AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Ross Creek vous a ouvert ses portes le 23 mars 2018. La petite ville vous attend.
Submergez-nous dans votre créativité !
Nous tenons à vous remercier chers membres de nous être fidèles.
Sans votre support et votre chaleurosité, le forum ne serait pas ce qu'il est. Merci !

Partagez
 

 You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 


Chasseur

Viktor E. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 09/10/2018
Messages : 77

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptyLun 29 Oct - 18:20

you are my light in the dark, you are always
viktor & sandra

« Everyone is a moon, and has a dark side which he never shows to anybody »
Dix jours. Dix jours à l’autre bout du monde. Dix jours entre trois pays. Dix jours entre la Norvège, la Russie et la Chine. Dix jours à traquer, dix jours pour abattre trois cibles. Une humaine. Un sorcier. Et un loup. Trois têtes à récupérer et trois corps à incinérer. Dix jours pour une mission que Darell m’avait fait longuement préparé, pour qu’aucun échec ne vienne entacher mon tableau mûrement accomplis jusqu’à présent. Oh non. Je n’avais pas à me louper. Les trois cibles avaient été abattus à distance, comme par habitude. Si je pouvais m'éloigner et faire tomber celle-ci sans aucune autre victime, c’était toujours mieux. Même Darell le reconnaissait. Atteindre un ennemi, discrètement, précisément, comme un acte chirurgicale. Comme on attaque à la dague. Comme lui le ferait. Pourtant quelques choses avait provoqué sur mon corps, de multiples cicatrices, des plaies à peines recousues, des égratignures, des traces sur mon corps que je devais faire disparaître avant que Darell ne s’en aperçoive, je devais rester intacte. Pourquoi ? Je ne le savais pas. Un militaire ornée de cicatrices montrait son passé et son expérience, mais maintenant que je n’en étais plus un, je savais parfaitement que je n’avais plus droit au honneur de ses traces de guerre.

En cherchant la tête de la dernière victime, je ne pensais pas tomber sur une meute de loup. Les loups qui accompagnaient celui tuer. Observait le corps, le cadavre, blanc, sans vie, dans la chambre où il se trouvait quand j’avais tirer. Mille deux cent mètres. Un peu moins je l’avoue mais le kilomètre était passer. Ils étaient, sept. Deux grand gaillard. Deux jeunes. Un vieux. Et deux femmes, une adulte et une jeune adolescente. Je ne me suis pas battue. Non. J’ai tirer. Tirer avec une arme remplie de balle en argent car je connaissais cette variable. Un. Deux. Cinq… Et Sept. En finissant par les deux louves. Je récupéra la tête, et mis comme d’habitude, feu au corps. Cette fois si, je le fis pour chaque membres. Le bâtiment pris feu, là, à quatre kilomètres au nord de Pékin. Comment, me direz vous, étais je revenu au domaine Baron, avec trois plaies profondes, une dizaine d'égratignure et une blessure pare balle ? Tout simplement en voulant échapper à la Triade. Bordel de merde de Triade. J’avais dû fuir, loin, rapidement, et là, j’avais dû me battre contre ses hommes totalement fou, jouant d’arme blanche de plus en plus aiguisé… J’avais réussi à fuir, oui, mais blesser, avec une balle dans la cuisse en bonus… Pétasse de chinoise.  

Trois heures de soins. Quarante cinq minutes à extraire une balle et à recoudre. Je m’étais jamais entendu autant grogner face à tant de douleur. J’avais dormi à peine quatre heures et m’étais réveiller pour prendre la route. Voitures, bateaux, et finalement un avion jusqu’au bercail. Durant les douzes de vols pour le retour à Ross Creek, j’avais eu le temps de reposer ma carcasse et de rédiger mes rapports pour le patron. En arrivant à l’Hôtel, j’avais déposer les caisses noires contenant les têtes dans des bocaux remplis de formol, les trois enveloppes noires, scellé à la cire et annoté au marqueur blanc ainsi que mon rapport de mission générale. Avant de rejoindre mes quartiers personnels, il était l’heure de nettoyer mes faux. Sandra savait généralement quand je rentrais puisque les différents moyens de retour était gérée uniquement par sa personne. Une fois mon matériel propre et prêt à réutilisation, j’avais filer prendre une douche non sans laisser échapper un grognement de douleur. Prenant quelques antidouleurs, je m’habillais d’un tee-shirt noir et d’un jean. J’entrais dans le sous sol ou se trouvait ma charmante compagne et la trouvait au milieu de son centre de commandement. J’arrivais doucement, l’enlaçant de mes bras épais, et posa ma tête sur le sommet de son crâne. Même avec ses talons, elle ne m’arrivait qu’à la base de mon cou. « Je suis rentré mon ange… » débutais je… et dans un sourire malicieux j’ajoutais : « Mais je crois que tu le sais déjà depuis plus de deux heures… » Je ne pouvais pas vraiment lui faire de surprise quand je rentrais de missions, non, elle était mon ange gardien. Pour son intérêt, je n’allais pas rester longtemps, à moins que Darell ou Oscar ne m’en donne l’ordre direct. J’embrassais la peau tendre de son cou, me redressant pour regarder son travail. Je voyais des images de ma mission. Satellites, drones, infrarouges… Pourtant on ne voyait pas mes bavures. Je savais que Sandra me protégeait afin que Darell ne voit pas les écarts de conduites que j’avais sur le terrain. L’attaque de la Triade et le meurtre de cette meute chinoise n’apparaissait pas, et j’en étais presque dérangée. Je chuchotais à son oreille, curieux, comme toujours : « Sur quoi travaillez vous Mme Jefferson ? » Je ne l’appelais pas souvent ainsi, mais j’appréciais nous rappeler que nous étions ensemble dans ce cauchemar, et ceux, même si je commençais à en apprécier les contours et… le fond.    
   
