je m’en branle il ne va pas tarder à arriver libère-moi de ma cage pour qu’on soit à égalité tu comprends ce que je te dis, au moins ? Non, connard, je suis débile. La réponse dans un jappement qui le fait reculer d’un pas ou deux. Les mots coincés dans le fond du gosier, il n’y a que les feulements qui se font entendre. Mèches folles qui se collent au minois ; ce minois qui dégouline sa sueur, je manque d’air, putain, j’ai besoin de respirer. Et si l’air passe largement à travers les barreaux, le confinement de la cage ne fait qu’accentuer les phobies et replonger dans les folies. Il était petit le placard, vraiment petit. On m’y rangeait comme on y range un balai. Pour ne pas que je fasse de bruits, pas déranger, pas exister. Il était petit le placard, vraiment petit. J’osais tout juste respirer et lorgner par le trou de la serrure, l’éternel enculé devant son match à la télé. La soumission en bêtise, elle aussi, m’a laissé tomber dans l’oubli. De ces oublis qui vous rongent et vous détruisent. Oui, il était petit le placard, vraiment petit.
Courbettes à vomir, le mâle se fait appeler maître par ses sbires. La silhouette s’écrase sur l’acier dans un sursaut de survie. Les mains se tendent à travers les barreaux pour ne rencontrer que l’air, l’intangible. Allez, approche, juste un peu, encore un peu. Je te ferai passer l’envie de m’enfermer à coup d’os brisés et de fractures ouvertes.
Les mots sont avalés, digérés, ne restent que l’animal muselé qui voudrait briser le collier qui le rend docile. Sous le derme, les os déforment la chair à l’en rendre vivante, comme si une masse grouillante cherchait à s’en extraire laisse la sortir !
Et je ne veux pas entendre, ne veux pas comprendre. Y a que la rage qui craque entre les dents, que la rage au bout de la langue. De la femme, ne reste que l’apparence quand tout le reste, se mue et se mue en l’Autre sans jamais y parvenir pourtant. Tu peux bien m’enfermer, me traiter comme si je n’étais rien qu’un animal. Tu peux te planter devant moi et me narguer de ta liberté, moi, j’oublierai jamais ce jour où tu m’as fait capturer. J’oublierai pas le goût âpre de la vengeance qui tapisse mes joues et mes lèvres. J’oublierai pas ton regard aigre et tes sourires de biais. J’oublierai pas de te tuer, tout simplement.

L’absence de luminosité fait perdre les repères. Temps suspendu dans cet enfer, le dit maître s’en est allé, m’a délaissé. Les convictions vacillent et la faim creuse le bide. Pareille à une coquille vide, je regarde le monde d’en bas, la trogne plaquée sur le béton froid. Le mutisme toujours, de ce mutisme qui m’enferme, me coupe d’une réalité trop difficile à digérer. La folie gangrène l’esprit et avec elle apparaît les hallucinations qui fracassent la psyché. Les univers se confondent et la réalité se superpose aux chimères.
Joues creusées et cernes violacés, l’organisme lutte sans cesse pour ne pas sombrer quand il s’égare pourtant à chaque seconde ou minute. –Je. Je veux. Je veux sor-tir. s’il te plaît. Silence rompu après une éternité, animal soigneusement rangé ; j’attends. J’attends qu’il vienne, qu’il pardonne, qu’il offre sa seconde chance ; qu’il dise que ce n’est rien, qu’il explique ce qu’il attend pour que je dise oui, que je dise non.


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Vampire

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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  Hier à 11:15



Andy & Darell - Captive


Les créatures se faisaient nombreuses depuis quelques temps, marchant dans les rues de Ross Creek, qui se révélait le théâtre d'événements surnaturels dont Baron commençait à mesurer l'étendue. Néanmoins, une panthère sur son territoire était une chose extrêmement rare, et aucune disparition n'avait été signalé par les parc zoologique du pays. Un métamorphe. La tentation avait été trop forte. Darell avait sonné la chasse, avant qu'un autre ne prenne l'initiative et cherche à abattre l'animal par ignorance - ou non. Le vampire détestait perdre de si belles occasions, surtout quand l'être présentait des signes évidents de faiblesses. Un métamorphe qui se réfugiait sous sa forme animale, cela pouvait se produire suite à un choc émotionnel ou une difficulté de trouver sa place dans ce vaste monde. La facilité, la sécurité et la dangerosité dont faisait preuve un individu capable de revêtir une forme bestiale pouvait en décourager un grand nombre, mais pas Darell. Au contraire, ça attisait son intérêt et sa curiosité. Son chasseur avait été préparé pour la capture, lui rapportant ainsi la bête au pelage sombre comme les plumes de ses ailes quand il se transformait en corbeau. Il ne possédait pas le même rapport à sa transformation, mais il pouvait comprendre certaines notions, comme celle de la liberté.

