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Ross Creek vous a ouvert ses portes le 23 mars 2018. La petite ville vous attend.
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MessageSujet: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptySam 10 Nov - 20:23



I'm an animal
you're an animal


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MISSIO


La douleur. Invasive, elle palpite dans chacun de mes membres. Et j’écoute et j’entends. Les bruits de bottes sur le béton, le pas boiteux de l’un d’eux, la toux mauvaise, le bruissement d’un trousseau de clés ; le vent qui siffle dans les bouches d’aération, les reniflements et les chuchotements. Les odeurs font froncer le nase. La mort, ça sent la mort et l’hémoglobine et peut-être, ouais, peut-être la pisse et la merde. Flacons que l’on dépose sur une table, claquement de verres et enfin les paupières paresseuses battent, clignent, se relèvent. Et l’horreur tout aussitôt, de ces horreurs qui broient la poitrine. Myocarde s’agitant dans sa cage et ça pulse et pulse entre les tempes. L’estomac se noue, se noue à en faire des dizaines de nœuds et d'entrelacs. Déglutition. Bouche pâteuse et gueule bordée de coton.
Point de rupture.
La fuite évidente, la fuite d’une réalité bien trop crade pour que je veuille y subsister. Et l’Autre se fracasse à l'intime, les os éclatent dans une symphonie macabre. Souffrance suffocante, transformation avortée qui martyrise la carcasse. Et pourquoi, et comment ? La délivrance en interdit, ne reste que les poids de ce vide vertigineux qui m’aspire, qui m’engloutit. La conscience se fracture, se bute sur les manques, les creux. Ne pas bouger, fermer les yeux et faire semblant ; retenir sa respiration, compter jusqu’à dix, un…Deux…Trois… et compter encore jusqu’à six. Respirer, s’imaginer crever, mentir, se mentir et se souvenir.

**********

L’Autre en seconde peau empruntée pour ne plus avoir à penser, tergiverser sur des futilités. Retrouver l’essentiel, se raccrocher au réel. Renifler, cavaler, chasser. Plaisir simple quand les pattes sont léchées du haut d’un arbre. Et les immondices armées de sifflets et de fusils. Ça vrille les tympans, fait perdre l’équilibre. Rugissement fauve pour les effrayer. Grondement pour les voir décamper. Mais ils restent là, s’organisent, chuchotent puis beuglent. La panique annihilant la cognition, animal pris au piège. Assaut ordonné par un petit gros sur lequel les crocs se referment. Le carmin s’étale sur les babines et l’appétence exige la barbaque qui se déchiquette sous l’émail, affolant les sens.
Les griffes le retiennent malgré les coups, malgré les doses de sédatif s’infiltrant dans les veines et rongeant les artères. Gueule refermée, mâchoires crispées. Masse qu’ils malmènent, chair qu’ils abîment et je m’en fous, tu sais, je m’en fous qu’ils me crèvent tant que je t’emmène. Ses cris deviennent de plus en plus lointain, plus qu’un murmure qui disparaît enfin. Le brouhaha s’estompe et le félidé s’échoue sur l’herbe fraîche, gorgée de rosée.

**********

Réminiscences qui font remonter l’acide de la panse. Acide que je dégobille, salopant mon enclos. L’épaule se heurte à l’acier et c’est l’asphyxie. Respiration difficile liée à l'exigu de ma cellule. Les doigts martyrisent le collier, ce collier qu’ils ont apposé à mon cou comme si j’étais un vulgaire clébard domestiqué. La chiale s’amène et les ongles griffent, écorchent, grattent et grattent jusqu’à ce que les phalanges se teintent de rouge. Ce rouge qui envahit mon monde et nourrit l’horreur.
Monstre plus qu’homme qui se dresse devant moi –Arrêtes ça, tu veux ?! Le maître sera contrarié je m’en branle il ne va pas tarder à arriver libère-moi de ma cage pour qu’on soit à égalité tu comprends ce que je te dis, au moins ? Non, connard, je suis débile. La réponse dans un jappement qui le fait reculer d’un pas ou deux. Les mots coincés dans le fond du gosier, il n’y a que les feulements qui se font entendre. Mèches folles qui se collent au minois ; ce minois qui dégouline sa sueur, je manque d’air, putain, j’ai besoin de respirer. Et si l’air passe largement à travers les barreaux, le confinement de la cage ne fait qu’accentuer les phobies et replonger dans les folies. Il était petit le placard, vraiment petit. On m’y rangeait comme on y range un balai. Pour ne pas que je fasse de bruits, pas déranger, pas exister. Il était petit le placard, vraiment petit. J’osais tout juste respirer et lorgner par le trou de la serrure, l’éternel enculé devant son match à la télé. La soumission en bêtise, elle aussi, m’a laissé tomber dans l’oubli. De ces oublis qui vous rongent et vous détruisent. Oui, il était petit le placard, vraiment petit.
Courbettes à vomir, le mâle se fait appeler maître par ses sbires. La silhouette s’écrase sur l’acier dans un sursaut de survie. Les mains se tendent à travers les barreaux pour ne rencontrer que l’air, l’intangible. Allez, approche, juste un peu, encore un peu. Je te ferai passer l’envie de m’enfermer à coup d’os brisés et de fractures ouvertes.
Les mots sont avalés, digérés, ne restent que l’animal muselé qui voudrait briser le collier qui le rend docile. Sous le derme, les os déforment la chair à l’en rendre vivante, comme si une masse grouillante cherchait à s’en extraire laisse la sortir !
Et je ne veux pas entendre, ne veux pas comprendre. Y a que la rage qui craque entre les dents, que la rage au bout de la langue. De la femme, ne reste que l’apparence quand tout le reste, se mue et se mue en l’Autre sans jamais y parvenir pourtant. Tu peux bien m’enfermer, me traiter comme si je n’étais rien qu’un animal. Tu peux te planter devant moi et me narguer de ta liberté, moi, j’oublierai jamais ce jour où tu m’as fait capturer. J’oublierai pas le goût âpre de la vengeance qui tapisse mes joues et mes lèvres. J’oublierai pas ton regard aigre et tes sourires de biais. J’oublierai pas de te tuer, tout simplement.

L’absence de luminosité fait perdre les repères. Temps suspendu dans cet enfer, le dit maître s’en est allé, m’a délaissé. Les convictions vacillent et la faim creuse le bide. Pareille à une coquille vide, je regarde le monde d’en bas, la trogne plaquée sur le béton froid. Le mutisme toujours, de ce mutisme qui m’enferme, me coupe d’une réalité trop difficile à digérer. La folie gangrène l’esprit et avec elle apparaît les hallucinations qui fracassent la psyché. Les univers se confondent et la réalité se superpose aux chimères.
Joues creusées et cernes violacés, l’organisme lutte sans cesse pour ne pas sombrer quand il s’égare pourtant à chaque seconde ou minute. –Je. Je veux. Je veux sor-tir. s’il te plaît. Silence rompu après une éternité, animal soigneusement rangé ; j’attends. J’attends qu’il vienne, qu’il pardonne, qu’il offre sa seconde chance ; qu’il dise que ce n’est rien, qu’il explique ce qu’il attend pour que je dise oui, que je dise non.


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Darell M. Baron
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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyDim 11 Nov - 11:15



Andy & Darell - Captive


Les créatures se faisaient nombreuses depuis quelques temps, marchant dans les rues de Ross Creek, qui se révélait le théâtre d'événements surnaturels dont Baron commençait à mesurer l'étendue. Néanmoins, une panthère sur son territoire était une chose extrêmement rare, et aucune disparition n'avait été signalé par les parc zoologique du pays. Un métamorphe. La tentation avait été trop forte. Darell avait sonné la chasse, avant qu'un autre ne prenne l'initiative et cherche à abattre l'animal par ignorance - ou non. Le vampire détestait perdre de si belles occasions, surtout quand l'être présentait des signes évidents de faiblesses. Un métamorphe qui se réfugiait sous sa forme animale, cela pouvait se produire suite à un choc émotionnel ou une difficulté de trouver sa place dans ce vaste monde. La facilité, la sécurité et la dangerosité dont faisait preuve un individu capable de revêtir une forme bestiale pouvait en décourager un grand nombre, mais pas Darell. Au contraire, ça attisait son intérêt et sa curiosité. Son chasseur avait été préparé pour la capture, lui rapportant ainsi la bête au pelage sombre comme les plumes de ses ailes quand il se transformait en corbeau. Il ne possédait pas le même rapport à sa transformation, mais il pouvait comprendre certaines notions, comme celle de la liberté.