(c) DΛNDELION

_________________
on a dark desert highway

I saw a shimmering light
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas


Vampire

Sandra L. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 16/10/2018
Messages : 60

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptyMar 30 Oct - 1:17

you are my light in the dark, you are always
viktor & sandra

« Everyone is a moon, and has a dark side which he never shows to anybody »
À chaque fois qu’il partait, l’anxiété me revenait. Je surveillais constamment ses moindres mouvements, exactement comme on le faisait pour la CiA, mais d’une façon beaucoup plus craintive. Au petit matin, je me réveillais et me précipitais directement sur mon téléphone ou sur l’ordinateur. J’analysais tout, revoyais les images infrarouges, les plans de bâtiments … bref, je faisais bien attention à ce que rien ne se déroule mal. Avant de me coucher, encore le même processus, maintenant ce contact, même si en vérité, il ne pouvait pas me répondre très souvent. On me prendra pour une folle, pour une personne trop dévouée dans son emploi. Des foutaises, tout ça. Je ne faisais pas une telle surveillance que pour les bons commentaires de mon patron. Je voulais protéger mon mari, le père de notre fils Jack, celui pour qui j’étais dévouée. La voilà, la vérité J’étais une mère attentive aux moindres besoins de son fils, et je pourrais tout sacrifier pour lui. C’était exactement la même chose pour Viktor, mais dans son cas, il me fallait surtout essayer de couvrir ses arrières, question qu’il ne se fasse pas surprendre. Il faisait parti de ma vie, me permit de connaître l’amour et la joie. Sans lui, cela n’avait plus le même sens. Et j’avais la nette impression que s’il lui arrivait malheur, Darell ne me garderait pas très longtemps non plus.

Des pensées pour une autre fois. Il me fallait rester concentrée, maintenant que j’étais devant mes moniteurs. Je surveillais les images que me renvoyais les drones, prenait en note le nombre de coups tirés, sachant qu’il ne ratait pas ses cibles. Toujours trop de morts. Bien qu’ils soient des êtres surnaturels, des gens dangereux, je ne pouvais pas croire qu’on pouvait tant détester. En arriver à des méthodes pareilles … c’était particulièrement agressif. Mais bon, ce n’était pas ma place de questionner les ordres. Tout ce que je pouvais faire, c’est donner les directions et mes propres recommandations, acheter tout ce qu’il fallait pour qu’il parte et revienne sans qu’on ne se doute de qui il est. Cette fois, pourtant, on réussit à le pister. Je vis les images, je remarquais la présence d’un groupe ennemi en Chine surnommé La Triade. Je le mis immédiatement en alerte, puis je pris soin de cacher ce genre d’information à Darell. Je sais pertinemment que le vampire aime le travail bien fait, vite fait, et sans laisser de trace. En découvrant toutes ces embrouilles, … je n’osais même pas l’imaginer en colère. Mieux valait éviter ce genre de détails, en revenir à l’essentiel, montrer que Viktor avait tout fait, exactement de la façon que notre patron le voulait.

Je ne pus souffler que lorsque je le sus loin de la Triade, finalement prêt à entreprendre le chemin de retour. Pendant les premières heures, je suivis son parcours en direct, avant de me concentrer sur les nouveaux dossiers qu’on me déposa au bureau. La femme multitâche que je suis, j’avais trois écrans allumés, chacun affichant quelque chose de différent. Dans le premier, on apercevait une carte du monde, et un chemin en pointillé, m’indiquant l’avancée de son vol, la dernière frontière entre lui et Ross Creek. Le deuxième écran affichait les images de la mission, ainsi que celles desquelles je m’occupais personnellement. Dans le tout dernier, j’avais commencé à faire des recherches qu’on me confia. Et celles-ci prirent le reste de ma concentration, rassurée de savoir que Vik était de retour, qu’il passerait probablement par la maison et se changer avant de venir me voir … en tout cas, c’est ce que j’espérais. Je me déplaçais parmi les écrans, tablette en main, mes yeux interchangeant d’une image à une autre. Soudainement, je sentis ses bras m’enlacer et sa tête se poser sur la mienne, prouvant ainsi au combien il était bien plus grand que moi, malgré mes talons hauts. Sa voix vint briser la monotonie, me redonna instantanément le sourire. Fermant les yeux, je me permis une brève pause, voulant me concentrer sur lui, sur la façon qu’il avait de me prendre ainsi. « Mon amour … » Je murmurais à peine, voulant toujours me rappeler pourquoi je me cassais tant la tête, lorsqu’il partait en mission. « Effectivement, je le savais. J’ai même suivi ton parcours en avion, juste pour être sûre que tout allait comme prévu. » Prévenante, c’était la moindre des choses. Et même si j’aurais souhaité que ses gestes attendrissants m’aident à oublier ce que j’avais devant mes yeux, on en revenait toujours au boulot. « Vous. Je travaille sur vous, Monsieur Jefferson. » J’affichais un sourire en coin avant de poursuivre. « J’ai fini la mise en dossier de la mission, même si j’ai évité d’ajouter ce qu’il s’est passé avec la Triade. » Il pouvait certainement le voir sur mon écran, « Ah, et je travaille déjà sur un nouveau cas. J’espère avoir des infos d’ici demain. » Je me retournais soudainement vers lui, posant ma main sur sa joie. « Mais raconte-moi, que s’est-il passé? Comment est-ce qu'ils ont bien pu te retrouver? » Je ne voyais pourtant pas d'erreur de ma part. Serait-ce eux, qui travaillaient de pair avec un petit génie?   
   
