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 there's always time for conversations || ft. darell m. barron

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Vampire

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MessageSujet: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Mar 30 Oct - 1:31


there's always time for conversations.
Chaque jour se ressemble, rien ne change vraiment. Ma routine s’est ancrée si facilement, c’est comme si je n’avais jamais connu quoi que ce soit d’autre. Il n’y a que Jack qui déroge parfois et qui me force à faire de même. Je ne peux lui en vouloir, car il est certainement ce qui m’apporte de la joie dans le cœur. Lui, et Vik, lorsque celui-ci n’est pas en mission. Malheureusement, il n’était pas à Ross Creek pour le reste de la semaine. Encore parti dans un recoin bien caché, à finaliser les tâches qu’on lui confiait. Ou devrais-je dire, que Darell lui confie, non sans que j’aie à chercher toutes les informations nécessaires. Une roue qui tourne, un processus qui se répétait sans que je ne m’en fasse de soucis. Car oui, même entourée de monstres, je ne ressentais plus aucun stress à marcher dans les couloirs. Je les côtoyais au quotidien, serait-ce donc ça? Non. Je n’avais aucune véritable explication. En fait, tout ce que je savais, c’est que j’étais étrangement … bien. Oserais-je même dire, assez confortable dans mon emploi actuel. Avec une salle remplie des outils informatiques les plus avancés, je retrouvais mes idéaux d’autrefois, ce vain espoir de pouvoir ‘changer les choses’.

Oh, mais rien n’était toujours rose. De temps à autre, quand je prenais une courte pause, une vague d’inquiétude me submergeait. Je repensais à ma famille, à la situation dans laquelle on se trouvait, et mon cœur se mettait à battre plus rapidement, mes mains devenaient horriblement moites. Mon corps en entier semblait vouloir lancer un signal d’alerte. Je n’en arrivais pourtant jamais à la conclusion qu’il me fallait partir. Tout, sauf ça. Pourquoi en arriver à ce point, dites-moi, alors que je ne devrais pas avoir de soucis à me faire? Presque comme un mantra, je me souvenais qu’il n’y avait rien à craindre. Je reprenais mon souffle et en revenais à mes tâches quotidiennes. Parfois, je communiquais avec Vik, et d’autres fois, je faisais le tour du web, dans les endroits les moins recommandés, en vue de trouver ce qu’on voulait de la prochaine cible. Que ce soit son horaire du temps, ses fréquentations, ses comptes en banque, … même ses magasins préférés … tout rentrait en compte, pour que mon mari puisse les retrouver rapidement et les … tuer. Des créatures, pas des humains. Un autre moyen de me rassurer, une raison pour laquelle je ne devrais pas hésiter dans ce que je fais. Qu’ils s’entre-tuent, tant que ça ne m’affecte pas.

L’heure du lunch sonna bientôt, ce qui me força à sortir de mon recoin pour remonter à l’étage et partir en direction de cette vaste cuisine, là où je déposais toujours mon repas. Je chauffais le tout et prit place pour manger. J’en profitais pour surveiller l’avancée de la mission en cours pendant encore quelques minutes, avant de me résigner à voir des vidéos tout en finissant de déguster mes pâtes. Puis, une fois l’estomac rempli, je repris le chemin vers mon antre lorsque je croisais soudainement Darell. Toujours polie, je le saluais, avant de me remettre en route. Il m’arrêta cependant, disant qu’il voulait me parler. D’un air surpris, je le suivis jusqu’à un salon. De nouveau, je ressentis le méli-mélo d’émotions de tout à l’heure, sachant pertinemment qu’il pourrait à tout moment décider qu’il en avait assez de moi. Aucune idée du pourquoi il désirait tant discuter, alors qu’une mission avait lieu. Quel message voulait-il me transmettre? En tout cas, tant que Jack n’est pas à la maison, c’est tout ce qui compte. Le personnel à l’école ne le laisse jamais partir sans être accompagné d’un adulte, et si ce n’est pas moi qui se présente, ils ont toujours tendance à demander ce qu’il m’était arriver pour que je ne me présente pas. Ils vont même jusqu’à s’assurer que j’aie donner la permission. « Je vous écoute, que de quoi vouliez-vous discuter? » Je le vouvoyais constamment sans pour autant que je ne comprenne exactement pourquoi.
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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Jeu 1 Nov - 14:33



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


Les troupes du maître de lignée commençaient à se rassembler dans l’ombre de la bourgade de Ross Creek, notamment avec l’arrivée de son commandant des armées, Oscar ayant investit ses quartiers dans la demeure. La tranquillité n’était plus, la petite ville devenait le théâtre d’une guerre sans précédent entre les êtres surnaturels, dont les sorciers et les loups. Si le vampire possédait un vaste territoire dans les environs depuis des générations de Ross, d’autres lignées longeaient ses remparts, certains enfants de la nuit appartenant à une congénère au visage très familier. Cette dernière n’était pas simple à saisir, mais Darell se préparait à la recevoir comme il se devait, non sans une certaine impatience dont le vampire nierait l’existence. Elle ne tarderait pas à se révéler à lui, il n’en doutait pas, la tentation serait trop grande.

Darell marchait dans les couloirs de sa demeure quand le fumet délicat de la femme du chasseur vint chatouiller ses sens. Son regard quitta son téléphone pour croiser celui de la blondinette qui revenait de sa pose déjeuner pour se diriger vers son bureau, installé directement dans l’hôtel particulier. Madame Jefferson, salua poliment le vampire. Pourriez-vous me suivre, je vous prie, je souhaiterais m’entretenir avec vous un instant. Darell rangea son téléphone dans la poche intérieure de sa veste puis invita la jeune femme à le suivre jusqu’à un des salons privés. Asseyez-vous, intima-t-il en prenant lui-même place dans un fauteuil, face à elle. Il notait une certaine inquiétude, malgré l’hypnotise à laquelle Sandra avait été soumise, afin d’éviter une fuite malvenue et dangereuse pour elle. Cela aurait été regrettable, d’autant que ses compétences apportaient beaucoup à la lignée. Néanmoins, n’était-ce pas normal de ressentir une certaine crainte face à un prédateur de sa poitrine ? Si. Évidemment. Cette jeune femme était intelligente, très intelligente. Vous nous avez rejoint depuis peu à Ross Creek, je veux donc m’assurer que vous soyez bien installés, Jack et vous. Comment s’est déroulé sa rentrée, par ailleurs ? Il pouvait se révéler être un maître attentif aux besoins de ses possessions, si ces dernières s’en montraient dignes, évidemment. Surtout, il désirait s'assurer de l'état d'esprit de sa petite hackeuse ayant retrouvé son mari.


N.2 - 1 semaine


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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Mer 7 Nov - 1:25


there's always time for conversations.
On pourrait dire que je marche sur des coquilles d’œufs, lorsque je me promène dans ces couloirs. J’ai beau savoir que Darell me préfère vivante, question de continuer le boulot, mais ce n’est pas pour autant que je lui fais tout à fait confiance. Ou peut-être que je lui fais justement trop confiance, même si je ne comprends pas exactement pourquoi. Une division à même ma façon de penser et de voir les choses. À la fois sereine que de me savoir sous sa protection, mais également peu rassurée à l’idée de ne pas être au courant de tout ses plans. Toujours cette projection dans le futur, qu’il soit proche ou plus distancé, à me questionner sur l’avenir de ma famille. Les discussions avec Viktor qui ne sont pas nécessairement très roses, mais qui semblent montrer qu’il ne se fait pas autant de soucis que moi. Je ne saurais exactement comment l’expliquer, mais il me donnait l’impression de se retrouver à l’époque où il était encore militaire et suivait les ordres sans se poser de questions. C’est bien pour cela que je me faisais plus silencieuse, ne partageait plus tant mes inquiétudes. Au moins comme ça, il croirait que je suis sur la même longueur d’onde.

