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 there's always time for conversations || ft. darell m. barron

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Humaine

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MessageSujet: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Mar 30 Oct - 1:31


there's always time for conversations.
Chaque jour se ressemble, rien ne change vraiment. Ma routine s’est ancrée si facilement, c’est comme si je n’avais jamais connu quoi que ce soit d’autre. Il n’y a que Jack qui déroge parfois et qui me force à faire de même. Je ne peux lui en vouloir, car il est certainement ce qui m’apporte de la joie dans le cœur. Lui, et Vik, lorsque celui-ci n’est pas en mission. Malheureusement, il n’était pas à Ross Creek pour le reste de la semaine. Encore parti dans un recoin bien caché, à finaliser les tâches qu’on lui confiait. Ou devrais-je dire, que Darell lui confie, non sans que j’aie à chercher toutes les informations nécessaires. Une roue qui tourne, un processus qui se répétait sans que je ne m’en fasse de soucis. Car oui, même entourée de monstres, je ne ressentais plus aucun stress à marcher dans les couloirs. Je les côtoyais au quotidien, serait-ce donc ça? Non. Je n’avais aucune véritable explication. En fait, tout ce que je savais, c’est que j’étais étrangement … bien. Oserais-je même dire, assez confortable dans mon emploi actuel. Avec une salle remplie des outils informatiques les plus avancés, je retrouvais mes idéaux d’autrefois, ce vain espoir de pouvoir ‘changer les choses’.

Oh, mais rien n’était toujours rose. De temps à autre, quand je prenais une courte pause, une vague d’inquiétude me submergeait. Je repensais à ma famille, à la situation dans laquelle on se trouvait, et mon cœur se mettait à battre plus rapidement, mes mains devenaient horriblement moites. Mon corps en entier semblait vouloir lancer un signal d’alerte. Je n’en arrivais pourtant jamais à la conclusion qu’il me fallait partir. Tout, sauf ça. Pourquoi en arriver à ce point, dites-moi, alors que je ne devrais pas avoir de soucis à me faire? Presque comme un mantra, je me souvenais qu’il n’y avait rien à craindre. Je reprenais mon souffle et en revenais à mes tâches quotidiennes. Parfois, je communiquais avec Vik, et d’autres fois, je faisais le tour du web, dans les endroits les moins recommandés, en vue de trouver ce qu’on voulait de la prochaine cible. Que ce soit son horaire du temps, ses fréquentations, ses comptes en banque, … même ses magasins préférés … tout rentrait en compte, pour que mon mari puisse les retrouver rapidement et les … tuer. Des créatures, pas des humains. Un autre moyen de me rassurer, une raison pour laquelle je ne devrais pas hésiter dans ce que je fais. Qu’ils s’entre-tuent, tant que ça ne m’affecte pas.

L’heure du lunch sonna bientôt, ce qui me força à sortir de mon recoin pour remonter à l’étage et partir en direction de cette vaste cuisine, là où je déposais toujours mon repas. Je chauffais le tout et prit place pour manger. J’en profitais pour surveiller l’avancée de la mission en cours pendant encore quelques minutes, avant de me résigner à voir des vidéos tout en finissant de déguster mes pâtes. Puis, une fois l’estomac rempli, je repris le chemin vers mon antre lorsque je croisais soudainement Darell. Toujours polie, je le saluais, avant de me remettre en route. Il m’arrêta cependant, disant qu’il voulait me parler. D’un air surpris, je le suivis jusqu’à un salon. De nouveau, je ressentis le méli-mélo d’émotions de tout à l’heure, sachant pertinemment qu’il pourrait à tout moment décider qu’il en avait assez de moi. Aucune idée du pourquoi il désirait tant discuter, alors qu’une mission avait lieu. Quel message voulait-il me transmettre? En tout cas, tant que Jack n’est pas à la maison, c’est tout ce qui compte. Le personnel à l’école ne le laisse jamais partir sans être accompagné d’un adulte, et si ce n’est pas moi qui se présente, ils ont toujours tendance à demander ce qu’il m’était arriver pour que je ne me présente pas. Ils vont même jusqu’à s’assurer que j’aie donner la permission. « Je vous écoute, que de quoi vouliez-vous discuter? » Je le vouvoyais constamment sans pour autant que je ne comprenne exactement pourquoi.
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Vampire

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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Jeu 1 Nov - 14:33