(c) DΛNDELION


Dernière édition par Sandra L. Jefferson le Sam 24 Nov - 2:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas


Chasseur

Viktor E. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 09/10/2018
Messages : 77

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptyDim 11 Nov - 16:19

you are my light in the dark, you are always
viktor & sandra

« Everyone is a moon, and has a dark side which he never shows to anybody »
Ma vie de famille était une chose tellement étrange pour moi. Avant mon troisième round, avant tout ces événements, je ne pensais pas un instant que nous passerions de deux à trois. Je ne pensais pas louper l’accouchement. Je ne pensais pas être retenue à l’autre bout du monde de la naissance de mon fils. Non. Ma vie de famille n’était pas simple. Jamais elle ne le sera. Je ne savais même pas au fond de moi si je méritais d’avoir celle-ci. A cause de moi elle avait du passé un marché. A cause de moi… Je ne pensais pas un instant les retrouver, pas ici, pas maintenant. Etait ce si insupportable de voir mon fils et ma femme retenue par un homme de la trempe de Darell ? Pourtant il offrait une protection sans faille et des ressources que beaucoup souhaiterait, bien que libre. J’avais des difficultés à assumer ma place. Celle de mari. Celle de père. J’avais toujours l’impression qu’un fossé, un ravin, un fleuve se tenait entre moi et ma famille. Pourtant, je pensais sans arrêt à eux. Enfin. Pas en mission. Je ne pensais qu’à celle-ci. Je me devais d’accomplir la mission que Baron m’avait donner. Je me devais en la réalisant et en l’accomplissant, de protéger ma famille et ma peau. Je ne comptais plus les menaces sur ma tête, celle de Sandra ou de mon fils...J’avais pendant trois laisser ma profession se mettre au service d’un homme comme Darell sans penser à ma vie privée. Je n’avais pas de vie privée pendant un temps car Baron s’occupait à me la retenir sans retenue durant le temps ou je croyais ma compagne morte, mon fils mourant avec elle. J’avais fait de son sacrifice ma force. J’étais devenue ce que peu d’homme pouvait devenir. Un homme calme, sérieux, qui accomplis ses missions dans une propreté impeccable.

Mon regard était tout de fois différent sur sa femme. Je tentais les horreurs que je commettais, dans lequel je l’embarquais en lui montrant par vidéos mes déplacements. Je tentais d’oublier un peu plus cette mission alors que je l’avais dans mes bras musclé, couvert de cicatrice de guerre. « Tu es adorable… comme toujours mon amour... » Dis je à son oreille. A ce moment là, rien ne pouvait nous détacher. Je me sentais bien avec elle, je l’aimais du plus profond de son coeur. « Vraiment ? Quel honneur tu me fais ! Je suis heureux de le savoir.. » Pas d’ironie juste de la vérité et une bonne humeur pour faire sourire ma compagne. Je repris mon sérieux, le temps d’un instant lorsqu’elle évoqua une nouvelle mission. Intéressant. « Très bien, c’est une bonne chose, Baron sera content. » Je l’appelais toujours par son nom de famille. Toujours. Je soupirais intérieurement, toujours aussi impressionner par l’efficacité de ma partenaire. Elle arrivait encore à m’étonner.. « Tu es exceptionnel ma douce… » dis je avec douceur. Sa rapidité d’exécution montrer pourquoi elle avait survécu. Elle avais le même instinct que moi, le même esprit guerrier à vouloir rester en vie. C’était sûre.

Je déposais un baiser sur sa joue avant qu’elle ne se retourne vers moi. Je la repris dans mes bras, échangeant un regard rassurant pour retirer son inquiétude. Je savais qu’elle ne partirait jamais vraiment mais je faisais tout mon possible pour la lui diminuer. Je soupirais, sa tête contre mon torse, mes mains caressant sa chevelure couleur doré qui me semblait toujours si étrange en l’ayant connu aussi brune que mes propres cheveux. Ma voix se fit toujours un ton doux. « Je ne sais pas… J’ai regarder les images du repaire des loups et celle de la course poursuite… J’ai trouver les mêms symboles, les mêmes tatouages. Ils avaient un lien. Très certainement qu’ils travailler ensemble… Sinon, je ne vois pas comment il aurait put me pister… » Je baissais la tête, déposant mes lèvres sur les siennes avant de sourire. « Comment va tu toi ? Jack se sent bien à l’école ? Je me sens tellement mal d’être si loin de vous… » Même s’il ne se sentait pas proche de sa famille, il gardait un sentiment d’amertume à être à l’autre bout de la planète mais je me devais de tentais, de me rapprocher. Je voulais lui prouver, lui montrer que je me souciais d’eux et prouver mon amour par la même occasion.
   
(c) DΛNDELION

_________________
on a dark desert highway

I saw a shimmering light
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas


Vampire

Sandra L. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 16/10/2018
Messages : 60

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptyJeu 22 Nov - 1:23

you are my light in the dark, you are always
viktor & sandra

« Everyone is a moon, and has a dark side which he never shows to anybody »
Je n’étais pas de celles qui imaginent un mariage parfait dès qu’elles ont l’âge d’en rêver. En fait, je me croyais incapable d’aimer, incapable de faire les sacrifices qu’il faut pour bien mener une vie à deux. Aucunement romantique, du moins, à une certaine époque, je regardais avec dédain les filles raides dingues de leur petit ami, ne comprenant pas pourquoi elles pensaient à l’amour plutôt qu’à leur propre vie? Solitaire, voilà le terme qui me décrirait le mieux. Cependant, ma perspective changea, jusqu’au moment où je croisais Viktor la première fois. Pour une raison qui m’échappe encore aujourd’hui, je devins l’une de ces filles que je critiquais auparavant. Je … je suis tombée en amour sans jamais regarder derrière, sans regret. D’une relation relativement calme, on en vint à sauter des étapes. Certaines d’entre elles, j’aurais adoré connaître, dont celle d’un mariage plus organisé et celle d’une vie stable. On n’en eut guère le droit, devant délaisser tout cela pour le bien de l’enfant que je portais, pour le bien de notre … famille. Des sacrifices horribles, une distance qui continuait de nous hanter, alors que nous travaillons de pair. Absent lors d’évènements organisés par l’école, absent alors que Jack voudrait pouvoir passer une journée complète avec son père. Je le rassure, je lui fais des promesses que je ne peux en réalité affirmer. Je ne veux que son bonheur, mais je dois l’avouer, parfois je me sens étrangement seule quand je me couche le soir. Il semblerait que je le partage avec un autre.

