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 Il affranchit le rubicond [Sandra]

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Vampire

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Date d'inscription : 25/10/2018
Messages : 45

MessageSujet: Il affranchit le rubicond [Sandra]  Jeu 1 Nov - 10:00

Le Commandant Damasio était une femme de consistance, du moins c'était ce qu'elle se plaisait à croire. Le jour où il avait fallu répondre à l'appel de son Sire, et que la réponse avait été favorable, elle avait déjà mesuré les responsabilités d'un tel choix, quel qu'il pût être. Il fallut peu de temps après l'arrivée officielle dans cette déplorable bourgade, pour concevoir que resserrer les rangs n'avait pas de sens s'ils étaient délités de part et d'autres de la ville.

Ainsi avait-elle pris quartier au sein de cet hôtel déroutant, assassinant deux siècles d'efforts pour mettre un monde de distance entre elle et ses funestes origines ; condamnée à en supporter son architecture, sa décoration qui laissait trop peu de place à ses propres merveilles et ses habitants étouffants. Quant à son Sire, se consolait-elle souvent, cette ville est si petite que j'aurais éprouvé sa présence de part en part. Elle s'accommodait dans le confort de quartiers indépendants, qui en plus de l'épargner des autres présences la plupart du temps, permettait l'allée et venue d'hommes et de femmes pour lui faire des rapports ou seulement la nourrir, sans croiser d'autres exemples de service dont elle n'approuvait guère l'inspiration. Madame frissonnait, ni plus ni moins, à l'idée que l'un croisât cet homme si exalté par la morsure, ou encor cette femme au cerveau délavé, qu'Oscar elle-même supportait avec inconfort.

Pragmatique avant tout, Madame préférait aux pulsions et aux enchantements des âmes, le réel placide d'une rémunération ou d'un contrat social. Les Hommes lui étaient toujours apparus bien assez hypnotisés par l'argent ou les avantages, pour nécessiter d'autres formes de fascination dans leur échanges. Et s'il arrivait que l'un trahît sa parole - ce qui se produisait, plus souvent qu'elle ne pouvait en supporter - il n'y avait pas d'ambiguïté sur le châtiment qui lui était réservé ; pas de dilemme sur les voies passionnelles qui l'avaient poussé à agir, nulle turpitude quant à l'alchimie incroyablement complexe de son cortex à travers laquelle était passée l'hypnose. L'être avait fait un choix en pleine possession de ses esprits et il en assumait les conséquences - un gain de temps pour tout le monde.

Le Temps, ce sont des guerres qu'on remporte.

Ses maigres efforts avaient consisté à s'introduire aux divers intervenants dans des rencontres lapidaires et depuis, à son grand dam, à occuper les brèves heures de leurs journées de travail dans ce qui semblait être des bureaux aménagés, le quartier général en somme.
Madame Jefferson, en plus d'être la femme dont la compagnie la déroutait le plus, était malheureusement la seule dont Oscar estimait avoir besoin - tout comme elle préférait avoir un oeil sur elle. Cette forme de méfiance glanée dans la nécessité de ses talents pour le moins exceptionnels, avait de quoi flatter, et l'idée de caresser d'attention une femme qui n'avait encore pas fait ses preuves l'irritait encore d'avantage. Mais il avait bien fallu compter sur ses talents pour installer les systèmes de connexion à ses divers cellules et dépôts d'armement, hâtée par l'urgence de cet inventaire que trois décennies d'éclatement rendaient parfaitement herculéen. A la décharge de Sandra Jefferson, elle s'était employée à cette tâche avec efficacité et - du peu de connaissances qu'avait Oscar dans ce domaine - un véritable génie plus qu'un simple talent. Les hackers étaient bien l'espèce humaine la plus irremplaçable, bercée dans une génération que les vampires peinaient à rattraper avec autant de spontanéité. En outre, de par leur nature bien souvent anarchique et la propension de leurs activités à contourner des systèmes, il était extrêmement difficile d'en engager, encore plus de ne pas les craindre.

Ainsi et même si elle l'appréciait aussi peu que les autres, Oscar avait besoin de madame Jefferson, et s'efforçait de ne pas nier cette réalité par pêché d'orgueil.

Ce jour-là vint bouleverser l'équilibre semi-confortable de leur cohabitation dans une mutuelle indifférence. Isolée derrière la porte d'un bureau plus intime que les autres, Oscar lisait les rapports et dénombrait les effectifs, comme tous les autres jours avant lui. Une sonnerie trop familière perturba cette petite routine, celle de son téléphone d'urgence, qui ne la quittait jamais et qu'elle décrochait presque en toute circonstance - sous réserve bien sûr d'un combat ou d'un danger de mort. Comme il lui était arrivé trop de fois depuis l'invention du téléphone, le Commandant plaqua la communication à son oreille sans mot dire, attendit avec concentration le détaillé clair et rapide d'une autre catastrophe dans cette succession que lui semblait être parfois son existence.

Le Monde s'est déjà écroulé trop de fois autour du Commandant.

" Ouvrez le système de surveillance de Tijuana "

Arrivée dans la salle des ordinateurs comme un avion décollé du sol, Oscar oublia parfaitement son inconfort et se planta droit, rigide, à côté de la tête blonde. Elle ouvrit la communication sur haut-parleur, tandis qu'avec la rapidité qu'on attendait d'elle, Sandra Jefferson faisait apparaître l'image absolument affolée d'une base de données aux prises avec une intrusion barbare.

" Nos défenses ne tiendront pas, Commandant. Je ne sais pas comment c'est possible.
- Limitez les dégâts. "
sut se résigner aussitôt Oscar, le voix de glace et les dents serrées, à l'adresse de l'interlocuteur comme de Madame Jefferson. Madame était réaliste. Cette bataille-là était déjà perdue.

Un effondrement de plus.
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Humaine

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Date d'inscription : 16/10/2018
Messages : 21

MessageSujet: Re: Il affranchit le rubicond [Sandra]  Mer 7 Nov - 6:25

❝  Il affranchit le rubicond ❞Mon temps à la CIA me manquait parfois. Certes, je n’y suis pas entrée par la porte principale, mais il y avait une ambiance particulière à l’équipe dont je faisais partie. Parvenir à me sentir bien, entourée de visages méconnus me fit comprendre que je ne pouvais me définir que par mes mauvaises décisions. Qui sait, peut-être que le chemin emprunté était exactement celui que j’aurais dû suivre dès le début. Tomber pour apprendre à me relever, comprendre que toute action n’est pas sans conséquence, mais que la vie t’offre toujours une sortie de secours. J’avais piraté certains sites comportant de l’information dangereuse sans m’arrêter pour réfléchir à ce que je faisais. En conséquence, on me passa les menottes … et on aurait parfaitement pu me foutre en prison, car ce serait la suite logique des choses. Pourtant, on me permit de faire valoir mes talents. Une deuxième option, en quelques sorte, et elle me valu un boulot complètement hors-normes pour quelqu’un comme moi, mais qui me plut énormément. Ainsi, ce ne serait pas faut que de percevoir ma position actuelle, aux ordres d’un vampire complètement impitoyable, était également une ‘deuxième option’. Après tout, j’avais eu le choix … entre la mort et la vie. À en juger par les corps parsemant le sol, j’imagine que d’accepter un sombre destin ne m’apporterait rien de plus, et surtout, volerait le droit de vie de mon pauvre enfant. Le problème, c’est que parfois, je crois entendre cette voix qui me murmure des choses horribles. N’aurais-je été qu’un lâche, en refusant le trépas et en suppliant? Possiblement.

Perdue dans de telles pensées, je ne faisais que parcourir des pages web, à la recherche d’informations à propos de la prochaine cible dont le nom était la seule information qu’on me transmis. À partir de ça, je devrais trouver tout le reste, ce qui s’avérait assez épineux, à en juger par le manque de pistes, telles les cartes de crédit, les téléphones et les caméras de sécurité partout dans les grandes villes. J’allais recommencer en estimant les diverses possibilités de noms, à partir de celui que je possédais déjà, mais on m’interrompit. Cette voix, je la reconnus immédiatement. C’était la Commandante, ou du moins, c’était que qu’on disait d’elle. Son ton ne laissait guère de confusion; il fallait que je lâche ce que je faisais immédiatement. Comme un bon soldat, à l’écoute des ordres, je fis exactement ce qu’elle demandait. Comment faire autrement, de toute façon, alors qu’elle se trouvait juste à côté de moi? Le cliquetis du clavier se fit tout de suite entendre, et bientôt, sur les écrans, on ne put apercevoir que des pages et des pages de codage. Visiblement, la base de données se faisait attaquée par quelqu’un, et à ce que je compris, il n’y avait rien d’autre que l’on pouvait faire, sinon limiter les dégâts. C’est exactement ce que je fis, fixant blocage après blocage, déplaçant tantôt souris, tantôt fenêtre, les yeux à l’affût de chaque lettre, chaque chiffre, alors que les doigts pianotaient sans cesse. Je ne déposais mes mains sur la table que lorsque je jugeais les protections virtuelles sur cette base de données assez puissantes pour que même ces groupes de vandales du web ne puisse accéder. Je parcourais ensuite chaque parcelle de mot ou de ramassis de code pour percer le mystère. Et là, juste devant moi, je sus l’identité de l’intrus. Armada. Ce pseudo, je le connaissais que trop bien. Il n’y avait que lui pour me sortir un truc pareil. Conrad Jones. Il était parmi les meilleurs, un officier brillant malgré sa préférence pour l’informatique, et plus tard, il est devenu sergent. On s’entendait à merveille, et sa famille était certainement des plus aimantes. Ils m’accueillirent à bras grand ouverts, même en sachant mon passé. Nouvellement agente à la CIA, ils avaient toutes les raisons du monde pour ne pas me faire confiance … et pourtant, ils n’ont pas refusé de me voir, de discuter. « J’ai réussi à geler les données, les renvoyer sur un autre serveur. Ils vont croire que Tijuana n’était qu’un leurre. Et j’ai vérifié, toutes les autres bases sont quadruplement protéger. » Je garderais l’information pour moi. Je devais au moins ça à Conrad. Et puis c’était la seule liberté qu’il me restait, alors autant me battre pour garder les gens que je chéris loin du danger.  
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