Ce genre de masque, il est facile de le porter quand j’étais en présence de mon mari et même de notre fils. Néanmoins, je n’arrivais pas à en faire autant devant Oscar, ou dans ce cas-ci Darell. Celui-ci, que je croisais souvent mais qui semblait parfois très occupé, m’interpella une des rares fois depuis mon arrivée à Ross Creek. De le suivre? Ce n’est pas comme s’il s’agissait d’une proposition. Il restait poli, certes, mais je savais pertinemment qu’il ‘insisterait’ pour que je ‘libère’ un peu de mon temps. Avec une grande suspicion et une forte appréhension, je lui emboitais le pas jusqu’à l’un des plusieurs salons privés, et pris place sur le fauteuil qui se trouvait face à lui. Le malaise débuta donc, mon esprit mal tourné me propulsant dans des scénarios horripilants. Que voulait-il vraiment? Il ne parlait pas que pour le plaisir, il voulait certainement savoir quelque chose. Mais quoi? Eh bien j’eus ma réponse assez rapidement. « On a tout ce qu’il nous faut, ne vous en faites pas. » Ma gorge était étrangement sèche, ce qui me força à avaler plusieurs fois. Mes mains étaient moites, et bien entendu, mon cœur battait plus rapidement. J’étais toujours extrêmement apeurée quand il parlait de Jack. « Elle s’est bien passée. L’endroit semble bien, et Jack dit aimer l’école, donc c’est une bonne nouvelle. » Le mieux était de continuer à faire la conversation et espérer qu’il ne pointe pas du doigt ce que je pouvais ressentir physiquement. « Était-ce tout? J’ai encore quelques dossiers qui doivent être terminer d’ici la fin de la semaine. » En vrai, tout irait mieux quand je ressortirais de cette salle. Ça … et découvrir ce qu’il voulait vraiment, à part me questionner sur mon bien-être, détail qui ne devrait normalement pas être si important que ça, pour un vampire tel que lui.
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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Jeu 8 Nov - 6:16



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


Le regard d'acier du maître restait profondément planté dans celui de la jeune humaine. Les battements de coeur se firent plus rythmés, trahissant davantage encore sa crainte, renforcée à l'évocation du petit dernier Jefferson. Jack. L'enfant représentait un moyen de pression idéal contre la mère, elle-même une grande motivation pour Viktor. Le vampire nota les ondulations dans la voix de l'humaine, qui bénéficiait pourtant d'un traitement de faveur, contrairement à d'autres de son espèce. Faites-moi savoir si vous avez besoin de quelque chose, je veux que vous soyez à votre aise dans vos appartements, alors n'hésitez pas à vous installer comme bon vous semble. Contrairement à ce que l'on pouvait penser, une certaine sincérité de dégageait de cette manipulation. Il tenait à ce que les Jefferson se sentent "comme à la maison", pour une raison bien particulière, évidemment. Mari et femme avaient des compétences intéressantes, des connaissances utiles à Darell, et il savait reconnaître le travail bien réalisé.

L'école semblait convenir à la mère,ce qui était une bonne chose, Darell ne souhaitait pas que son esprit soit accaparé par des problèmes d'ordres maternels. Les écoles de Ross Creek jouissaient d'une bonne réputation, elles étaient protégées, car rien n'était pire que toucher à une progéniture, surtout quand elle présentait des caractéristiques surnaturelles. Le vampire ne décrocha pas son regard de l'humaine dont les signes d'angoisse étaient visibles. Elle essayait même d'écourter cet entretien en prétextant du travail, ce dont il ne doutait pas, en réalité, d'autant qu'Oscar profitait de ses talents indéniables dans les renseignements via l'informatique. Les traits de Darell se firent moins figés et froids, optant pour une posture plus décontractée. J'entends les battements de votre cœur s'affoler dans votre poitrine, madame Jefferson. Cette entrevue dont la fréquence est rare vous inquiète ? Dites-moi, Sandra, ce qui vous effraie. Sans détour. Je vous écoute. Son ton se fit calme, mais une touche d'autorité naturelle se laissait entendre. L'hypnose avait fait son effet sur son envie d'évasion, mais les années étaient passées, la situation avait changé et Jack commençait à grandir. Les craintes se modelaient, se défaisaient et s'entremêlaient.


N.4 - 48 heures


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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Ven 9 Nov - 10:19


there's always time for conversations.
Étrange, comme mes craintes ne se pointèrent que lorsque Jack se mit à grandir, qu’il arrivait enfin à l’âge d’aller à l’école, d’expandre ses horizons, en quelque sorte. Vu sa naissance parmi ce monde si particulier, même les choses les plus improbables faisaient parties de son quotidien. Âme naïve qui ne rendait pas nécessairement compte du pourquoi de notre situation actuelle, qui ne se doutait pas du monde à l’extérieur de tout ceci. J’aurais adoré pouvoir lui montrer là où ses parents grandirent, et même de le présenter à nos familles. Mon dieu! Mon pauvre père! Que doit-il penser, en ce moment? Que je l’ai abandonné, oublié …? Ou pire, croit-il que je sois morte, disparue sans laisser de traces? Il aurait fait un merveilleux grand-père, je le crois sincèrement. Qui sait, un jour je pourrais lui rendre visite. Bon, à vrai dire, ce n’est pas gagné, vu que je n’en ai jamais parlé à Darell ni à Oscar. Est-ce qu’ils comprendront l’importance d’un tel geste? Probablement pas. Pour tout vous dire, il est très difficile de comprendre les intentions de ces êtres rien que par leur regard. Celui du Baron, justement, semblait être capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. Ajoutez à cela son acuité auditive surhumaine et voilà, il changea la donne de ces détecteurs de mensonges. « Je vous le ferais savoir, s’il y a quoi que ce soit qui manque ou qui cloche. Mais merci, tout me va parfaitement, je n’ai aucun reproche à faire. » Il était sincère dans son ton de voix, et j’essayais d’en faire de même. Pas difficile lorsque les mots ne sont que vérité. Malgré les vampires et les autres monstres dans les alentours, pas un seul d’entre eux ne s’attaqua à ma famille. Donc si on continuait sous sa protection, aucun d’entre nous ne devrait craindre la mort.

On en vint à discuter de la rentrée de Jack, et je ne pus qu’exprimer ma gratitude, une fois de plus. L’école me sembla extrêmement bien gardée, et les profs furent des plus agréablement sympathiques. En temps normal, mon salaire à la CIA ne m’aurait pas permis un tel établissement. Si mes sacrifices auront au moins donné la chance à mon fils d’avoir accès à ce qu’il y a de mieux, alors je n’ai pas tout perdu. Sauf … une certaine partie de notre liberté. En vendant les talents de Viktor et les miens à ce vampire, je me doutais bien que nous ne pourrions plus faire comme à notre habitude. Rien que le fait de devoir donner naissance à la maison, et non dans un hôpital, eurent raison de cette impression de nuage noir par-dessus nos têtes. À l’époque, en tout cas, je dois avouer que de prendre soin de mon enfant accapara mes pensées. Je ne voulais que faire de mon mieux, être une bonne mère. Cependant, plus les mois avancèrent, et plus je commençais à me soucier de sa protection, de sa vie en tant qu’humain, en tant qu’enfant. Comme une brebis dans une cages de lion. Nous étions deux proies, voire trois, sans possibilité de se jeter sur nos persécuteurs. Oh, l’envie ou le besoin de prendre mes trucs et partir me hantait pendant quelques secondes, avant de disparaître, pour ne laisser place qu’à un bien-être incompréhensible. Une habitude, tout simplement. Du moins, c’est ce que je crois.

Aujourd’hui, pourtant, je ne retrouve pas si facilement cette sérénité d’avant. Les peurs, l’instinct maternel s’imposait en maître, depuis que mes yeux se posèrent sur Jack, en train de monter les escaliers en direction du hall d’entrée de l’école. Que nous réserve le futur? Quels sont les plans, noirs sur blancs? Le manque de réponses cause donc des battements plus rapidement, phénomène que Darell perçoit une fois de plus, et qu’il n’hésite pas à pointer du doigt, lorsqu’il s’adressa de nouveau à moi. Bon, je dois l’avouer, essayer d’écourter la conversation a certainement dû lui mettre la puce à l’oreille. Néanmoins, comment allais-je faire maintenant? Lui mentir me causerait probablement plus de problèmes. Mais oserais-je vraiment lui avouer mes tracas? Bien que je craigne sa réaction, je ne pus que me résoudre à lui parler honnêtement. « Et elle ne devrait pas m’inquiéter? Vous le dites vous-même, la fréquence de ces entrevues est rare. Vouliez-vous simplement parler des ajustements à Ross Creek et de mon fils? » J’aurais préféré ne pas avoir à donner une suite à mes paroles. Malheureusement, son ton autoritaire me faisait toujours craindre les conséquences, si je n’agissais et ne répondais comme il le souhaite. « Sans détour? Dans ce cas, dites-moi, que pensez-vous faire de nous? Même si nous travaillons pour vous, nous ne pourrons pas le faire éternellement. Quand est-ce qu’on pourra simplement partir? » Je me répétais silencieusement que je cherchais des réponses pour le bien de mon fils. Il méritait beaucoup mieux.
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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Dim 11 Nov - 6:35



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


L’humaine n’avait pas de reproche à émettre, mais sans doute quelques doléances que le vampire était prêt à écouter, sans aucune promesse de réponses favorables. Néanmoins, il nota la sincérité dans les propos de la femme de son chasseur, capable de reconnaître certaines de ses affabilités. Cela faisait de longs mois que Sandra était sous son emprise, une goutte d’eau dans son éternité, des siècles à l’échelle de la mortelle. Un doux fumet de peur s'éleva dans le salon, résultant de la question posée qui réveillait les craintes de l'humaine. Sans doute pensait-elle à un piège? Comme des crocs se refermant doucement sur sa gorge, avec une lenteur extrême, le temps que son esprit se fasse mordre des dizaine de fois avant de sentir la brûlure d'un simple baiser. Son regard démontrait une certaine insécurité, mais elle restait digne et droite sur son fauteuil. Cette femme avait bien davantage de charme qu'elle ne le soupçonnait et un certain charisme qui ne demandait qu'à être exploité.