Pourtant, je ne rechigne pas. Il vaudrait mieux que cette relation ne s’émiette pas, autrement, aucun d’entre nous n’aurait la force de continuer, ou alors, le ferait sans véritable amour propre. Chacun deviendrait un zombie, n’aurait plus de port pour le guider. Alors je profite du moment pour me coller, pour me retrouver dans son étreinte, à l’écouter et à essayer de visualiser tout cela comme une conversation tout à fait normale. « Tu me manques, mon amour. J’adorerais pouvoir passer plus de temps avec toi. » Je ne souhaiterais que ça. Pourquoi pas une soirée à un restaurant, ou juste un souper aux chandelles, question que la flamme de leur couple ne s’éteigne pas. « Je ne pourrais pas continuer mon travail tranquillement sans te savoir en sécurité, Vik. » Pas vraiment difficile à croire, rien qu’avec les cernes sous mes yeux. Sans compter les heures que je passais à vérifier et chercher pour toutes les diverses missions que Darell me confiait. « Oui, il le sera. J’ai tout ce qu’il a demandé, et encore plus. » Je devenais toujours un peu tendue en entendant le nom du vampire. Je préférais dévier sur un autre sujet, question de ne pas trop laisser transparaître de réaction. Heureusement, Viktor semblait déjà le faire pour moi, me complimentant comme seul lui savait le faire. « Nous sommes un duo infaillible, mon amour. Sans ton courage et ta force, je ne crois pas qu’on y arriverait. » Je me laissais presque tomber dans ses bras pendant quelques instants, profitant de sa chaleur, pas assez présente dans ma vie actuelle.

Un baiser valu milles mots, surtout venant de lui. Je savais bien qu’il essayait de me rassurer, qu’il ne souhaitait pas me voir aussi inquiète. Voilà pourquoi je ne rajoutais rien, voulant à mon tour le calmer, lui faire comprendre que mes troubles arrêteraient bientôt. Comment ne pas le faire, après tout, quand je me retrouve tout contre lui, à me faire bercer par le son de son cœur et sa main qui me caressait les cheveux teints depuis mon arrivée à Ross Creek. Il se mit à expliquer ces théories quant à la tournure que prit la mission. Deux groupes qui travailleraient ensemble? Pas impossible, surtout s’ils voulaient s’en prendre à Darell où à son cercle de connaissances. Je ne fus pas capable de rajouter une quelconque opinion car au même moment, il m’embrassa tendrement sur les lèvres cette fois, avant de prendre des nouvelles de Jack. « Je vais bien, dans la mesure du possible. Jack est très heureux à l’école, il s’est déjà fait des amis. » Je laissais mes doigts glisser sur sa joue droite, avant de poursuivre. « Tu ne devrais pas. Chacun d’entre nous à un travail à faire, et si on veut pouvoir protéger Jack, on n’a pas le choix. Chéri, je t’aime, peu importe les distances. Et Jack aussi. Personne ne peut nous enlever ça. » Je soupirais, car même si j’étais toujours aussi amoureuse, il y avait quelques idées noires qui me revenaient en tête. « Dit, dans la mission, … il … il y avait deux femmes, dont une jeune fille. Est-ce que … » Je n’osais pas finir ma phrase, sachant pertinemment que ma façon de penser et d’agir était sûrement ce qui m’empêchait d’exécuter tous les ordres sans regarder derrière.
   
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas


Chasseur

Viktor E. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 09/10/2018
Messages : 77

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptyDim 25 Nov - 13:42

you are my light in the dark, you are always
viktor & sandra

« Everyone is a moon, and has a dark side which he never shows to anybody »
Notre mariage avait été une chose rapide. Peut être trop rapide. Je me demandais si nous aurions dû être aussi rapide. Sauter tant d’étape. Tant de rendez vous amoureux. Et puis la venue de ce petit bout de chou… Je m’en voulais de ne pas avoir profiter plus de ma douce compagne. Partir sans savoir si je pouvais revenir était ma hantise depuis que Baron m’avait rendus tendus, méfiant et il n’y avait qu’une seule personne qui pouvait retirer ce flot de sentiment et d’émotions… Mes parents c’étaient marié tôt, et ma mère avait autant subit la dure séparation de son mari militaire. Ils avaient compris, ne m’avaient jamais décourager à prendre la main de Sandra. Nous étions heureux et même si cette période sombre de notre vie avait largement contribué à réduire la flamme, nous tentions chaque jour depuis nos retrouvaille de la faire flamber jusqu’à en faire devenir un incendie. Elle était mon ancre à présent, celle que j’aurais du avoir depuis tout ce temps. Celle que j’aurais tant aimé avoir pour ne pas me briser. C’était étrange. En me révélant casser mentalement, Baron avait décidé de faire revenir le seul être pour qui je pourrais déplacer monts et mers. Et il le savait. Il jouer de ce lien intense entre nous deux, amplifié par la présence de mon fils.

J’aimais avoir ma douce femme dans mes bras, c’était ce genre de moment qui me manquait le plus. Et plus encore mais ce n’était pas le moment. Non. Loin de là. «  Je sais mon coeur, moi aussi tu me manques… Après ma grosse mission, Baron me donnera du temps, je serais là… On passera plus de temps ensemble, je te le promets ma chérie...  »  Une promesse que je n’aurais peut être pas dû donner mais mon coeur se fendait en l’entendant parler ainsi. «  Je sais bien mon amour, mais tu sais que je favorise la sécurité avant tout…  » Oui… Du moins je tentais. C’était difficile de faire mon travail en privilégiant la sécurité. Parfois la réussite d’une mission se tenait à ne pas suivre de logique ni de raison. «  Très bien…  » Depuis que je pouvais quitter le domaine, j’avais perdus la tension en entendant le nom de mon patron… et maître. Je me savais appartenu et pourtant cette notion me paraissait lointaine. Il utilisait mes capacités de tueur et je ne me raccrochais qu’à la présence de Sandra pour subsistait. Ah… Ma Sandra… Je souris en l’entendant prononcer ses mots «  Sans ton intelligence et tes yeux d’aigle non plus…  » ajoutais je.

Nous étions complémentaire. Si l’un tombait, l’autre le suivrait. L’épée de Damoclès était pourtant bien plus proche qu’on le ne le pensais… Je pensais à notre fils, pensais à notre famille. Comment aurait était elle était si Gabriel n’avait pas merder à ce point ? J’écoutais ses paroles. Alors comme ça mon petite garçon aimait l’école. C’était une bonne chose. J’étirais mes lèvres, heureux d’entendre ça et pourtant j’avais toujours cette honte à être si loin d’eux… Je remis une mèche de cheveux derrière son oreille et n’ajouta rien. Je posais mon front contre le sien, fermant les yeux contre ma femme. Je l’ai réouvrit en entendant sa question écourtait… «  Ni pense pas ma chérie… Tu sais que je me refuse à te raconter ce que je fais… C’est bien pour ça que je coupe mes caméras dans ses moments là…  » J’avais un certain respect à accomplir le travail d’un faucheur mais cela ne pouvait pas être le cas de ma femme. Quand je devais tuer plus que ma cible, je sacralisais ses morts supplémentaire. Je le faisais déjà lorsque des femmes et des enfants étaient tués sous ma garde militaire en Afghanistan et en Irak… Un voile de ce souvenir passa devant mes yeux. J’embrassais à nouveau le front de ma partenaire de vie et souris : «  Je ne sais pas si je pourrais mais… Mais j’aimerais t’emmener dîner en extérieur mon amour, rien que tous les deux… Angela pourra s’occuper de Jack si tu le souhaite, tu la connais, elle n’est que tendresse avec lui.  » J’étais inquiet qu’elle me refuse une soirée en tête à tête compte tenu de notre patron… Voudrait elle aussi laisser notre fils aux mains douces d’une femme tel que Angela ? Je ne savais pas… Je reculais, fronçant les sourcils et me détacha d’elle, laissant une main se caler derrière ma tête.. «  Je… Laisse, c’est peut être pas une bonne idée tout compte fait…  » Dis je. Je n’étais pas sûre… Je fronçais les sourcils et releva la tête vers elle. «  Je suis désolé…  » J’avais tendance à surréagir et ne plus savoir ce qui était juste ou pas… Certainement une preuve de mon Syndrome Post Traumatique…    
     
(c) DΛNDELION

_________________
on a dark desert highway

I saw a shimmering light
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas


Vampire

Sandra L. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 16/10/2018
Messages : 60

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptySam 8 Déc - 3:13

you are my light in the dark, you are always
viktor & sandra

« Everyone is a moon, and has a dark side which he never shows to anybody »
Nous en étions à une étape difficile, dans notre relation. Je ne crois pas que je pourrais comparer cela aux premières querelles de couple marié, car nos problèmes étaient bien au-delà de ça. Nous avions foncé trop vite, avions sauter quelques étapes, et maintenant, encore ébranlés par les changements, nous nous retrouvions dans le rôle de parents, ce qui en soit, devenait déjà une source de stress. Les autres parents me demandaient constamment pourquoi mon mari était si peu présent, et comment cela se faisait que je pouvais si aisément payer les frais d’une telle école, voyant la façon dont je m’adressais à tout le monde. Je sais bien que je ne suis pas de ces femmes croulant sous l’argent, qui se comportent comme des snobs. Bien que toujours habillée de façon convenable, ma personnalité me démarquait des autres. Heureusement pour moi, il n’y avait que quelques parents se prenant ainsi la tête. D’autres semblaient tout aussi simples que moi, ce qui me permit de faire connaissance. Mais il me manquait quelque chose. Chaque matin, chaque sortie, chaque tasse de café, chaque instant de ma vie, et c’était Viktor. J’aurais voulu partager avec lui bien des choses, comme la naissance de notre fils, ainsi que ses premiers pas. Ces étapes, autant le père et la mère le voient. Alors pourquoi pas nous? Un peu de nostalgie me saisit, sur le coup. Cependant, je ne me permis pas de le laisser prendre pleine possession de mon esprit, préférant me rappeler que chaque sacrifice me permettait de passer plus de temps avec mon mari, mon ancre, ma lumière et mon espoir. Sans oublier Jack, ce petit ange qui ne se doute probablement pas de tout ce que ces parents ont vécus, pour qu’il puisse être en vie.

Même s’ils se faisaient plus rares maintenant, je vivais pour ces moments passés dans les bras de Vik, l’endroit le plus sûr et le plus chaleureux de tous. J’aurais bien aimé que l’on puisse continuer tout ça, de rentrer à la maison et profiter d’un peu de temps entre nous, alors que Jack était encore à l’école. Malheureusement, je sais que les missions s’empilaient. « J’espère que cette mission ne soit pas trop longue, question que l’on puisse prendre du temps pour nous. Tu pourras même venir avec moi et Jack au parc … » En bref, essayer de maintenir une certaine normalité, entretenir le fait que nous étions malgré tout un couple uni, toujours en amour malgré les embûches. « Oui, je sais bien que tu fais tout ton possible. J’en fait tout autant de mon côté, donc à deux, nous sommes plus prévenants. » Parce que j’imaginais bien qu’à distance, il ne pouvait pas toujours penser à ça. Sous tant de pression, tenant à ce que la mission se finisse bien, il devait se dévier des règles. Voilà pourquoi je le surveillais constamment, mon but étant de voir le danger avant même qu’il ne le voit. Parfois, j’y arrivais, mais je n’étais pas parfaite, je ne voyais pas tout. Des petits défauts qui ne semblaient pas faire de grosse différence, heureusement, car j’aurais certainement reçu des commentaires de la part de Darell. Si, jusqu’à maintenant, il ne me reprochait rien, c’est que j’étais sauve. Puis de toute façon, comment pourrait-il ne voir que quelques erreurs, alors que le duo mari et femme que nous faisions, moi et Viktor, était des plus efficaces? « Mon chéri, tu sais toujours comment me faire rougir! » Je rigolais, me remémorant notre conversation, la première fois qu’on se croisa. Il savait clairement parler aux femmes, et ce n’était pas pour le simple fait de flirter pour une soirée. Dans ce cas-ci, il continuait à me complimenter, ce qui était très apprécié.

Je me doutais bien que notre destin était étroitement relié, et que ce qui lui arriverait devrait certainement m’arriver aussi. Nous étions inséparables; il n’y avait qu’à scruter notre travail pour comprendre au combien nous avions besoin l’un de l’autre pour que la mission se déroule sans pépin. Les choses auraient probablement été différentes, advenant l’absence de Gabriel de notre vie. Mais à quoi y repenser? Ce n’est pas comme si ça changerait quoi que ce soit. Je préférais donc le tenir informer à propos de notre garçon, l’inclure dans ses progrès et dans son développement.  En parlant autant de Jack, je ne pus m’empêcher de repenser à ce qu’il se passa pendant la mission, avec ces deux femmes innocentes, tués sans qu’elles ne soient les cibles en question. Il essayait tant bien que mal de me rassurer, autant par ses gestes que par ses mots. « Je sais, je ne devrais pas y penser, mon amour. C’est juste que … j’y pense, ça me tracasse parfois. C’est aussi pour ça que je ne serais sans doute jamais capable de partir en mission comme tu le fais si bien. » Pas des reproches, sinon un fait. Trop sentimentale, trop empathique pour arriver à prendre la vie de quelqu’un d’autre. Peut-être était-ce l’instinct de mère qui me portait à réagir ainsi. Aucune idée. Tout ce qui m’importait, c’était qu’il soit là, que je puisse être prise dans son étreinte. Oh, ce doux baiser qui me permettait de toujours reprendre du mieux. Je posais ma tête sur son torse, rêvant à ce qu’on pourrait faire, une fois sans toutes ces missions d’affilées. Angela pourrait s’occuper de Jack, le temps que ces parents puissent sortir, essayer de rattraper le temps perdu. Mais … mais pourquoi se détachait-il soudainement? Pourquoi hésitait-il? Je ne comprenais pas. Ce fut à moi de m’approcher de lui, de poser ma main sur sa joue, de laisser glisser mes doigts doucement jusqu’à son cou et de prendre une grande inspiration. « Je crois que c’est une très bonne idée, mon chéri. Angela s’occupera de Jack, quoique de toute façon, il est un enfant pas vraiment turbulant. Nous prendrons du temps pour nous, ça nous fera beaucoup de bien. » En revanche, il y avait une chose qui me tracassait depuis le début, et je me devais de le lui dire. « Mais Vik, je crois qu’avant tout, tu devrais … tu devrais aller voir ta sœur. Elle est en ville, tu sais? Je l’ai aperçue sur quelques caméras, je pourrais trouver ses coordonnées en quelques secondes. »  Je me préparais déjà à un refus de sa part. « Si tu ne le fais pas, je sais que tu t’en voudras. » J’espérais qu’il serait convaincu, quoique je n’en savais rien, de ces intentions vis-à-vis sa famille.
   
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas


Chasseur

Viktor E. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 09/10/2018
Messages : 77

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptySam 22 Déc - 17:58

you are my light in the dark, you are always
viktor & sandra

« Everyone is a moon, and has a dark side which he never shows to anybody »
En acceptant mon sort, en perdant mon mentale, mon esprit. En le laissant rentrer, le laissant rentrer Baron, cette vile créature aux buts précis j’avais perdus ma liberté et la possibilité de revenir à un monde où j’ignorais tout de ce monde, de ce monde caché que peu d’entre nous connaissions, mais en me brisant, l’homme aux deux millénaires m'avait permis de vivre à nouveau en famille, entouré des deux êtres que j’aimais le plus au monde. Il leur avait permis de vivre, dans une richesse conséquente, sans laisser aucun manque et offrant les meilleures possibilités, autant pour ma femme que pour mon fils. Nous avions cette de Damoclès au-dessus de la tête, et je ne savais pas quand elle tomberait, quand Baron m’imposerai ses crocs et le don de mon âme à la faucheuse afin de parcourir ses terres pour l’éternité. Je ne savais pas, et pour le moment, rien ne montrait que le maître souhaitait m’offrir ce que seul lui pouvait m’offrir. Durant des mois il m’avait forgé, de ses mains, de sa volonté, de son souhait. J’avais été un bloc de marbre déjà relativement taillé et l’homme millénaire avait le travail, continuant pour sortir de celui-ci, un David authentique. Du moins c’est ce qu’il disait. Je continuais d’ailleurs à peaufiner chacun de ses enseignements, devenus des mécanismes que je ne pouvais retirer de mon esprit. J’agissais. Et je le montrais aux quatre coins du monde. Je faisais peut être des choses moralement horribles, mais je prouver son coup de maître sur ce plateau d’échec en les réalisant. Je pouvais tuer, voler, et ne détruire rien que par son ordre. Par peur ? Non, la peur avait été assimilée à présent et je ressentais, je crois… du plaisir. C’était étrange de ce dire ça, encore pire de le réaliser. Qu’importe où, qu’importe quand, qu’importe qui, je recevais les ordres et je les réalisais… J’étais son soldat, et je prenais uniquement ses ordres. Je trempais mes mains dans le sang pour son plaisir unique. Son homme. Sa… Sa chose. L’intelligence était un trait rare, mais Darell l'avait prouvé à de multiples reprises et bien qu’au fond je sois révolté, utiliser le génie de ma femme était une sage décision, surtout si elle pouvait m’aider dans le court de mes missions. Nous avions pactiser avec le diable, elle, comme moi. Nous lui avions donné notre âme et nos vies en échange de notre survie. J’espérais que mon fils n’est pas de compte à lui rendre. « Je ne saurait te dire… La mission est annoncée avec dix jours. Ne t’inquiète pas, même si nous ne serons pas en direct, je vais t’envoyer de quoi travailler pour que je poursuive ma mission. D’ailleurs, nous devons établir quelques points pour cette mission sans filet… » J'enchainais par une réplique plus douce : « Nous le ferons, je te le promets… » Je souriais tendrement, caressant son visage. Nous deux, nous étions une équipe aux multiples talents et facettes. Nous l’étions avant, mais c’était à mon plus grand plaisir, toujours vrai. Nous n’avions juste pas de gloire ni de retour, seule la récompense de vivre protégés.

Ma prochaine mission était de la même longueur que la précédente, mais je sentais au fond de moi que cela ne se passerait comme prévu. Mon instinct avait été élevé avec chacun des enseignements du vampire. Presque pour me préparer… N'était-ce d’ailleurs pas son but ? Je ne pouvais pas dire non. Je ne pouvais pas faire part de mon ressenti et de mes préoccupations. « C’est bien pour cela que tu m’as épousé... ? Non ? » Disais je, souriant et laissant échapper un mince rire. Je partageais avec elle, ce petit brin de bonheur rare. Je pourrais avoir tout l’or du monde que je choisirais toujours ma femme. Elle était mon ancre. J’étais chanceux. L’univers avait était généreux en nous préservant la possibilité de l’avoir encore à mes côtés, même avec les horreurs que nous traversions et pourtant, je ne voulais pas qu’elle voit ce que j’étais devenu. Un tueur. Plus qu'appliquer. Un chasseur. Son chasseur. Son requin. « Tu sais ce que je dis du mot Jamais… Tu ne peux pas prévoir l’avenir. Et puis qui sait, vous pourriez vous révéler être un bon élément sur le terrain Madame Jefferson… » Que j’aimais l’avoir contre moi ! Que j’aimais ses lèvres sur les miennes ! Je caressais ses cheveux, sa tête contre mon torse…


Pendant un instant, je rêvais à une normalité. À une vie sans aucune créature. Deux vies sans toute cette clinquante horreur. Sans pression… Uniquement deux humains, deux parents, mari et femme au service de leur pays. Mais je savais que c’était impossible. Il n’y avait plus de possibilité de retourner en arrière. Une utopie irréalisable. Le passage de ses doigts me rappeler encore ceux de Baron. L’homme pouvait être d’une violence inouïe, mais pouvait être totalement l’opposé, pas par attachement, loin de là. C’était une façon de me torturer et de me dire que j’étais sous sa coupe, me poussant à me faire craquer, un peu plus. Je chassais l’image et fis revenir mon sourire disparu le temps d’un instant. « Je pense que nous en avons besoin, tous les deux… Je pourrais enfin te revoir dans une de tes si belles robes comme seule toi sais les choisir… »

Pourquoi les moments doux et heureux devaient-ils s'arrêtaient si brusquement ? N’avais je plus le droit d’en recevoir ? Je fronçais les sourcils et baissa la tête vers ma femme. Ce qu’elle disait ne pouvait pas être possible. « Ma soeur ? Non… non… Ce n’est pas possible Sandra.. Elle est à.. » dégluti, regardant au loin avant de me séparer et me retourner, me pinçant le nez et fermant les yeux. Je descendis ma main. Je posais mes doigts sur mes hanches et redressa la tête pour dire :  « Elle est à Washington, avec mes parents, ce n’est pas possible… » Ce n’était pas possible. Et quand bien même… Je ne pouvais pas. Darell la tuerait sous mes yeux si je venais à la rejoindre, à la revoir, à la prendre dans mes bras. Ross Creek avait autant de caméras que Paris. Il ne lui faudrait pas attendre longtemps pour découvrir que j’avais revu ma soeur, si sa présence était confirmée ici… De longues minutes de silence passèrent. Je me retournais et revins vers elle. « Prouve moi qu’elle est vraiment ici… » dis je doucement avant de me retourner vers elle. Calme, mais pourtant, j’étais loin du calme que Sandra connaissait de moi.
     
(c) DΛNDELION

_________________
on a dark desert highway

I saw a shimmering light
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas


Vampire

Sandra L. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 16/10/2018
Messages : 60

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptySam 29 Déc - 2:59

you are my light in the dark, you are always
viktor & sandra

« Everyone is a moon, and has a dark side which he never shows to anybody »
On ne peut pas dire que j’ai immédiatement accepté mon sort. En fait, je suis passé par la même gamme d’émotions que celles du deuil. Tout d’abord, ce fut le choc et le déni, que d’avoir Darell si près de mon cou, de sentir qu’il pouvait à tout moment me tuer. Un cauchemar, … je crus que je dormais debout et que j’allais me réveiller à tout moment. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. La colère s’ensuivit, alors que j’essayais de m’arracher à sa poigne de fer pour la simple raison que je me battais pour trois. Je ne voulais pas laisser mon mari en proie à la souffrance, et je souhaitais que mon fils puisse naître. Ces deux facteurs expliquent également ce pourquoi je dû me résoudre à marchander avec Darell, afin que préserver nos vies. L’étape la plus difficile, fut de devoir si promptement disparaître et de ne pas avoir de contact avec mon mari. À une si grande distance de lui, je sentais les vents de la tristesse, accompagnée d’une courte dépression. Rien qui ne changea ma routine, à l’époque, mais assez pour provoquer un manque d’appétit. Les infirmières sur place furent celles qui me poussèrent à ne pas en oublier l’enfant que je portais. Et lorsque je posais finalement les yeux sur mon petit trésor, eh bien, j’en arrivais à la toute dernière étape; l’acceptation. Je me résolus à ne plus jouer les bornées et à simplement faire le boulot comme il se doit.

Pourtant, rien n’est rose. À certains moments, je questionne ce faux semblant de sécurité. Il ne faut pas oublier qui est notre employeur. Même s’il nous a offert beaucoup, il peut tout reprendre d’un seul coup. Qui pourrait me rassurer et me dire qu’il ne viendra pas finir ce qu’il a commencé il y a de cela quelques années déjà? Se débarrasserait-il de nous? Je ne crois pas. Nous tuer était hors de question, ce qui pourrait sembler comme un certain soulagement. Néanmoins, il y a une autre raison pour lui de planter ses crocs. Oui, c’est bien cela, je parle de la transformation. Rien que de penser à ce qu’il fallait pour l’exécuter, je sentais déjà la chair de poule se former sur ma peau. Mourir, c’est ce qui était impliqué. Il me viderait complètement de mon sang, je sentirais donc la mort s’approcher sournoisement. Oh, mais ce n’est pas tout. Il ne faut pas oublier qu’en devenant vampire, c’est la perte de mon humanité, de ces qualités et cette morale qui me font réfléchir avant de poser un geste. Il n’y a pas à dire, je deviendrais un horrible monstre. Je n’aurais probablement aucun problème à tuer mes victimes.

« Dix jours? Tu viens tout juste d’arriver après une mission tout aussi longue. On dirait que je te partage avec quelqu’un d’autre … » Et je n’aimais pas du tout ça. Darell avait une place beaucoup trop importante dans sa vie, et cette conclusion m’irritait. « Mais bon, c’pas comme si je peux changer quoi que ce soit. » Je transitionnais doucement vers la suite de ma réponse. « J’espère que tu me tiendras assez occupée, même si on ne sera pas en direct. Quels sont les points sur lesquels tu veux discuter? »  C’est fou, comme notre conversation pouvait passer d’un moment tendre et amoureux, pour interchanger et parler du boulot. Le seul dénominateur commun, en ce moment, c’est qu’on continuait à profiter de la présence l’un de l’autre. En fait, je ne voulais même pas quitter son étreinte initiale, tant j’adorais ça. « Fais attention! C’est une promesse que tu me fais là, donc je m’attends à ce que tu la tiennes, mon amour. » J’essayais de le taquiner un peu, voir s’il réagirait. Je ne lui tiendrais pas rigueur de ses promesses, sachant qu’il avait toujours de bonnes excuses. Je me contenterais de ces courtes étreintes, jusqu’au moment où il y aurait un peu plus d’accalmie niveau missions.

« Il y a tant de raisons pourquoi je t’ai épousé. Mais la plus importante de tous, pour moi comme pour bien d’autres femmes, c’est que je t’aime, Vik. » À chaque fois que je repensais à lui, je nous revoyais, lors de notre première rencontre. Ce déclic si particulier s’était fait sans qu’on ne s’en aperçoive. Encore aujourd’hui, malgré les épreuves, notre couple tenait toujours, même si notre vie de parents nous glissait parfois entre les doigts. Qu’il soit là … c’est tout ce qui comptait. Grâce à lui, je tenais bon, je trouvais la force de continuer. Sans lui, sans mon ancre, mon guide, mon étoile et mon soleil, j’aurais probablement vécu le restant de mes jours comme un automate, n’arborant le sourire que devant mon enfant. Heureusement, même si nous n’étions pas dans l’ambiance la plus positive, une partie de moi était rassurée de les savoir là, loin ou proches. « Oui, je sais, je sais. Ne jamais dire jamais. Mais moi, un bon élément sur le terrain? Je suis loin d’être une femme d’action, mon amour. Et puis tu sais, ne pas savoir ce que Darell nous réserve, ça ne vient que compliquer les choses. »

J’aimerais tant savoir ce que Viktor a bien pu subir. Darell, bien que calme et posé lorsque je le croisais dans les couloirs, cachait un double-jeu. Il est un vampire, bordel! Je suis sûre qu’il a dû le torturer, pour que Vik lui obéisse ainsi. Des questions qui me brûlaient les lèvres mais que je n’osais pas poser. Je ne voulais surtout pas qu’il se sente impuissant, qu’il ressasse le passé. J’aurais juste apprécié quelques bribes d’informations supplémentaires, vu que je lui ai raconté mon épopée auprès du Baron, alors que je me retrouvais en Europe, entourée d’autre vampires et humains complètement sous ses ordres. Comment bien entamer le sujet … ? Aucune idée, et sincèrement, je n’avais pas l’envie de zapper le moral de tous avec des questions indiscrètes. « Monsieur Jefferson a-t-il une préférence, pour la couleur de la robe? » Dis-je avant de venir poser un doux baiser sur ses lèvres. « On en a terriblement de besoin. » J’avais coupé court à l’échange, posant mon front contre le sien, me tenant à quelques centimètres de son visage.

La bourde que j’étais ne pus s’empêcher de changer rapidement le sujet. Cette fois, je lui parlais de mes trouvailles, c’est-à-dire multiples photos de sa sœur dans la ville, grâce aux caméras de traffic un peu partout. « Je suis désolée de devoir te le dire ainsi, si soudainement, mais c’est vrai. » Je le vis s’éloigner et j’attendis quelques minutes pour me rapprocher de lui et frotter doucement son dos, comme lorsqu’on consolait une autre personne. « Elle était à Washington, mais elle a déménagé à Ross Creek. » Je ne savais pas pourquoi et surtout, j’estimas croire qu’elle n’est pas au courant du fait qu’on est en vie. « Si c’est ce qu’il te faut. » Et, sur ce, je m’installais sur mon ordinateur principal pour ensuite scruter les photos que j’avais sauvegardé. Dès que je les retrouvais je les imprimais avant de lui montrer ma grande découverte. « Voici tout ce que j’ai pu trouver. Elle est dans une quinzaine de photos, toutes des caméras de la ville, celles qui surveillent les rues. » Je ne le brusquais pas, voulant qu’il prenne le temps de bien les voir et d’en venir à la même conclusion que moi. C’était sa sœur.
   
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas


Chasseur

Viktor E. Jefferson
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 09/10/2018
Messages : 77

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA EmptyDim 7 Avr - 19:01

Demande point : @Sandra L. Jefferson
Demande d'archivage

_________________
on a dark desert highway

I saw a shimmering light
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas




Contenu sponsorisé

You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty
MessageSujet: Re: You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA  You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
You are my light in the dark... You are always // N°14 SANDRA
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pokemon SLLN (Solar Light and Lunar Dark)
» toby&billie - I'd be damned Cupid's demanding back his arrow So let's get drunk on our tears and Searching for meaning But are we all lost stars, trying to light up the dark?
» Dark Heresy ?
» reportage photo : Apocalypse chez les Dark Angels
» land speeder dark eldar

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
R O S S C R E E K ஃ :: Sujets archivés-
Sauter vers: