AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 <STAFF> Izanami † Rouge sanguine et noir d'ébène

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Messages : 5
Date d'inscription : 19/06/2017






MessageSujet: <STAFF> Izanami † Rouge sanguine et noir d'ébène  Mer 19 Juil - 9:11


Izanami Shibusawa
Par la voix du sang seront exaucés vos désirs d'un amour éternel, mais par la voix du sang votre âme sera mienne





Un nouveau monde


Bonjour ou bonsoir à tous! Je m'appelle Izanami Shibusawa et pour les intimes, on me surnomme Izanami. Je suis né(e) le 14 Février d'une époque féodale reculée, ce qui me donne maintenant un âge ancien que je ne saurais calculer. D'apparence 24 printemps et je suis d'origine de Onogoro au Japon. Je vais vous confier un secret, je suis hétérosexuelle et en ce moment célibataire. Je suis une divinité fais partie du groupe des créatures mystiques. J'exerce le métier∕étude de propriétaire d'un magasin ésotérique. On me dit fréquemment que je ressemble à Ira Chernova.




Autrefois, j'ai été aimante, dotée d'une bienveillance sans égale, croyant à l'amour vrai, sincère. Néanmoins, le trouble, et la trahison d'un amour bafoué fit naître en moi, l'Izanami que je suis désormais. Déesse de la mort du Panthéon Japonais. Au charisme naturel, inspirant crainte et fascination, je suis le calme avant la tempête. Froideur naturelle, hérissant les poils des mortels et créatures nocturnes, température hivernale. Dévoreuse d'âme, empathie réduite à néant, sympathie limité, laissant un goût amer dans la gorge des gens que je côtoie. Je suis d'une nature cruelle dissimulée sous le couvert d'une vie solitaire. Blessée, meurtrie, accablée par la vie, la souffrance d'autrui me menant à une extase divine.

ANECDOTES

J'ai été bien des choses durant mon existence, changé d'aspect au fil des siècles. Mais une vie en particulière m'eut marquée. Celle au commencement. Mon mythe commence aux Dieux primitifs ayant créés deux divinités. L'une masculine, appelée Inazagi, l'autre féminine, dont je suis le fruit. Appelés afin de créer la première Terre, l'île Onogoro. Au fil du temps, Inazagi et moi développions des sentiments profonds, un amour sincère à l'abri du temps. Je donnais naissance à deux enfants, qui par un funeste destin, naquirent dotés de mal formation. Loin de pouvoir être considérés comme des divinités, les mirent sur un bateau que nous avons laissé dériver au large, rejoindre le royaume des morts. Notre faute fut d'avoir enfanté sans nous être unis l'un à l'autre. Alors, après une demande aux Dieux primitifs, nous nous sommes unis, puis avons donné naissance à huit enfants, représentés par les îles Ooyashima. Suite à cela, six autres îles virent le jour, ainsi que d'innombrables divinités, mais je mourus à la naissance de l'incarnation du feu...

VOS PLUS GRANDS SECRETS

Ma forme divine. Celle que tout le monde craint, forme répugnante et odorante que l'Homme redoute. L'Izanami des mythes et légendes. Un corps dévoré par les vers, putride, désarticulé. Cette odeur nauséabonde de moisissure et de chair décomposée. Aspect grisâtre, crâne éméché, mais les yeux vifs, bouillonnants de vitalité.






Dernière édition par Izanami Shibusawa le Mer 19 Juil - 10:59, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 5
Date d'inscription : 19/06/2017






MessageSujet: Re: <STAFF> Izanami † Rouge sanguine et noir d'ébène  Mer 19 Juil - 9:12




Histoire

Mets-toi à nu être de poussière, épouse le sort funeste qu'elle te force à embrasser, bientôt la mort viendra te chercher


L'antre de Yomi


Dans les terre de la mort, alors appelée Yomi, j'attendais. Sentant la faim m'envahir, me rattachant cependant à l'espoir de pouvoir en sortir, entre la vie et la mort, la grotte de l'entre deux, Yomi cependant m'attirait à elle, me présentant des mets d'un délice rare. Me mordant la lèvre inférieure jusqu'au sang, je tins ainsi une semaine, dévorant la terre, les quelques racines jonchant le sol, léchant la roche les temps de pluie, recroquevillée sur moi-même. Izanagi viendrait me quérir et me ramener à la vie. "Regardes-toi Izanami, créatrice de la première Terre, tu n'es plus que poussière, un être pitoyable craignant la mort tel un mortel." Yomi, d'un claquement de doigt, fit apparaître de nouveau le banquet aux mille délices, l'odeur parvenant jusqu'à mes narines, j'humais avec souffrance ce que je me refusais à consommer. Le ventre grondant, la douleur grandissante, mes membres s'engourdissant depuis des jours. Tâtonnant dans la boue, mon kimono en lambeaux je me rattachais cependant à lui, encore et toujours. "Je t'offre la sérénité de l'au delà Izanami. La divinité que tu attends ne viendra jamais te chercher. Vous avez terminé votre œuvre, votre tâche n'est plus." Mon regard se posa alors sur la Déesse de l'autre monde, tendant les bras, les mains vers le ciel, se dressait devantelle mon salut. Une bouchée, une seule, et la mort viendrait m'envelopper toute entière. Yomi avait raison, si Izanagi avait voulu, alors je ne serais plus ici depuis bien longtemps. Avec difficulté je rampais jusqu'à la table des merveilles où hésitante, j'observais les plats un à un. L'espoir me gagnant une dernière fois je regardais en arrière, vers l'entrée de la grotte, le monde des vivants. Mais la fin, tenace, eut raison de moi, et d'un coup de dent, je croquais dans un raisin, dont le jus enveloppa mes papilles, me redonnant mes couleurs, ma vitalité. "Ne suis-je pas censée périr ?" Je prenais à présent un morceau de viande à pleine main, que je dégustais avec hargne, oubliant mes manières divines, je ne devenais qu'un animal avide de nourriture. "Patience. Bientôt, la mort te rattraperas, et sans que tu ne t'en aperçoives, tu auras pénétré en mon antre." Suite à cela je n'ai plus parlé, dévorant tout ce que mes mains agrippaient de comestible. Prenant à peine le temps de mâcher, jusqu'à ne plus sentir le croustillant du pain, les saveurs sur mon palet, ne plus même sentir, l'alcool de riz brûler ma gorge. Soudain, je me suis arrêtée, mes mains relâchant les mets. Une larme perlant sur ma joue de porcelaine. Je tournais la tête vers la grotte, dont l'issue me semblait si loin, sans fin, un puits de lumière dans le lointain. Et moi, parmi les ombres mortes, le voile de Yomi, j'avais sombré dans l'obscurité, le trépas.
Et je ne sais pas combien de temps j'ai attendu à l'entrée du royaume de Yomi. Des heures, des jours, des mois, des années, des décennies ? Je sais juste qu'un jour, alors que l'ennui et la tristesse étaient devenus mes meilleurs alliés, la voix d'Izanagi retenti enfin dans la grotte, au départ de l'entre deux. "IZANAMI" Me réveillant de ma torpeur, je me plaquais alors à la barrière des deux mondes, plongés dans le noir de la nuit, je devinais sa silhouette, comme il devinait la mienne. "Izanami... Suis moi." Je soufflais. Il était trop tard. Mais à présent, il m'implorait. "Je ne peux vivre sans toi ! Reviens parmi les vivants, ici n'est pas un endroit pour ta beauté et ta grâce, l'odeur nauséabonde de la mort a embrassé les lieux." Je retenais mes larmes. "Je ne peux te suivre. Il est trop tard à présent. J'ai dévoré les mets de Yomi, accueillant la mort comme une vieille amie." Il passa sa main à travers la barrière, le monde des morts lui brûlant la peau avec gourmandise. Attrapa le peigne qu'il m'eut un jour offert, en guise de représentation de notre amour éternel, inconditionnel. "Déploie la magnificence de tes cheveux de jais une dernière fois pour moi mon aimée. Et laisse moi me recueillir devant ta beauté, qui me manque tant." Mais je le retenais. Inquiète de ce qu'il pourrait penser de la mort qui s'était installée sur mon être de chair. Il décida alors secrètement de passer une dernière nuit avec moi, avant de repartir non sans regards en arrière le monde des vivants. Izanagi ne pouvait demeurer ici. Pas avant que la mort vienne à son tour, le quérir.  Mais la curiosité le rattrapa alors que le sommeil était venu me quérir. De ses doigts, il mit le feu au symbole de notre amour, qui comme lui, parti en fumée. Un hurlement d'effroi, mélangé au dégoût de la vision de mon cadavre. Je sursautais "Tromperie ! Tu n'es pas ma tendre Izanami, tu n'es qu'un cadavre froid ! Rejoins la terre où les vers finiront de dévorer ta carcasse." Sa peur l'avait emportée sur son amour, sa raison, sa compassion, le rendant fou, cruel, ou le montrant sous sa vraie nature. Il s'enfui alors, me laissant succomber au chagrin, à la souffrance d'une trahison amère et profonde. Mais la souffrance mène souvent à la haine, et c'est dans un cri meurtri que je m'élançais après lui, mais alors que j'arrivais à l'entrée de l'entre deux. Izanagi finissait de pousser un énorme rocher bouchant l'antre de Yomi.
Hystérique, je poussais d'innombrables hurlements, frappant contre la roche de mes mains défaites de chair. "SI TU ME LAISSES, JE DÉTRUIRAIS MILLE ÊTRE VIVANT PAR JOUR !" Furieux, il hurla à son tour "ET MOI JE DONNERAIS LA VIE A MILLE CINQ CENTS AUTRES !" Et sur ces paroles lourdes de sens, il parti.