Au travers l'écran qui retranscrivait les images des caméras de sécurité, le vampire mesura la détresse de la jeune femme sous forme bipède. Le sort apposé à son collier l'empêchait de reprendre son autre apparence, aux griffes et crocs acérées. Inutile de descendre dans les sous-sols pour le moment afin de la confronter, il fallait mieux attendre que son esprit s'épuise jusqu'au désespoir. Elle serait ensuite encline à discuter. L'enfermement ne semblait pas lui plaire, clairement, mais quel oiseau aimait les cages même aux barreaux dorés ? Pendant ce temps, il s'occupait de lire le rapport envoyé par Sandra au sujet de la jeune panthère. Andy Moares. Bon travail, madame Jefferson. Le vampire tenait une petite mine de faiblesses entre ses mains. Prise au piège, au-delà de ces murs, la liberté ne tenait qu'à un morceau de papier. Au bout d'un moment, il avait finalement rejoint l'endroit où était confiné la créature, mais la rage de celle-ci n'était pas encore contenue. Darell avait simplement braqué son regard d'acier dans les iris teintés d'une folie proche. Ce n'est qu'une cage. Les vrais barreaux sont dans ta tête. Ces mots ne traversèrent pas ses lèvres, tout comme l'ordre silencieux de l'affamer encore. L'éternité m'appartient, je doute que vous puissiez en dire autant, ajouta-t-il avant de tourner les talons. Soit. Le temps était son avantage, il allait en faire usage, laissant la créature se vider de ses dernières onces d'énergies. Il la vampiriserait. Jusqu'à la dernier goutte. Avant d'empoigner son âme entre ses doigts pour la marquer de son emprunte.

Ce moment vint. Enfin, elle était à point, au-delà de la raison, la colère avait laissé place à l'instinct de survie. Ah, la vie ! On pouvait s'y accrocher tellement fort. Quelle était sa raison de vivre ? Une lumière dans les ténèbres, une petite flammèche, sur laquelle Darell n'hésiterait pas à souffler. La liberté. Était-ce son leitmotiv ? Le vampire entendit la supplice, presque douce à ses oreilles, son propre monstre ouvrant un œil. Il s'approcha pour observer la métamorphe de toute sa hauteur. Ses traits fatigués, sa capitulation, son agonie. Chaque chose en son temps, mademoiselle Moares. Elle n'était pas en position pour "vouloir", mais plutôt pour "demander". Je possède la clef de votre liberté, mais son prix en est à la hauteur, d'autant que vous m'êtes redevable. Une dose de tranquillisant vaux mieux qu'une balle en argent dont l'impact aurait taché notre beau pelage noir, n'est-ce pas ? Evidemment. Si elle avait désiré mourir pour échapper à la réalité, ce n'est pas un instinct animal qui l'aurait retenu. Le ton de Darell était posé, il ne trahissait aucune animosité, son aura suffisait à apprendre à la créature qu'il était en haut de la chaîne alimentaire et de la hiérarchie. Bien que vous présentiez des compétences intéressantes, notamment dans les cambriolages ou les vols, vos méthodes sont chaotiques. Si je vous relâche, vous n'auriez pas le temps de quitter Ross Creek avant d'être incarcérée. Le temps sera venu de payer vos erreurs et vous trouverez cette cage bien plus accueillante que le trou dans lequel vous croupirez, dit Darell en tapant sa chevalière sur les barreaux. Le bruit des deux métaux s'entrechoquant fut alors assourdissant. Voici ce que je vous propose, mademoiselle. En échange de la clef, vous me prêtez allégeance et mettez vos talents à contribution de mes entreprises jusqu'à votre dernier souffle. Et, un jour, lorsque le moment viendra, vous payerez votre dette. Si vous pouvez feuler au premier, sachez que le second est non négociable. Arrogant ? Sans aucun doute. Mais, il n'était pas en cage, portant un collier et pucé.