Au travers l'écran qui retranscrivait les images des caméras de sécurité, le vampire mesura la détresse de la jeune femme sous forme bipède. Le sort apposé à son collier l'empêchait de reprendre son autre apparence, aux griffes et crocs acérées. Inutile de descendre dans les sous-sols pour le moment afin de la confronter, il fallait mieux attendre que son esprit s'épuise jusqu'au désespoir. Elle serait ensuite encline à discuter. L'enfermement ne semblait pas lui plaire, clairement, mais quel oiseau aimait les cages même aux barreaux dorés ? Pendant ce temps, il s'occupait de lire le rapport envoyé par Sandra au sujet de la jeune panthère. Andy Moares. Bon travail, madame Jefferson. Le vampire tenait une petite mine de faiblesses entre ses mains. Prise au piège, au-delà de ces murs, la liberté ne tenait qu'à un morceau de papier. Au bout d'un moment, il avait finalement rejoint l'endroit où était confiné la créature, mais la rage de celle-ci n'était pas encore contenue. Darell avait simplement braqué son regard d'acier dans les iris teintés d'une folie proche. Ce n'est qu'une cage. Les vrais barreaux sont dans ta tête. Ces mots ne traversèrent pas ses lèvres, tout comme l'ordre silencieux de l'affamer encore. L'éternité m'appartient, je doute que vous puissiez en dire autant, ajouta-t-il avant de tourner les talons. Soit. Le temps était son avantage, il allait en faire usage, laissant la créature se vider de ses dernières onces d'énergies. Il la vampiriserait. Jusqu'à la dernier goutte. Avant d'empoigner son âme entre ses doigts pour la marquer de son emprunte.

Ce moment vint. Enfin, elle était à point, au-delà de la raison, la colère avait laissé place à l'instinct de survie. Ah, la vie ! On pouvait s'y accrocher tellement fort. Quelle était sa raison de vivre ? Une lumière dans les ténèbres, une petite flammèche, sur laquelle Darell n'hésiterait pas à souffler. La liberté. Était-ce son leitmotiv ? Le vampire entendit la supplice, presque douce à ses oreilles, son propre monstre ouvrant un œil. Il s'approcha pour observer la métamorphe de toute sa hauteur. Ses traits fatigués, sa capitulation, son agonie. Chaque chose en son temps, mademoiselle Moares. Elle n'était pas en position pour "vouloir", mais plutôt pour "demander". Je possède la clef de votre liberté, mais son prix en est à la hauteur, d'autant que vous m'êtes redevable. Une dose de tranquillisant vaux mieux qu'une balle en argent dont l'impact aurait taché notre beau pelage noir, n'est-ce pas ? Evidemment. Si elle avait désiré mourir pour échapper à la réalité, ce n'est pas un instinct animal qui l'aurait retenu. Le ton de Darell était posé, il ne trahissait aucune animosité, son aura suffisait à apprendre à la créature qu'il était en haut de la chaîne alimentaire et de la hiérarchie. Bien que vous présentiez des compétences intéressantes, notamment dans les cambriolages ou les vols, vos méthodes sont chaotiques. Si je vous relâche, vous n'auriez pas le temps de quitter Ross Creek avant d'être incarcérée. Le temps sera venu de payer vos erreurs et vous trouverez cette cage bien plus accueillante que le trou dans lequel vous croupirez, dit Darell en tapant sa chevalière sur les barreaux. Le bruit des deux métaux s'entrechoquant fut alors assourdissant. Voici ce que je vous propose, mademoiselle. En échange de la clef, vous me prêtez allégeance et mettez vos talents à contribution de mes entreprises jusqu'à votre dernier souffle. Et, un jour, lorsque le moment viendra, vous payerez votre dette. Si vous pouvez feuler au premier, sachez que le second est non négociable. Arrogant ? Sans aucun doute. Mais, il n'était pas en cage, portant un collier et pucé.



N.2


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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyLun 12 Nov - 4:53



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MISSIO
N-3


J’attends son jugement comme un condamné qui erre dans le couloir de la mort, qui sait que la dose létale se fera délivrance et non punition. J’abdique. J’abdique dans un couinement, relève péniblement le museau quand il se pointe avec ses cheveux bien peignés et ses fringues qui ne viennent pas du marché d’à côté tu transpires le fric. Mon nom s’écorche entre ses chicots, ce nom qui résonne comme une soumission à venir. Je ne suis pas bête. Je n’ai pas de papiers, pas d’identité propre si ce n’est celle abandonnée à la frontière brésilienne. Alors tu sais. Tu sais pour les vols et pour la violence. Pour le passé chaotique et le casier long comme deux bras. Tu sais, mais tu restes planté devant moi à me parler de liberté que tu veux déjà étrangler. Je tique comment ça, notre ? Il continue de me larguer les choses que je sais déjà j’ai pas besoin de toi pour me rappeler les gardes à vue, les fers autour de mes poignets et les barreaux absolument pas dorés. Des menaces des putains de menaces. Je n’ai pas eu besoin de lui pour échapper à la flicaille de Ross Creek jusqu’ici. Elle a mieux à voir, la flicaille de Ross Creek. Elle a des affaires sur le feu et des disparitions sur le dos, la flicaille de Ross Creek. Alors permets-moi de douter, sur le fait d’être incarcéré en sortant d’ici. Évidemment, si t’as dans l’idée de me balancer, c’est différent. Il se fait critique pourquoi t’es là, si mes méthodes te déplaisent. Je n’étais pas au courant que l’on pouvait récolter une note sur dix, qu’il y avait les bons et les mauvais et si je fais partie des mauvais, je ne comprends pas ce que je fais ici.
La résonance des métaux me fait plaquer les paumes sur les oreilles dans une grimace douloureuse. Ça vrille les synapses et donne envie à l’Autre de reprendre sa place.
Les craquements reprennent, des craquements qui mettent à terre lorsque la colonne vertébrale se tord dans un angle inhumain. La fatigue étire les traits et la douleur devient de plus en plus insupportable. Je ne sais pas si c’est normal, je n’en connais pas réellement d’autre comme moi. La solitude en seule compagne, j’ai traversé les routes et les fleuves et les artères purulentes de trop de villes et campagnes. Et parfois, l’odeur fauve, celle qui picote le nez, mais la fuite toujours préférée. La fuite pour ne pas étaler les défaillances qui s’imprègnent à la boîte crânienne. De ces défaillances crades qui grignotent la psyché jusqu’à en perdre, quelquefois, des bouts d’humanité. Le grand brun réclame une allégeance et j’ai presque envie d’en rire, au fond. Tu veux que je lève la pa-patte, que je te dise des amen et des ok et des maître ? Mais t’es qui, toi, au juste, pour vouloir soumettre un semblant d’humain ? T’es qui, putain, pour penser que je ne vais pas rêver de te becter demain ? Finalement, je suis peut-être bête parce que je ne comprends pas de quelle dette il veut me causer. Je prends une inspiration, ouvre la bouche et la referme, réfléchis, le regarde, le détaille en morceaux de viande.

-D’accord. Un d’accord qui ne demande pas de négociations juste pour arpenter le dehors. Pourtant, après réflexion, la pulpe des doigts palpe le collier qui emprisonne le cou. –Mais je ne garde pas ça parce que ça fait mal, parce que je ne suis l’animal de personne, pas même le tien – bien que de toute évidence, nous ne sommes pas d’accord sur ce point. Je pourrais lui dire qu’il n’a pas besoin de moi pour dérober de jolis objets – je ne suis pas la seule à faire dans l’illégalité, mais je ne suis pas certaine que cela s’avère être une bonne chose pour moi. Autant qu’il ne le sache pas. –J’ai faim et j’ai soif que je lui largue. –Et je sens la pisse, probablement la merde aussi. La prochaine fois, tu penseras à m’acheter une litière si tu ne veux pas que je salope ton parterre. –Laisse-moi sortir. Je gémis. Je ferai tout ce que tu voudras, au début ; la première semaine, le premier mois, contre un peu de pèze cela va de soi. Mais tu apprendras que ce n’est pas parce qu’un clébard est attaché au bout d’une corde, qu’il ne peut pas mordre. Sa majesté me refile la nausée. La colère et l’agacement ne sont que tortures pour l’Autre qui râle, qui voudrait exploser de rage et retrouver sa place. –J’ai faim, que je répète comme un disque rayé. –Et j’ai soif. La politesse égarée. L’œil hagard, y a les besoins à combler. Des besoins simples desquels il m’a privé, lui. Comme manger à sa faim et boire et dormir ; se laver et un coin pour vider vessie et intestins. Même les prisonniers ont la télé.