Le rocher d'Izanagi

[/center]
[justify]Des siècles avaient coulés sous les ponts sans que je ne bouge une seule fois de la roche qu'avait placé Izanagi entre son monde et celui de Yomi. Celle-ci marquée par l'essence de celui que j'avais aimé au plus profond de mon être, celui que j'avais attendu, par delà la mort et la putréfaction de mon être. Après ma folie passagère, j'ai longtemps espéré qu'il revienne me libérer, pris de remords, transit d'amour. Mais les siècles s'étaient succédés sans que jamais personne ne vienne. Et mes espérances, devinrent blessures, mon amour, une haine dévastatrice. Mes râles de douleurs incessants, mon désir vengeur en ébullition. Attisant la crainte de la population japonaise qui, passant aux frontières des Terres de la mort, entendaient l'expression de mon chagrin, une plainte morbide en ce lieu empli de légendes. "Il est temps pour toi de revenir en mon cœur Izanami."  Je secouais la tête, plaquant mes mains sur la roche froide et lisse. "Il n'en est pas question Yomi" La gardienne des Terres de la mort m'observe alors sans rien dire. Cela fait bien longtemps qu'elle ne cherche plus à me faire revenir parmi les ombres. Et je sais ce qu'elle pense, que je suis pitoyable, que les divinités telles que moi, mortes, dans l'attente d'un quelconque signe venant de dehors, sommes incroyablement pitoyables. Mais il en est rien. Yomi ne sait rien du monde extérieur. Yomi a toujours vécu là, dans cette antre emplie de cadavre et de l'odeur de la mort. Elle ne connaît ni l'espoir, ni la haine, pas même l'amour ni n'importe quel autre sentiment humain. Elle est une gardienne, et moi une divinité. Je m'en rendais compte désormais, Yomi me craignait bien plus qu'elle ne le laissait paraître. Ses compétences et son pouvoir s'arrêtant là où elle n'existait pas. Moi, déesse, créatrice de la première Terre, possédais en ma chair, en mes mains, tout les pouvoirs de la création d'un univers. "Je ne peux mourir" Le sourire aux lèvres, je me redresse. Yomi m'observant d'un œil mauvais. Me demandant une fois de plus de me ranger du côté des âmes en perdition. Mais elle n'avait pas compris, j'étais une déesse, j'avais en moi le pouvoir de sortir d'ici, j'avais le pouvoir de soigner ma chair malade et pourrissante, la possibilité de devenir autre chose. Choisir un rôle que j'aurai choisi, un rôle que les que les Dieux primitifs n'auraient pas choisi. "Je lui ai dit que s'il me laissait ainsi, je tuerais mille êtres vivants par jour. Et il m'a répondu, qu'il en donnerait vie à mille cinq cents autres. Alors s'il est le Dieu de la vie, je serais Déesse de la mort. Détruisant chaque misérable humain trop fragile, par les maladies, la famine ou le poids de la vie. J'arracherais les nourrissons du ventre de leur mère avant qu'ils n'aient poussés leurs premiers cris. Je détruirais cette première Terre que nous avons construit..." Yomi posa à son tour une main sur la roche d'Inazagi. "Tu oublies que c'est un Dieu qui a posé cette roche, tu ne peux ouvrir une brèche vers le monde des vivants." J'ai souri. "Nous n'avons pas omis d'inculquer l'empathie aux premiers Hommes. J'attendrais alors, l'arrivée de mon salut." Et sur ces paroles, Yomi disparue de l'entre deux, me laissant seule, aspirer à une toute nouvelle vengeance. Transformant mes râles de haine en supplication, un gentilhomme se fera bercer par la voix enchanteresse que j'avais autre fois. Je redeviendrai celle que j'étais sans jamais faillir. Je serais craint, et Inazagi devra revenir sur Terre pour me faire face, une bonne fois pour toute.