Darell n'esquissa aucun geste lui intimant de s'empresser, laissant les pensées se démêler dans la caboche de la blondinette. Elle choisit l'honnêteté, comme le vampire l'avait suggéré. C'était tout à son honneur. Le maître préférait la franchise aux détours, surtout lorsqu'il la recherchait. Elle s’inquiétait encore pour sa progéniture, en bonne mère qu'elle était, très maternelle. Certains de ses jeunes vampires auraient bien besoin de ce trait de caractère, de la chaleur qui se dégageait de l'humaine et de son instinct de parentalité. Cette idée possédait son charme, pourquoi pour une branche de sa lignée ? Darell tenait à la diversification, à l'équilibre fragile dans ses troupes, qui faisait sa force de frappe.

Des questions. Beaucoup de questions. Un sourire affable vint étirer les lèvres du vampire. L'idée que leur rareté résulte du fait que vous exécutez votre travail à merveille ne vous a pas traversé l'esprit ? Combien de fois avez-vous rencontré le directeur de la CIA dans votre carrière ? Sans doute bien moins que moi. Il avait beaucoup de travail, elle devait le savoir, puisqu'elle avait accès à son agenda, comme un grand nombre de ses vampires. Elle n'était qu'une humaine à son service, après tout. Elle continua, exprimant un sentiment de captivité. Était-elle captive ? Non. Elle avait passé un marché, nuance. Dans les affaires, il est important de respecter sa part du contrat, dont vous connaissez les clauses. Vous devriez changer d'angle de vue, Sandra. En échange de votre travail, je vous offre la sécurité pour vous et votre fils, n'est-ce pas le plus important pour une mère ? Vous savez ce qui rôde dehors, des vampires sanguinaires, des loups, et autres créatures mythiques dont mes hommes vous protègent. Jack est né dans ce monde, ne pensez-vous pas que le savoir est une arme ? Qu'il serait plus judicieux de l'armer pour le surnaturel plutôt que le laisser dans une ignorance dangereuse ? demanda-t-il en connaissait déjà la réponse, à savoir oui. Ce que je compte faire de vous est simple : je respecte notre accord. Tout simplement. Ou presque. Sans compter l'aspect financier. Les meilleurs écoles pour Jack, une assurance financière et de vie... Et, contrairement à ce que vous pensez, vous êtes libre d'aller et venir à votre guise, même de vous installer dans un logement en ville, si vous le désirez. Je n'y vois pas d'inconvénients. Vous devez seulement conserver précieusement le secret industriel et commercial des opérations et de vos recherches, comme on l'appelle. Tant qu'elle venait travailler tous les matins, il ne voyait aucun problème à lui offrir de la liberté, d'autant qu'elle avait fait ses preuves. Quant à l'éternité... Puisque nous conversons sans détours, votre compagnie n'est pas désagréable ainsi que votre présence dans cette demeure. Vous êtes une femme intelligente, dotée de charmes, et d'un instinct de préservation rare. Ce sont des qualités que je sais apprécier à sa juste valeur, je dois l'admettre. Vous me plaisez beaucoup, annonça-t-il avec un sourire charmeur, laissant cette part de son être prendre le dessus, histoire de noyer un peu l'esprit de la jeune humaine.


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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Jeu 22 Nov - 1:24


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Un changement assez radical, quand même, de lorsqu’elle se retrouva en chemin vers l’Europe, ou encore de ses premières semaines avec Jack, à peine âgé d’une journée. Ce furent les deux moments où je regrettais amèrement mes choix et où je craignais le pire. Cependant, depuis que j’étais revenue à mes habitude d’agente et que je remarquais au combien nous ne courrions pas de danger, je ne trouvais plus d’objections. Bon, à vrai dire, il y en avait certaines, dont celle de son futur auprès de Darell, de ce contrat, de sa famille … oh, Jack, que deviendra-t-il, en grandissant? Tant de préoccupations qui m’accaparaient l’esprit quand je me retrouvais seule dans ma chambre! Pas étonnant que certaines nuits, je les passe sans fermer l’œil, incapable de faire le vide. Heureusement que je suis de celles qui effacent tout cela de leur tête dès qu’elles arrivent au boulot. Les yeux rivés sur les dossiers et sur mes écrans, je deviens presque l’un de ces automates, vivant dans un monde chiffres, de codes et de cliquetis de souris. Et là, comment étais-je capable d’un tel prodige, alors que je ne me retrouvais pas dans cette même zone de confort? Simplement par amour propre, ne voulant pas lui donner la chance de me croire si craintive ne serait-ce que de ses crocs. À mon grand soulagement, je n’avais jamais été mordue. Mais je n’étais pas dupe. À chaque jour qui passait, je courrais de plus en plus le risque que ça ne m’arrive.

Une véritable statue, ne laissant transparaître aucune once d’émotion, ne faisant que fixer et patienter. Il m’écoutait attentivement, certes, mais on aurait presque cru qu’il pensait déjà à ses propres plans, à des stratégies et à tout ce qu’il devait faire pour se protéger de ses ennemis. Tout ce qui me rassura, c’est qu’en étant franche, je m’assurais que tout cela ne me retombe pas dessus plus tard. De toute façon, j’en revenais toujours au bien-être de Jack et sa sécurité, un point faible qu’il connaissait déjà depuis un bon moment. Pas de surprise, ce n’est pas comme si je lui révélais des trucs personnels. Je ne faisais qu’émettre mes préoccupations constantes, espérant retirer de cette conversation un moyen de m’en délaisser et essayer ainsi de me concentrer sur ma relation de mère et de mariée.

Pourtant, lorsque vint le temps des réponses, je craignais toujours ce qu’il allait me dire, m’attendant tant au meilleur comme au pire. Quelle joie que de constater un échange, une conversation où j’avais toujours lieu de renchérir. « Non, je n’y avais pas pensé, mais maintenant que vous le dites … » J’y réfléchis un long moment. Il est vrai que si le travail était merdique, il lui ferait constamment regretter son manque d’efficacité. « Une seule fois. Le directeur était toujours en voyage. » Exactement comme Darell, justement. Il n’était jamais dans son bureau, bougeant d’une place à l’autre, rencontrant d’autres vampires et des créatures que je réussis à trouver pour lui. Cercle vicieux, à vrai dire, alors que je forçais d’autres à passer un marché avec lui. Ne devenais-je pas impliquée dans toutes ces histoires? « Oui, la sécurité est le plus important pour une mère et son fils. Mais il est encore bien jeune. Même s’il est né dans ce monde ci, je préfère qu’il continue à se croire exactement comme n’importe quel autre enfant. Je ne veux pas lui enlever cela. Il a le droit à son enfance, exactement comme j’eus la mienne, et Vik la sienne. S’il me pose trop de questions, je lui en parlerais. Pas avant. » J’étais ferme dans ma réponse, quoique je ne pouvais démentir ce qu’il venait de dire. En le privant de telles informations, mon pauvre Jack se retrouvait à la merci d’autres créatures. En contrepartie, si je lui disais tout, que penserait-il de nous, très exactement?

Un accord, une façon pour moi de croire que les lignes ne seront pas embrouillées, que les contraintes seraient respectées. Va savoir, peut-être qu’il trouvera le moyen de les contourner. Pour l’instant, cependant, je préférais espérer qu’il me dise toujours la vérité. « Dans ce cas, si vous n’y voyez pas d’inconvénients, je commencerais ma recherche de logement dès ce soir. Pour ce qui est de tout ces secrets, je n’en ai jamais parlé à qui que ce soit jusqu’à maintenant, donc je continue dans cette voie. » Les dossiers cachés de la CIA, le ‘top-secret’, je connu tout ça. Autant dire qu’en me faisant attraper par l’agence la première fois, j’appris vite ma leçon. Sans compter que Darell ne semblait pas de ceux que l’on voulait trahir. Il était si mystérieux et si imprévisible. Terme d’autant plus approprié alors que cette conversation prit une tournure pour les moins surprenantes. Je lui plaisais? Était-ce une blague? Pas avec un sourire charmeur comme celui-ci. Laissée au dépourvu, je ne pus m’empêcher de rougir légèrement et détourner les yeux, ne voulant pas que tout cela ne m’affecte. « Je suis mariée, vous savez? Et Viktor s’emporterait, s’il venait à vous entendre. » Mon cœur reprit son rythme accéléré. Que préparait-il? Bordel, avait-il au moins manger, avant de venir à cet entretien, où me regardait-il comme si j’étais un abreuvoir, pour me dire ça?
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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Jeu 6 Déc - 3:39



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


Malgré ses craintes tambourinant dans sa poitrine, la jeune humaine parlait avec un timbre distinct et une maîtrise de son esprit qui n'échappait pas à Darell. Ses conditions de travail restaient semblables aux précédentes, si ce n'était un cadre privé et un étroite collaboration avec un vampire millénaire. Car, bien qu'elle ne croisait pas régulièrement le maître des lieux, elle était sous sa hiérarchie immédiate. Elle en avait les automatismes, sans s'en rendre compte, lui référant les trouvailles et incidents, veillant sur la lignée Baron et ses affaires jusqu'au business de Zayne. Elle prenait même des initiatives plaisantes, faisant davantage que son travail et respectant les règles de cette demeure. Sandra était un bon élément. L'hypnose avait canalisé les peurs de la jeune femme, une sécurité de l'accord passée, mais elle ne régissait pas son implication. Car, elle était impliquée, et Darell voyait cette part sombre dans l'aura de la blondinette. Oh ! Elle la contenait. Par image ou par pudeur, mais Darell pouvait presque la sentir caresser son être. Il était un PDG moderne, mais surtout un maître vampire qui asseyait sa domination sur le choix minutieux de ses élus.

La sécurité de la progéniture restait une propriété pour cette mère, une ancre solide, qui allait perdurer à l'avenir. Une motivation. Elle désirait que Jack jouisse d'une enfance "normale", même si la normalité était déjà biaisée depuis sa naissance, résultant d'un accord et du courage de sa génitrice. Bien. Il en prenait note. Ce désir pourrait s'avérer utile, notamment avec les projets que Baron nourrissait pour la petite famille. Il n'aurait pas le sadisme de transformer le petit garçon, tout de même, mais le temps viendrait peut-être selon ses aptitudes. C'est votre fils, madame Jefferson, vous l'éduquez comme bon vous semble. Pour le moment. Et, soit, je ne vois aucun inconvénient à ce que vous commenciez les recherches. Si vous avez besoin des services de mon avocat ou notaire, vous savez comment les contacter. Quant aux secrets, elle connaissait le prix d'une trahison, ayant participé à l'exécution de certaines têtes, Darell n'était pas inquiet à ce sujet, même si une petite piqûre ne faisait jamais de mal. La jeune femme pourrait se montrer dangereuse par sa capacité à dénicher les informations et à manipuler ces nouvelles technologies de guerre, mais il était confiant.

Le maître observa le visage de la jeune humaine, dont les joues prirent une adorable teinte rosées. Darell entendit son petit cœur s'emballer et tambouriner sans peur, bien au contraire. Sa remarque était sincère, la blondinette lui plaisait sous de nombreux aspects, dont son instinct prédominant qui ne demandait qu'à se développer. Sa réplique fit naître un sourire plus franc sur les lèvres du vampire, laissant échapper un léger ricanement. Adorable. L'argument du mari était risible, d'autant que celui-ci obéissait au doigt et à l'oeil à Darell. Par ailleurs, elle avançait le mariage pour obstacle, pas un refus de sa part. Le vampire adorerait posséder la capacité de lire son esprit, voir quelles images s'y imprimaient. Je le sais, oui. Cela n'empêche rien. Vous me plaisez, Sandra, sur de nombreux aspects. Clairement. Il se leva alors de son fauteuil, contournable l'assiste où s'était installée l'humaine, se placent dans son dos. Le mariage est une institution ayant des intérêts lorsqu'il est employé à bon escient, mais il est encore possible de le rendre viable dans votre cas. La liaison de deux vampires comme Viktor et Sandra était intéressant. Très intéressant. Darell laissa courir ses doigts sur le dossier du fauteuil, posant son regard sur la nuque de la blonde. Vous êtes une femme intelligente et ambitieuse, mais terriblement vulnérable par votre condition mortelle, vous avez besoin de vous élever et je pense que vous êtes prête. Ses doigts effleurèrent la naissance de son cou, sa peau renfermant cette délicieuse veine qui pulsait de plus en plus fort, une caresse froide, mais ô combien indécente. Cette gorge à laquelle il s'était abreuvé sans l'emporter jusqu'à la mort, le vampire se réservant l'ultime pénétration pour terminer ce qui avait été commencé. Une pensée qui attisa son désir de sang, sa langue passant sur l'une de ses crocs sensibles. Il aurait pû la mordre, souvent, jusqu'à déclencher des gémissements de plaisir ou, mieux, des suppliques de sa part afin de l'encourager à recommencer. Mais, Darell ne voulait pas d'une putain accro à la morsure, il souhaitait une femme à la vivacité d'esprit non entaché. Il la désirait corps et âme, toute entière, pas de cette manière sentimentale. Son sang dans ses veines, son âme dans le tissage de sa lignée et sa vie entre ses mains.

J'ai des projets pour vous, de grands projets, mais le temps risque de vous manquer. Alors, nous allons remédier à ça, vous m'avez convaincu. L'index de Darell continua sa course sur l'épaule de la jeune femme dont la chaleur réchauffait le doigt du vampire qui continuait sa ronde jusqu'à se trouver face à la demoiselle. Je vais vous offrir l'éternité, ma chère Sandra, et une place à mes côtes. C'était un grand honneur qu'il prenne un nouveau vampire sous son aile après autant de siècles, alors qu'il pourrait demander à Andrés de s'en charger et de l'éduquer, mais il souhaitait le faire par lui-même. Une lueur de convoitise se mit à brûler dans les iris glacial du vampire, une envie de sang, également. Il avait hâte de la goûter, enfin. Lors de la prononciation des vœux, ne dit-on pas qu'ils perdurent jusqu'à ce que la mort sépare ? Je suis curieux de connaître votre prochaine défense face à mes avances lorsque l'aube se lèvera demain, ajouta-t-il avec un sourire en coin, qui n'avait rien de machiavélique.

N.8 - out


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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Sam 8 Déc - 3:18


there's always time for conversations.
Mes rencontres avec Darell se faisaient rares. Nous ne communiquions que par le biais d’Oscar, ou tout autre supérieur hiérarchique. Autrement, j’étais laissée à moi-même plus souvent, me débrouillant pour trouver ce qu’on me demandait, et ce, dans un temps assez efficace. Je veillais sur tout, autant la lignée que le business de Zayne. Pas de questions, pas de doutes, rien. J’agissais comme un automate, me référant toujours à la raison de ma présence ici. Des images très vives de mon mari et de mon fils qui me venaient immédiatement à l’esprit. Ils avaient plus de valeur à mes yeux que n’importe quelle richesse du monde. Si mon comportement impeccable et mon travail remis dans un temps record et sans chichis les gardaient hors du danger, alors je pouvais souffler. Bon, à vrai dire, pour Viktor, c’était différent, vu qu’il se trouvait presque toujours en mission. Cependant, lorsqu’il revenait, je pouvais venir le voir, essayer de passer un peu de temps avec lui sans que ça ne dérange qui que ce soit. Ils savaient tous que je faisais mon boulot. Dans le même train d’idées, je possédais aussi la liberté de sortir, de déposer mon enfant à l’école, de faire mon épicerie de temps à autre, et même de passer prendre un café. Bref, je ne me sentais plus aussi étroitement surveillée, et en soit, cela aidait grandement l’humeur.

Pas de surprise, on en vint à parler de Jack. Baron voulait savoir s’il était contant et si l’école me convenait. Pourquoi me plaindre? Je n’aurais jamais cru possible de l’envoyer dans un lieu si réputé dans la ville, donc autant dire la vérité et le remercier. Cependant, lorsqu’il s’agissait de l’éducation de mon fils, je ne lui permettais pas de me juger. Mon enfant ne serait mis au courant du surnaturel qu’en temps voulu, quand je noterais une ouverture d’esprit et une force mentale que je n’avais pas. Qu’il se forge sa propre opinion! Au moins, je ne me sentirais pas coupable de lui forcer la main. Il posséderait la chance que je n’ai jamais eu; celle de voler loin d’ici. M’enfin … ça c’est si, pour une quelconque raison, il décide de rester, de favoriser les vampires et se plier à leurs ordres. « Merci. » Rien à ajouter, il avait tout dit. En revanche, je ne pus cacher ma surprise en l’entendant me proposer les services de son avocat ou de son notaire, en vue de mon futur achat d’habitation, un endroit où ma famille grandirait en paix, sans être scrutée par les vampires et autres créatures. Il n’y voyait pas d’inconvénient, à cet éloignement? Mon dieu, les choses avaient vraiment changé. « Je n’hésiterais pas à les contacter, en temps voulu. Merci beaucoup. » Pas assez folle pour me retrouver à l’extérieur du domaine et me mettre à dévoiler tous les secrets à la CIA. J’avais bien vu ce que me réservais Oscar, advenant une trahison. Et ce n’était guère plaisant, ni à vivre, ni à entendre. Autant me tenir à carreaux, comme je le faisais depuis un bon moment déjà.