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Darell M. Baron
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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyMer 14 Nov - 16:06



Andy & Darell - Captive


Le regard ancré dans celui de sa proie, le vampire obtint la satisfaction d'entendre la capitulation de la bouche de sa nouvelle acquisition. D'accord . Il n'en fallait pas davantage, mais il restait sur ses gardes, notamment avec une âme torturée comme la sienne. Elle semblait assez sauvage, dotée d'un instinct violent et de prédateur, mais elle avait beaucoup de potentiel. Au-delà de sa nature métamorphe, il entrevoyant de grandes ressources et des facultés intéressantes. Il savait pertinemment qu’elle n’était pas la seule sur le marcher, d’autres effectuaient ce travail pour lui, et certains étaient des concurrents. Lui-même aimait dérober certains objets ou artefacts. C’était son petit plaisir coupable. En revanche, le véritable challenge serait de l'apprivoiser pour user de ses capacités, mais également de les développer. Une prédatrice dont l'évolution serait des plus intéressantes. Darell ne conservait pas ses créatures en cage, au contraire, il offrait ce qu'ils cherchaient secrètement pour les lier à son business. Donnant-donnant. Elle apprendrait rapidement ses méthodes de fonctionnement. Bien, puisque nous sommes d'accord sur ces points, dit-il en hochant la tête, avant de faire tourner la clef entre ses doigts. Néanmoins, il se figea lorsqu'elle reprit la parole. Ça. Le fameux collier qui empêchait la jeune femme de se transformer. Je vous l’ôterai, concéda Darell. Quand le moment serait venu. Ce qui n’était pas le cas. Il n’était pas stupide. Malgré sa faiblesse, elle profitait d’un grand instinct de survie et il ne souhaitait pas être contraint de l’abimer davantage.

Il inséra alors la clef dans la serrure, ouvrant le mécanisme pour déverrouiller la porte. Son odeur était une infection, en effet, il se retenait de pincer l’arrête de son nez, se concentrant sur l’effluve de son eau de parfum. Aucun grincement ne résonna dans la pièce lorsqu'il ouvrit la lourde porte dont les barreaux pouvaient contenir la créature. Elle avait besoin de se nourrir et de s'abreuver, il entendait. Mais, il entendait aussi le ton familier employé par la jeune femme. Il ne retint pas de la reprendre sur un ton pince-sans-rire. Si je concède à vous entendre m'appeler Baron et à omettre de vous adresser à moi en terminant toutes vos phrases par "maître", ayez la décence de me témoigner le respect requis lorsque vous me parlez. Sinon, vous m'obligez à vous contraindre d'utiliser les deux formules de politesse, mademoiselle Moares. Un avertissement, il n'en aurait pas de second. Il sentait son agacement et sa colère, les pulsations de son coeur trahissaient ces sentiments, sa fatigue également. Soyez raisonnable, conseilla-t-il en se décalant afin de lui permettre de sortir. Un de ses sbires s’avança alors pour lui tendre une bouteille d’eau, davantage vital que la nourriture à son stade. Un plat vous attend dans la pièce adjacente,l’invita-t-il à se presser, malgré les tensions qui devait la faire souffrir, la laissant passer devant. On ne tournait jamais le dos à un animal sauvage, même si ses hommes étaient armés en conséquence. Une table trônait dans la pièce qui s’apparentait à une salle de repos, le repas serait sur la table, rapporté avec rapidité par un des gardiens. Y a-t-il quelque chose que je devrais savoir sur votre compte qui ne figure pas dans les dossiers à votre sujet ? demanda-t-il en s’adossant au mur en face d’elle. 



N.4 - une semaine


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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyJeu 15 Nov - 13:42



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MISSIO
N-5

Le vouvoiement me fait tiquer. Je le trouve soudainement encore plus ridicule. Tu m’as attaché, tu m’as enfermé et tu me dis vous comme si j’étais une personne quand tu sembles me traiter comme un vulgaire objet. Il faudrait que tu te mettes d’accord avec toi-même sur le sujet. Et évidemment ça le dérange cette familiarité que j’emploie avec tous les gens. Parce qu’ils ne sont personnes, juste des visages, des couleurs, des odeurs. Ils ne sont rien, ne méritent pas que je me plie en deux, encore moins en quatre devant et pour eux. [i]Ça le dérange, mais il rêve s’il pense obtenir de moi le mot maître que je ne prononcerai jamais je n’ai ni Dieu, ni maître, je préfère crever plutôt que de me sentir chienne. J’ai envie de cracher, de feuler, de le mordre et le déchiqueter ; lui sauter dessus, enfoncer mes pouces à ses yeux et compter, compter le plus froidement du monde le temps qu’ils mettront à exploser. Et sans doute qu’il doit voir la rage traverser mes prunelles assassines, parce qu’il conseille d’être raisonnable. Raiso-quoi ? Il devrait savoir qu’un animal n’est jamais raisonnable, parce qu’il n’a pas à l’être et là je me sens plus fauve que femme. Bouteille d’eau tendue et happée à la volée. Il n’y a pas de merci et je ne cherche même pas à boire lentement dans la grâce et la dignité même ça, je l’ai égaré, oublié en chemin. La flotte déborde, mouille les fringues sans formes et je bois. Je bois sans étancher cette soif qui toujours, toujours est là. Le plastique se froisse à l’intérieur de la paume, le jette un peu plus loin comme pour mettre au défi quiconque de venir la chercher. Mes dents humaines pourraient arracher ta carotide, juste par plaisir. Ce serait sans doute plus long, plus douloureux aussi. Ça laisserait le temps à tout ce petit monde de s’agiter et de tirer. Une balle ou un calmant. Je prendrai une balle s’il vous plaît.
Il invite ailleurs, se fout probablement que j’embaume les murs de ma crasse. Les guibolles vacillent, ne savent plus porter le corps fatigué et affamé. Alors je me hisse, je me hisse à la force de mes bras, de ses mains qui agrippent le sol. Et dans la gorge, les grondements quand sous la peau, le félidé ne rêve que d’échappée. Et il peut le voir, le voir ramper sous la peau partout, partout. Derme qui ondule en vaguelettes dévastatrices. Il doit savoir que l’animal voudra le bouffer, lui en premier. Véritable carnage en présage. C’est même pas une menace, juste une constatation froide.

L’assiette est posée devant moi, je repousse les couverts et je bouffe avec les doigts. Nourriture gobée et tout juste mâchée comme pour remplir le vide, ce vide qui creuse et qui tord le bide. Je réprime un haut-le-cœur. Il parle et je ne réponds pas, lèche mon assiette jusqu’à la dernière foutue miette. Je m’avachis sur ma chaise, le ventre rond, la bedaine pleine. Le rot est gras, siffle entre les lèvres. J’ai mangé une dizaine de personnes que j’ai envie de lui répondre. Des hommes, des gros, des maigres, des cons, des intelligents, des riches, des pauvres. J’ai mangé des gens et l’Autre veut te becter et je devrais probablement te dire, que je la laisserai faire.
Haussement d’épaules en réponse, les ongles sales viennent retirer négligemment les morceaux de viande coincés entre les dents. –Je ne comprends pas très bien ce que tu, je corrige –Ce que vous voulez faire de moi, j’ajoute peu après –Baron. Les poils se hérissent et dans la gorge, le grondement constant d’un fauve sur ses gardes. –Je sens toujours mauvais, Baron, dis-je en soulevant la fringue ample et je n’ai pas envie de continuer à te parler alors qu’on est même pas sur le pied d’égalité. Il fronce son museau délicat, concède à me laisser me laver. La flotte est froide, mord la peau. Et je frotte, je frotte et je frotte et je frotte encore. Pour retirer les odeurs, la crasse et les traces d’eux. Pour retirer tout ce qui ne m’appartient pas et qui me donne envie de dégueuler. Dans la cabèche, les envies de fuite me traversent ; les envies de meurtres, aussi. Le collier est trituré avec force pour le faire céder, mais rien, rien. Rien que la brûlure sur le bout des doigts quand je semble m’approcher trop près de la solution. Les ongles inspectent le derme à la recherche d’un émetteur, d’un quelque chose qui dérange sous la peau. Tu m’as pucé comme un vulgaire cabot, putain. Je sors, excédée par la découverte. Le corps nu dégouline de flotte sur son trop joli parquet pendant qu’il attend le baron de mon cul que je revienne. Les armes se braquent sur moi avec la rapidité d’un éclair. Des lumières rouges colorent le derme mouillé et me font cesser mon avancée. –Je ne suis PAS, un chien, Baron. Ba-ron, ça rime avec du-con. –On ne me promène pas en laisse, Ba-ron. Si vous voulez que je travaille pour vous, très bien. Dites-moi ce que je dois voler et je vous le rapporte, mais ça s’arrête-là, Ba-ron. Vous restez dans votre grande, je lève les mains et désigne murs et plafond –Maison et moi dans la mienne. Même si j’en ai pas, de maison.



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Darell M. Baron
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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyMar 20 Nov - 8:11



Andy & Darell - Captive


Son attitude impassible ne montra aucun signe de faiblesses alors que la féline mangeait comme un animal, il continua d'observer les moindres de ses gestes. Elle était la proie. Il était le prédateur. N'en plaise à la créature qui se tapissait dans les iris de la demoiselle, prête à bondir pour lui arracher la gorge, mais il serait plus rapide à ce petit jeu. Darell était sur les premières marches de la chaine alimentaire depuis des millénaires. Il ne recherchait pas une jeune aux charmes d'exceptions, mais une créature aux doigts de fée, capable d'ouvrir toutes les portes, même celles qui refusaient de céder sous les siens. Alors, il allait faire l'impasse sur ses affreuses manières qui exigeait une reprise complète de son éducation. Elle ne répondit pas à sa question. Mauvaise idée. Elle ne comprenait pas. Cerveau étriqué. Il lui avait pourtant expliqué, mais c'était peut-être trop compliqué pour la bestiole, qui fit un effort dans sa formulation. Bien. On avançait. Dans cette demeure, c'était donnant-donnant. Emmenez-là prendre une douche, accepta-t-il avant de se retirer, laissant à ses sous-frifres le soin de la guider. Il aurait la décence de lui accorder un moment d'intimité pour se nettoyer, mais il laissa son précieux collier autour de sa nuque, qu'elle ne pourrait pas ôter si facilement. Que non.