N.2

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Métamorphe

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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  Aujourd'hui à 4:53



I'm an animal
you're an animal


Don't know what you want from me
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MISSIO
N-3


J’attends son jugement comme un condamné qui erre dans le couloir de la mort, qui sait que la dose létale se fera délivrance et non punition. J’abdique. J’abdique dans un couinement, relève péniblement le museau quand il se pointe avec ses cheveux bien peignés et ses fringues qui ne viennent pas du marché d’à côté tu transpires le fric. Mon nom s’écorche entre ses chicots, ce nom qui résonne comme une soumission à venir. Je ne suis pas bête. Je n’ai pas de papiers, pas d’identité propre si ce n’est celle abandonnée à la frontière brésilienne. Alors tu sais. Tu sais pour les vols et pour la violence. Pour le passé chaotique et le casier long comme deux bras. Tu sais, mais tu restes planté devant moi à me parler de liberté que tu veux déjà étrangler. Je tique comment ça, notre ? Il continue de me larguer les choses que je sais déjà j’ai pas besoin de toi pour me rappeler les gardes à vue, les fers autour de mes poignets et les barreaux absolument pas dorés. Des menaces des putains de menaces. Je n’ai pas eu besoin de lui pour échapper à la flicaille de Ross Creek jusqu’ici. Elle a mieux à voir, la flicaille de Ross Creek. Elle a des affaires sur le feu et des disparitions sur le dos, la flicaille de Ross Creek. Alors permets-moi de douter, sur le fait d’être incarcéré en sortant d’ici. Évidemment, si t’as dans l’idée de me balancer, c’est différent. Il se fait critique pourquoi t’es là, si mes méthodes te déplaisent. Je n’étais pas au courant que l’on pouvait récolter une note sur dix, qu’il y avait les bons et les mauvais et si je fais partie des mauvais, je ne comprends pas ce que je fais ici.
La résonance des métaux me fait plaquer les paumes sur les oreilles dans une grimace douloureuse. Ça vrille les synapses et donne envie à l’Autre de reprendre sa place.
Les craquements reprennent, des craquements qui mettent à terre lorsque la colonne vertébrale se tord dans un angle inhumain. La fatigue étire les traits et la douleur devient de plus en plus insupportable. Je ne sais pas si c’est normal, je n’en connais pas réellement d’autre comme moi. La solitude en seule compagne, j’ai traversé les routes et les fleuves et les artères purulentes de trop de villes et campagnes. Et parfois, l’odeur fauve, celle qui picote le nez, mais la fuite toujours préférée. La fuite pour ne pas étaler les défaillances qui s’imprègnent à la boîte crânienne. De ces défaillances crades qui grignotent la psyché jusqu’à en perdre, quelquefois, des bouts d’humanité. Le grand brun réclame une allégeance et j’ai presque envie d’en rire, au fond. Tu veux que je lève la pa-patte, que je te dise des amen et des ok et des maître ? Mais t’es qui, toi, au juste, pour vouloir soumettre un semblant d’humain ? T’es qui, putain, pour penser que je ne vais pas rêver de te becter demain ? Finalement, je suis peut-être bête parce que je ne comprends pas de quelle dette il veut me causer. Je prends une inspiration, ouvre la bouche et la referme, réfléchis, le regarde, le détaille en morceaux de viande.

-D’accord. Un d’accord qui ne demande pas de négociations juste pour arpenter le dehors. Pourtant, après réflexion, la pulpe des doigts palpe le collier qui emprisonne le cou. –Mais je ne garde pas ça parce que ça fait mal, parce que je ne suis l’animal de personne, pas même le tien – bien que de toute évidence, nous ne sommes pas d’accord sur ce point. Je pourrais lui dire qu’il n’a pas besoin de moi pour dérober de jolis objets – je ne suis pas la seule à faire dans l’illégalité, mais je ne suis pas certaine que cela s’avère être une bonne chose pour moi. Autant qu’il ne le sache pas. –J’ai faim et j’ai soif que je lui largue. –Et je sens la pisse, probablement la merde aussi. La prochaine fois, tu penseras à m’acheter une litière si tu ne veux pas que je salope ton parterre. –Laisse-moi sortir. Je gémis. Je ferai tout ce que tu voudras, au début ; la première semaine, le premier mois, contre un peu de pèze cela va de soi. Mais tu apprendras que ce n’est pas parce qu’un clébard est attaché au bout d’une corde, qu’il ne peut pas mordre. Sa majesté me refile la nausée. La colère et l’agacement ne sont que tortures pour l’Autre qui râle, qui voudrait exploser de rage et retrouver sa place. –J’ai faim, que je répète comme un disque rayé. –Et j’ai soif. La politesse égarée. L’œil hagard, y a les besoins à combler. Des besoins simples desquels il m’a privé, lui. Comme manger à sa faim et boire et dormir ; se laver et un coin pour vider vessie et intestins. Même les prisonniers ont la télé.


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