Réaction un peu gamine de ma part, je vous le jure. La honte ne fit irruption qu’après coup, lorsque je pris conscience de la teinte rosée sur mes joues et de la maigre excuse que je lui balançais, Il sourit à ma remarque, me laissant perplexe. Que pensait-il, en ce moment? Le ricanement s’ensuivit, et je ne pus que commencer à me poser encore plus de questions. Qu’allait-il me proposer, après une telle réplique? Pourquoi m’avoir avoué une telle chose? Je lui plais sur plusieurs aspects? Mais de quoi parle-t-il? Déjà craintive, rien qu’en le voyant là, devant moi, mon taux de peur grimpa dans les niveaux les plus ridiculement hauts lorsqu’il se leva pour se placer juste derrière mon fauteuil. Je figeais immédiatement sur place, ne sachant pas ce qu’il faisait, ni même ce qui le poussa à poser un tel geste. Il en revint au mariage, affirmant que mon mariage avec Viktor pourrait encore être viable. Oh … il y avait un si, après cette phrase. Je me doutais bien que ça n’en resterait pas là. Du coin de l’œil, j’aperçu ses doigts qui glissaient le long du dossier. Merde! C’était véritablement frustrant de ne jamais être au courant de ce qu’il prévoyait faire, ses intentions restant cachées, ne pouvant lire dans ses pensées. Des secrets qui ne durèrent plus très longtemps, alors que la nouvelle tomba comme un bruit sourd dans mes oreilles. Trop vulnérable, trop mortelle … il n’y avait qu’une façon de m’élever et c’était … la … la transformation. Oh non, tout mais pas ça. Et pour ajouter à mon épouvante, voilà que je sentis ses doigts effleurés le bas de mon cou. Je me retins pour ne pas crier, pour ne pas simplement perdre la tête et me laisser emporter par la tempête qui dominait mon esprit, en ce moment. Plus d’une image me hantait, mes questions à propos des vampires me revenant toutes d’un coup.

Il renchérit, il avoua avoir de grands projets pour moi, et que le temps manquerait à l’appel, mais qu’il allait y remédier. Comment diable l’avais-je convaincu d’une telle chose? Et encore, Darell était derrière moi, quand mon visage exprimait toutes mes craintes. Malheureusement, tout en glissant son index vers mon épaule, il continua à faire sa ronde jusqu’à se retrouver de nouveau face à moi, m’assénant, en quelque sorte, le coup fatidique, la phrase qui affirmait très clairement ses plans. J’avais de plus en plus de difficulté à contenir mes émotions, de part ses paroles, de part la terreur que ce qui allait m’arriver, et de part de son regard qui n’augurait rien de bon. Mais il n’en avait pas fini, reprenant le sujet du mariage pour se moquer ou presque des vœux prononcés. Quoi, que ce se passerait-il demain, à l’aube? Oh non, je ne voulais même pas répondre à cette question. L’instinct de survie qui revint subitement. Je ne pouvais pas laisser Jack, je ne pouvais devenir un … un … un monstre. « Ce … ce n’était pas ce dont on avait discuté. J’ai … j’ai mon fils et mon mari, je me dois de rester humaine pour … pour tout. Je … » Me levant subitement du fauteuil, je reculais doucement, pas à pas, ma respiration entrecoupée. « Je travaille bien, je n’ai pas besoin d’être vampire pour faire plus de boulot. Je … » Sur ce, je m’empressais de me jeter sur la porte et l’ouvrir rapidement sans regarder derrière moi. Aucune idée d’où je me cacherais, mais il me fallait trouver un moyen de m’en sortir. M’échapper m’était tout simplement impossible, mais si je trouvais un lieu où me cacher … Mon dieu! Il me fallait impérativement trouver un recoin perdu, là où il ne me chercherait pas. Je ne voulais pas devenir un vampire. C’était hors de question. Je ne voulais pas. Et cette crainte que cela arrive malgré tout rendait cette course folle d’autant plus difficile, puisque mes jambes tremblaient, tellement mon subconscient prévoyait déjà ce qui m’arriverait, peu importe mes tentatives.
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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Sam 8 Déc - 13:13



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


Les pulsations du coeur de l’humaine s’était subitement élevé et un doux effluve s’échappait de son être, trahissant sa peur rationnelle. Darell ne prétendrait pas avoir regardé la mort dans les yeux sans trembler ou s’interroger sur le caractère raisonnable de cette décision, le doute s’était déversé dans ses veines comme un terrible poison. Ce sentiment était humain, résultant de la vie qui battait le rythme dans la poitrine, une mélodie assourdissante. L’âme de Sandra venait de se tendre, comme si elle cherchait à fuir cette enveloppe, qui restait hébétée face aux propos du maître de lignée. Néanmoins, elle ne cria pas, comme cette fois où il était rentré dans cette maison pour débusquer le jeune Gabriel. Elle soutenait son regard, cherchant un échappatoire, invoquant l’accord pour défense. Oh oui, Sandra était pleine de ressources, prête à jouer selon des règles auxquelles Darell tenait. Elle était pleine de promesses. Tout sera arrangé pour votre fils, faites-moi confiance, répondit-il avec une voix assurée. Une hypnose de la vampire serait nécessaire, mais suffisante pour protéger la vie de Jack. La motivation allait perdurer. Son enfant pourrait rester à ses côtés quand elle serait plus éduquée, sous surveillance, évidemment, et la régence de la lignée.

Son regard suivit la jeune femme qui se relevait, mue par un instinct de survie adorable. Elle reculait, doucement, comme si elle craignait que le vampire ne fonde sur elle au moindre faux geste. Darell pencha légèrement la tête sur le côté. Ses sens de prédateur s’éveillèrent alors que la blondinette prenait la fuite, sonnant une chasse des plus excitantes, comme pour lui faire plaisir. Un sourire s’imprima sur les lèvres de Darell qui attendit encore un instant, se nourrissant de la terreur qui résonnait dans la poitrine de Sandra. Boom. Boom. Elle pouvait courir. Ce ne serait pas suffisant pour échapper à son destin, car Darell prendrait ce qu’il désirait de l’humaine. Son sang, sa vie, son âme. Les canines du vampire devinrent proéminentes alors qu’il s’élançait à sa poursuite, la traquant à son parfum délicat et son petit coeur affolé.

Il ne fallut pas longtemps pour remonter la piste de Sandra qui continuait à courir vainement. Elle le savait, évidemment. Darell passa un bras autour de ses hanches pour plaquer son dos contre sa poitrine, avant de saisir son cou dans l’autre main. Vous savez comment me faire plaisir, Sandra. Laissez-vous aller. Je tiens votre vie entre mes mains, je vais en prendre grand soin, soyez sans crainte. Je serai là, toujours. Sans attendre davantage, il la retourna en vitesse, puis plongea ses crocs dans sa gorge dans un grognement de satisfaction. Son sang se déversa entre ses lèvres, si doux, si fruité et si vivant. Il aspira encore et encore. Malgré le corps qui se débattait, la vie qui hurlait et les suppliques étranglées. Les battements de coeur se firent plus faibles, jusqu’à se taire définitivement. Le silence. Darell appréciait le silence.

Néanmoins, il ne pouvait pas se perdre dans l’immensité de celui-ci, le changement de Sandra exigeait son implication. Le corps de la défunte dans ses bras, il rejoignit les jardins afin de mettre en terre la dépouille qui se relèverait bientôt parmi les éternels. Il rejoignit le caveau, à l’abris du soleil, ayant des sous-terrains pour rejoindre la demeure. Et, comme promis, Darell s’installa sur un banc après la besogne faite de ses propres mains. Il s’agissait de son infante, il se devait de compléter le changement, et il serait présent à son réveil pour lui tendre une main et l’accompagner dans ce nouveau monde. Elle allait ouvrir les yeux pour la seconde fois, mais l’éveil serait beaucoup plus grand aujourd’hui.

Il laissa la nouvelle vampire se débattre avec la mort pour revenir à la vie, jusqu’à ouvrir les yeux et trouver le chemin de la nuit. Darell poussa le cerclage pour libérer la jeune femme puis plongea son regard dans le sien. Sandra. Bienvenue dans le cercle restreint de la lignée Baron, dit-il en lui tendant une main. Viens. Tu dois te nourrir, cela va apaiser cette sensation qui te ronge les entrailles. Sa voix était ferme et exigeante, comme toujours.



N.10 - transformation d’une personne en vampire


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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Dim 9 Déc - 3:27


there's always time for conversations.
En suivant Darell et en discutant avec lui, pendant les quelques premières minutes, jamais je ne me serais douté qu’il viendrait à me proposer ceci. Tant d’occasions pour me tuer ou pour me transformer, mais jamais il ne le fit. Au but de plusieurs mois, je me crus en sécurité, loin de cette possibilité. Je vivais sans m’arrêter sur le sujet, oubliant presque que cette étape pourrait être franchise à tout moment. Trop rapide, comme proposition, du moins à mes yeux. Je venais à peine de m’habituer à ma routine, à la vie dans une ville telle que Ross Creek, au rôle de mère, … à tout, vraiment. Pourquoi m’en parler maintenant, alors que j’ai un enfant à ma charge et que je m’occupe des missions de Viktor? Il ne sacrifierait certainement pas le bon déroulement des missions pour … moi. Impossible! Il me fallait garder cela en tête, m’accrocher au peu d’espoir qu’il ne s’agisse que d’une blague de mauvais goût. Pourtant, mon esprit se doutait que ça ne finirait pas bien, qu’il me faudrait prendre les devants. C’est exactement ce que je fis, en parlant de Jack et de Victor, ainsi que de mon boulot. Je ne pouvais devenir vampire, cela ne faisait pas parti du plan. Mais tout cela m’ébranlait, me terrorisait, même. Mon regard avait beau soutenir le sien, ce n’était qu’une ruse pour cacher le fait que mon âme entière se frigorifiait à l’idée que la mort viendrait bientôt la quémander. Tout … tout sera arrangé? Qu’est-ce qu’il insinuait, en disant cela? En tout cas, j’avais une preuve parmi tant d’autres que cette décision n’avait pas été prise sur un coup de tête, mais qu’il y songeait depuis au moins quelques jours. J’aurais dû déguerp… non, je n’en étais pas capable. Peu importe ce que je faisais, jamais je ne fus poussée à prendre la poudre d’escampette.

Aujourd’hui, cependant, mon instinct fut tout autre. Je me relevais du fauteuil, non sans remarquer le regard de Darell, qui suivait chacun de mes gestes. J’essayais de ne pas y aller trop brusquement, quoique qu’il devait se douter de mes intentions. Un pied derrière l’autre, je gagnais doucement la porte. Ce ne fut que lorsque ma main saisit la poignée, et qu’au même moment, j’entrevis la tête du vampire en train de se pencher de côté, que je m’élançais à l’extérieur de cette salle, essayant de couvrir le plus de terrain possible. Peut-être qu’en trouvant un endroit où me cacher, je pourrais réussir une fuite. Encore faut-il que je franchisse l’extérieur du domaine avant qu’il ne décide de se lancer à ma poursuite. Cela ne serait pas facile. Non, en fait, ce serait impossible. Sa vitesse était bien plus grande que n’importe qui d’autre. Pendant que j’avançais de quelques centimètres, il serait à mes côtés en un clin d’œil. Mais le courage du désespoir me fit tenir bon, me poussa à courir sans jamais m’arrêter. Pour Jack, pour Viktor, pour moi … je ne baisserais pas les bras. Mon humanité devait être préservée à tout prix, car jamais je ne crus devoir subir l’horreur de la mort, et de cette soi-disant renaissance.

Malheureusement, mes efforts furent vains. En à peine quelques secondes, il me rattrapa, m’arrêtant dans ma course. Passant un bras autour de mes hanches, il me plaqua contre sa poitrine, tenant mon cou avec son autre main. Je ne pus m’empêcher de crier et de pleurer, sachant que le moment tant redouté allait bientôt avoir lieu. « Non, je vous en supplie, … » Rien à faire. Il soutenait que je lui avais fait plaisir, probablement par ma tentative de fuite. Me laisser aller, lui faire confiance alors qu’il allait bientôt me tuer … cela n’était guère rassurant. Mais avais-je vraiment le choix? Si je m’accrochais encore à une once d’espoir, celui-ci s’écrasa de plein fouet lorsqu’il me retourna en vitesse et qu’il plongea instantanément ses crocs dans ma gorge. Sur le coup, je ressentis une horrible douleur, comme lorsqu’il me mordit la première fois. Puis, lorsqu’il se mit à aspirer, à me vider doucement, les derniers balbutiements de la survie me poussèrent à me débattre, à pleurer, à repousser, sans que ce ne soit efficace. De l’énergie qui était complètement gâchée, alors que doucement, je sentais mes membres s’engourdir, tour à tour. Ma respiration se fit plus lente et mes paupières devinrent si lourdes que je fermais doucement les yeux. J’eus la sensation de ne tenir qu’à un fil, et soudainement, lorsque celui-ci se rompit, je tombais dans un gouffre de noirceur sans fin.

La chute fut horrible, et pourtant, je ne sentis aucune véritable douleur. Où me trouvais-je? Aucune idée. Morte. J’étais morte. Me voilà donc dans un monde tout autre. Vide, complètement silencieux. Je marchais, les bruits de bas faisant écho dans l’immensité des lieux. Bientôt, au fond, je crus voir une silhouette, et je m’en approchais. Lorsque j’arrivais à sa hauteur, l’inconnu se retourna, et quelle ne fut pas ma surprise de voir … une version bien plus jeune de moi-même. Il s’agissait de la Sandra d’autrefois, de celle qui faisait les choses à sa tête, qui se croyait tout permis, qui se donnait des droits, et qui, en fin de compte, fut détrônée par celle que j’étais devenue. « Mais … mais qu’est-ce que … » Je n’osais pas terminer ma phrase. De toute façon, il semblerait que ce clone ait déjà la réponse à ma question. « Ne comprends-tu pas? Je suis là parce que tu es morte. » Elle me sourit, soudainement, et je vis immédiatement que ses dents étaient non pas blanches, mais bien rouges … rouges sang. Je reculais de quelques pas, mais elle m’arrêta dans mon mouvement. « À partir de maintenant, tu n’es plus la même. On a besoin l’une de l’autre, pour exister. » Je ne pouvais y croire, me débattant encore. « Arrête de réagir comme ça. Écoute simplement ton instinct, et si jamais tu ne sais pas comment, je serais là pour t’aider. » Je criais comme une folle, avant de finalement commencer à ressentir un goût métallique en bouche. J’approchais mes mains de mes lèvres, et en observant mes doigts, je vis la couleur si foncée du sang. Je m’effondrais par terre, le clone m’entourant de ses bras. Je ne saurais dire exactement pourquoi, mais je finis par poser ma tête sur ses épaules, et ouvrir mes yeux.

Quelle ne fut pas ma surprise en me rendant compte que je venais de reprendre contact avec la réalité. Par instinct, je cherchais à sortir de là où je me trouvais. Après un certain affolement, je réussis à m’extirper, non sans l’aide de … Darell. Dès que je l’aperçu, je ne pus m’empêcher de plonger dans son regard, me sentant étrangement rassurée de le savoir là. « Merci, Darell. » Ma voix était très posée, malgré le fait que je percevais et ressentais bien plus que je ne crus possible. J’agrippais la main qu’il me tendit sans broncher ni même sourciller, hochant simplement la tête. Une fois debout, je pus enfin comprendre ce qu’il voulait dire, par une drôle de sensation dans mes entrailles. On aurait dit que je ne mangeais pas depuis des lustres, que mon estomac était vide, exactement comme un trou néant, et que je devais immédiatement me nourrir. « J’ai … » Je penchais légèrement la tête, comme un enfant qui apprend à redécouvrir ses besoins. « J’ai horriblement faim. » Je tenais encore fermement sa main, ne voulant pas m’en défaire. Mes yeux scrutaient chaque recoin, mais terminaient toujours par recroiser ceux de Darell.
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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Lun 10 Déc - 8:15



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


Les suppliques furent englouties par le silence assourdissant imposé par le baiser mortel d'un ange faucheur, l'âme collectée et protégée du jugement personnel par le vampire. La petite souris deviendrait le traqueur, la véritable nature de la blondinette allait s'éveiller, comme une fleur du mal. Un potentiel jalousement révélé par le maître de la lignée, qui taillerait cette infante à l'image qui était la sienne, tapie dans les profondeurs de son âme. Darell ne souhaitait pas avoir des clones pour vampires, mais qu'ils puissent embrasser la mort avec véracité. Il désirait voir Sandra telle qu'elle était réellement, soumise aux règles du monde de la nuit.

Darell se tenait à ses côtés, patientant d'entendre des mouvements dans le tombeau, profitant du silence. Puis, elle s'éveilla, renaissant une nouvelle fois. Le regard du vampire accrocha celui de sa semblable, comme une stabilité et un repère, ce qu'il était désormais. Le fil de la vie de Sandra entre ses doigts, Darell l'entremêla dans la toile de sa lignée, créant une liaison particulière entre eux, que le maître allait cultiver. Il esquissa un sourire aux remerciements, qui allaient bien au-delà de ce simple accueil, il n'en doutait pas. Tu es faite pour moi. Le hasard n'existe pas. Je me devais de bousculer ton destin, Sandra. Les doigts de Darell se refermèrent sur le dos de la main de la blonde, l'aidant à s'extirper du caveau, puis il posa sa main sur son bras afin de pouvoir la soutenir. C'est normal, il s'agit d'un instinct, il faut te nourrir pour achever la transformation. Viens, nous allons passer par le réseau sous-terrain, le soleil se couche à peine. Il l'entraîna alors vers la porte menant au tunnel reliant la battisse au caveau. Tes sens sont décuplés, concentre-toi sur un point à l'horizon, lui intima-t-il.

Darell pourrait la porter, mais il n'était pas un maître qui dorlotait ses vampires, bien au contraire. L'apprentissage se faisait dès les premières minutes, comme le lien qui se tissait entre le créateur et le créé. En revanche, il l'entraîna dans ses appartements personnelles, un étage qu'elle n'avait pas encore visité. Il déverrouilla la porte puis l'invita à entrer, avec cette galanterie ancestrale, avant de la guider dans le salon où un jeune homme avait été livré afin de combler l'appétit de la nouvelle née. Le blond était hypnotisé, parfaitement calme et réserva même un signe de tête poli au maître qui s'avançait dans sa direction. Viens, Sandra. Il se plaça dans le dos de la proie, lui faisant pencher la tête sur le côté, avant de déposer deux doigts sur sa gorge. Mords-le ici. Laisse tes nouveaux instincts te guider, tu sauras quoi faire pour révéler tes crocs. Plante-les dans sa gorge, puis aspire pour boire autant qu'il te serra nécessaire. Si l'humain venait à mourir, ce n'était pas très grave, il y aurait des accidents, c'était inévitable. Cela viendrait avec le temps. Ne t'inquiète pas, tu apprendras à te nourrir raisonnablement et à maîtriser toutes les nouvelles compétences de ta nature. Je suis ton maître, tu suivras mes enseignements. Allez, approche. Pour l'encourager, il montra l'exemple, révélant ses crocs afin de les planter dans la peau de l'humain. Surtout, il laissa le sang s'écouler de la plaie, pour enivrer les sens de la jeune vampire.



N.12 - 48h


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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Mar 11 Déc - 1:45


there's always time for conversations.
J’aurais dû écouter les signes, lire entre les lignes. Mon intuition me fit défaut, ne me faisant pas soupçonner une seule seconde la direction que prit notre conversation. Je m’en voulais terriblement, mais c’est qu’il n’y avait rien de plus à faire. Je priais en silence pour que mon fils soit épargné de cette vie, qu’il puisse partir loin d’ici et ne jamais voir, avec horreur, que sa mère était devenue un monstre. Comment Viktor allait-il réagir? Prendrait-il le petit avec lui? Darell le permettrait-il, vu ses insinuations de tout à l’heure? Trop de pensées me percutèrent. Ce devait être ça, que les derniers instants, alors que la personne sait pertinemment quand la faucheuse passera. Dans mon cas, il ne s’agissait que de secondes, que d’un clignement d’œil, avant que la mort ne me dérobe, et que je me perde dans la noirceur du vide. Mais même dans le trépas, je ne cessais de voir, de sentir et d’écouter. La part plus sombre de ma personnalité, celle que je refoulais depuis un bon moment déjà, vint à ma rencontre. Serait-ce pour glousser de mon ignoble destin? Non. Ce fut plutôt pour clore un chapitre de ma vie, et me forcer à en débuter un autre, mais avec elle aux commandes. Plus de place, pour la nature si pure et tendre. Maintenant que j’étais en plein changement, il me fallait embrasser ma nouvelle condition, m’élever et prendre ma place. Même si j’aurais voulu lui tenir tête, mon cœur et mon esprit s’embrumaient.

Bientôt, je me réveillais de ce qui sembla être un songe plus que véridique. J’étais assaillie par tout mes sens, en me libérant du tombeau, mais il suffit du regard de Darell pour me recentrer. Sans une pointe d’hésitation, je pris la main qu’il me tendit, trouvant grâce à lui la force qu’il me fallut pour sortir du caveau. Une fois debout, je sentis cette faim monstre dont il me parlait. Je ne pus m’empêcher de réitérer ses propos, signalant que je ne comprenais pas vraiment ce qui m’arrivait. Ce fut grâce à lui si je ne tombais pas dès cette constatation, car il me soutint le bras, m’expliquant qu’il s’agissait d’un instinct, d’une ultime étape pour achever la transformation. Je hochais simplement la tête, le suivant vers une porte qui s’ouvrit sur un tunnel. Mes sens … oui, il avait raison. J’étais accablée par plus d’un stimulus, tantôt le bruit d’une souris, tantôt l’odeur d’un parfum quelconque. Je pris quelques instants à me fixer sur un point bien précis, mais dès que je le fis, je n’eus plus cette impression d’être submergée par tout ce qui m’entourait. Tout ce qu’il me restait, c’était ce besoin de me nourrir, le vide qui devrait être comblé au plus vite, sans quoi je n’osais même pas imaginer ce qui m’arriverait.

Nos pas résonnaient dans l’immensité de ces lieux. Je n’avais jamais pu tout voir, puisque seule la salle de travail et la salle à manger des employés m’étaient permises. Mais aujourd’hui, je marchais dans une aile différente, dans une section jamais explorée. Il s’agissait des appartements personnels de Darell. Jamais je n’aurais imaginé mettre les pieds ici. Néanmoins, vu ma transformation, j’imagine que certaines choses changeront. Pour le mieux, j’en suis sûre. Oh, cette voix qui me rappelait à l’ordre, qui avouait ce que je ne voulais pas penser. Perdue dans ces pensées, je pus tout de même observer rapidement les lieux, avant de finalement atteindre une énième porte. Il la déverrouilla, m’invitant à entrer. L’ancienne Sandra aurait certainement pris ses jambes à son cou. Pas moi, pas celle qui se trouvait maintenant dans un salon où se trouvait un jeune homme blond. Il n’y avait ni peur, ni cris. Il restait là, faisant même un signe de tête à Darell. Je m’approchais de quelques pas, regardant avec attention les explications de mon créateur. Le mordre, juste là où il pointait. Les crocs viendraient, il suffisait que je fasse appels à mes nouveaux instincts. Boom … Boom. Le cœur de l’humain me résonnait dans les oreilles. Je sentis ma gorge se serrer, songeant à tout le sang qu’il pouvait bien pomper dans ses veines. Encore quelques pas. Je m’approchais de plus en plus du jeune homme, enivrée de ce que j’entendais. J’apprendrais, aux côtés de Darell, à devenir un vampire. Il me montrerait le chemin, il … je ne pus terminer cette phrase, car soudainement, le bruit fut remplacé par l’odeur. Le sang, mon dieu! Je n’aurais jamais cru qu’il pourrait sentir si bon. Je comblais finalement l’espace, entre moi et l’humain. Tu n’es plus comme lui. Bois, bois vite, bois tout, mais bois. Guidée seulement par l’instinct du fauve se jetant sur sa proie, j’avançais vers la gorge du jeune homme. Mes crocs sortirent alors et sans plus d’hésitation, je les plantais dans sa peau. Dès que le sang se mit à couler, dès que j’aspirais les premières gorgées, ce fus presque l’extase. Jamais aucun vin ne pu être si riche en goût! Immédiatement, je me mis à boire sans jamais m’arrêter, sentant que le corps du blond faiblissait, et que les battements de son cœur se faisaient plus rares. Lorsque je me sentie assez repue, je m’éloignai complètement de ma victime, le laissant choir par terre. « Il était si bon. » J’essuyais les quelques gouttes de sang qui perlaient sur mes lèvres, mon attention redirigée vers Darell.
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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Ven 21 Déc - 13:53



Sandra & Darell - THERE'S ALWAYS TIME FOR CONVERSATIONS


Se nourrir. Un instinct profond qui s'éveillait à nouveau dans les entrailles de la nouvelle vampire, comme le nouvel né cherchait le sein de sa mère, Sandra voulait la gorge de l'humain. Combler la soif surnaturelle et dévorante de sang si elle désirait survivre à cette transformation. La mort n'était pas la fin, mais le commencement. Un voyage vers une autre destination. Un éveil. Son infante ouvrait doucement les yeux, Darell pouvait le lire dans ses pupilles prédatrices et les traits de son visage dénué de cette grimace terrifiée. Elle voyait le monde qu'était en train de lui offrir le maître de lignée. Une aile différente avec ses privilèges, mais également des règles. C'était à Sandra de les apprendre pour les comprendre et satisfaire les attentes de son créateur.

Pour le moment, dans la douce clarté de son salon, il la voulait à la gorge de sa proie. Qu'elle s'y accroche pour saigner et se repaître de ce fluide vital si doux sur son palais vampirique. Et, elle vint, la petite créature de son maître. Son regard à l'endroit où le sang coulait, sans aucune peur et appréhension, avec cett grâce presque féline dont elle ignorait encore l'existence. Ses crocs devinrent proéminentes pour venir goûter dans une succion urgente et presque maladroite. Darell entendait les battements d'amoindrir davantage chaque seconde sous la morsure, mais il ne retiendrait pas la vampire, souhaitant mesurer la réaction de son monstre intérieur. Le silence se fit, comme un voile sur le monde, et Darell esquissa un mince sourire satisfait.

Il observa la jeune femme figé éternellement dans la fleur de l'âge. Elle était calme. Elle n'avait sans doute jamais offert la mort, auparavant. Si tu le trouvais bon, je t'en ferai goûter d'autres, proches de l'élixir. Mais, il te faudra être prête pour ça. La main de Darell de leva alors pour essuyer du pouce la commissure de la lèvre ensanglantée de Sandra. Le rouge te va bien, dit-il avec un sourire séducteur.

Puis, il reprit sérieusement. Une vie contre une autre, tu as offert celle-ci à la faucheuse en échange de la tienne, mais... je souhaite que tu reviennes tes pulsions à partir de maintenant, que tu cherches et trouve la limite avant de livrer une âme à la mort. Tu vas te nourrir uniquement des proies que je te donnerai, ou un de mes infants, jusqu'à la fin de ton apprentissage. Aucune autre. Me suis-je bien fait comprendre ? Avec ces temps troublés, c'était plus sécurisé de l'empêcher de mordre sans expérience. Je t'apprendrai à chasser pour te nourrir quand tu connaîtras les limites et sera plus en phase avec tes nouveaux instincts car tout est plus sensible. Plus fin.

Le vampire passa alors au-dessus du cadavre pour s'approcher de sa nouvelle création, faisant courir son pouce sur ses lèvres. Il fit courir ensuite ses doigts le long de sa mâchoire et de son cou, lui révélant alors une sensibilité nouvelle sur sa peau, soufflant sur les braises de la luxure. Tu le sens ? demanda-t-il en plongeant son regard dans le sien.


N.14 - deux semaines


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MessageSujet: Re: there's always time for conversations || ft. darell m. barron  Sam 29 Déc - 3:06


there's always time for conversations.
La Sandra d’avant n’aurait jamais songé une seule seconde à ce qu’elle doive s’abreuver du sang d’une âme innocente. Après tout, il y a quelques heures de cela, j’étais encore humaine. Je me souviens vaguement des derniers moments, avant que je ne devienne un vampire. Terrorisée à l’idée de devenir un monstre, de ne plus être moi-même, de devoir changer jusqu’à ne plus me reconnaître. Mais n’était-ce justement pas ça, le but de cette transformation? Je suis morte, mais seulement pour mieux me réveiller afin d’apprivoiser le monde duquel je faisais partie depuis un certain moment déjà. Certes, à l’époque, mon cœur battait encore, et je mangeais des hamburgers, pas des humains. Je commençais à comprendre doucement pourquoi je ne sentais plus la présence de ma naïveté d’avant, de mon innocence parfaitement distinctive chez les humains. Afin de devenir le prédateur, il me faudrait délaisser ces défauts qui ne feraient que me ralentir. Et puis … j’avais terriblement faim. Mon estomac grondait presque, en ce moment! Ce jeune homme me parut donc très alléchant, et ce, depuis qu’on mit les pieds dans le salon. Son cœur me dorlotait les oreilles, me laissant croire que j’entendais parfaitement son sang qui pompait.

Vile tentation qui me faisait doucement avancer, mais rien en comparaison à l’odeur se propageant dans la pièce, dès que Darell le mordit. En un clin d’œil, mon corps en entier fut saisi. Et si, auparavant, j’eus quelques doutes quant au geste en soit, tout doute s’évapora instantanément. Je n’avais qu’une seule idée en tête, c’était de boire, de me nourrir, de mettre fin à cette faim vorace. Les yeux fixés sur le sang qui continuait de couler, je parcourus le reste du chemin nous séparant, pour m’approcher soigneusement de sa gorge. Sans que je ne comprenne exactement comment, mes crocs firent leurs apparitions, ce qui me permit de percer la chair et d’enfin goûter au prix si convoité. Je ne me fis pas prier pour boire goulûment, prêtant attention à ma victime, qui s’amenuisait de seconde en seconde. Je n’eus aucune pitié à continuer jusqu’à ce que son cœur ne cesse de battre. Ce ne fut qu’à ce moment-là, que je pus l’éloigner et le laisser tomber par terre. Bon, si bon … il n’y avait pas de terme assez qualificatif pour décrire les sensations qui me parcouraient en ce moment. La bête était repue, je me sentais revivre, perdant en cours de route un peu plus de mon humanité. À force, il ne resterait plus de l’ancienne Sandra que mon apparence physique. Il me faudrait tenir tête à ma nature de vampire, si je voulais préserver un peu de ma personnalité d’avant. « Je suis déjà impatiente de goûter à ces élixirs. Mais j’attendrais le temps qu’il faut, question d’être prête. » Même si je tardais à découvrir toutes les gammes de goûts, je savais pertinemment que j’étais trop instable pour l’instant. Auprès de Darell, j’étais certaine d’apprendre, de découvrir tous les aspects de l’état vampirique.

Son petit commentaire, précédé par son geste, me fit sourire à mon tour. « Peut-être devrais-je porter du rouge plus souvent. » Pas si étrange, comme couleur, pour une créature de la nuit. Moi qui avais quelques robes rouges que je n’avais porter pas plus d’une ou deux fois me serviraient certainement à partir de maintenant. Mais ce n’était pas le temps pour ces rêveries. Je repris mon sérieux dès le moment où le ton de mon créateur changea. Il m’expliqua que pour cette fois, il ne verrait pas d’inconvénient à ce que j’aie tuer cet humain. En revanche, il faudrait que j’apprenne à contrôler mes pulsions, que je prête attention à ma victime, trouvant la frontière entre la vie et la mort afin de ne pas la tuer. Il n’y avait qu’une seule façon pour moi d’apprendre sans me retrouver submergée par l’envie de me nourrir de plusieurs humains et de les tuer. Mon créateur me donnerait des victimes jusqu’à ce qu’il me croie apte à vivre parmi la communauté. « Oui, j’ai tout à fait compris. » Une voix horriblement calme, surtout en sachant que je venais d’acquiescer à des enseignements sur comment me nourrir et ne pas tuer les humains. Comment se faisait-il que je ne ressentais pas de culpabilité vis-à-vis les pauvres âmes innocentes qu’il viendrait me donner? J’étais devenue un montre, c’est sûr. Tu changes pour le mieux, Sandra. Toujours cette voix intérieur qui n’hésitait pas à être franche. Mais bordel, que ferais-je lorsque je devrais chasser? Salon Darell, je devrais connaître mes limites. Imaginez le nombre de corps que la police retrouverait … c’est fou! Je n’avais d’autre choix que me nourrir de façon plus efficace, sans prendre la vie de mes victimes. Ce fait fut d’autant plus vrai lorsqu’il me parlait de mes instincts, et de ma sensibilité … à tout. Pas très difficile à croire, vu tout ce que j’ai ressentis en venant dans les appartements privés.

Oh, mais il ne parlait pas que de ça! En fait, il en fit la démonstration, alors qu’il s’approcha de moi pour faire glisser son pouce sur mes lèvres, et de parcourir le chemin jusqu’à mon cou, laissant glisser ses doigts sur ma peau. L’effet fut instantané, comme de l’électricité qui me parcourait la peau. Dans mon cas actuel, cependant, il s’agissait plutôt d’une tempête orageuse, alors que je fermais les yeux pour me délecter de cette sensation. Étrange, n’est-ce pas, que de se rendre compte que son corps et son esprit s’éveillent d’une façon encore jamais imaginé. Les vampires, malgré ce statut de ‘mort’, étaient en plein cœur d’une symbiose fatale, plus connectés à leur état physique et mental qu’aucun humain ne le pourrait. « Oui, je le sens. » Je ne pus que sortir de cette méditation pour plonger dans son regard. « Jamais je ne me suis sentie aussi … vivante. » La Sandra d’avant l’aurait repoussé, aurait encore une fois rappeler qu’elle est mariée. Mais je ne suis plus exactement la même, on dirait que mes sentiments sont confus. À ce moment-ci, je ne lui refuserais rien, le lien qui se créa entre nous lors de cette transformation prenant le dessus.
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