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


Les troupes du maître de lignée commençaient à se rassembler dans l’ombre de la bourgade de Ross Creek, notamment avec l’arrivée de son commandant des armées, Oscar ayant investit ses quartiers dans la demeure. La tranquillité n’était plus, la petite ville devenait le théâtre d’une guerre sans précédent entre les êtres surnaturels, dont les sorciers et les loups. Si le vampire possédait un vaste territoire dans les environs depuis des générations de Ross, d’autres lignées longeaient ses remparts, certains enfants de la nuit appartenant à une congénère au visage très familier. Cette dernière n’était pas simple à saisir, mais Darell se préparait à la recevoir comme il se devait, non sans une certaine impatience dont le vampire nierait l’existence. Elle ne tarderait pas à se révéler à lui, il n’en doutait pas, la tentation serait trop grande.

Darell marchait dans les couloirs de sa demeure quand le fumet délicat de la femme du chasseur vint chatouiller ses sens. Son regard quitta son téléphone pour croiser celui de la blondinette qui revenait de sa pose déjeuner pour se diriger vers son bureau, installé directement dans l’hôtel particulier. Madame Jefferson, salua poliment le vampire. Pourriez-vous me suivre, je vous prie, je souhaiterais m’entretenir avec vous un instant. Darell rangea son téléphone dans la poche intérieure de sa veste puis invita la jeune femme à le suivre jusqu’à un des salons privés. Asseyez-vous, intima-t-il en prenant lui-même place dans un fauteuil, face à elle. Il notait une certaine inquiétude, malgré l’hypnotise à laquelle Sandra avait été soumise, afin d’éviter une fuite malvenue et dangereuse pour elle. Cela aurait été regrettable, d’autant que ses compétences apportaient beaucoup à la lignée. Néanmoins, n’était-ce pas normal de ressentir une certaine crainte face à un prédateur de sa poitrine ? Si. Évidemment. Cette jeune femme était intelligente, très intelligente. Vous nous avez rejoint depuis peu à Ross Creek, je veux donc m’assurer que vous soyez bien installés, Jack et vous. Comment s’est déroulé sa rentrée, par ailleurs ? Il pouvait se révéler être un maître attentif aux besoins de ses possessions, si ces dernières s’en montraient dignes, évidemment. Surtout, il désirait s'assurer de l'état d'esprit de sa petite hackeuse ayant retrouvé son mari.


N.2 - 1 semaine

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Humaine

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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Mer 7 Nov - 1:25


there's always time for conversations.
On pourrait dire que je marche sur des coquilles d’œufs, lorsque je me promène dans ces couloirs. J’ai beau savoir que Darell me préfère vivante, question de continuer le boulot, mais ce n’est pas pour autant que je lui fais tout à fait confiance. Ou peut-être que je lui fais justement trop confiance, même si je ne comprends pas exactement pourquoi. Une division à même ma façon de penser et de voir les choses. À la fois sereine que de me savoir sous sa protection, mais également peu rassurée à l’idée de ne pas être au courant de tout ses plans. Toujours cette projection dans le futur, qu’il soit proche ou plus distancé, à me questionner sur l’avenir de ma famille. Les discussions avec Viktor qui ne sont pas nécessairement très roses, mais qui semblent montrer qu’il ne se fait pas autant de soucis que moi. Je ne saurais exactement comment l’expliquer, mais il me donnait l’impression de se retrouver à l’époque où il était encore militaire et suivait les ordres sans se poser de questions. C’est bien pour cela que je me faisais plus silencieuse, ne partageait plus tant mes inquiétudes. Au moins comme ça, il croirait que je suis sur la même longueur d’onde.

Ce genre de masque, il est facile de le porter quand j’étais en présence de mon mari et même de notre fils. Néanmoins, je n’arrivais pas à en faire autant devant Oscar, ou dans ce cas-ci Darell. Celui-ci, que je croisais souvent mais qui semblait parfois très occupé, m’interpella une des rares fois depuis mon arrivée à Ross Creek. De le suivre? Ce n’est pas comme s’il s’agissait d’une proposition. Il restait poli, certes, mais je savais pertinemment qu’il ‘insisterait’ pour que je ‘libère’ un peu de mon temps. Avec une grande suspicion et une forte appréhension, je lui emboitais le pas jusqu’à l’un des plusieurs salons privés, et pris place sur le fauteuil qui se trouvait face à lui. Le malaise débuta donc, mon esprit mal tourné me propulsant dans des scénarios horripilants. Que voulait-il vraiment? Il ne parlait pas que pour le plaisir, il voulait certainement savoir quelque chose. Mais quoi? Eh bien j’eus ma réponse assez rapidement. « On a tout ce qu’il nous faut, ne vous en faites pas. » Ma gorge était étrangement sèche, ce qui me força à avaler plusieurs fois. Mes mains étaient moites, et bien entendu, mon cœur battait plus rapidement. J’étais toujours extrêmement apeurée quand il parlait de Jack. « Elle s’est bien passée. L’endroit semble bien, et Jack dit aimer l’école, donc c’est une bonne nouvelle. » Le mieux était de continuer à faire la conversation et espérer qu’il ne pointe pas du doigt ce que je pouvais ressentir physiquement. « Était-ce tout? J’ai encore quelques dossiers qui doivent être terminer d’ici la fin de la semaine. » En vrai, tout irait mieux quand je ressortirais de cette salle. Ça … et découvrir ce qu’il voulait vraiment, à part me questionner sur mon bien-être, détail qui ne devrait normalement pas être si important que ça, pour un vampire tel que lui.
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Vampire

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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Jeu 8 Nov - 6:16



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


Le regard d'acier du maître restait profondément planté dans celui de la jeune humaine. Les battements de coeur se firent plus rythmés, trahissant davantage encore sa crainte, renforcée à l'évocation du petit dernier Jefferson. Jack. L'enfant représentait un moyen de pression idéal contre la mère, elle-même une grande motivation pour Viktor. Le vampire nota les ondulations dans la voix de l'humaine, qui bénéficiait pourtant d'un traitement de faveur, contrairement à d'autres de son espèce. Faites-moi savoir si vous avez besoin de quelque chose, je veux que vous soyez à votre aise dans vos appartements, alors n'hésitez pas à vous installer comme bon vous semble. Contrairement à ce que l'on pouvait penser, une certaine sincérité de dégageait de cette manipulation. Il tenait à ce que les Jefferson se sentent "comme à la maison", pour une raison bien particulière, évidemment. Mari et femme avaient des compétences intéressantes, des connaissances utiles à Darell, et il savait reconnaître le travail bien réalisé.

L'école semblait convenir à la mère,ce qui était une bonne chose, Darell ne souhaitait pas que son esprit soit accaparé par des problèmes d'ordres maternels. Les écoles de Ross Creek jouissaient d'une bonne réputation, elles étaient protégées, car rien n'était pire que toucher à une progéniture, surtout quand elle présentait des caractéristiques surnaturelles. Le vampire ne décrocha pas son regard de l'humaine dont les signes d'angoisse étaient visibles. Elle essayait même d'écourter cet entretien en prétextant du travail, ce dont il ne doutait pas, en réalité, d'autant qu'Oscar profitait de ses talents indéniables dans les renseignements via l'informatique. Les traits de Darell se firent moins figés et froids, optant pour une posture plus décontractée. J'entends les battements de votre cœur s'affoler dans votre poitrine, madame Jefferson. Cette entrevue dont la fréquence est rare vous inquiète ? Dites-moi, Sandra, ce qui vous effraie. Sans détour. Je vous écoute. Son ton se fit calme, mais une touche d'autorité naturelle se laissait entendre. L'hypnose avait fait son effet sur son envie d'évasion, mais les années étaient passées, la situation avait changé et Jack commençait à grandir. Les craintes se modelaient, se défaisaient et s'entremêlaient.


N.4 - 48 heures

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Humaine

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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Ven 9 Nov - 10:19


there's always time for conversations.
Étrange, comme mes craintes ne se pointèrent que lorsque Jack se mit à grandir, qu’il arrivait enfin à l’âge d’aller à l’école, d’expandre ses horizons, en quelque sorte. Vu sa naissance parmi ce monde si particulier, même les choses les plus improbables faisaient parties de son quotidien. Âme naïve qui ne rendait pas nécessairement compte du pourquoi de notre situation actuelle, qui ne se doutait pas du monde à l’extérieur de tout ceci. J’aurais adoré pouvoir lui montrer là où ses parents grandirent, et même de le présenter à nos familles. Mon dieu! Mon pauvre père! Que doit-il penser, en ce moment? Que je l’ai abandonné, oublié …? Ou pire, croit-il que je sois morte, disparue sans laisser de traces? Il aurait fait un merveilleux grand-père, je le crois sincèrement. Qui sait, un jour je pourrais lui rendre visite. Bon, à vrai dire, ce n’est pas gagné, vu que je n’en ai jamais parlé à Darell ni à Oscar. Est-ce qu’ils comprendront l’importance d’un tel geste? Probablement pas. Pour tout vous dire, il est très difficile de comprendre les intentions de ces êtres rien que par leur regard. Celui du Baron, justement, semblait être capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. Ajoutez à cela son acuité auditive surhumaine et voilà, il changea la donne de ces détecteurs de mensonges. « Je vous le ferais savoir, s’il y a quoi que ce soit qui manque ou qui cloche. Mais merci, tout me va parfaitement, je n’ai aucun reproche à faire. » Il était sincère dans son ton de voix, et j’essayais d’en faire de même. Pas difficile lorsque les mots ne sont que vérité. Malgré les vampires et les autres monstres dans les alentours, pas un seul d’entre eux ne s’attaqua à ma famille. Donc si on continuait sous sa protection, aucun d’entre nous ne devrait craindre la mort.

On en vint à discuter de la rentrée de Jack, et je ne pus qu’exprimer ma gratitude, une fois de plus. L’école me sembla extrêmement bien gardée, et les profs furent des plus agréablement sympathiques. En temps normal, mon salaire à la CIA ne m’aurait pas permis un tel établissement. Si mes sacrifices auront au moins donné la chance à mon fils d’avoir accès à ce qu’il y a de mieux, alors je n’ai pas tout perdu. Sauf … une certaine partie de notre liberté. En vendant les talents de Viktor et les miens à ce vampire, je me doutais bien que nous ne pourrions plus faire comme à notre habitude. Rien que le fait de devoir donner naissance à la maison, et non dans un hôpital, eurent raison de cette impression de nuage noir par-dessus nos têtes. À l’époque, en tout cas, je dois avouer que de prendre soin de mon enfant accapara mes pensées. Je ne voulais que faire de mon mieux, être une bonne mère. Cependant, plus les mois avancèrent, et plus je commençais à me soucier de sa protection, de sa vie en tant qu’humain, en tant qu’enfant. Comme une brebis dans une cages de lion. Nous étions deux proies, voire trois, sans possibilité de se jeter sur nos persécuteurs. Oh, l’envie ou le besoin de prendre mes trucs et partir me hantait pendant quelques secondes, avant de disparaître, pour ne laisser place qu’à un bien-être incompréhensible. Une habitude, tout simplement. Du moins, c’est ce que je crois.

Aujourd’hui, pourtant, je ne retrouve pas si facilement cette sérénité d’avant. Les peurs, l’instinct maternel s’imposait en maître, depuis que mes yeux se posèrent sur Jack, en train de monter les escaliers en direction du hall d’entrée de l’école. Que nous réserve le futur? Quels sont les plans, noirs sur blancs? Le manque de réponses cause donc des battements plus rapidement, phénomène que Darell perçoit une fois de plus, et qu’il n’hésite pas à pointer du doigt, lorsqu’il s’adressa de nouveau à moi. Bon, je dois l’avouer, essayer d’écourter la conversation a certainement dû lui mettre la puce à l’oreille. Néanmoins, comment allais-je faire maintenant? Lui mentir me causerait probablement plus de problèmes. Mais oserais-je vraiment lui avouer mes tracas? Bien que je craigne sa réaction, je ne pus que me résoudre à lui parler honnêtement. « Et elle ne devrait pas m’inquiéter? Vous le dites vous-même, la fréquence de ces entrevues est rare. Vouliez-vous simplement parler des ajustements à Ross Creek et de mon fils? » J’aurais préféré ne pas avoir à donner une suite à mes paroles. Malheureusement, son ton autoritaire me faisait toujours craindre les conséquences, si je n’agissais et ne répondais comme il le souhaite. « Sans détour? Dans ce cas, dites-moi, que pensez-vous faire de nous? Même si nous travaillons pour vous, nous ne pourrons pas le faire éternellement. Quand est-ce qu’on pourra simplement partir? » Je me répétais silencieusement que je cherchais des réponses pour le bien de mon fils. Il méritait beaucoup mieux.
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Vampire

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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Hier à 6:35



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


L’humaine n’avait pas de reproche à émettre, mais sans doute quelques doléances que le vampire était prêt à écouter, sans aucune promesse de réponses favorables. Néanmoins, il nota la sincérité dans les propos de la femme de son chasseur, capable de reconnaître certaines de ses affabilités. Cela faisait de longs mois que Sandra était sous son emprise, une goutte d’eau dans son éternité, des siècles à l’échelle de la mortelle. Un doux fumet de peur s'éleva dans le salon, résultant de la question posée qui réveillait les craintes de l'humaine. Sans doute pensait-elle à un piège? Comme des crocs se refermant doucement sur sa gorge, avec une lenteur extrême, le temps que son esprit se fasse mordre des dizaine de fois avant de sentir la brûlure d'un simple baiser. Son regard démontrait une certaine insécurité, mais elle restait digne et droite sur son fauteuil. Cette femme avait bien davantage de charme qu'elle ne le soupçonnait et un certain charisme qui ne demandait qu'à être exploité.

Darell n'esquissa aucun geste lui intimant de s'empresser, laissant les pensées se démêler dans la caboche de la blondinette. Elle choisit l'honnêteté, comme le vampire l'avait suggéré. C'était tout à son honneur. Le maître préférait la franchise aux détours, surtout lorsqu'il la recherchait. Elle s’inquiétait encore pour sa progéniture, en bonne mère qu'elle était, très maternelle. Certains de ses jeunes vampires auraient bien besoin de ce trait de caractère, de la chaleur qui se dégageait de l'humaine et de son instinct de parentalité. Cette idée possédait son charme, pourquoi pour une branche de sa lignée ? Darell tenait à la diversification, à l'équilibre fragile dans ses troupes, qui faisait sa force de frappe.

Des questions. Beaucoup de questions. Un sourire affable vint étirer les lèvres du vampire. L'idée que leur rareté résulte du fait que vous exécutez votre travail à merveille ne vous a pas traversé l'esprit ? Combien de fois avez-vous rencontré le directeur de la CIA dans votre carrière ? Sans doute bien moins que moi. Il avait beaucoup de travail, elle devait le savoir, puisqu'elle avait accès à son agenda, comme un grand nombre de ses vampires. Elle n'était qu'une humaine à son service, après tout. Elle continua, exprimant un sentiment de captivité. Était-elle captive ? Non. Elle avait passé un marché, nuance. Dans les affaires, il est important de respecter sa part du contrat, dont vous connaissez les clauses. Vous devriez changer d'angle de vue, Sandra. En échange de votre travail, je vous offre la sécurité pour vous et votre fils, n'est-ce pas le plus important pour une mère ? Vous savez ce qui rôde dehors, des vampires sanguinaires, des loups, et autres créatures mythiques dont mes hommes vous protègent. Jack est né dans ce monde, ne pensez-vous pas que le savoir est une arme ? Qu'il serait plus judicieux de l'armer pour le surnaturel plutôt que le laisser dans une ignorance dangereuse ? demanda-t-il en connaissait déjà la réponse, à savoir oui. Ce que je compte faire de vous est simple : je respecte notre accord. Tout simplement. Ou presque. Sans compter l'aspect financier. Les meilleurs écoles pour Jack, une assurance financière et de vie... Et, contrairement à ce que vous pensez, vous êtes libre d'aller et venir à votre guise, même de vous installer dans un logement en ville, si vous le désirez. Je n'y vois pas d'inconvénients. Vous devez seulement conserver précieusement le secret industriel et commercial des opérations et de vos recherches, comme on l'appelle. Tant qu'elle venait travailler tous les matins, il ne voyait aucun problème à lui offrir de la liberté, d'autant qu'elle avait fait ses preuves. Quant à l'éternité... Puisque nous conversons sans détours, votre compagnie n'est pas désagréable ainsi que votre présence dans cette demeure. Vous êtes une femme intelligente, dotée de charmes, et d'un instinct de préservation rare. Ce sont des qualités que je sais apprécier à sa juste valeur, je dois l'admettre. Vous me plaisez beaucoup, annonça-t-il avec un sourire charmeur, laissant cette part de son être prendre le dessus, histoire de noyer un peu l'esprit de la jeune humaine.


N.6 - 48 heures

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