Avec les siècles, le temps prenait une autre dimension. La trotteuse dans le cadran de l'horloge semblait se lasser de sa course folle et, parfois, elle tournait si vite que vous finissiez désorienté. Elle avançait doucement, aujourd'hui, contrairement à Andy qui se présenta rapidement à nouveau, habillée d'une tenue neutre où se détachait l'avertissement silencieux des armes braquées sur elle. Venez, intima-t-il. Le salon était grand, richement décoré, mais ce n'était pas les appartements du maître ou son bureau. Assayez-vous. Il plonge son regard dans celui de la panthère, qui s'insurge, certaine à cause de la puce. Il n'aurait rien contre la voir assise à ses pieds, surtout si elle continuait avec ce petit ton. Vous êtes une chienne si bon me semble. Et, je connais un grand nombre de personnes qui seraient très excitées de jouer avec un animal sauvage, votre famille que vous fuyiez la première, sans doute. Un sourire suffisant s'imprima sur les lèvres de Darell. Ou moi. Il n'avait rien de plus jouissif de dresser une femme de caractère, jusqu'à trouver le point sensible, enfoncer son doigt à l'intérieur, toucher l'âme et provoquer une fêlure. Les négociations sont terminées, Andy. Il est trop tard pour partager vos doléances ou encore trop tôt pour acquérir des faveurs de ma part.Elle portait toujours le collier autour de son cou, elle avait du chemin à faire, clairement. Vous vivrez dans une résidence adjacente à cette demeure, dans l'appartement qui vous sera réservé, sous l'identité que vous devez endosser pour marcher dans les rues de Ross Creek. J'exige que vous revêtiez votre forme animale qu'en cas d'extrême nécessité, que je ne retrouve pas une nouvelle fois des chasseurs à vos trousses. La contrariété est rarement une bonne chose chez moi, Andy. A bon entendeur.

Faites preuve de jugeote avant de grogner ou d'imaginer mille façons de m'arracher le coeur. Vous n'êtes rien, Andy, même pas une ombre sur un tableau. Maintenant, vous m'appartenez, et il va falloir vivre selon mes règles. Et, peut-être que je parviendrais à faire de vous quelqu'un. Alors... dites-moi quelque chose que je sais pas sur vous. Dites-moi pourquoi vous vous cachez derrière votre manteau noir. Racontez-moi, Andy, ce qui vous effraie. À moins que vous aimiez votre nouveau collier, finalement, ricana doucement le vampire en désignant le cou de la panthère enchainée.



N.6 - une semaine


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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyJeu 22 Nov - 7:33



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MISSIO
N-7


Je beugle, ai la furieuse envie de lui sauter sur le râble et de le déchiqueter, mais lui, putain, lui, il me demande de le suivre et de m’asseoir. Vraiment ? Et t’as des sentiments, tu ressens des choses au fond de toi ? Tu sais, t’as peut-être un problème, t’es pas normal ou c’est simplement parce que c’est un macchabée. Explication presque logique, tout à coup. Les muscles se tendent, la répartie cingle, les autres m’assassinent. On ne doit pas vraiment se comprendre, je ne suis la chienne de personne, même si tu l’exiges, même si tu braques le canon de ton arme sur ma tempe et que tu tires. Je crois que tu ne sais pas, que tu n’imagines pas une seule seconde l’animal quand tu t’es fourré entre les doigts. Il menace, de ces menaces qui ne sont pas plus acide que de la flotte. Bravo, tu t’es renseigné sur moi, tu veux une médaille ? Ma famille, ma famille, est-ce que tu sais seulement qui ils sont ? Peut-être que tu pourras me dire si ma mère est morte, quant à l’autre fils de pute, je veux bien croire qu’il ait des envies de vengeance s’il n’est pas déjà mort, exterminé lui aussi par le gang de Tony ou ce qu’il en reste. Tu ne me fais pas peur. Je m’en persuade pour ne pas trembler, pour ne pas fléchir, pour ne pas morver et chialer. Et l’exigence qu’il claque et j’ai envie de lui demander comment il compte m’empêcher de le faire, tu vas me laisser ce joli collier autour du cou, t’es au courant que ce n’est pas très discret, que je pourrais, je sais pas, quitter le pays, aller voir des flics ? Tu dépenserais ton blé pour venir me récupérer dans une perte de temps considérable pour tout le monde et pour quoi ? Juste pour le plaisir de posséder une panthère ? Achète-toi en une au zoo, pourquoi tu m’emmerdes ? J’ai presque envie de lui sourire. La contrariété n’est pas plus jolie à voir chez moi quand elle n'est pas muselée d'un collier, je t’assure. Et je crève par la suite, par ce rien, réduisant au néant une existence déjà bancale. Brèche dans laquelle il s’enfonce, distille son poison. Ce rien qui n’est qu’une vérité dérangeante et grouillante. Je me renfrogne, croise les bras pour planquer les meurtrissures ; geste inutile visant à me protéger quand il n’y a plus rien, rien à protéger. Faire de moi quelqu’un ? Y en a qui ont essayé avant toi et même pas par simple lubie. Ils ont échoué. Tous. Tu pourras me faire faire tout ce que tu voudras, ça ne changera pas qui je suis au fond de moi. Il suffira d’un mauvais pas, juste un seul et j’oublierai pas, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais.
Le cul se choque au fauteuil, les genoux se replient contre ma poitrine. Je vais y répondre, à tes questions, je vais même être sage. Tu me trouveras jolie, tu me flatteras et tu me laisseras partir. –Parce que ça m’évite de parler tu saisis la nuance ? Je préfèrerais te la grogner. –Je n’aime pas les gens comme toi –Je ne les comprends pas T’es content de le savoir, hmm ? –Je n’aime pas qu’on me touche ça me fait dérailler –C’est plus facile d’être Elle. D’être l’autre. Se laisser guider par un instinct qui te dépasse, ne pas réfléchir, juste vivre. Vivre et se foutre du reste, des conséquences, de ce qu’il faudra dire ou faire. Personne n’attend rien d’un animal, personne n’exige rien d’un animal parce qu’ils ne parlent pas la même langue, qu’ils ne se comprennent pas. Ils ne peuvent qu’espérer, ouais, qu’il ne morde pas et reste à leur place. Mais d’une humaine, regarde tout ce que tu exiges. –Pourquoi moi, Baron ? Je veux dire, je ne suis pas la seule panthère sur terre, vous auriez pu vous en acheter une et la dresser. Vous auriez même pu tomber sur un voleur hors pair. Alors. Pourquoi, moi ? Je ne suis pas la plus qualifiée, ni même la seule de mon espèce, je crois. Il me donne envie de le vomir. Lui et ses explications merdiques. Je me demande vaguement on ne t’a pas aimé quand tu es né ? T’étais trop moche, trop gros, trop laid ? T’as subi des traumatismes ? On n'a jamais rien voulu te payer et maintenant, tu rattrapes le temps perdu en achetant et possédant tout ce que tu désires ? C’est presque lui trouver des excuses, mais j’aimerais comprendre, parce que de toute évidence, on ne peut pas devenir aussi con quand tout tourne rond.

Je me lève –Je n’ai pas de vêtements dis-je d’un timbre neutre. C’est juste au cas où tu n'aurais pas remarqué. Je suis prête à me tirer, m’arrête, le regarde –Dites-moi juste ce que je dois faire, Baron et je le ferai du moment que ça n’implique pas que tu me touches ou que d’autres gens me touchent. Je le laisse asseoir sa domination fictive si ça peut te faire plaisir…

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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyMer 28 Nov - 5:54



Andy & Darell - Captive


Le vampire avait possédé de nombreuses créatures au travers les siècles, certaines familles lui appartenant sur plusieurs générations, un travail exigent du temps et de la patience. S'il jouissait du premier, Darell pouvait se montrer pressé, mais son impassibilité mortelle dissimulait ce trait de caractère. Il était tout aussi imprévisible que cette panthère à l'état presque sauvage, même si son regard soutenait celui du vampire, deux fenêtres sur une âme qui promettait du divertissement. Il pourrait la briser, reconditionner son esprit et la faire asseoir à ses pieds. Il en tirerait une satisfaction fugace, résultant dans la douleur de la jeune femme, mais ce n'était pas une stratégie intéressante à long terme. Darell préférait la voir venir manger dans sa main, voir réclamer, de son propre chef.

En attendant, il écouta les raisons, caressant de son regard sa fragilité qui transpirait au-delà de ses mots. Petite chose. Elle avait pour totem la panthère, mais la bête était acculée. Elle avait besoin d'un maître, évidemment. Ce n'était pas une affaire de domination, elle n'agissait pas comme un loup ayant besoin d'une hiérarchie, mais plutôt d'un repère. Il le lui offrirait, jusqu'à devenir dépendante, voir totalement perdue dans l'immensité de ce monde sans son maître. Il prendrait le temps de l'apprivoiser. Elle feulera, puisqu'elle n'aime pas parler. Elle le détestera, puisqu'elle n'aime personne. Et, elle poserait inlassablement la même question. Pourquoi moi ? Encore et toujours le même refrain. Parce que je n'aime pas les potentiels gâchés, encore moins sous les balles des chasseurs. Vous sous-estimez vos talents, mademoiselle. Et, contrairement à ce que semblez croire, les métamorphes capables de revêtir une forme semblable à la vôtre son rare. Je suis un collectionneur, mais je crois que vous l'aviez déjà deviné, ajouta-t-il avec un léger rictus. Et, il aimait les jolies choses, de grande valeur, comme cette belle trouvaille arrachée aux chasseurs qui cherchaient à tuer la panthère qui rôdait autour de Ross Creek.

Elle ne tient pas en place, Andy. Comme un lion en cage, elle se lève pour quérir une liberté conditionnelle, un claquement de langue retentit dans le salon. Des notions de dressage seraient sans doute nécessaires, finalement. Je sais, mais vous portez le principal, dit-il en désignant son propre cou pour rappeler la présence du collier à la panthère. Elle devait sentir son poids sur sa nuque. Néanmoins, on allait lui apporter des affaires afin qu'elle puisse se vêtir, une histoire de décence pour le commun des mortels. Le vampire trouvait sa soumission trop prompt pour être acquise, mais il n'était pas orgueilleux au point de croire qu'un claquement de doigts serait suffisant. Installez-vous dans vos appartements, pour commencer. Tâchez de les investir et de vous les approprier à l'avenir, je ne vous veux plus à dormir dans les arbres de la forêt ou motel à l'entrée de la ville. Vous trouverez le nécessaire pour être joignable, soyez-le, sinon je vous traquerai pour vous remettre en cage le temps d'y réfléchir. C'était également un moyen de s'assurer que la panthère se portait bien, évidemment. Darell n'aimait pas que l'on touche à ses affaires. Vous trouverez un ordre de mission sur la table de votre salon, des informations à propos d'un vieil ouvrage venant d'un temps perdu, qui traîne dans la bibliothèque d'un de mes semblables. Mon avion décolle dans 36 heures. Rapportez-le moi, afin que je puisse avoir un peu de lecture pendant mon vol. Et, accessoirement, si elle voulait avoir une chance de se voir débarrassée du collier... L'heure tournait déjà. C'était court pour étudier les lieux, mais certaines personnes travaillaient mieux sous tension, et cette panthère était une véritable boule de nerfs.


N.8 - une semaine


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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyMer 5 Déc - 13:18



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MISSIO
N-9


Les traits s’impriment à la cabèche, tout comme la pièce et ses meubles et ses objets. Défaillances qui s’amènent, la violence en pulsion meurtrière. Et je le mire, prunelles s’ancrant aux siennes pour les soutenir dans un élan suicidaire. Je ne suis qu’une petite chose, une pièce rare de ta collection comme tu aimes l’appeler. Et si je m’abîmais sciemment ? Labourant la chair, tuméfiant ce minois qui te plaît tant. Est-ce que tu serais fâché, contrarié, Baron ? Est-ce que tu viendrais me punir un peu plus ? M’attacher, m’enfermer ? Et pour quoi ? Quel plaisir tu pourrais en retirer ? Tout ça n’a aucun foutu sens. Pas plus ça, que le fait que tu te la joues bon samaritain qui veut faire sa bonne action de l’année en sauvant une pauvre petite âme à la dérive. Tu fleures le mensonge, Baron. Celui qui pique le nase et donne la gerbe. Et je m’efforce de ne penser à rien, rien qu’à ce collier, rien qu’à cette liberté amputée. Pour ne pas qu’il sache, qu’il devine, qu’il comprenne. Et ne rien avoir à perdre si ce n’est soi-même. C’est déjà beaucoup, beaucoup trop. Il cingle, referme la corde invisible autour de mon cou jusqu’à me priver de mon air. Les appartements à investir sous peine de quoi ? De le voir débarquer pour m’enfermer dans une petite cage d’acier. Je ne dis rien, n’exprime rien qu’un vide à l’intime. Les prunelles flottent sans jamais être attirées par quoi que ce soit, surtout pas par lui. Et les paroles percutent, violentent l’intime. L’ordre de mission posée là, quelque part, sur une table de salon. Je ne sais pas lire, Baron. Alors ça risque d’être un peu compliqué, tu vois, de faire ce que tu veux que je fasse. Gêne palpable, myocarde qui s’enflamme, bat trop vite et trop fort. Partagée entre l’envie de ne rien dire et celle de miauler le souci. Pognes qui deviennent moites et visage qui se décompose petit à petit. Sensation de n’être que son clébard. Vole, rapporte, c’est bien, brave bestiole. Ça fait se comprimer la cage thoracique d’une façon désagréable, indescriptible. Il n’y a plus de mots, rien que des silences en guise de réponse. Je reste plantée là, sans bouger, avec des pourquoi qui me fracassent le crâne. Je reste là, sans bouger, avec l’envie folle de le tuer ou de me défenestrer. Je reste là, à m’asphyxier, de cet air dont il me prive et des faiblesses qui m’oppressent. Quelqu’un s’amène, un peignoir en coton fin qu’il tient du bout des doigts. Ça sent la lessive, la lavande. Je le quitte sans rien dire, le Baron, termine de saloper son sol de la flotte qui s’écoule le long des guibolles et des petons.

On traverse des couloirs, des escaliers, ils sont quatre. Quatre à m’encadrer, me surveiller, pour ne pas que je me tire, qu’il me prenne l’envie de buter quelqu’un ou de foutre en l’air quelque chose. Je m’attends à un truc miteux, un bout de cagibi, une piaule encore plus étroite que ce que je possède déjà, une cage avec des barreaux. Mais rien. C’est même plus grand, putain. Il y a des grilles aux fenêtres qui viennent gêner la vue. Le plafond est trop haut, donne le vertige. Une petite table et une chaise, un lit avec une putain de lampe de chevet. Deux petits fauteuils et une table basse. Je me demande vous vous êtes trompés, non ? C’est quoi l’entourloupe ? Je retiens par le bras, l’un des connards qui me braque tout aussitôt avec un flingue ainsi que les trois autres. –Ça va ! Ça va ! J’ai juste besoin de lui, là, je vais pas le manger, j’ai le ventre plein. Je soupire, tire un peu sur la manche du type qui ne veut toujours pas me suivre. T’es con ou tu le fais exprès ? –Je lis mal l’anglais. Si tu me lis rien, je vais pas pouvoir faire ce que ton boss veut que je fasse et je dirai que c’est de ta faute. Mais après, si vous préférez me tirer dessus, allez-y, hein. Défi merdique lancé. Je suis à peu près certaine que vous êtes là juste pour faire jolie, pour m’impressionner. Votre Baron de merde, il ne pourrait rien faire de ma carcasse trouée sous cette forme. Même pas bonne à être empaillée.
Ils se regardent, jaugent la situation. Finalement, ils sont deux à rester, pendant que les deux autres patientent sagement derrière la porte. Si l’un continue de me braquer, comme prêt à me buter au moindre faux mouvement, l’autre remet le cran de sécurité de son flingue, le range dans son holster et empoigne la paperasse qui trône au beau milieu de la table basse. Il lit, explique, montre, lit encore avant de me laisser avec un plan que j’analyse rapidement. On m’apporte des fringues, le genre noir et moulant, si bien que je me demande si c’est une blague. À quel moment on a pensé que j’étais Catwoman, au juste ? Je soupire, passe dans la petite salle de bains qui me fait penser à celles qu’ils ont dans les hôpitaux. Le genre où tu ne peux même pas te suicider tranquille. Seconde douche pour frotter, frotter encore, à rendre la chair à vif. J’ouvre la porte, constate que les deux types sont toujours là, la referme dans un mouvement d’humeur, râle parce que je n’ai pas de cigarettes ; me planque sous les draps, les mauvais traitements ont épuisé la carcasse qui pionce dès les premières secondes. C’est l’odeur de bouffe qui me tire de mes cauchemars. Une jeune me rapporte mon petit-déjeuner, du bacon, des œufs au plat, du café et un jus d’orange. –Je pourrais avoir des cigarettes ? Que je lui demande. Mais elle ne parle pas, la blondinette. Elle ne fait que me mirer sans prononcer la moindre syllabe. Sa tête glisse un rapide non pendant qu’on ne la regarde pas. Super, génial, je vais être de bonne humeur, comme si avoir un collier et être ici n’était pas déjà difficile à encaisser. Sous le front, fourmille les possibilités. Et trouver ce connard d’Aloïs pour qu’il retire cette merde à mon cou. Possiblement retrouver Django, non, ne surtout pas retrouver Django. Le prénom veut s’effacer, avec tout ce que ça peut soulever à l’intime. Pour que ce soit plus facile, plus simple à encaisser. Pour qu’il ne puisse pas s’en servir contre moi, contre lui, le Baron. J’élude en bouffant, me contente de regarder à travers mes barreaux, le soleil poindre au lointain. L’anxiété retourne le bide, file la nausée. J’ai besoin de sortir, de respirer. Je récupère les plans, sors sans un bonjour, ni même un regard pour les types qui veillent. Et le dehors apparaît comme une délivrance. Un petit bip m’arrête toutefois, dès que le premier peton foule l’extérieur. Le collier vient d’activer son putain d’émetteur. L’acier pèse lourd à la nuque, file des raideurs. Mon pick-up est garé juste là, les clés sont sur le contact. Je crois que j’ai pas besoin de me demander si tu sais où je vis. Évidemment, que tu le sais. Marche arrière, la caisse percute une jardinière dont je me fous, première et accélération, creusant un sillon dans les graviers et l'échappée.
Musique à fond comme pour s’empêcher de penser, pour ne pas dévier de la trajectoire. T’as dû mettre un traceur sur ma bagnole, tu vas connaître exactement le moindre de mes trajets parce que tu ne me fais pas confiance. Et t’as raison de pas me faire confiance, mais ça m’emmerde, tu vois. Les paumes frappent le volant. Même au-dehors, je me sens prise au piège. Je rage et enrage, voudrais seulement me tirer, mais comprends parfaitement que ce ne sera pas possible. Pas avec un collier, pas avec ma voiture. Alors je me rends à l’adresse indiquée sur le plan. Repère la maisonnée à travers les broussailles. Je patiente, me déplace, étudie rapidement, cherche le meilleur angle, le meilleur moment. Ça s’étale sur plusieurs heures avant que je ne me décide à rentrer. Machinalement, je prends le chemin de ma piaule, comprends trop vite que je dois faire demi-tour dans une angoisse qui me bousille. Et je m’arrête au milieu de l’avenue, me prends les klaxons des automobilistes mécontents. J’ai envie de chialer, ouais. Juste chialer. Les doigts s’acharnent sur le collier jusqu’à s’esquinter. Ça me fait suffoquer. J’achète des clopes sur le retour. Une dizaine de paquets trônent sur le siège passager. J’ai eu le temps d’en fumer sept avant de retrouver la demeure de ce connard. Le type dit que je n’ai pas le droit de fumer. Je lui balance mon mégot à la gueule et claque ma porte. C’est plus tard dans la nuit que j’y retourne, incapable de trouver le sommeil. Pas félins conduisant jusqu’à la maison, plan appris par cœur. Masse fine se dissimulant dans les ombres. Crocheter la serrure, désactiver l’alarme dont le code figurait sur les papiers. 558913. Âme qui navigue dans le couloir, me force à me planquer. La lumière du plafonnier s’allume, le visage du type est crispé, persuadé d’avoir entendu un quelque chose, comme un déplacement dans l’air. L’organe pulse et pulse. Je suis à deux doigts de sortir de ma cachette pour lui balancer que je suis là pour le voler, qu’on me force à le faire, mais qu’il pourrait peut-être m’aider. Mais j’ai pas confiance. Ça doit juste être un test à la con, sans doute que ce gars sait déjà que je suis là, joue une parfaite comédie pour me mettre en condition. Avant, exécuter un contrat, c'était facile. C’était facile puisqu’il n’y avait que moi et aucune chaîne, même invisible.

Le précieux entre les mains, dont je ne saisis pas le titre, juste la couverture de cuir et les quelques gravures. Je m’extirpe de la maison sans un bruit, rencontre un clébard qui se tait aussitôt le grognement enfle et s’extirpe du gosier. Plus puissant, dominant. Il couine et se tire, oublie ma présence et me laisse repartir. Il est dans son petit salon, Baron. Je n'attends pas qu’on m’annonce, passe devant le type et largue l’ouvrage devant lui, sur la petite table. Les bras se croisent sous la poitrine, les cernes dégueulassent la trogne épuisée. –Voilà, il est là, votre bouquin, Baron. Long silence. –C’est sympa d’avoir rapatrié ma bagnole, y a du jeu dans la direction d’ailleurs, si jamais. Si jamais t’as envie de la faire réparer, tu vois, vu que j’imagine que t’as pas envie que je me plante et que vu que t’as pas demandé mon autorisation pour y placer ta merde de traceur… –C’est vraiment nécessaire, la montre connectée ? J’y comprends rien. Un téléphone simple, sans trente-six applications, ça aurait été tout aussi bien et je sais y répondre, au moins. Moi, les gadgets, ça ne m’intéresse pas, ça demande de lire des trucs, des trucs que je sais pas. Bouton vert pour décrocher, bouton rouge pour raccrocher, le pavé numérique pour composer. C’est à peu près tout ce que j’ai besoin de savoir, moi. Les phalanges glissent dans le collier qui a déjà apposé sa marque sur le derme. La nuque tente de se détendre. –J’aurais pu aller voir les flics, Baron. Expliquer les menaces, le collier, la cage, tout le bordel qui se trame ici. J’aurais pu m’enfuir, ouais, malgré la puce et tous ces trucs qui servent à clignoter sur la carte numérique de ton écran. Mais je suis là, et j’ai rapporté le bouquin. Je fais ce que tu demandes, tu devrais être content.

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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyVen 14 Déc - 12:10



Andy & Darell - Captive


La panthère gardait le silence, mais ce n'était pas pour autant qu'elle fermait sa gueule, car Baron pouvait entendre l'animal grogner dans son esprit. Elle restait là, jaugeant sa proie, tel le prédateur qu'elle était. Dans ce mutisme, la conversation se poursuivit entre les deux créatures, au travers d'un langage corporel plus expressif encore que les mots. La métamorphe avait du caractère malgré les brisures sur son être, qui avait colmaté les brèches, comme dans l'espoir de revêtir un blindage impénétrable. La peau de Darell était semblable à du marbre, elle encaissait sans trembler les provocations du félin sauvage, mais ce n'était pas aussi aisé que la situation le laissait penser. Ce serait long pour apprivoiser l'animal qui ne souhaitait pas se sociabiliser. Le vampire y parviendrait, sans quoi elle ne survivrait pas, trop capricieux sous l'échec pour accepter de lui offrir le droit de respirer si elle ne lui appartenait pas. Mais, il n'en doutait pas, elle trouverait son compte à cette ascendance sur sa personne. Pas aujourd'hui. Pas demain. Dans le temps. Et, Darell allait lui donner du temps, chaque précieux grain de sable dans son sablier. Il était ainsi, il aimait posséder des objets et êtres d'exceptions, pour le plaisir de les compter parmi son patrimoine, mais également d'élever les âmes. Donnant-donnant, même s'il prenait beaucoup aux yeux extérieurs.

La mission énoncée, le délais imposé, il nota les efforts de la jeune femme pour rester sur ses positions. C'était tout à son honneur. Une légère ondulation émanant d'Andy vint caresser les sens du vampire, trahissant une certaine angoisse, mais elle fit front. Encore. Courage et téméraire, il aimait ces traits de personnalité. Le regard de Darell se posa sur sa montre alors qu'on venait lui apporter le nécessaire pour se couvrir. 36 heures, Andy. Nous nous revoyons dans 36 heures. Il n'en doutait pas un instant, même si elle partait avec sa dignité blessée, tel un chaton vexé. Oh oui, elle reviendrait avec l'ouvrage, même si elle possédait nombreuses possibilités de s'échapper. Mais, pour aller où ? Elle voulait sa liberté conditionnelle donnée par la libération de sa gorge entravée. Elle n'avait pas d'autres choix, mais son comportement dans ces 36 heures seraient des plus intéressants et révélateurs. Alors, Darell quitta le salon qui serait épongé par ses domestiques, puis remonta à son bureau pour travailler sur ses affaires, un œil sur les écrans et la trace de la panthère.

Tout était planifié, comme toujours, Darell n'aimait pas le hasard, convaincu que celui-ci n'existait pas. Le dossier était complet. La mission préparée, au point de penser à une sorte de test grandeur nature. Certes, il s'agissait d'une mise à l'épreuve, mais le vampire préférait ancrer Andy dans la réalité. Cet ouvrage, il l'avait repéré à une vente, celle où il fallait davantage que montrer patte blanche pour entrer. La nature féline était adéquate pour se terrer dans l'ombre, avec patience et observation. Andy est une chasseuse dans l'âme, avec un température sauvage et indépendant. La survie pour leitmotiv. Darell n'avait pas poussé jusqu'aux caméras dans son lieu de vie, simplement quelques hommes pour commencer, mais il traquerait la metamorphe par tous les moyens à sa disposition grâce aux technologies.

Et, avec une certaine satisfaction et une touche d'amusement, Darell put observer le point se déplaçant sur la carte. Il avançait. Vers sa survie. Faisant le nécessaire. Elle revint au bercail avec son vieil ouvrage dont la langue était perdue, sauf pour ceux ayant traversé les âges, et encore. Le maître de lignée avait quitté son activité pour rejoindre un des salons de la demeure, de ceux qui n'étaient pas personnels afin qu'elle puisse y pénétrer. Darell l'attendait, évidemment, posant son regard sur la jeune femme qui s'avance avec son butin. Son attitude restait impassible, mais le vampire ne put retenir une légère moue quand elle posa le livre sans aucun respect, alors que la valeur de sa vie n'égalerait même pas une page de son contenu. Il lui adressa un regard sévère, mais apprécia la marque de politesse. Elle apprenait vite, la gamine. Il saisit l'ouvrage entre ses doigts, avec une certaine précision et minutie. Ceci est un codex, Andy, pas un simple "bouquin", corrigea Baron qui aimait la justesse. Son regard se braqua un instant sur la panthère qui le remerciait avec cynisme pour sa voiture. En effet, il savait où elle habitait, et il avait rapporter des éléments familiers pour mieux la contrôler. Vous pourrez utiliser une voiture du parc ou choisir un nouveau modèle à votre goût, si vous préférez. Autrement, faites parvenir la facture à ma comptable, dit-il d'une voix distante alors qu'il examinait l'ouvrage dont les pages étaient marquées par le temps. L'argent n'était pas un problème, il se moquait éperdument de le dépenser, surtout quand ce qu'il considérait comme un "outil de travail". Ce n'était pas pour l'acheter, juste pour qu'elle réalise ses missions correctement et dans les délais impartis.

Le vampire détourna son attention du trésor pour le poser sur un second, la panthère qui se plaignait des gadgets imposés, notamment celui à son poignet. La montre est un second moyen de communication, plus rapide que le téléphone, et programmée avec des numéros d'urgences. Vous apprendrez à vous en servir, Andy, vous n'êtes pas idiote. Sans compter la technologie GPS embarqué. Darell n'aimait pas qu'on touche à ses affaires, il veillait sur ses investissements et ses créatures. Le 1 vous permet de joindre Sandra, en charge de trouver des informations sur les butins à récupérer. Le 2 vous mettra en relation avec un de mes généraux, à utiliser en cas d'urgence. Le 3 est ma ligne d'urgence personnelle, si vous jugez que le cas dépasse le seuil du numéro 2. Sinon, favorisez les messages ou les mails sur mon numéro personnel, vous avez une fonction vocal pour permettant de dicter pour l'écrire. Il va falloir remédier à votre illettrisme au plus vite, Andy. Ses hommes le lui avaient rapporté, bien sûr.

Il entendait le raclement de ses ongles sur le collier qui enserrait toujours sa gorge. Vous auriez pu, mais vous ne l'avez pas fait. Constat sans appel. Inutile de dire qu'il possédait des indics chez les flics et qui croirait cette panthère tenue en cage, hmm ? En effet, vous avez réalisé votre mission avec succès, et je suis un homme de paroles. Approchez, intima-t-il en désignant la place vide sur le canapé. Ses doigts froids poussèrent les cheveux de la jeune femme afin d'accéder à sa nuque, cherchant le mécanisme d'ouverture, pendant qu'on faisait venir un des sorciers à son service pour déverrouiller le collier. Vous vous souvenez, je ne veux pas vous retrouver à dormir dans les arbres sous votre apparence animal. Sinon, j’opterais pour une forme plus discrète de blocage. Le sorcier entra pour s'occuper de l'enchantement pendant que Darell insérait une petite clef qui provoqua un "clic". Il y a-t-il des objets que vous préférez trouver ou encore une zone géographique ? Vous risquez de voyager pour votre travail, votre statut sera relié à un emploi de ma société et vous toucherez un salaire chaque mois. Vous avez des questions, autre que "pourquoi" ?  



N.10 - deux semaines


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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyMar 18 Déc - 14:56



I'm an animal
you're an animal


Don't know what you want from me
You don't even know my name
Tell me what you want from me
You don't even know my know
MISSIO
N-11


Ça m’assomme, le coup de la bagnole. Ça m’assomme parce que je ne saisis pas très bien nos rapports, comme je ne saisis pas ma place dans toute cette mascarade. Je m’en fous de son fric, de son parc blindé de jolies voitures dernier cri. Je m’en fous de cette chambre plus grande que ma piaule merdique dans un quartier pourri de Ross Creek. Je m’en fous, ouais, je m’en fous, parce que je ne suis pas libre. Et cette pensée est douloureuse, elle encombre le système nerveux, fait se tendre les muscles et les tendons. L’acceptation impossible et les envies de fuite, toujours, tout le temps ; comme le clébard enragé tirant sur sa corde quitte à s’en asphyxier. Sous le front, il n’y a plus que le Baron et cette prison, qu’importe sa couleur, qu’importe ses ouvertures sur le ciel triste. Tout le reste est oublié, rangé dans un coin du cervelet en attente d’être traité. Parce que je vais mourir, ouais, je vais mourir, ici. Par sa main ou par la mienne dans un élan d’espoir ou de désespoir. Je vais y caner, de cette corde invisible qui me fait suffoquer et dérailler. Jusqu’au jour où je vais décider de te tuer, Baron. De te mordre un peu plus fort, t’éclater ta petite gueule entre mes crocs et peu importe que je n’y parvienne pas, que tu m’arrêtes ou que tes petits cons m’arrêtent. Je le ferais, ouais. Resserrer mes mâchoires autour de tes chairs dans l’espoir fugace de te goûter, te grignoter, te déchiqueter. Tu me rends dingue, dingue de la plus moche des façons, Baron. Je me plains, parce que je peux encore le faire. Technologie à chier dont il m’orne comme une jolie poupée. Je n’y vois pas là, de la praticité, juste un peu plus de chaînes autour de la carne. Mot compliqué qu’il largue entre les lippes, ce mot qui désigne mon incapacité à lire et à écrire. Ça me fait gronder, mais pas répliquer. La honte me bouffe la bidoche, ce truc sale qui me tord les entrailles. J’ai pourtant envie de lui claquer que j’ai pas besoin de toi, connard, je me démerde toute seule depuis des années sans que personne ne vienne s’enquérir de mes connaissances ou de mes compétences. Et j’en ai presque envie, apprendre et comprendre ces lettres qui forment des mots, alors je me la boucle, ouais, je la boucle, décide de parler de ce collier qui me pèse et que je veux qu’il retire. L’Autre ne l’aime pas, l’Autre n’en peut plus de sa muselière. Je le lorgne de traviole quand il montre la place à ses côtés, j’hésite, j’hésite une poignée de secondes avant de m’y installer. Lorsqu’il me touche, j’ai envie de le bouffer, pousse ses mains pour tenir moi-même mes cheveux. Ne me touche pas. Ne me touche jamais. Je ne suis pas à toi de toutes les façons que tu crois. Je ne serais jamais à toi de cette façon-là, ni aucune autre, en réalité. Jamais. Tu comprends ? Jamais. Tu peux m’offrir un job de rêve, trop bien payé, des accessoires, une garde-robe, une nouvelle bagnole. Je ne serais jamais à toi. L’échine se tend lorsqu’un autre fait son entrée, qu’il balbutie des trucs incompréhensibles. Le baron me parle comme si j’étais une enfant et il me prive, il me prive de ce plaisir solitaire, de celle que je suis. –Vous ne pouvez pas changer ce que je suis, Baron, que je souffle plus pour moi-même que pour lui. Le clic retentit et je me lève dans un bond, un peu trop vive, faisant se crisper les types autour qui toujours, toujours surveillent ce con. Je le claque par terre, le collier, marche et marche et passe ma mimine autour de mon cou dans un soulagement passager. Parce que ça ne change rien, parce qu’il y a toujours cette puce sous le derme, celle qui fait que je t’appartiens. Plus vicieux qu’un collier, invisible et pourtant, ouais, pourtant, ça me démange de me l'arracher. –Des objets magiques, des bricoles chez des particuliers ou à déterrer. Partout. Partout ailleurs, où vous voulez. Mais pas ici, plus ici. Parce qu’ici, il y a Lui. Et je dois partir, il doit oublier. Il doit oublier parce que c’est mieux, parce qu’il va en crever et que je ne mérite pas qu’on crève pour moi. Parce qu’il a ses vengeances et moi mes problèmes, qu’on savait que ça finirait sans savoir que ce serait tôt, trop tôt. Parce qu’il mérite mieux, mieux qu’une fin merdique à mes côtés, que c’est nul, ça, c’est nul, ouais. Et que c’est pas grave, pas vraiment grave ou très grave, qu’il trouvera une fille rangée, le genre qui ne disparaît pas dans la soirée. Le cœur se serre dans la poitrine à cette simple pensée. Parce qu’il est à moi, Django, parce que je suis à lui, aussi. Mais pour combien de temps, encore ? Et je ne sais pas, je ne sais pas et ça me bute. Et je range ça dans un coin, je le range et le couvre de crasse comme pour l’oublier, comme pour que ça ne fasse plus mal. Mais ça fait mal. Encore. –Le type qui va m’apprendre à lire, il vient demain ? Et je vous vois quand, vous ? Je fais ma vie comme bon me semble, jusqu’à ce que vous ayez besoin de moi ? À quel rythme ? Et si je ne veux pas dormir ici. Et si je veux retourner dans ma piaule merdique ? Elles sont où, les limites, Baron ? Jusqu’à quel point, vous pensez me détenir, au juste ? Je veux savoir à quelle sauce, tu veux me bouffer, j’estime que j’ai le droit de savoir, en vrai. J’estime que tu me baises suffisamment assez sans que j’y prenne le moindre plaisir qui plus est.

Je me penche et m’appuie sur le dossier du fauteuil, face à lui. –Il est où le piège, ça semble presque trop parfait, tout ça. Vous me payez, vous m’hébergez, vous subvenez à mes besoins et j’ai pourtant l’impression d’être votre putain. L’Autre roule sous la peau, l’agacement et l’énervement tiraillent la tripaille. Tu m’as volé ma vie, Baron. Tu me la voles et tu la piétines jusqu’à ce qu’il ne reste rien. Mais rien ne change. Il n’y a que la vengeance qui enfle lentement dans le bedon jusqu’au jour où ton argent ne me suffira plus, que mon honneur sera beaucoup trop sale pour que j’en ai quelque chose à battre de crever. Je louvoie, caresse l’accoudoir, m’installe le port de tête beaucoup trop fier quand l’Autre éclate la chair à mes pognes et que je les planque, derrière mon dos. Il faut que je sorte.

**********

Je regagne cette chambre qui sent la peinture et le neuf. Elle ne sent pas encore moi et j’aimerais qu’elle ne le sente jamais, en réalité. Je m’y sens mal, j’y étouffe. Les fenêtres sont définitivement closes et les types surveillent toujours, toujours, me rappelant sans cesse ma captivité. Je fume à l’extérieur, assise sur les marches. Ici, personne ne me parle, ils passent à côté de moi comme si je n’existais pas, comme si j’étais rien qu’un objet, une statuette, une poupée. Le genre qui ne mérite pas que l’on se retourne sur elle, jamais. Et je crois que j’ai envie de chialer, ouais, ça me fait renifler un peu trop fort, ravaler la glaire qui s’amène. J’écrase le mégot du bout de mon godillot, m’enferme dans ma bagnole, extrait une bouteille de la boîte à gants. Un fond de bouteille qui traîne là depuis des jours ou des semaines. Et je bois, avec l’envie de me noyer dans mon dégueulis, je bois, en espérant que ça fasse taire les réminiscences qui me bousillent. Je bois pour oublier, à défaut de pouvoir le faire pour de vrai, à défaut de pouvoir me charcuter le crâne pour t’en extirper. Ce serait plus facile. Ouais. Plus facile. L’espoir disparaît, ne reste que les carcans, les peurs, les suffocations et les pleurs. Ne reste que les vides et les creux, et les plaies, et le purin.

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Darell M. Baron
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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyJeu 20 Déc - 16:33



Andy & Darell - Captive


La nervosité ondulait sous l'épiderme de la métamorphe, son énergie provoquant une décharge électrique lorsque les doigts froids de Darell se posèrent sur sa peau chaude. Elle repoussa ce contact avec vélocité et hargne, la part animal manquant de faire vibrer sa poitrine sous la contestation. L'esprit se rebellait, Andy se débattait avec la force du désespoir alors que le vampire enfonçait sa tête sous l'eau, pour mieux l'en sortir dans les temps à venir. Bien sûr, il essuyait parfois des échecs, devant employés d'autres méthodes pour briser la créature ou tout simplement se résoudre à s'en débarrasser. Darell supportait difficilement l'échec et la perte d'une possession, car les surnaturels étaient rares, malgré une sorte concentration à Ross Creek depuis la distorsion de l'équilibre. Vous n'êtes rien, Andy. Tout reste à faire, répondit-il d'une voix calme. L'arrogance de ce propos se posait, mais l'exactitude de ses mots était d'une justesse incontestable. Vérité implacable et blessante. Je vous demande de conjuguer vos deux parts, humaine et animale, pour que votre nature devienne une force. Faites preuve de discernement, optez pour votre forme féline quand le moment est opportun ou sécurisé. Juste un peu d'esprit, pour éviter de se retrouver avec une balle de chasseur averti ou une fléchette de tranquillisant.

Il entendit son besoin de fuir dans sa réponse. Partout ailleurs. Le monde était vaste, mais Darell en connaissait de nombreux recoins, même si le temps tournait trop vite pour figer les souvenirs à la réalité. Mais, au travers de son réseau, elle ne pourrait pas lui échapper, sauf s'il acceptait de fermer les yeux assez longtemps pour que le chat devienne la souris. Il appréciait être le traqueur. Malgré les chasseurs de trésor sous ses ordres, Darell aimait dénicher lui-même certaines pièces, pouvant parcourir les continents pour réaliser sa quête ou simplement récupérer ce qui lui appartenait. Alors, il enverrait Andy aux quatre coins de la planète, mais elle reviendrait quand il l'exigerait. La panthère posait des questions, souhaitant connaître la longueur de sa laisse, les frontières de sa liberté conditionnelle. Un piège. Elle était déjà dans le piège qui s'était refermé sur elle, comme une machoire sur une gorge, les crocs plantés dans sa chair. Vous viendrez dans mon bureau dans trois jours, à 8 heures, ce sera l'idéal pour l'apprentissage. Je serai votre professeur. Pas toujours, évidemment, ces apprentissages demandaient de la rigueur et de l'investissement. Darell avait à faire, pour sa lignée et ses entreprises, mais il prendrait le temps de lui enseigner les rudiments de la lecture et de l'écriture. Elle serait contrainte de supporter sa présence, qui deviendrait doucement une habitude, puis une familiarité. Elle allait lutter, évidemment, et feuler, cracher et rugir. Mais, elle allait s'habituer, comme toute chose, on s'habituait même au pire.

Darell plongea son regard d'acier dans les iris sauvages de la panthère. Je vous vois quand je le désire ou si vous le souhaitez, je tâcherai de me rendre disponible. Me satisfaire est votre nouvelle et unique priorité. Le rythme des missions sera aléatoire, selon les informations collectées, mais sachez que j'apprécie les initiatives à sa juste valeur à condition qu'elles ne mettent pas votre vie en danger. Recroisez avec Sandra si nécessaire pour récupérer davantage d'informations. Je veux que vous séjourniez dans vos appartements, nous verrons à l'avenir si vous mérite que je vous accorde une certaine émancipation, ajouta-t-il comme une carotte devant son nez. Vous avez la liberté de circulation à Ross Creek et ses environs, tant que vous restez joignable. Vous pouvez profiter des espaces de l'hôtel auxquels vous êtes autorisée. Quant à votre dernière question... jusqu'à votre âme, Andy. Pas un battement de paupière, son visage avait affiché un sérieux olympien et assumé. Corps et âme. Cette dernière viendrait, car il fallait encore la dompter et apprivoiser la créature. Il serait patient. Vous êtes ma créature, corrigea-t-il. Un trésor aux yeux d'un vieux connaisseur comme moi. Et, je prends toujours soin de mes affaires. Je pourrais vous détenir en cage, Andy, vous promenez en laisse quand cela me chante, mais j'en attends tellement plus de vous. Ne faites en sorte que je vous traite ainsi, car je serai le seul à prendre du plaisir. De nombreuses lignées avaient été massacré, il s'efforçait de les perpétuer, ne pouvant s'empêcher de les collectionner. Il pourrait ainsi observer son comportement, celui d'un fauve, et ses caractéristiques, sans compter ses talents de voleuse.

Et, la tension fut à son paroxysme. L'effluve féline vint chatouiller les sens du vampire qui devinait le besoin de se cacher et de se dérober. Elle avait affronté. Il était temps de se mettre en sécurité. Nous en avons terminé. Vous pouvez disposer, Andy. Darell se leva, prêt à se diriger vers sa voiture pour l'aéroport. Il serait de retour dans deux jours, après son voyage, et attendait à voir la demoiselle devant la porte de son bureau le lendemain.


N.12 - 1 semaine


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MessageSujet: Re: I'm an animal, you're an animal [PV]  I'm an animal, you're an animal [PV] EmptyLun 31 Déc - 23:08

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