Papa Legba


Des siècles avaient coulés sous les ponts sans que je ne bouge une seule fois de la roche qu'avait placé Izanagi entre son monde et celui de Yomi. Mes râles de douleurs incessants, mon désir vengeur en ébullition. Attisant la crainte de la population japonaise. Lieu de mythe légendaire. Attirant la foudre, les moussons dévastatrices. Cette fureur, cette lueur macabre, ce flot d'animosité qui coulait en mes veines m'attira alors la sympathie d'un être d'un autre temps, d'une autre terre. Il m'apparut un jour, tapis dans l'ombre. Ses yeux rouges scrutant la noirceur de mon âme, la décomposition de mon corps qui, par mon sang divin, commençait à s'inverser, ma chair se reconstituant peu à peu depuis des années. "La divinité Izanami..." Je sifflais tel un serpent, n'ayant plus conversé avec quiconque depuis bien trop longtemps. "Relèves-toi, nous sommes faits du même bois, de la même force. Rester ainsi, enfermée dans ce royaume mortuaire ne peut convenir à un tel être." Il tendit la main, et alors, je glissais la mienne entre ses doigts qui se refermèrent sur moi, me relevant sans difficulté, achevant même ma résurrection. Admirant mon nouvel aspect, je posais les yeux sur lui. "On ne peut acheter l'âme d'un être divin." Un sourire carnassier apparut sur son visage, dévoilant deux rangées de dents blanches déroutantes. "Nous partageons les mêmes aspirations. Vous ici, moi sur les Terres d'où je viens. Nos pouvoirs s'arrêtant là où nous n'existons pas, vous n'aurez plus autant de pouvoir là où nous allons. Vivez, et exprimez votre vengeance." Et alors, je m'évadais enfin du royaume de Yomi, à une époque lointaine et inconnue, habitée par des êtres à l'aspect que je n'avais encore jamais pu voir. Mon adaptation fut longue, laborieuse, mais je fini par m'y faire au fil des siècles. Aujourd'hui habitant dans la province de Ross Creek, exerçant dans un magasin ésotérique, peuplé de plantes, objets magiques et livres de légendes du monde entier. Mais mon désir de vengeance toujours présent, je menais une double vie. Les cœurs déchirés par l'amour venant me rendre visite, afin de pactiser avec moi par le sang afin de faire venir à eux l'être aimé. Cependant, pactiser avec des divinités n'est jamais bon à prendre, le contre coup est rude. Je prendrai l'âme de ceux qui viendraient à moi. Dévorants leur âme après l'acte charnel, laissant un corps vide de vie.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
<STAFF> Izanami † Rouge sanguine et noir d'ébène
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Comment tester un micro ?
» [Forum] Nouveau design : rouge
» Théâtre de l'armée rouge
» Rouge à lèvres au collège.
» mon new clip, code rouge- makiavel (revolution urbaine)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
R O S S C R E E K ஃ :: Les archives :: Les dossiers-
Sauter vers: