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 [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]

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Cerbère

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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mer 10 Oct - 13:05

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Alors que je continuais de vérifier les blessures de Jay, je remarquais le manque de réaction de sa part, ou au moins de son corps. Habituellement, je voyais qu’il était parcouru de frisson, et que ça le gênait, mais ici, rien du tout. Ca m’inquiétait de plus en plus. Est-ce que je devais appeler Kaitlin ? D’accord je m’étais dit que s’il se mettait en danger idiotement, il n’aurait plus qu’à se débrouiller tout seul. Sauf que mes résolutions partaient en flambeau dès que ça le concernait. Enfin, si on pouvait parler de résolutions, au final c’était seulement parce que j’étais en colère contre lui à ce moment. A vrai dire, j’avais toujours l’impression d’être en colère, contre tout le monde, contre le monde entier, et surtout contre moi. Jay en payait le prix parce qu’il m’avait fait souffrir il y a des années, et parce qu’il m’avait abandonné encore une fois alors qu’il m’avait réitéré la promesse qu’il m’avait faite par le passé. La douleur d’être seule et abandonner par une personne à laquelle on tenait… Jay connaissait pourtant. Il avait été abandonner par sa mère, et ça l’avait blessé. Et moi, il m’avait quand même abandonné alors qu’il savait à quel point j’avais souffert de sa personne pendant des années. Cette pensée me fit trembler et pourtant, un doute s’insinuait en moi. J’étais persuadée qu’il m’avait abandonné durant l’année, mais… Mais après la découverte de ce papier, je commençais à douter. Je ne me rappelais plus vraiment des dates exactes, ne faisant pas attention où j’allais, ni combien de temps je restais, sauf que les villes, et les dates… Tout ceci correspondait à peu près aux endroits où j’avais été. Est-ce que c’est moi qu’il avait cherché ? Ou est-ce qu’il me traquait et qu’il n’avait toujours pas trouvé la façon dont me tuer donc il attendait patiemment de découvrir comment ? Et en attendant ce moment, il faisait en sorte que je baisse ma garde. Cette pensée me fit trembler. Et puis… Pourquoi les dates s’arrêtaient il y a six mois environ ? Ca n’avait aucun sens.

Tandis que je continuais de mouiller son visage, je me mordais la lèvre, me demandant si je devais lui poser cette question qui me brûlait les lèvres. Mais mon courage se dégonfla lorsqu’il prit la parole. Je laissais échapper un petit rire, et ramenais une main sur son visage en caressant doucement le contour de sa joue.

« J’apprécie qui tu es Jay, quand tu es sérieux, ou blagueur, même si parfois tu es un peu trop protecteur, lui confiais-je en le regardant avec une certaine tendresse »

L’inquiétude abaissait toutes mes barrières il fallait croire. Une tendresse qui disparut lorsqu’il reprit, l’air très sérieux. Ma main s’immobilisa, tout comme mon souffle alors qu’il continuait. Je finis par la retirer, posant mes mains sur mes genoux, détournant le regard. Mon cœur se serrait à cette idée, à ses souvenirs qu’il me faisait revivre en posant cette question. Je fermais les yeux, serrant les poings sur le short que je portais. Immédiatement, je ressentis l’envie de lui mentir, de le protéger, comme je le faisais toujours. Il valait mieux que je lui mente. S’il savait la vérité… S’il l’apprenait, j’avais peur des conséquences que cela pourrait avoir sur lui. S’était sûrement si facile pour lui de replonger, et je ne voulais pas lui faire subir tout ça alors qu’il avait déjà tellement à gérer. Mais sa dernière phase m’acheva.

Je rouvris les yeux, les posant sur mes mains. Je serrais mes doigts autour de mes paumes avec tant de force que j’avais l’impression que je pourrais me briser les os. Heureusement que mon inconscient m’en empêchait, sinon je l’aurais fait. Sans le regarder, je finis par répondre.

« Tu… Tu as… Commençais-je faiblement. Je serrais un peu plus fort mes doigts, fermant les yeux, prenant une profonde inspiration pour essayer de me donner du courage. Oui… avouais-je dans un souffle faible, alors que je palissais un peu plus. Tu… Tu m’as déjà agressé »

Je sentis un poids se soulever de mes épaules alors que je lui avouais tout ça. Je n’avais pas compris à quel point c’était douloureux de lui cacher tout ceci. En même temps je me détestais pour lui avoir avouer, mais en même temps ça me permettait de retirer une toute petite partie du poids que j’avais sur les épaules depuis toutes ses années.

« Je ne voulais pas t’en parler… Tu n’avais pas besoin de savoir ça, surtout quand tu as commencé à essayer de t'en sortir. Je ne voulais pas te faire peser plus de poids sur la conscience après ça… Et ce n’est pas comme si ça aurait améliorer les choses de t’en parler »

Sans que je le remarque, mon regard c’était tourné vers mon ordinateur. Mon ordinateur sur lequel se trouvait une vidéo de lui me faisant du mal. C’était dans un bar qu’il m’avait fait ça, lorsque tout le monde était parti, et que le barman était en arrière-boutique. Jay m’avait agressé à ce moment, et j’avais même cru qu’il me tuerait, ou qu’il ferait ce que j’avais subi il y a un peu plus d’un an maintenant. J’avais réussi à le repousser, et à son départ, je m’étais effondrée, en larme. A ce moment, j’avais failli perdre tout espoir pour lui. J’aurais sûrement dû, j’aurais moins souffert par la suite. Pourtant je m’étais accrochée aux sentiments que j’avais encore pour lui, bien que je me demande si une amitié pouvait vraiment faire tenir quelqu’un durant tout ce temps. Au final, j’avais pris la vidéo qu’une caméra avait filmé, sans vraiment savoir à quoi elle pourrait me servir. Pour me rappeler que Jay n’était pas aussi sympa et à quel point il m’avait fait souffrir ? Pour la lui montrer et qu’il comprenne tout ce qu’il m’avait fait ?

« Mais c’est du passé Jay… lui dis-je, même si je n’y croyais pas moi-même. [color=#666699]Tu devrais te reposer maintenant… »



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mer 10 Oct - 18:37

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
En un sens, ses mots me réconfortèrent. Je savais que je pouvais parfois être lourd, trop protecteur, trop contrôlant et pas assez sérieux, mais je savais que si je me laissais allé à ne plus agir comme je le faisais, que je finirais par craquer. C’était ma façon de me gérer, de tenir le coup et de m’empêcher de faire trop de connerie. M’occuper des autres me permettait de me changer les idées et de me dire que ma vie avait peut-être un sens. C’était peut-être un peu tordu, mais… c’était ce qui me donnait ma force. Protéger les gens, du moins essayer… puisque je n’y arrivais pas toujours. Après tout, je ne savais pas me téléporter n’y me dédoubler, alors c’était assez difficile de veiller sur une planète entière. Je devais me contenter de ce que j’avais près de moi et de faire mon possible, bien que ça ne me semblait parfois pas assez. Et quand il y avait des morts, j’en prenais souvent inconsciemment la responsabilité, me disant que j’aurais dû être là… que j’aurais dû comprendre plus tôt et agir plus vite. On était malheureusement pas dans un compte de fée ou une série, ou tout se résout en un seul épisode. Souvent ça prenait du temps, les créatures n’étant pas aussi conne qu’on pouvait le croire.

J’avais attendu sa réaction à ma question, craignant le pire qui se confirma à voir sa réaction. Sa main s’était abaissé et je suivis son mouvement, observant son agissement. Avec son hésitation, j’en vins à me demander à quel point j’avais pu lui faire du mal et je sentis ma respiration se couper un instant, mon cœur ratant quelques battement. Je restai silencieux, la laissant expliquer et je fermai les yeux un instant, essayant d’assimiler ce qu’elle venait de me dire. Je me doutais que des conneries j’en avais fait… mais ça… ça, ça dépassait absolument tout. J’avais chercher à la protéger de moi pendant des années et des années. Même en la repoussant quand j’étais complètement torché, ça avait été une sorte de moyen de défense pour éviter de lui faire du mal, alors que j’avais fais tout l’inverse depuis le début.  J’avais faillis à mon commandement prioritaire, soit… de ne pas faire de mal à la fille que j’aimais. Je me sentais soudainement salit. Mes poings se serrèrent à m’en faire mal et je rouvris finalement les yeux, les posant sur Ellana. Cette boule de stresse et de dégoût dans mon ventre ne partait pas, et… pour être sincère, je ne savais même pas comment réagir. Je me sentais mal à un point inimaginable.

Malgré qu’elle disait que c’était du passé, ça continuait pourtant à me trotter dans la tête. Et bien qu’elle me dit que je devais me reposer, je n’en fis qu’à ma tête et rassemblai mes dernières forces pour me relever, grimaçant légèrement avant de la prendre dans mes bras et de la serrer contre moi, appuyant ma tête dans son cou.

« Comment je suis censé réussir à me reposer en sachant que je t’ai fais du mal? Je m’étais juré de te protéger… et j’ai échoué sur toute la ligne... C’est peut-être du passé, mais ne vient pas me dire que ça ne te fait rien. Mais tu as sûrement raison… je pense pas que je l’aurais supporté si tu me l’avais dis plus tôt… »

Pendant l’année où j’avais essayé de me remettre sur les railles, j’avais été fragile et instable. Je l’étais toujours un peu, mais au moins je parvenais à espacer les verres ou à arrêter avant de me déchiré complètement la gueule. Là où avant un seul verre aurait signifié ma rechute parce que j’aurais recommencé sans hésitation. J’avais réussis à tenir non seulement pour moi, mais aussi pour les autres. Je ne voulais plus faire souffrir personne en imposant mon alcoolisme et en faisant du mal à ceux que j’aimais. Même si au final c’était peut-être trop tard.

« Je te demande pardon Ella… pour absolument tout. » soufflai-je dans un murmure. « J’imagine même pas à quel point ça a dû être difficile à endurer pour toi. »

Et l’horreur que j’avais pu lui inspiré. Ça m’énervait de n’avoir que des bribes de souvenir de ces six années. Et encore plus de ne plus me rappeler ce que j’avais pu lui faire exactement. Quel merde sérieux…
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Jeu 11 Oct - 17:54

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Parler de son côté protecteur m’avait fait penser à quelqu’un d’autre qui l’était tout autant. Ryan. Sauf que lui, il avait tendance à se retenir de me protéger, et me laisser faire. C’était peut-être parce qu’on ne se connaissait pas assez lors de notre rencontre, et que j’étais une sacrée garce au début, bien qu’il ait traversé mes barrières plus vite que n’importe qui. Peut-être parce que je n’en avais pas assez, ou qu’elles étaient trop fragiles. En tout cas, il n’avait jamais été trop contrôlant, contrairement à Jay. Il testait peut-être mes limites, ou simplement savait que je pouvais me débrouiller toute seule, et pourtant, j’étais en train de m’effondrer. S’il n’avait pas été là, j’ignorais ce que j’aurais fait. Je serais peut-être encore plus alcoolique ? Je lui devais beaucoup, même si je n’étais pas sûr qu’il s’en rende compte. Ryan était devenu précieux à mes yeux, autant que l’homme qui se trouvait face à moi. Et un être si précieux à mes yeux était aussi terrifiant que les monstres qui ont tué ma famille. En réalité, c’était surtout la peur qu’ils me blessent, qu’ils m’abandonnent à nouveau et… Et que je les perde. Je ne voulais plus perdre personne, alors je préférais partir. Mais ces deux-là semblaient s’accrocher à moi malgré mon comportement, et je ne comprenais pas pourquoi. Je n’étais pas quelqu’un d’amical et eux… Ils étaient bien trop têtus pour leur bien.

Puis je lui avais confié ce qui s’était produit entre nous. Je ne lui dis pas tout, je ne lui décrivis pas la scène, même pour moi c’était encore douloureux. Qu’importe le temps qui s’était écoulé, ou de ce que je disais, c’était douloureux, et ça le serait sûrement à jamais. Je n’avais pas regardé sa réaction tout au long de mon explication. J’avais seulement gardé les yeux baissés, sur mes mains nouées, qui tremblaient légèrement. J’essayais de les contrôler, de ne pas me montrer aussi affectée, de ne pas lui montrer ma douleur, mais c’était bien trop compliqué. Après ces deux nuits, je n’arrivais plus à me concentrer correctement, et il fallait dire que j’en avais marre de maintenir toutes mes émotions enfermées. J’étais en train d’imploser.

Je le sentis bouger à côté de moi. Je ne fis rien pour l’en empêcher, et ne tournais même pas la tête vers lui, plongé dans mes pensées, essayant de retenir tout ce qui menaçait. Je sentis soudain ses bras passer autour de moi, et m’attirer avec force contre lui. Je sentis son souffle dans mon cou, ma tête pressée contre son épaule. Je fermais les yeux en l’écoutant, sentant mes épaules trembler. Je laissais mes mains le long de mon corps alors qu’il me demandait à nouveau pardon. Ce n’était pas la première fois qu’il le faisait, pas la première fois qu’il s’excusait, et malgré tout, je gardais toujours un gout amer en bouche à chaque fois, parce que, s’il s’excusait, c’est qu’il avait une bonne raison de le faire. Jay ne s’excusait jamais, ce n’était pas son genre après tout, et le voir faire ainsi c’était toujours une véritable souffrance. Je détestais qu’il s’excuse, mais j’en avais besoin en même temps.

« Je n’arrêtais pas de me dire que c’était pas ta faute, que c’était l’alcool, que c’était à cause de ton père, ou parce que tu avais autre chose sur la conscience. Et je n’ai pas arrêté de m’en vouloir, parce que je n’arrivais pas à te sauver. J’étais désespérée Jay… Tout ce que je faisais ne servait à rien, à part me faire souffrir. »

Je sentis un autre tremblement me prendre, tandis que j’enfouis un peu plus mon visage dans le creux de son épaule, étouffant ma voix. Je posais les mains autour de sa taille.

« Je m’accrochais à notre passé, à ce qu’on a vécu ensemble. Toutes les joies, tous les rires. Ca aussi c’était douloureux, parce que tu ne ressemblais pas à cet homme que j’avais rencontré. Ce type qui a fait des centaines de kilomètres juste pour une simple journée avec moi. Ce gars qui s’est emporté contre des pauvres lycéens parce qu’ils me faisaient chier. »

Mes paroles semblaient ne plus vouloir s’arrêter, comme des digues qui avaient cédées. Je me tus, essayant de reprendre ma voix, d’empêcher qu’elle se brise alors qu’elle était enrouée à cause de la boule qui s’y était logée.

« Je te détestais Jay… J’avais besoin de toi Jay… Lachais-je dans un souffle ultime »

Je tremblais encore dans ses bras, et je détestais ça. Je ne voulais pas lui montrer tout ça, pas lui dire tout ce que j’avais ressenti. Ca ne changerait pas grand-chose. Ca ne changerait pas ce qui s’était passé, ni ma rancœur pour lui. Et ça ne ferait qu’aggraver sa culpabilité, et la pitié qu’il devait avoir de moi.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Jeu 11 Oct - 19:55

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Voir les autres souffrir avait toujours été une de ces choses que je détestais. Je détestais voir l’injustice, les gens se faire taper dans les rues, se faire discriminer, rabaisser… mais c’était encore pire quand j’étais la cause de cette souffrance. Et que je ne savais pas comment réparer mes erreurs. Enfin, ce n’était pas comment si on pouvait réparer ça comme on répare un meuble. Un clou au bon endroit et c’est réglé! Non… la confiance prenait du temps à se bâtir. Des années même parfois… et dans le cas présent, je l’avais démolis si facilement que je ne savais pas comment recoller les morceaux. Ou en fait… je les collais, mais petit à petit, tellement lentement que je ne savais juste pas si ça allait finalement fonctionner ou si j’allais à nouveau tout détruire d’une autre façon. Me connaissant, ça ne serait même pas étonnant. Là où je tentais de protéger les autres, je faisais plutôt l’inverse. Et je le voyais bien, avec ce qui se passait en ce moment même. Elle allait bien finir par remonter la piste de son affaires et quand elle découvrirait que je lui avais mentis pendant onze ans, elle allait finir par m’en vouloir à nouveau et perdre à nouveau cette pauvre confiance que j’essayais de rebâtir. J’avais  peur de la façon dont elle me verrait après ça. Me demandant quel regard elle pourrait me lancer. De la haine? De la rancune ou peut-être de l’horreur? Je n’osais même pas y penser tant cette seule idée m’effrayait et me tétanisait. Toutes mes résolutions prenaient à nouveau le large… je voulais être honnête avec elle, mais comment je pouvais faire en sachant qu’elle pourrait décidé de me jeté de sa vie pour lui avoir mentit si longtemps?

Je raffermis mon étreinte sur elle en la sentant trembler, me remémorant certains moments passés ensemble où j’étais simplement bien avec elle, à ne pas avoir à chercher mes mots, à ne pas avoir peur de dire quelque chose de travers. Que cela soit en geste ou en parole. Ça me semblait tellement simple à l’époque. Ses mots venaient se planter en moi comme un coup de poignard violent, me donnant à nouveau cette envie de m’éclater la tête contre le mur. Comment j’avais pu lui faire ça? En fait non… la véritable question était surtout ‘pourquoi’. Pourquoi je lui avais fais subir ça à elle? Parce qu’elle était trop proche de moi et que ça me faisait peur? Parce que ça aurait signifié, laisser tomber mes barrières et montrer ce qui se cachait au fond de mon coeur? Cette noirceur qui avait toujours voulu sortir et qui avait été libéré par ce putain d’alcool?

Inconsciemment, je lui frictionnai le dos, ne disant rien en attendant qu’elle ait terminé, la serrant toujours contre moi. Je ne voyais plus son visage, mais j’imaginais assez bien son expression. Ses dernières paroles me firent trembler tant ils me touchèrent. Et je dû attendre un petit moment avant de trouver les mots, ou du moins d’essayer d’en dire quelques uns.

« C’était pas ta faute, Ella… j’ai pris de mauvaise décision, des choix désespérés et idiot… et c’est en rien ta faute. Tu as fait ton possible et je me suis réveillé trop tard pour comprendre à quel point je t’avais fait souffrir. »

Je laissais sous entendre par là le moment où elle s’était prit une balle parce qu’elle s’inquiétait pour ma propre vie. J’avais toujours cet instant en mémoire. Que ce soit le bruit du coup de feu, son corps dans mes bras quand je l’avais tiré hors de cet entrepôt, son sang qui coulait à grand flot peu importe la pression que je mettais dessus ou encore son corps sur ce lit d’hôpital. Son teint si pâle, presque semblable à celui d’un cadavre…

« Je sais que je ne peux pas rebâtir tout ce que j’ai détruis en un claquement de doigt, j’en suis conscient. Mais je… je peux pas me résoudre à te perdre. Pas encore une fois... »

La perdre une fois durant cette dernière année avait été difficile. Surtout quand je m’étais résolu à sa peut-être mort, bien qu’un espoir restait au fond de moi.

« Enfin… je respecte aussi ton choix de distance… même si là c’est pas évident. Je suis un crétin, je t’autorise à le dire! »

J’avais dis la fin sur un ton un peu plus humoristique, bien que le cœur n’y était pas forcément, histoire de détendre un peu l’atmosphère. Mais je n’avais pas non plus envie qu’elle se sente trop mal ou souffre à nouveau par ma faute. Même si je pensais qu’il était bon de remettre certaine chose en place qui avait disparut avec les années. Je m’étais battu pour redevenir celui qu’elle avait connu, même si j’étais encore fragile à ce niveau-là, mais les efforts ne manquaient pas. Je souhaitais juste réussir à garder ce rythme sans trop merder…  
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Jeu 11 Oct - 22:59

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Je pouvais sentir les bras de Jay se refermer plus fort sur moi, l’une de ses mains venant frictionner mon dos. Cette étreinte me rappelait la première fois où il s’était réellement confié à moi. Juste avant que notre histoire ne se détériore à cause de son alcoolisme. Juste avant qu’il ne devienne réellement alcoolique. Ce moment était précieux pour moi, parce que c’était la toute première fois que lui et moi on s’ouvrait l’un à l’autre. La première fois que j’avais senti une connexion réelle entre nous. Elle était déjà existante avant, mais pas aussi forte. Avant, c’était des moments volés, des moments où nous discutions plus de la Chasse qu’autre chose, même si nous parlions énormément en message. C’est vrai que c’était difficile de nouer des liens dans ces conditions, mais c’est peut-être pour ça que notre amitié était aussi forte. Parce que nous n’étions pas seulement des amis, nous étions aussi des partenaires, prêt à se sacrifier l’un pour l’autre, comptant l’un pour l’autre. Je ne savais pas quand est-ce que notre relation avait prit un tel tournant, qu’il avait prit autant de place dans mon cœur. Je ne comprenais pas comment c’était possible, comment est-ce qu’il avait pu faire là où tant d’autres avaient échoué. Il n’avait pourtant rien fait d’extraordinaire, mais je ne sais pas… C’était juste arrivé comme ça, sans forcer. Et même si à l’époque ça me faisait peur, j’aimais cette sensation d’être avec lui, et je ne l’aurais abandonné pour rien au monde. Sa perte m’avait fait terriblement souffrir, et on ne remarquait à quel point on tenait à une chose seulement lorsqu’elle disparaissait.

Sauf que maintenant, je n’étais plus sûr de ressentir tout ça. D’être en sécurité dans ses bras. Pourtant, lorsqu’il me tenait de cette manière, j’avais réellement l’impression de retourner à cette période heureuse. Mais lorsque je quittais l’étreinte de ses bras, je sentais toujours le gout amer venir envahir ma bouche, puisque je détestais me laisser aller contre lui après tout ça. Sauf que je me laissais faire, à chaque fois. Cette dépendance que j’avais eu de lui, et que j’avais sûrement encore maintenant, je la détestais. Si je n’avais pas été aussi dépendante de sa présence, je n’aurais sûrement pas autant souffert. Pour quelqu’un d’autres, je ne serais sûrement pas allée aussi loin. Et en plus, je l’admettais à voix haute, devant lui. Et ça donnait bien plus d’impact à mes sentiments désormais, ne faisant que renforcer ce que je repoussais. Ce n’était pas sain, rien ne l’avait jamais vraiment été, mais je m’en étais rendue compte trop tard. Et de toute manière, est-ce que j’aurais cherché à couper les ponts avant ? C’était si rare ces moments où je me sentais normale, apprécier à ma juste valeur, et même me sentir aimer. Je me sentais aimer avec Edward, mais ce n’était pas la même chose. C’était loin de ce sentiment de confiance et de bonheur lorsque j’étais avec Jay.

Le silence se fit entre nous. Un silence dans lequel je pris le temps de reprendre le contrôle de mon corps, de faire cesser ses tremblements inutiles, et de tenter de dénouer ma gorge. Je m’attendais à ce que ses prochaines paroles ne fassent qu’empirer mon état, alors autant essayer de récupérer un peu de consistance et d’esprit. Je sentis un léger frisson me prendre lorsqu’il appuya le fait que ce n’était pas de ma faute. Ca n’enlevait pas la culpabilité que je ressentais, mais c’était pourtant libérateur de l’entendre me dire ça. Puis un autre frisson à son autre phrase. De douleur et d’effroi. Je me souvenais avec une étrange clarté tout en étant assez flou, ce moment où je me retournais pour voir le regard du Vampire, puis le coup de feu assourdissant, la brûlure causée par la proximité du canon de l’arme et enfin l’explosion de douleur dans mon abdomen. Le reste n’était plus qu’un grand flou, des moments éparses dont je me souvenais vaguement, comme les souvenirs de la petite enfance qui nous reviennent parfois en mémoire.

« Je crois pas que ce soit possible Jay… Qu’on puisse reconstruire ce qu’il y avait avant. Ce sera jamais comme à cette époque. Tu as compris trop tard tout ce que tu m’avais fait. Trop de choses ont changé. Tu as changé, même si tu fais des efforts pour redevenir ce que tu étais avant, tu seras plus le même. Et moi… Moi aussi j’ai changé »

C’était dur à dire, et autant à entendre de sa part je suppose. Sauf que j’avais besoin de le dire, et de me l’entendre dire. Je m’étais accrochée pendant des années à ce passé, espérant en vain retrouver ce que nous avions perdu, mais je ne pouvais plus espérer ceci. Trop de choses s’étaient passés, et se passeraient encore. Je ne savais même pas ce que je voulais pour nous. Continuer dans cette lancée, ou le faire disparaitre de ma vie pour toujours ? Et même s’il disait respecter mon désir d’éloignement, je savais, au fond de moi, qu’il ne le ferait pas. Qu’il essayerait de me parler, comme j’avais pu le faire avec lui à l’époque.

« Et… Et je sais pas ce que je veux avec toi. Je sais pas si je veux rebâtir quelque chose avec toi. Ou si je veux couper les ponts… » Mes doigts se resserrent sur ses vêtements. Je sais même plus où j’en suis avec moi-même. »

Je sentis mes épaules trembler, et je cherchais rapidement à me reprendre.
« Je m’excuserais pas pour ce que je te dis, ou pour tout ça, et je ne te demande rien en retour sauf… Sauf une chose. Arrête de dire des phrases, de faire des promesses que tu pourras pas tenir. On sait tous les deux que tu seras incapable de respecter mon choix, soufflais-je dans son cou, ne sachant si j’en étais heureuse ou non »

Je laissais passer quelques instants, profitant encore de son contact, de sa chaleur, de son odeur. Je sentis mes épaules se détendre un peu, alors que je calais un peu mieux ma tête contre son épaule.

« Tu sais… Si c’est ça tous les jours, je vais pas tenir le rythme, lui dis-je avec une petite pointe d’humour »

C’était légèrement tendancieux, avec humour, même si l’humeur n’y étais pas vraiment, et pourtant, j’étais en partie sérieuse. Je ne tiendrais sûrement pas si les jours prochains étaient aussi mouvementés. J’étais déjà en morceau, je ne savais même pas si j’essayais de me reconstruire ou pas, et ce n’est pas en continuant en subissant de tel chamboulement en permanence que je réussirais à me décider. En même temps, j’avais eu une année pour choisir, mais ce n’était pas suffisant, et il était bien placé pour le savoir, ça lui avait prit six ans lui.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Ven 12 Oct - 5:34

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Je ne sais pas trop si c’était parce que j’étais résolu à ce qu’elle allait dire, mais ce qu’elle répondit après ce que j’avais dis ne me surpris pas vraiment. Certes, ça me faisait mal, ça me touchait… mais c’était loin de me surprendre. J’étais peut-être parfois à la masse et pas très doué avec les émotions, mais je n’étais pas non plus dépourvu d’empathie. Surtout quand il s’agissait d’Ellana, aller savoir pourquoi. Prendre soin des autres avaient toujours fait parti de mes priorités, malgré que je ne savais pas souvent comment m’y prendre. C’était maladroit, parfois malaisant… mais ça ne partait pas d’une mauvaise intention pour autant. Comme en ce moment. C’était maladroit de ma part et de sa part, livrant ce qu’on avait en parti sur le cœur. En un sens, j’étais heureux qu’elle me confie enfin ce qu’elle pensait et qu’elle ose me dire que ses agissements étaient en parti dû à la façon dont je l’avais traité. Du moins, comment elle agissait avec moi. Pour les autres je ne savais pas. Ce n’était pas comme si je l’espionnais jour et nuit. Ça se trouve, peut-être qu’elle n’était pas froide avec les autres… je n’en savais rien. Pouvais-je seulement lui en vouloir? Je ne le pouvais pas, non. J’étais le fautif dans l’histoire et, bien que je n’aimais pas l’admettre, on ne pouvait plus rien y changer. C’était comme ça… et peut-être que plus jamais les choses ne pourraient changer.

Je continuai de l’écouter, sans la couper dans son élan et lui laissant le temps de parler. Ça ne me servait à rien de la brusquer et je n’en avais, de toute façon, pas envie. Elle ne s’en rendait peut-être pas compte, mais pour moi c’était déjà un grand pas qu’elle s’ouvre. Ce n’était pas miraculeux – enfin peut-être si j’en sais rien – mais loin de me rendre malheureux, ça m’apportait un certain… réconfort. Elle l’avait enfin dit et un certain poids avait quitter mes épaules, puisque je n’avais plus à faire certaine supposition en tâtonnant pour trouver le problème. Bon certes, des problèmes il en restait plein… mais je voyais qu’elle se fragilisait au fil des minutes et profiter de cette barrière qui tombait n’était peut-être pas la meilleure des idées. Je voulais qu’elle m’en parle quand elle serait prête. Et comme elle disait, elle ne savait plus où elle en était, et de mon côté j’avais le même problème. Je connaissais mes sentiments à son égard, depuis des années même si je les avais enfouit pendant longtemps, mais… je ne savais pas si je serais un jour capable de les lui dire. Surtout pas après que je venais de découvrir qu’elle me traquait sans le savoir. Vous parlez d’une ironie…

« Je peux promettre que je vais arrêter de faire des promesses? Parce que si je te le promet pas, je peux pas promettre de ne pas promettre... » Je lâchai un petit rire, me rendant compte de la connerie de ma phrase après l’avoir dite.

Je voulais respecter son choix, mais il est vrai que je me connaissais. Ou alors c’était la vie qui était faite bizarrement et qui me mettait toujours sur son chemin, dans les moments où je m’y attendais le moins. Appuyant un peu ma tête contre la sienne, j’attendis un instant, étirant un léger sourire à sa dernière phrase.

« C’était un peu ambiguë, comme phrase. »

Nos échanges emplit de cynisme et d’idiotie me manquait bien plus que je ne l’aurais cru. Ça avait toujours fait parti de ma personnalité, mais comme je faisais attention à mes mots avec elle en ce moment, j’avais un peu l’impression de perdre ce qui faisait ma personnalité. Ça faisait du bien de me relâcher un peu, essayer d’oublier mes tracas, mon chagrin sur ce que je pouvais ressentir face à ce qu’elle avait pu dire. Ça allait passer dans ma tête en boucle cette nuit et les jours suivant, comme ce qu’elle avait lâché après la mort de Ian.

Je restai ainsi un moment, sans rien dire de plus et me décollai après quelques temps, passant une main sur son visage, replaçant ses cheveux qui étaient tombé devant et déposai un baiser sur son front, comme j’avais l’habitude de le faire avant, me reculant à nouveau, mes lèvres se retroussant en un sourire tendre.

« Je vais aller me coucher avant que je prenne goût à te faire des câlins. Sauf si tu veux me servir à nouveau de doudou cette nuit? »

À nouveau dit sur le ton de l’humour, je me retournai un peu pour poser mes pieds sur le plancher, mes sourcils s’arquant un instant. J’avais un peu peur de me lever après le malaise que je venais de faire, mais je tentai quand même histoire de ne pas la déranger. Après tout, si je parvenais à marcher quelque fois je devrais y arriver là… sauf que je fus à nouveau prit d’étourdissement.

« D’accord, je vais peut-être avoir besoin d’un peu d’aide en fait… »
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Ven 12 Oct - 21:28

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Pendant que je parlais, je n’avais pas levé le regard vers son visage, angoissé à l’idée de voir son expression. Ce que je disais n’était pas pour le blesser en soi, mais… Moi aussi j’en avais marre de lui mentir, de cacher mes sentiments. Le peu que j’arrivais à comprendre, je désirais les lui dire. Cette phrase aurait pu me tirer un sourire amer. C’était assez hypocrite de ma part de dire cela. Combien de choses est-ce que je lui cachais encore ? Il ignorait encore tellement de choses sur moi, alors que lui m’en avait dit tant sur lui, en peu de temps et seulement maintenant, mais c’est qu’il m’ait parlé qui comptait à mes yeux.  Alors que moi, je continuais de tout lui cacher. La mort de ma famille, l’existence si important qu’avait eu mon frère pour moi, ce qui s’était passé l’année dernière, ma tentative de suicide, et… Ryan. Pour certaines, choses, cela s’expliquait assez bien que je souhaite les garder pour moi, tout en voulant les lui dire, mais pour Ryan, je sentais que c’était différent. Je me rappelais la réaction de Jay lorsqu’il m’avait vu avec Ian. Il était saoul, et ce n’était pas la même relation. Je sortais avec Ian, alors que Ryan était un ami, et avait été un coéquipier pendant quelques temps et nous étions proches, malgré ce que je pouvais faire penser. Je lui faisais plus confiance qu’à Jay, alors que je le connaissais depuis peu de temps au final, mais je savais que je pouvais lui donner ma vie, comme je l’avais confié à Jay à l’époque – bien qu’en ce moment, cette notion semble dérisoire. C’est peut-être pour ça que je craignais la réaction de l’homme qui me tenait dans ses bras. Et mes sentiments n’étaient pas tout à fait clair pour Ryan non plus. De toute manière, Jay ne m’avait rien demandé sur mes relations, ça ne devait pas l’intéresser.

« C’était peut-être fait exprès, lui dis-je, ne répondant pas à sa question sur les promesses »

Ne comprenait-il pas que je n’en voulais plus aucune ? De sa part surtout. Puis nous finissons par nous décoller l’un de l’autre, ne sachant pas vraiment qui prenait l’initiative.

« Non ça ira, je me passerais d’une autre nuit inconfortable, rétorquais-je avec un certain humour. »

Puis je passais un bras autour de sa taille et l’aidait à se mettre debout, l’amenant jusqu’à son lit, puis retournant au canapé. Je ne dormis pas beaucoup cette nuit, et pas à cause de cauchemars pour une fois.



Deux jours s’étaient écoulés depuis notre conversation. Trois depuis cette situation particulièrement malaisante et dérangeante de l’aider à prendre son bain. Depuis, tout ne s’était pas trop mal passé. J’essayais de rendre la situation un peu plus supportable pour lui en essayant d’avoir meilleur caractère, mais cela restait complexe pour moi. Petit à petit, ça allait un peu mieux, Jay commençant à se débrouiller seul pour certaines tâches. C’était plutôt pratique pour moi, et ça évitait de reproduire la scène où Amy nous avait surpris. Et de martyriser encore mon pauvre cœur. Si j’avais fini par l’embrasser, à ce moment, j’ignorais ce qui se serait passé. Enfin non… Je savais bien ce qui se serait passé. J’avais remarqué que sa guérison était plus rapide que quelqu’un de normal, mais c’était aussi le cas de certaines personnes non ? C’est facile de se voiler la face n’est-ce pas ? Enfin bref, au moins je n’avais plus à l’aider à entrer dans sa douche, et désormais je verrouillais la porte lorsque je prenais la mienne. Qu’on me voie nue habituellement n’était pas gênant, mais quand c’était Jay c’était… Différent. Surtout qu’habituellement, j’autorisais les hommes à me voir nue, alors que je n’avais jamais donné cette autorisation au blessé, et c’est assez dérangeant avec lui, comme si je ne tenais pas à ce qu’il voit mon corps. J’avais effacé mes complexes depuis longtemps, mais face à lui… Ils revenaient tous en force. Petite poitrine, cheveux roux, mâchoire trop carrée, accent étranger. Toutes ces choses insignifiantes qui l’étaient face à lui.

Cette nuit, j’étais encore à dormir sur le canapé. Il n’était pas si inconfortable que ça contrairement à ce qu’on pouvait penser. Je venais de me réveiller, réussissant à passer une nuit pas trop mauvaise cette fois. Pas de cauchemars, mais toujours ce mauvais pressentiment qui subsistait en permanence ces derniers temps. Je prenais l’habitude de frotter mes bras pour essayer de faire passer ses frissons alors que je tentais de reconstruire mes barrières. C’était quelque chose de compliqué. Juste histoire de repousser toutes ces choses que je détestais. Ne pas savoir si j’étais paranoïaque ou non devenait vraiment agaçant. Je devrais peut-être en parler à Kaitlin ? L4idée me traversa, mais disparue rapidement, comme avec le reste. Je peinais à me confier, même à elle, et pourtant, c’était important, c’était ce dont j’avais envie quelquefois, mais la peur me prenait toujours. Je n’essayais même pas de la combattre.

J’entendis mon prénom prononcé par Jay. Sa voix me semblait bien rauque… La bouteille à son chevet était peut-être vide. Je passais une main dans mes cheveux, et repoussais la couverture, me levant. J’avançais jusqu’à sa porte, alors qu’il m’appelait à nouveau.

« C’est bon j’arrive… dis-je dans un grognement tout bas »

J’ouvris la porte, entrant à l’intérieur de la pièce, et fis quelque pas. Jusqu’à ce que l’odeur me frappe et que je remarque qu’il… Qu’il n’était pas réveillé. Sauf une partie de lui qui. La couverture avait glissé de ses hanches, dévoilant son torse, mais aussi le haut de ses cuisses. Il portait un caleçon, ce qui ne m’aurait en rien gêné en temps normal. Sauf que ses gémissements, la façon dont il appelait mon prénom, et la bosse plus que naissante que je pouvais voir, m’indiquaient clairement ce dont il était en train de rêver. Et moi je restais là, figer, mes yeux posés sur lui, sans savoir exactement ce qu’il regardait, ne sachant pas non plus ce que je pensais de cette situation.

Au moment où je voulus faire demi-tour, il ouvrit les yeux, ce qui me tétanisa encore plus. Sérieusement, qui avait décidé de garder dans nos gênes la tétanie comme moyen de défense ? C’était inutile, et ça provoquait des situations gênantes dans ce genre. Et ce n’est pas comme si rester immobile réussirait à me faire disparaitre de sa vue.

« Euh… Désolé je voulais pas… J’ai cru que tu m’avais appelé. Et… Hum… »

Je réussis à faire un pas en arrière. Aller, plus qu’à essayer de décrocher mes yeux de lui et m’enfuir loin d’ici. Ou au moins dans le salon.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Ven 12 Oct - 22:58

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Au dernier moment où j’avais parlé, je m’étais rassis peu de temps avant qu’elle m’aide à nouveau pour me diriger vers ma chambre. J’étais heureux de savoir que je pouvais à nouveau marcher par moi-même, me déplacer sans aide, mais j’en avais peut-être un peu trop fait. Sans doute parce que je cherchais à lui laisser des pauses à elle aussi, qui était là à prendre soin de moi alors que rien ne l’y obligeait. Mais à vouloir faire dans l’excès, me voilà prit à mon propre piège. Enfin… à mon propre orgueil en fait. Je la remerciai lorsqu’elle me déposa sur mon lit, tentant de trouver le sommeil par la suite. Sauf que le sommeil ne venait pas et tout un tas de question sans réponse flottait dans mon esprit, m’empêchant de dormir. Des peurs aussi, plus puissante les unes que les autres… Tellement de chose que je voulais savoir et dont je ne pouvais satisfaire la curiosité. Je me sentais frustré, incapable, impuissant, horrifié… bref tout un tas de sentiment plus chiant les un que les autres. Lorsque je m’endormis enfin, ce fut pour faire tout une panoplie de rêve bizarre et frustrant. En passant par l’attaque du loup dans cette ruelle, où j’avais cru voir ma vie défilée devant mes yeux ou encore ces cauchemars incessant où je me réveillais parce que je recevais une balle qui m’était fatale et qui était tiré par Ellana. Quand  c’était pas une balle, c’était des coups de couteau… et que c’était pas ça, c’était son regard furax ou horrifié qui me faisait le même effet qu’un coup de poignard. C’était joyeux hein?

Les jours qui suivirent, mes rêves ne furent pas plus… enfin, disons que tout se mélangeait dans ma tête. Entre mon abstinence forcé parce que je ne pouvais pas sortir, pas me nourrir et donc pas satisfaire mes différentes pulsions, il ne fallait pas s’étonner que mon esprit se mette à dérailler complètement. Sans compter que la source de ces rêves se trouvaient dans le salon et que mes pensées imaginait de plus en plus de… chose qui n’arriverait jamais.

Au troisième jour par exemple, qui se trouvait à être le moment présent. J’avais déjà vu Ellana en maillot de bain et j’avais déjà vu sa silhouette derrière le rideau de douche, mais l’un de mes fantasmes, aussi étrange que ça pouvait paraître… était de la voir dans un déshabiller. Ouais. Pas à poil. Non. En petite tenue bordel de cul. Vous parlez d’un fantasme! Enfin bref! Tout ceci pour dire que dans ce rêve j’avais eu droit à la total, le genre de truc que j’aurais bien aimé dans la réalité et que je devais enterrer parce que c’était… et bien disons qu’on était loin de ce genre de rapprochement. J’avais pourtant l’impression que tout était si réel que ça en était presque effrayant. La sensation de ses cheveux qui m’effleuraient, son corps qui épousait le mien et qui propageait sa chaleur, ses lèvres sur ma chair, les miennes sur la sienne… et cette sensation d’être enfin complet au moment de passer à l’acte. Sans m’en rendre compte – forcément – je m’étais mis à prononcer le prénom d’Ellana, mon rêve continuant et montant en intensité au fil des secondes. Jusqu’à ce que je me réveil dans un sursaut et que je rouvre les yeux, pour les fixés presque instantanément sur l’origine de mon rêve érotique. Enfin… pouvait-on appelé ça seulement de l’érotisme vu à quel point il avait été poussé?

Surpris de la voir aussi gêné, je me mordis brusquement la lèvre, soudainement gêné et carrément honteux. On ne contrôlait pas ses rêves… et pourtant, cette fois-ci aurait été l’un des moments où j’aurais souhaité pouvoir le contrôler vu la réaction physique que ça m’avait causé. Et il avait en plus fallut que je décide de dormir uniquement en sous-vêtement cette nuit, comparé aux autres nuits où je portais au moins un pantalon de sport. Ça n’aurait pas caché bien plus… mais ça aurait été bien moins évident que… merde. Je me sentais comme un ado prit en flagrant délit là…

« Je… euuh… »


Première tentative pour parler… raté. En général j’étais aucunement gêné pour ce genre de chose… sauf quand ça la concernait elle. Si elle disait qu’elle m’avait entendu l’appelé, maintenant elle devait se douter du genre de rêve que j’avais fais. Sans trop attendre, je m’étirai un peu pour au moins rabattre la couette et relever un peu la jambe, tentative désespéré du mec prit en flagrant délit de fantasme et me détournai finalement, le visage aussi rouge que cette fois avec le bain.

« Je… dés…. Bordel c’est affreusement gênant… »

J’étais encore un peu ensommeillé et sans doute encore… un peu trop émoustillé et tout se mélangeait dans ma tête. Je n’osais même plus la regarder, je ne savais même plus si elle se trouvait encore là. Je ne pensais clairement pas que le moment de malaise d’il y a trois jours aurait pu se reproduire puisque je parvenais enfin à me diriger et me tenir dans la douche sans aide, mais là… Je me tapais la tête dans mes mains, essayant de chasser les images qui repassaient dans ma tête comme si elles s’y étaient imprimé et refusait de me laisser tranquille. Comment j’allais pouvait la regarder en face après ça franchement?!

Sauf que voyez-vous, le truc affreusement chiant avec la façon dont je me sentais maintenant et du fait que j’en étais à mon troisième jours de jeun… c’était que mes pulsions revenaient. Et que certes j’étais honteux… mais j’avais aussi envie de satisfaire cette envie qui était né avec ce putain de rêve. Et je ne parlais pas que d’un pauvre plaisir solitaire. Raaah! J’avais cette réelle envie de voir si c’était aussi bon voir meilleur que dans ce rêve maintenant…

Je me mis quelques claques mentales avant de relever enfin la tête et de voir qu’elle n’était plus là. Sans doute était-elle retourné dans la salon. Je poussai un petit soupir, attendant un moment avant que mes pensées et mon corps décide de se calmer et d’arrêter de me mettre ces images tentatrices en tête. Je repoussai les couvertures et prit mes vêtements pour les enfiler, faisant toujours autant attention au point qui était toujours en place. Les plaies guérissaient bien, malgré que la guérison avait à nouveau ralentit, peut-être trop rapidement pour un humain et j’espérais qu’elle ne se poserait pas trop de questions là-dessus. Je pris mon courage à deux mains avant de sortir de la chambre et de me rendre de l’autre côté et aller au toilette avant de retourner dans la cuisine, m’arrêtant près du comptoir pour reprendre mon souffle et finalement aller me faire un café, sans jeté un seul regard à Ella, encore trop gêné. À dire vrai, mes joues devaient sûrement être encore un peu rosés.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Sam 13 Oct - 0:47

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Mon regard ne lâchait pas Jay. Ses yeux, son corps, ses hanches… Le souvenir de sa voix, qui prononçait mon nom avec désir, avec envie, avec une passion, dont je ne l’avais jamais entendu faire preuve à mon égard. J’avais déjà vu me regarder avec quelques pointes de désirs lorsqu’il pensait que je ne le voyais pas, et pourtant… Ca n’avait jamais été à un tel point. Et j’ignorais comment je me sentais vis-à-vis de ça. J’avais déjà fait un… Certains nombres de rêves érotiques sur Jay, mais je ne m’étais pas attendue à ce qu’il fasse la même chose avec moi. Je veux dire, j’étais… Loin d’être aussi attirante que certaines de ses conquêtes, hommes comme femmes. Et pourtant, ce que je venais d’entendre me faisait penser qu’il pouvait me voir plus que comme une amie. C’était étrange et, d’une certaine façon, plutôt excitant, réveillant un désir que j’avais réussi à mettre de côté ces derniers jours. Une partie de moi avait presque envie de le rejoindre dans ce lit et de réaliser ce rêve qu’il avait pu avoir sur moi. Ou alors, m’enfuir très loin à l’idée qu’il puisse penser à moi de cette manière. C’était gênant tout ça. Très gênant. Encore une fois…

Je pouvais sentir la chaleur prendre mes joues, leur teinte devenant pivoine. Je réussis à détourner le regard lorsqu’il dit ses premiers mots, apercevant son visage aussi rougi que le mien. J’entendis à peine la deuxième phrase qu’il dit, et réussis à faire demi-tour pour m’enfuir loin de cette chambre. Je ne fermais même pas la porte, trop pressé de fuir cette chambre, cette odeur si stimulante, cette envie presque irrésistible de fondre sur lui. Je devais mettre tout ça de côté. Tout ceci n’était pas réel. Enfin si… Mais tout ceci ne se réaliserait jamais. Et pourtant, cette simple vision m’avait fait me rappeler toutes ces choses que j’avais enterré lorsque je pensais à lui, et qu’il valait mieux ne pas trop dévoiler. Je m’étais toujours promis que tout ceci n’arriverait jamais entre nous. Au grand jamais. Et je ne savais pas quoi faire, quoi penser, ni ce que lui en pensait. Il avait semblé aussi gêner que moi que je le vois dans cet état. En même temps, qui ne le serait pas ? Se faire surprendre en train de… De quoi ? Qu’est-ce qu’il avait bien pu faire dans ce rêve avec… Avec moi ? Il ne m’avait jamais vu nu, bien qu’on puisse considérer que me voir en maillot de bain, ou derrière le rideau de douche, même avec la bué, pouvait être considérer comme me voir nue. Et imaginer ce qu’il avait rêvé cette nuit, ne fit que faire remonter mes propres fantasmes, ne serait-ce que le plus simple : passer la nuit avec lui, peau chaude contre peau chaude, ses lèvres sur ma chair, moi dévorant son corps.

Arrivé dans la cuisine, je fis couler l’eau, et ramenais de l’eau sur mon visage, puis mes bras. Je fermais les yeux, continuant de mordre ma lèvre. Bon sang, je devais me calmer, chasser ses pensées qui n’avaient rien à faire là ! Et c’était un comble sérieusement… Simplement parce qu’il s’imaginait fantasmer sur moi, ça réveillait les miens. Bordel ! Il me faisait vraiment chier ce mec ! Il ne pouvait pas juste rester calme, poser, en attendant d’être assez en forme pour s’en sortir tout seul ? Eh non, il devait laisser libre court à son imagination, et forcément, ça tombait sur moi. Simplement parce que j’étais dans les parages. Si c’était la voisine qui prenait soin de lui, il aurait fait la même chose. Ne pas se faire d’idées. Surtout ne pas se faire de fausses idées…  Ce n’était qu’un foutu rêve comme il en avait fait tant d’autres durant toute sa vie, et ça ne voulait rien dire.

Je devais m’occuper l’esprit, alors je commençais à me préparer un thé. Du vrai thé, avec des feuilles à infusé. Personne ne pouvait faire boire les trucs en sachet à une Britannique, et personne ne ferait boire un mauvais whisky à l’Ecossaise que je suis. Je pris quelques gâteaux, puis partis m’asseoir sur le canapé, allumant mon ordinateur. J’avais du tri à faire dans mes fichiers, et quelques mails à consulter. Au moins je tentais d’occuper mon esprit… Au bout d’un moment, j’entendis Jay entrer dans la cuisine, et lui jetais un coup d’œil, mes yeux glissant inconsciemment vers son pantalon, me demandant s’il était toujours dans le même état que tout à l’heure, ou s’il s’était calmé. Je me mordis la lèvre, me forçant à détourner les yeux pour me concentrer sur mon ordinateur et mon petit-déjeuner. Je finis pourtant par me lever, revenant à la cuisine. Je regardais l’intérieur de ma tasse vide, et ne me rendis pas compte de la trajectoire que je prenais. Je percutais soudainement Jay. Je relevais soudainement la tête, mon regard croisant le sien. Je le rattrapais avant qu’il ne s’effondre à cause du choc, le ramenant contre moi. Je restais immobile quelques instants, puis le rouge teinta à nouveau la peau pâle de mon visage. Je le relâchais en reculant.

« Désolé, je regardais pas où j’allais »

Sur ces mots, je le contournais pour revenir près du lave-vaisselle, vidant d’abord les feuilles de thé, puis glissant la tasse dans l’appareil. Je me redressais.

« J’ai… » Je pris une inspiration pour tenter d’éclairer mes pensées alors que son contact avait ravivé le feu en moi. « J’ai des choses à faire en ville, je sais pas trop combien de temps ça va me prendre »

Longtemps, très longtemps, histoire que cette gêne disparaisse, et que je ne ressente plus l’envie de me jeter sur lui et de l’embrasser. Bordel ! Je secouais la tête, essayant de chasser tout a de mon esprit. La sensation qu’il provoquait chez moi était horrible et… Tellement délicieuse. Elle le serait encore plus si je finissais par réaliser mes fantasmes et venir enfin chercher ses lèvres. Je relevais les yeux, me retournant, appuyé sur le comptoir derrière moi, cherchant Jay du regard.

« Ca ira pour toi ? Je peux toujours appeler quelqu’un… »



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Sam 13 Oct - 2:28

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Les coudes appuyés sur le comptoir, face à la machine à café, j’essayais encore de chasser de mon esprit toutes ces images. C’était un peu comme si elle me narguait sur ce que je ne pourrais jamais avoir ou ressentir. Coucher avec quelqu’un c’était une chose… je le faisais assez souvent pour savoir ce qu’on ressentait. Mais il n’y avait aucun sentiment derrière… aucune réciprocité, si ce n’est juste de ressentir un quelconque plaisir ou satisfaction. Là c’était juste… agiter une sucette devant un bambin pour lui montrer qu’il ne l’aura jamais. À la différence que mon plus profond désir se trouvait dans la même pièce et n’était pas une chose mais bel et bien une personne, avec elle aussi des sentiments et des envies, qui se résumait peut-être à autre chose que moi. Même si à voir sa réaction j’en venais à me demander si c’était juste de la gêne parce que j’avais prononcé son prénom à elle, avec la réaction physique qui avait suivit, ou si c’était juste de m’avoir surprit avoir cette dite réaction. Ça aussi je ne le saurais peut-être jamais. À croire que ma vie était simplement une avalanche de déception ou de faux espoirs depuis que j’étais gamin. J’aimerais bien avoir un peu de chance un jour… juste un peu, c’était trop demandé? Moi aussi j’aurais bien aimé être avec quelqu’un, sans avoir à sauter sur tout ce qui bouge. Moi aussi j’aurais aimé avoir une vie stable, sans soucis… et peut-être même qu’au fond j’aurais aimé juste être casé avec quelqu’un et faire ma vie avec cette personne. Voir cette vie que j’aurais pu possédé si je n’étais pas ce que je suis ou par ma vie de chasseur, si proche et si loin à la fois c’était désespérant.

Ouvrant l’une des armoire, je pris une tasse pour la déposer à côté et je me retournai au moment où Ellana revenait dans la cuisine, la percutant de plein fouet. Cette ninja sérieusement! Non seulement elle ne faisait pas de bruit mais en plus elle pouvait être parfois tellement discrète que c’était impossible de savoir par où elle arrivait ou si elle était derrière! En la percutant, je perdis l’équilibre, déjà que celui-ci était précaire, et la seule chose qui me permit de ne pas tomber et de me faire mal fut elle, qui me rattrapa à temps. Surpris et surtout encore un peu sous le choc des images que j’avais encore en tête, je me mordis la lèvre en la regardant bouger, sans rien dire ou faire d’autre. Ce simple contact avec elle avait réveillé ce désir que j’avais commencé à enfermer à nouveau, mais il revenait, presque aussi violemment que toute à l’heure. Je hochai finalement la tête à sa dernière question, émettant un léger ‘hmhm’ en guise de ‘oui’ et lui jetai un nouveau petit coup d’œil, incapable de calmer cette avidité ardente.

Mon corps et mes pulsions furent plus rapide que ma tête, décidant d’agir à l’insu de cette dernière et de me laisser porter, pour une fois, par mon cœur. Je fis le peu de distance qui me séparait d’elle, posant ma main sur sa joue, mes doigts descendant vers son menton pour la forcer à relever la tête, penchant la mienne pour déposer mes lèvres contre les siennes. J’avais déjà goûté ses lèvres deux fois par le passer, mais ces deux fois ne comptaient pas vraiment puisque je ne m’en rappelais pas parfaitement… et surtout les deux fois, j’étais complètement déchiré. Bien que mon corps se souviennent d’elles, la sensation que je ressentis là fut simplement divine et électrisante. Le genre de sensation que je n’avais jamais ressentis avec personne d’autre, tout partenaire confondu. Je me laissais envahir par ce tourbillon qui me procurait une joie que je n’aurais jamais pu imaginer avant ça. Et quelque part… ça me tourmentait. Je me sentais trop bien. Et je savais… enfin, je me doutais, que ce sentiment ne pourrait pas duré, n’y même arriver à nouveau de si tôt. C’était un instant éphémère. Et si moi je me sentais bien, peut-être que ce n’était pas le cas pour elle… Bien qu’elle ne m’avait pour l’heure pas repoussé.

Je mis fin à l’échange après un moment, mon corps toujours aussi brûlant en plongeant mon regard dans le sien. Je me forçai pourtant à reculer pour lui laisser de l’espace, à contrecœur et mes joues rougissant à nouveau. J’avais envie de plus… de bien plus. Mais ça ne serait pas correct. Après ce qu’on s’était dit il y a quelques jours… je ne pouvais pas jouer avec elle comme ça. Même si pour moi je ne jouais pas et que j’étais sérieux. J’abaissai doucement ma main, à regret, en profitant pour frôler sa joue de mon pouce en étirant un petit sourire, légèrement – beaucoup – gêné.

« J’ai emh… » commençai-je, me détournant un peu.

La vérité… c’était que je ne savais pas trop quoi dire. Je m’en voulais de la désiré autant après ce qu’elle m’avait laissé savoir. Voir même ce qui se passait dans sa tête à l’heure actuelle. Je me reculai encore un peu, jusqu’à lui tourner le dos à nouveau, mon cœur battant à tout rompre alors que je me versais le café dans la tasse, mes mains tremblants quelque peu. Étais-ce normal d’autant vouloir une personne qui ne nous voulait sûrement pas de la même façon? Est-ce que c’était moi qui avait un putain de problème avec le fait de me faire repousser? Non vraiment c’était une véritable question. Je me trouvais anormal et… bizarre.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Sam 13 Oct - 12:03

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

La gêne qui s’était installée entre nous était presque plus gênante que la première et pourtant, les situations n’étaient pas forcément pires. Je me demandais d’ailleurs laquelle était la plus perturbante. Aider Jay à entrer et sortir de son bain, le sécher, et le voir nu comme un vers, ou alors le surprendre en train de penser à moi de manière assez peu… Commune ? Bon sang, j’aurais préférée être priver de ces deux visions, et je ne savais pas pourquoi. Parce que j’aurais voulu éviter ce moment de gêne que nous avions eu tous les deux, ou parce que j’aurais préféré le voir en tenue d’Adam dans une toute autre situation ? Que je ne voulais pas seulement être un simple fantasme pour lui, mais les réaliser avec lui ? Ce genre de pensées n’arrêtaient pas de tourner en boucle dans mon esprit, bien que je tente de les repousser. C’était affreusement gênant de penser à ça alors qu’il était juste à côté de moi, et qu’il était tout aussi perturbé que moi. J’essayais de ne pas trop respirer, mon éviter de sentir son odeur, et de savoir ce qu’il ressentait là, maintenant. Il ne s’était pas douché, et j’étais persuadée que l’odeur de désir que j’avais senti tout à l’heure était toujours présente sur lui. J’ignorais s’il le ressentait encore, ou si ça lui était passé, mais sentir tout ça, ne m’aiderait pas à me calmer. Tout comme si je sentais d’autres émotions de sa part. Je n’arrivais pas encore à le distinguer, c’est que je n’étais pas très douée pour ça, ni cherchais à le devenir.

Sauf qu’au moment où je l’avais percuté, et que je l’avais retenu contre moi, j’avais à nouveau ressenti cette envie, presque un besoin, de me lier à lui. J’avais tenté de prendre une profonde inspiration pour me calmer alors que je le relâchais lorsque je fus certaine qu’il est repris son équilibre. Sauf que cette inspiration me suffit pour m’emplir d’un désir un peu plus violent. Nos deux odeurs s’étaient mélangées quelques instants, son désir, et le mien. Sa réaction en dévoilait tout autant tandis qu’il se mordait la lèvre en me regardant. Bon sang… Je devais me tenir, sauf que j’y arrivais de moins en moins, tout comme le contrôle de mes pensées. Est-ce que c’était à cause de la Créature que j’étais désormais ? J’avais remarqué que mes émotions étaient plus fortes, et peut-être ma libido aussi, bien que je n’en sois pas sûr, mais j’étais loin des Loups ou des Métamorphes, et de la plupart des Créatures en fait, qui se jetaient sur tout ce qui bougeaient. Mais avec Jay… Jay avait cet effet sur moi. Il l’avait toujours eu. Sauf qu’à l’époque, je savais me contrôler à peu près, bien que mes pensées dérivaient souvent lorsqu’il me touchait, mais maintenant que j’étais aussi instable, je ne contrôlais plus grand-chose. Et pourtant, j’avais besoin de ce contrôle. Parce que si je le perdais, j’ignorais ce qu’il allait advenir de moi, et des autres autour de moi. C’était trop dangereux pour moi de me laisser aller, et c’est sûrement pour ça que ce que je ressentais pour Jay m’effrayait autant, parce que je ne savais pas ce qui pourrait se passer avec lui.

J’avais cru me calmer un peu, mais lorsque je me retournais, je vis Jay, proche de moi. Trop proche de moi, ce qui fit battre mon cœur à nouveau, comme lorsqu’il porta la main sur ma joue, son regard ardent plongé dans le mien. J’eus un léger mouvement de recul lorsque je le vis se pencher vers moi, le comptoir m’en empêchant.

« Qu’est-ce que tu… »

Je ne terminais jamais ma phrase. Ses lèvres se posent contre les miennes, ce qui me figea sous la surprise et les sensations que cela me procurait. Il m’avait déjà embrassé une fois – de ce que je m’en souvenais – mais il était complètement saoul alors que là… Là c’était différent, merveilleux. Le courant qui traversa mon corps électrisa la moindre de mes cellules. Je glissais mes mains sur son torse, entrouvrant les lèvres, ce baiser devenant plus passionné encore. Je sentis mon esprit s’évaporer face à la vague de désir qui m’envahit par ce simple contact entre nos lèvres. Si intense que j’eu l’impression que je ne pourrais pas tenir sur mes jambes. Et pendant ces quelques instants, j’oubliais tout. L’endroit où nous étions, les résolutions que je tentais d’avoir face à lui, ma peur, ma douleur. Il n’y avait plus que lui et moi, ses lèvres, mon corps devenant plus brûlant encore. Des choses que je n’avais jamais ressentis avec personne. Un oubli total de ma personne qui était emporté par le tourbillon de sensations qu’il m’offrait. Un bien-être que je n’avais jamais ressenti encore, une joie aussi.

Il finit par se reculer, brisant ce moment si merveilleux et intense dans lequel il venait de me plonger. Je dus poser les mains en arrière pour ne pas tomber, mon regard se portant sur lui, mon souffle rapide. La sensation de bien-être me quitta, tout comme la chaleur qu’il m’avait apportée, alors qu’il se détournait de moi. Je me sentais soudainement seule, tout me revenant en pleine face. Je tentais de reprendre mon calme, ma respiration, la violence des émotions qui m’assaillaient ne m’aidant pas beaucoup. Et encore moi ce désir ardent qui me dévorait encore. Je serrais mes doigts, lui lançant un regard énervé.

« Ca t’amuse peut-être ? De jouer avec moi comme ça ? »

Je m’approchais de lui, le saisissant par l’épaule pour le forcer à se retourner, me fichant qu’il puisse renverser du café tout autour. Mon regard était toujours aussi furieux, et je ne savais pas pourquoi. C’était peut-être pour dissimuler ma peur, mon désir, ou autre chose. Je ne voulais pourtant qu’une chose, et ma passion l’emportait sur le reste actuellement.

« Tu fais naitre la frustration et tu passe ton temps à rebrousser chemin. Décide-toi un peu. Tu n’as pas idée de ce que ça fait. »

Et sans spécialement attendre sa réponse, je saisis son col, l’attirant contre moi, et plaquant mes lèvres contre les siennes. Un nouvel éclair de chaleur vint m’envahir, plus puissant cette fois. Ma langue vint glisser sur ses lèvres, puis s’enroula autour de la sienne, avec une sensualité impitoyable. Je rompus ce baiser fougueux, relâchant mes doigts sur son haut. Je tournais les talons pour m’éloigner de lui après cet avant-goût de ce qu'il ratait, alors que je ne désirais qu’une chose, lui arracher ses vêtements.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Sam 13 Oct - 18:53

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

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Si j’avais rompu le moment avant qu’elle ne le fasse, c’était pour une unique chose. Éviter de me faire repousser en premier parce que je n’arriverais peut-être pas à le supporter. Ou alors parce que j’étais pris d’affreux cas de conscience, me rendant compte que ça pouvait s’apparenter à jouer avec ses sentiments et ses réactions. Je ne faisais rien de particulier avec mes pouvoirs à l’instant précis, mais je savais toujours dégager cette fichue impression de luxure chez les gens et je n’avais pas souhaité en profiter sur elle. Elle m’était précieuse et si je souhaitais la séduire, je voulais le faire comme une personne normale et non comme un monstre avide de plaisir charnel. J’avais finis par me retourner et la phrase qu’elle me lança me figea, déposant in-extremis ma tasse avant qu’elle ne me saisisse par l’épaule pour me forcer à me retourner, plongeant mon regard dans le sien pour tenter d’y déterminer ce qu’elle pouvait ressentir. Au delà de son regard frustré je parvenais à y décerner les autres émotions qu’elle tentait de dissimuler et mon cœur rata à nouveau un battement. Sans compter le reste de ce qu’elle dit par la suite et qui me fit frissonner tant je ne m’y attendais pas. Cette phrase je l’avais entendu souvent, enfin, plus ou moins dite de cette façon. Par d’autres personnes en général, et pourtant, ça ne m’avait jamais fait la même réaction. Le fait que je brûlais de désir pour elle depuis longtemps sans jamais pouvoir y goûter y était peut-être pour quelque chose? Ou mes sentiments pour elle? J’aimerais tellement réussir à me comprendre parfois.

Me sortant de mes pensées, sans que j’eus le temps de répondre, je me fis attirer contre elle, ses lèvres venant à nous sur les miennes. Surpris, je finis par me ressaisir, répondant sans hésitation à cette passion dévorante qui prenait le pas sur ma raison et sans doute sur la sienne aussi, au vu de sa réaction.   Une vague de chaleur me submergea, impitoyable et réveillant ce que j’avais réussis à endormir quelques instant plus tôt – faut croire qu’il en fallait pas beaucoup après ce rêve – la laissant mener la danse avec sa langue, rejoignant le mouvement avec plaisir. Je ne savais même plus combien de fois j’avais rêvé de simplement pouvoir avoir ce genre de moment avec elle. Juste de pouvoir l’embrasser… et encore plus que ça soit elle qui décide de revenir pour continuer. Sauf qu’évidemment, comme toute bonne chose… elle a une fin. Elle se recula, me relâchant, et je restai pantelant un instant avant de la voir tourner les talons pour s’éloigner.

Je me mis une claque mentale avant de faire quelques pas pour la rejoindre, la saisissant par le poignet assez fermement mais pas brusquement non plus, la forçant à s’arrêter et la retourner vers moi à nouveau. Je l’attirai à moi avec un peu plus de conviction, prenant son visage en coupe dans mes mains pour plonger à nouveau sur elle et mêlé nos lèvres et nos langues à nouveau. Je me montrais un peu moins hésitant que tout à l’heure, tentant de montrer par mes gestes que je ne comptais pas me dérober cette fois-ci. L’une de mes mains glissa sur sa nuque et l’autre descendit sur sa hanche, puis dans son dos, de sorte à la coller un peu plus contre mon bassin. Mon pantalon et mon sous-vêtement me confinait assez bien, mais mon désir était bien visible… et tactile.

Rompant le baiser à nouveau, je repris mon souffle, lui lançant un regard qui en disait long sur ce que je voulais, ressentais et désirait, cherchant surtout à savoir ce que elle aussi voulait. Voyant qu’elle ne me repoussait pas, je penchai à nouveau un peu la tête, me dirigeant vers sa nuque, remontant vers son oreille, frôlant sa peau de mes lèvres. Ces dernières vinrent se poser sur son lobe d’oreille, mordillant doucement avant de me rediriger à nouveau vers sa bouche, les posant à la commissure de ses lèvres. Mon cœur s’emballait et la chaleur qui se propageait dans mes vaines devenait plus intense au fil des minutes.

Je commençai à nous faire reculer de la cuisine, nous dirigeant vers la chambre, m’assurant qu’elle ne résistait pas. Si elle le faisait, je m’arrêterais, ne souhaitant pas forcer les choses. Malgré que j’avais toujours rêvé de ce moment, je ne voulais pas non plus qu’elle se sente obliger. Surtout pas après toutes nos confidences de la veille… bien que j’aurais dû m’en sentir découragé, mon corps ressentais tout le contraire, et ça me faisait peur. Peur parce que je savais ce que ça allait déclencher en moi après et que je ne pourrais plus reculer après ça…

En entrant dans la chambre, je nous dirigeai vers le lit, la faisant basculer dessus et suivant le mouvement, faisant tout de même attention à mes blessures pour éviter de les rouvrir bêtement même si elles étaient presque entièrement refermé maintenant, et surtout à sa réaction. Si j’avais vu juste sur ma théorie, je ne pouvais pas prévoir ses réactions et j’allais devoir me montrer compréhensif et surtout attentif. Je retournai chercher ses lèvres, me montrant un peu plus doux que dans la cuisine, histoire de profiter un peu du moment pour qu’il ne se volatilise pas en un claquement de doigts. Je ne savais pas si ça allait arriver à nouveau, alors autant simplement en profiter… même si au final ça réveillait plus que jamais mes sentiments et que ça allait me faire mal par la suite. Fuck it.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Sam 13 Oct - 23:22

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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 14 Oct - 2:23

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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 14 Oct - 15:11

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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 14 Oct - 19:31

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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 14 Oct - 23:10

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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Lun 15 Oct - 1:10

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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Lun 15 Oct - 18:43

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Après tout ce qui venait de se passer, mon esprit était encore exalté par ce plaisir intense qui m’avait traversé sans arrêt, et encore plus lorsque j’avais senti son membre se glisser en moi. Ce n’était pas simplement du plaisir physique, comme avec chaque homme – et les quelques femmes – avec qui j’avais couché. Non, c’était différent, plus intense, plus incroyable que tout ce que j’avais connu. Dans ses bras, j’avais tout oublié, et à la fin, je l’aurais sûrement laissé faire ce qu’il voulait de moi. C’était surprenant, effrayant, mais pour l’instant, j’étais bien trop plongée dans cette extase et ce sentiment de béatitude que je me fichais pas mal de toutes ces pensées parasites qui tentaient d’entacher ce moment si merveilleux. Je me pencherais sur tout ceci plus tard. Pour l’instant, je voulais simplement profiter d’un moment où je n’avais plus de peurs, plus de douleurs, que ce moment créait une barrière avec mes démons, et ma bête. Comment aurais-je pu imaginer qu’une chose aussi simple que le sexe puisse provoquer chez moi une telle joie, un tel calme ? Si on m’avait dit il y a peu de temps que je coucherais avec Jay et que j’en ressortirais aussi… Je n’avais pas de mots pour décrire ce que je ressentais. En tout cas, si quelqu’un me l’avait dit, je lui aurais rit au nez. Le simple fait que je puisse coucher avec lui m’aurait fait rire. Sérieusement, je résistais à mes désirs depuis que je l’avais rencontré, et même après ma transformation j’avais continué de résister. Puis je l’avais surpris me désirer à tel point qu’il en avait gémi mon nom. Et quant il m’avait embrassé… Bon sang ça m’avait fait totalement craquer et péter un plomb. Une partie de moi me disait qu’il avait profité de la situation dans laquelle il se trouvait, pour attirer ma pitié peut-être et me prendre par les sentiments ? Ce n’était pourtant pas ce qui s’était passé. Je m’en rendais compte malgré mes nombreux dénies. Lui s’était éloigné de moi, et c’est moi qui l’avais cherché, qui l’avait poussé à céder. Bon… Il faut dire qu’il avait bien commencé à me chauffer en premier.

J’avais pu sentir l’extase de mon partenaire, ses gémissements provoquant chez moi un plus fort plaisir encore. Comme si lui faire plaisir, revenait à me donner plus de plaisir à moi. C’était aussi surprenant que tout le reste en fait. Je pouvais sentir ses doigts glisser dans mes cheveux alors que j’étais allongée sur lui, me faisant fermer les yeux, frissonnant sous le plaisir que cela me donnait. Pas de désir cette fois, simplement d’une caresse merveilleuse qui me détendait. C’est peut-être pour ça que je m’étais redressée et que je l’avais embrassé. Mon geste m’avait surpris, et le fait qu’il me le rende également. Je m’étais finalement laissée tomber sur le côté, mon dos contre les draps froissés, ma respiration encore difficile. Je sentis une soudaine fatigue prendre soudainement mon corps. Ce moment avait été incroyable, mais de là à m’épuiser de la sorte ? C’était assez incompréhensible pour moi. Ce n’était pas tout à fait normal sérieusement.

Ces questionnements s’envolèrent lorsque je sentis le contact électrique de sa main sur mon ventre. Je le laissais m’attirer contre lui, me tournant sur le côté pour l’observer, enroulant une de mes jambes autour de la sienne, posant ma main sur son torse, mes doigts suivant la ligne de ses épaules, mes yeux se fermant. Je tentais de calmer les battements frénétiques de mon cœur, son odeur et son contact m’empêchant de rester parfaitement concentrer. Et je ne cherchais pas à l’être non plus. J’étais bien là, et je ne voulais pas que ce moment se brise. Je me sentais encore assez chaude, tant que j’avais l’impression que la peau de Jay était glaciale en comparaison, et je me demandais encore si c’était simplement dû à cette séance sportive que nous venions d’avoir, ou alors si ma Bête ni était pas aussi pour quelque chose. Sûrement les deux. Sauf que pour cette fois, je ne l’entendais plus, la Bête. C’était comme si elle s’était satisfaite de ce qui s’était passé entre nous, et qu’elle avait décidé de me laisser tranquille pour une fois. J’étais enfin tranquille… Et lui aussi semblait l’être. Je calais un peu mieux ma tête contre son épaule, sentant sa respiration se calmer, tout comme les battements de son cœur qui ralentissaient, comme les miens.

Jay me serra soudainement un peu plus contre lui, ma poitrine se pressant contre la sienne. J’ouvris les yeux, un peu surprise, ne comprenant pas son soudaine accès de tendresse. Mes doigts continuaient de courir le long de sa poitrine, suivant les muscles dessinés sous sa peau. Je n’avais pas besoin de les voir pour suivre leur contour, appréciant découvrir son corps avec autre chose que mes yeux. Je l’entendis prononcer mon prénom d’une façon plutôt étrange en fait. Il semblait hésitant, comme s’il avait peur de quelque chose. J’arrêtais mes caresses, mes doigts s’arrêtant sur sa hanche. Je m’éloignais légèrement de lui, son bras autour de ma taille me forçant à me cambrer un peu pour le regarder.

« Un problème ? » Questionnais-je sentant une légère boule d’angoisse se former dans mon estomac. Je craignais qu’il me rejette, et je ne décidais de ne pas y aller par quatre chemins. « Si tu veux que je parte… T’as qu’à le dire tout de suite »

Ma voix s’était légèrement durcie, mais j’étais incapable de dissimuler l’inquiétude qui brillait dans mon regard, et qui faisait vibrer mon ton. Sans que je ne le remarque, mes doigts s’étaient contractés sur ses hanches, me mordillant l’intérieur de la lèvre. S’il s’était servi de moi seulement pour coucher avec moi, et que tout se brisait entre nous… C’était terrifiant comme attente et, quand bien même il me répondrait, je savais que ce doute resterait, comme tout le reste à dire vrai. Ce qu’on venait de faire… C’était si anodin pour chacun de nous deux. Mais le faire ensemble… C’était loin de n’être rien pour moi, mais pour lui.

« C’est pas comme si on dormait avec nos partenaires d’habitudes, ajoutais-je en cherchant à me détourner de lui, mes yeux se posant sur les fenêtres  »

Je voulais pourtant rester dans ses bras, son corps contre le mien, mais il devait s’être servi de moi pour satisfaire ses envies de sexe nymphomanes. Ce n’était qu’un jeu pour lui, une manière de satisfaire ses envies. Et pour moi, ce n’était qu’une façon d’oublier mes problèmes, malgré mon envie de rester dans ses bras. Sauf que lui ne ressentait pas la même chose, même si moi ça me terrifiait. Je souhaitais seulement fuir, ou, au contraire, me blottir contre lui. Je n’arrivais pas à savoir, partager entre la peur et ce bonheur, qui m’effrayait tout autant.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Lun 15 Oct - 20:23

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Comment de simple mot pouvait être aussi difficile à prononcer? Enfin… en un sens c’était évident. Parce que ça pouvait tout changer et que ça livrait nos sentiments les plus profonds. Ça disait tout ce qu’on avait dans le cœur et ce verbe en lui-même avait parfois plusieurs significations. Même si sa principale était assez évidente. Je l’avais déjà dis dans des contextes normaux, non amoureux donc. Dire à ma mère que je l’aimais était facile, même si ça avait été un peu plus difficile après mon adoption où j’avais eu l’impression qu’on m’avait caché un tas de truc. Mais ça n’avait pas été long. Ensuite après m’être fait rejeté et qu’elle m’ait retrouvé – enfin que je lui ai envoyé mon message – là aussi ça avait été difficile. Mais dire à une personne, que je l’aimais d’amour… ça jamais. Parce que ça n’était jamais arrivé avec Ellana. Ça n’avait été que des attirances physiques pour les autres ou des amitiés. Sauf que là… bon sang. J’étais complètement paumé.

Ma tête se releva doucement en la sentant se redresser et me regarder, mes yeux se plantant dans les siens en tentant d’y déchiffrer ce qu’elle pensait. Je sentais sa voix angoissé, comme si elle avait peur de ce que j’allais dire ou faire. Je secouai la tête à sa question.

« C’est pas ça non. C’est loin d’être ça… »

Je ne cherchai pas à la forcer à me regarder à nouveau, cherchant mes mots et surtout la façon dont je pouvais le dire. C’était horrible cette sensation d’avoir une idée derrière la tête mais de ne pas être capable de la mettre en pratique.

« Si ça tenait qu’à moi je te garderais à mes côtés et ce, pour toutes les nuits. »

Cette phrase était sortie toute seule sans même vraiment que je parvienne à la contrôler, et je me mordis la lèvre. C’était pas la façon dont j’avais voulu l’annoncer. Je me redressai un peu, passant ma main de l’autre côté de son visage pour l’obliger à me regarder, mon regard vert se fondant dans le bleu du sien.

« Ce que je veux dire par là… » ma voix bloqua un instant, mon estomac se contractant douloureusement et ma gorge se serrant. « C’est que je t’aime Ella… »

Je l’avais dis… et pourtant je ne me sentais pas mieux. Ma respiration s’était même bloqué, dans l’attente douloureuse de me faire repousser, moquer de moi, engueuler… enfin bref, à ce qu’elle me fasse comprendre qu’elle ne ressentait pas la même chose et qu’elle ne voulait plus rien savoir de moi. Ce que je pouvais comprendre. Mais… j’avais tenu à ce qu’elle le sache avant qu’elle ne découvre ce que j’étais réellement. Avant qu’elle ne me voit comme un monstre et croit que j’avais profité d’elle, alors que c’était faux… Je me préparais à la déception de me faire repousser sans ménagement ou qu’elle remette ses barrières en décidant de partir et de m’éviter. Je savais que je venais d’ouvrir la boite de pandore en disant mes sentiments, mais les retenir devenaient trop difficile. J’en avais assez de lui cacher des choses… même si pour certaines c’étaient vraiment compliqué. Enfin… chaque chose en son temps.

Dans l’attente de sa réaction, mon pouce vint caresser sa joue, mon angoisse grandissant au fil des secondes qui passaient. Je ne savais pas si c’était des secondes ou des minutes d’ailleurs. Juste que je stressais de plus en plus…
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mar 16 Oct - 14:51

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Je sentais divers sentiments m’assaillir dans ses bras. Bon comme mauvais. Surtout mauvais j’avais l’impression. C’est qu’il fallait dire que j’avais l’habitude de me concentrer sur mes sentiments négatifs depuis des années. Je les connaissais, je savais les appréhender, les contrôler, parce que je vivais avec eux depuis des années. La peur, le doute, l’angoisse, la colère : toutes ses émotions étaient habituelles, toujours auprès de moi, comme des amies qui me tiennent la main. C’était horrible de se dire ça n’est-ce pas ? C’est sûrement pour ça que je n’arrivais pas à accepter le bonheur lorsque je l’avais devant moi. Je craignais toujours qu’il me soit arraché, alors je n’en profitais pas. C’est ce qui se passait là actuellement. J’étais heureuse dans ses bras, détendue, et dans une étrange béatitude inconnue et nouvelle. Si j’avais été personne normale, j’aurais sûrement pris du plaisir, et en aurais profité. Je me serais blottie contre lui, calant ma tête contre son épaule, et cherchant sa présence, rester au plus proche de lui pour satisfaire le besoin de sentir sa peau contre la mienne. De sentir nos odeurs se mêlées. De sentir ses bras autour de moi et de juste… Me perdre contre lui. Sauf qu’au lieu de faire ça – ou le faire seulement durant quelques secondes – je m’étais tout de suite sentie terrifier par ces sensations. La peur d’être heureuse vous connaissez ? Une joie que j’avais oublié depuis longtemps, et que j’avais peur de ressentir puis qu’on me l’arrache à nouveau.

C’est pour ça que j’avais sauté sur sa réaction pour chercher à prendre de la distance avec ce que nous venions de vivre, pour me persuader que ce que nous venions de faire n’était qu’une simple relation d’un soir, et que nous allions chacun partir de notre côté. Peut-être même que ça disparaitrait avec le reste, ce qui restait de notre amitié. Il allait aller voir ailleurs, m’oublier parce que j’avais fini par lui céder. Sauf qu’il m’avait déclaré que ce n’était pas ça. Que son problème n’était pas le fait qu’il veuille que je m’en aille. Quoi d’autres alors ? Je ne voyais pas, c’est pour ça que j’avais continué d’enfoncer le clou, continuer de me faire souffrir parce que c’était plus simple encore, comme toujours. Je sentais toujours son visage au-dessus de moi, son regard transperçant me fixer alors que je cherchais à m’y soustraire.

Un frisson me parcourut lorsque Jay rajouta une phrase. Cette phrase… Me garder avec lui, toujours. Je me mordis la lèvre, fuyant toujours son regard. Je ne voulais pas voir son visage, son expression, les émotions qui devaient briller ses yeux, et vibrer sa voix. Mes doigts posés sur le drap se contractèrent, tremblant légèrement. Je sentais une boule se former dans mon ventre, me forçant à mordre un peu plus ma lèvre. Ne dis rien… Je t’en prie, ne dis rien… Cette pensée, soufflée par mon inconscient, ne fit qu’augmenter la boule logée dans mon estomac. Il me força à tourner la tête vers lui. Mes yeux se firent happer par les siens, et ma respiration s’accéléra tant l’intensité de son regard m’entraina dans un tourbillon d’émotions que je ne connaissais pas, ne comprenais pas. Puis il prononça ces mots.

Je t’aime.

Vous savez, le genre de mot qu’on attend de dire avec impatience lorsqu’on se met en couple, mais qui prend toujours des mois avant de se libérer. Des mots simples, souvent chargés d’émotions complexes. Des mots qu’on avait déjà prononcé à mon égard. Des mots que j’avais cessé d’apprécier il y a bien longtemps. Des mots que je n’avais plus prononcé depuis dix-huit ans. Des mots que j’avais offert pour la dernière fois à mon petit frère glacial entre mes bras. Des mots auxquels je ne croyais plus depuis des années. Des choses que je pensais ne plus pouvoir ressentir. Alors pourquoi mon souffle s’était coupé, mon cœur s’était emballé, et mon esprit arrêté. Trop de choses se bousculaient dans ma tête, trop rapide. Une joie indescriptible, qui me donnait presque envie de fondre en larme tant cela me semblait incroyable. Une peur effroyable qui me prit la gorge, m’étouffant tant elle était puissante. Une douleur violente comme un poignard qu’on enfonce dans mon cœur. Une faiblesse incroyablement forte qu’il me dévoile ainsi ses sentiments, après ce qu’on venait de faire. Je m’étais sentie mise à nue émotionnellement durant le sexe, je n’avais pas créé mes barrières, et je n’arrivais pas à lutter face à ce qu’il venait de me dire.

Je me redressais brutalement, le repoussant sur le côté dans mon geste. J’étouffais. J’avais besoin de respirer. De sortir. De fuir.

« Comment tu peux dire ça ? » Dis-je faiblement. « Comment tu peux jouer avec mes émotions comme ça ? Juste après qu’on est couché ensemble, ça te sert à quoi de faire croire que ça comptait ? »

Je serais les bras autour de mon corps, me sentant toujours aussi faible, physiquement et mentalement. Ce que je disais était illogique, incohérent. Il aurait dû me dire ça juste avant qu’on ne couche ensemble pour me faire fléchir, pas après. Mais c’était plus facile de rejeter sa déclaration, de le traiter de menteur plutôt que de croire qu’il disait la vérité.

N’y tenant plus, et ne supportant plus d’être ainsi dénudée, je me mis soudainement debout. Je suis prise d’un vertige violent, mes jambes légèrement tremblantes. Je repoussais ces sensations, et attrapais mes vêtements pour les mettre rapidement.

« Tu m’as déjà bien assez fait souffrir pour continuer tes conneries. Si tu tiens tant à ce qu’une fille te réponde après avoir couché avec elle, t’as qu’à payer quelqu’un, elles ne s’en priveront pas. Elles te diront tout ce que tu veux, lançais-je avec une pointe de colère pour cacher ma peur et ma douleur »

Je sortis de sa chambre, essayant de fuir son odeur et tout le reste. Mais les émotions étaient encore là. Les souvenirs et les sensations aussi. Je tentais de me persuader de la fausseté de ses sentiments. Personne ne pouvait m’aimer. Et surtout pas Jay. Si ce qu’il disait était vrai, alors pourquoi il m’avait fait souffrir à ce point ? Pourquoi il m’avait encore abandonné ? Quoi ? Avant il ne m’ai… Bref, avant il ne ressentait pas ça et il se mettait soudain à ressentir ça du jour au lendemain ? Ridicule.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mar 16 Oct - 17:44

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Autant dire qu’à force de retenir mon souffle en attendant sa réponse je commençais à voir des étoiles, me forçant à respirer quasi normalement. Je respirais un peu par saccade, effrayé, terrifié et préparant ma déception de me faire rejeter comme un déchet. Je me sentais pris comme dans un étau, étouffant déjà de sa réaction. J’aurais dû me taire. Ne rien dire et uniquement profiter du moment. Mais j’avais justement eu peur de laisser passer ma chance et que celle-ci ne se reproduise jamais. Que si je ne disais rien… elle penserait que ça n’avait rien été pour moi. Après tout, j’étais connu pour coucher à droite à gauche assez souvent… elle disait se foutre des conquêtes que je pouvais avoir, mais je me demandais si au fond elle ne se posait pas des questions ou n’étaient pas exaspéré. Je n’en savais rien. S’il y avait bien une opinion qui m’importait, c’était la sienne. Et là pour l’instant, tout ce que je voyais passer dans son regard, c’était un nombre incalculable d’émotion que j’essayais de comprendre et qui me paumait. J’avais cru y décerner une certaine joie… et de la colère aussi. Mon angoisse ne faisait donc qu’empirer et me donner envie d’appuyer sur la touche ‘rewind’… si seulement c’était possible. Je l’aurais utilisé pour pas mal de truc dans ma vie cette option…

Je me fis finalement repousser sur le côté quand elle se redressa, sous le choc. Je m’étais attendu à me faire repousser, mais ça me surprenait quand même. J’étais peut-être préparé à cette option, mais pas au choc que ça allait me provoquer, n’y même au poids qui s’écrasa d’un coup sur mes épaules en la voyant dans cet état. J’étais complètement tétanisé, incapable de faire le moindre geste ou de prononcer le moindre mot. Ses paroles se plantant en moi comme plusieurs coups de couteau douloureux. À l’entendre parler, j’avais l’impression qu’elle rejetait mes intentions réelles, croyant que je mentais sans doute. Ses paroles le laissaient croire en tout cas. Alors que c’était justement ce que j’avais voulu éviter en lui disant ce que j’avais sur le cœur. Donc en fait, dans les deux cas j’aurais été dans la merde. C’était… génial.

Mon regard la suivit quand elle se releva, incapable de bouger le moindre muscle. Je sentais la panique m’envahir et surtout cette peur qui croissait en moi. J’essayais de la mettre de côté aussi bien que je pouvais, mais c’était bien plus difficile que je ne le croyais. Au début, je m’étais dit que je serais prêt à tout encaisser, tout subir… mais je n’en étais plus très sûr. Cette douleur je ne l’avais jamais ressentit avant et elle me faisait mal. Ses mots aussi. C’était un peu comment si on m’avait prit le cœur pour le serrer si fort jusqu’à l’explosion. Jusqu’à ce qu’il n’y est plus que de pauvre miettes éparpillés sur le sol.

Je ne sais pas trop comment, mais je parvins à me ressaisir, sortant du lit à mon tour en la regardant quitter la chambre, me dépêchant de remettre au moins sous-vêtement et pantalon – évitons de dire que je manquai de me casser la gueule ça ne serait pas très glamour – pour m’élancer derrière elle et la saisir par l’épaule pour la forcer à se retourner, la relâchant ensuite.

« Tu penses sérieusement que je t’ai dis ça pour jouer avec tes émotions? »

Je m’attendais à une réponse précise de sa part sur cette question. Même avant qu’on ne couche ensemble elle avait pensé que je m’amusais avec elle, alors que c’était complètement l’inverse.

« Et tu crois vraiment que c’était qu’une pauvre partie de jambe en l’air pour moi?! » ma voix vibrait. De doute… de honte, de colère, de chagrin. Tellement d’émotions mélangés ensemble. « Et tu crois vraiment que j’irais dire des mots aussi lourd de sens à une personne que je met dans mon lit pour le simple plaisir? »

Tremblant et surtout paniquant, je fus forcé de m’appuyer sur la chaise à côté, cherchant à reprendre le contrôle sur ce que je ressentais. Chose assez difficile quand tout se fracassait dans notre crâne.

« Je m’attendais pas à une réponse positive de ta part. Je sais même pas à quoi je m’attendais en te le disant… Vu que pour toi ça doit absolument rien signifier. Je te retiendrai plus, je suis désolé. »

Je détournai la tête, serrant la mâchoire en retenant les larmes qui s’accumulaient et qui ne demandaient qu’à se déverser. C’était la première fois que je me livrais ainsi sur mes sentiments amoureux à son égard. Après des années à m’être enfouit la tête dans le sable, en me disant que ce n’était rien et que c’était impossible. Et maintenant que je savais que c’était réellement impossible au vu de sa façon de voir la créature que j’étais… j’espérais que ça puisse marcher? Bordel… j’étais vraiment un idiot. Un idiot désespéré et… sans doute trop maso.  
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mar 16 Oct - 21:38

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Je sentais mes jambes faibles alors que je fuyais. Je me demandais si c’était à cause ce que nous venions de faire, ou alors à cause de ce qu’il venait de dire. Les deux peut-être ? Ma vision s’était noircie pendant que je m’étais levée et habillée, mes mouvements trop brusques qui avait terminé de m’achever. J’aurais dû me demander pourquoi, mais cette question me passa rapidement au-dessus de la tête, bien plus préoccupé par toutes les choses qui me passaient par la tête. Si seulement j’avais su que je venais d’être vider de mon énergie vitale par la Créature même que je chassais. Et après ce qu’il venait de me dire… Merde ! Pourquoi il avait dit ça ? Si seulement il n’avait rien dit ça aurait pu plutôt bien finir cette histoire. Cela aurait sûrement été gênant au début avec tout ce qui s’était passé entre nous et le fait que nous nous connaissions depuis longtemps, mais nous aurions dépassés la gêne. Sauf qu’avec ça… Avec ce qu’il venait de dire, plus rien ne serait pareil. Et je ne savais pas comment réagir, à part par la colère et le déni. Parce que c’est tout ce que je pouvais ressentir actuellement. Sans ça, j’ignorais ce que je pouvais imaginer ressentir, et comment je le prendrais. Je n’arrivais pas à comprendre comment quelqu’un pouvait… Pouvait simplement avoir de tels sentiments pour moi. Jay qui ignorait absolument tout de moi, et le secret le plus terrible que je portais sur les épaules. Je ne pouvais pas le lui dire. Je ne serais finalement qu’un monstre de plus à tuer, comme j’avais été une femme de plus dans ses bras.

Arrivée dans le salon, je cherchais mes affaires du regard, saisis mon sac, et y rangeais quelques affaires à moi qui trainait. Au moment où je m’apprêtais à terminer mon sac, je sentis la présence de Jay près de moi, me saisir par l’épaule et me faire pivoter. Je décidais d’affronter son regard, serrant la hanse de mon sac. Mes mains tremblèrent légèrement alors que je serrais un peu plus les poings. Je décidais de ne rien répondre, le laissant parler, sentant mon cœur trembler à chacun de ces mots qui étaient si douloureux à encaisser. Il ne semblait pas avoir la moindre idée de ce qui se passait en réalité. Est-ce qu’il se rendait compte ou pas de la portée de ses paroles ? Peut-être est-ce qu’il faisait exprès pour me blesser. Est-ce qu’il croyait sincèrement qu’après m’avoir sorti ce mensonge tout serait effacé ?

« Et pourquoi je croirais la moindre de tes paroles ? » Dis-je la voix incroyablement calme au vu de la tempête dans mon esprit. « Vas-y, explique-moi pourquoi j’aurais la moindre confiance en toi après tout ce qui s’est passé ? T’as toujours été incapable de tenir tes promesses alors pourquoi je te croirais ? Vas-y, explique-moi ! Tu crois que je pourrais croire un type qui m’a torturé pendant six longues années ? Qu’est-ce que tu crois ? Que deux excuses et un câlin et j’oublierai tout ? Tu te souviens peut-être pas de la moitié des choses que t’as faite, mais moi je m’en souviens ! » Ma voix commençait à monter en puissance. Je me souviens d’absolument tout ce que tu m’as fait, et tu oses me faire croire que c’est de ma faute ?! Si tu veux compter les poings, alors j’ai encore de la marge après tout ça. Putain ! Tu te rends même pas compte à quel point tu m’as fait souffrir ! T’as pas arrêté de me briser le cœur pendant des années et t’oses me dire ça ! T’es qu’un connard égoïste et moi j’étais qu’une putain d’abrutie qui te servait de bouc-émissaire à supporter toutes tes insultes. Alors vas-y ! Dis-moi pourquoi je devrais croire un type qui m’a fait souffrir autant de temps, qui n’a pas arrêté de me mentir et de me manipuler ?! Et tu sais quoi ? Pendant ces six ans t’as pas arrêté de vouloir me mettre dans ton lit, et tu vas me faire croire que ça aussi ça avait une quelconque importance pour toi ?! »

Ma voix se brisait petit à petit, alors qu’une boule se formait dans ma gorge, m’empêchant de parler et quelques larmes menaçants de couleur de mes yeux.

« J’ai un million de choses à gérer de mon côté, t’imagines pas ma souffrance et tu me balances ça ?! Tu m’as brisé le cœur un nombre incalculable de fois, t’as brisé la confiance que j’avais placé en toit et tu oses me faire la morale ?! T’es un bel hypocrite, le pire de tous ! » Je tournais les talons pour partir, mais m’arrêtais. Pivotant à nouveau vers lui je me plantais devant lui, posant mon index contre son torse nu, le fusillant du regard. « Et ne vient pas me parler de sentiments ou de quoique ce soit parce que tu crois souffrir, ou que tu crois que tes sentiments sont réels. T’as aucune idée de ce que s’est de tenir dans tes bras le cadavre de la personne que tu aimes le plus au monde alors qu’elle était sous ta responsabilité et que c’était ton devoir de la protéger ! Tu n’as aucune idée de ce que s’est d’avoir le cœur brisé »

C’était une vision qui serait à jamais graver dans ma mémoire. Tenir mon petit frère dans mes bras. Jay n’avait aucune idée de ce que ça pouvait faire, et il osait me donner des leçons après tout ce qu’il avait fait. Il n’avait rien à dire. Rien du tout.

Sur ces mots, je tournais les talons, jetant mon sac sur mon épaule, récupérant ma veste et mes chaussures, et, ne prenant même pas la peine de les enfiler, je sortis dehors et la claquais. J’aurais presque été surprise que les gongs ne lâchent pas sous ma force, mais j’étais trop occupée avec le reste. Je descendis les marches quatre à quatre, fuyant cet endroit, ne remarquant pas l’oubli de mon ordinateur sur la table basse de son salon. Qu’est-ce que j’en avais à faire de toute manière ? Il n’y avait rien à voir, et de toute façon, j’étais trop entrainée par le tourbillon d’émotions et la douleur qui ne cessait de martyriser mon cœur.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mar 16 Oct - 22:50

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Plusieurs griffures et morsure de loup-garou et de vampire n’aurait pas eu cette même souffrance que les mots que j’entendais sortir de sa bouche. Cette bouche, ces lèvres que j’avais tant aimé embrasser quelques instants plus tôt et qui m’avait apporté tant de satisfaction. Là… tout ce que je ressentais, c’était de la souffrance. Une horrible et indescriptible souffrance. Mon cœur se serrait, mes tripes aussi… et la boule d’angoisse grandissait, au point où je me sentais complètement entrain d’étouffer. Je tressaillais à chaque accusation – fondé pour la plupart – et mon souffle se coupait à chaque fois. J’étais incapable de rester en pleine maîtrise de moi pendant qu’elle parlait. Tout mon corps n’était qu’une bombe à retardement. Pas de violence. Mais de chagrin. De désespoir… et de douleur. Qu’elle ne me fasse plus confiance, ça… je pouvais plus ou moins encaisser, c’était normal. De ne pas me croire sur ça par contre… là je… je ne savais pas trop en fait. J’avais un peu l’impression de voir mon âme s’envoler de mon corps à chacune de ses phrases. Je la laissais déverser sa rage, son poison qu’elle devait avoir si longtemps retenu, sans l’arrêter. De toute façon j’en étais incapable.

Je me doutais que par ma faute elle souffrait… mais à ce point? Au point d’en venir à me balancer ça dans un moment où je me mettais complètement à nu – sentiment parlant ici – et où j’étais complètement vulnérable… et elle pensait que je mentais? D’accord j’avais fait des erreurs… pas mal d’erreur. Beaucoup trop même. Je pouvais comprendre sa colère, sa rancune, sa frustration et toute cette rage qu’elle ressentait. Et le plus frustrant dans tout ça, c’était surtout que je ne me rappelais même pas de la moitié des choses que je lui avais fait subir. Les mots que j’avais pu lui dire, ou quand je m’en étais pris à elle. Je ne pouvais pas vraiment lui répondre puisqu’elle avait raison sur ces points… alors que sur d’autre elle n’y était pas du tout. Enfin pas complètement…

Alors que j’aurais dû déborder d’énergie après mon ‘repas’, je me sentais… complètement vidé. Exténué. Le coup fatal fut sa dernière phrase, où je tentai de comprendre de qui elle pouvait bien parler, sans parvenir à savoir. C’était pas vraiment comme si elle m’avait déjà parlé de son passé ou des personnes qu’elle avait vu mourir sous ses yeux, même s’il devait y en avoir une bonne pelleté, comme pas mal de chasseur. Elle tourna finalement les talons, partant en claquant la porte. Étrange d’ailleurs qu’elle soit toujours en place vu la force et qu’aucun voisin ne vint me déranger. Et je restai planter là, le regard dans le vide. Je ne m’en étais pas rendu compte, mais mes yeux s’étaient mit à couler, inondant mes joues. Je fixais la porte, mon esprit dans le vague, incapable de réfléchir. Incapable d’agir. Je ne sais pas combien de temps je restai là, ma main toujours appuyé sur la chaise que j’avais serré tellement fort que mes jointures en avait blanchit. Quand je revins enfin à moi, je tournai doucement la tête, me traînant machinalement au salon, me laissant tomber sur le canapé, posant mes mains derrière ma tête et mes coudes sur mes genoux, retenant un cri de désespoir qui m’aurait pourtant fait un bien fou si j’avais vraiment pu le lâcher.

Je ne m’attendais pas à un sentiment réciproque. Loin de là. Mais je m’attendais clairement pas à me faire dire mes quatre vérité aussi brutalement de cette façon. L’envie d’ouvrir cette bouteille de whisky que je gardais dans une de mes armoires bien caché me prit soudainement et je relevai la tête, essuyant mes joues avec mes mains pour finalement me relever… et me raviser. Non. Mauvaise idée. Je ne voulais pas donner raison à ma dépendance parce que… parce que quoi? J’avais une peine de cœur? Je devenais ridicule bordel… mais pouvais-je vraiment m’en vouloir? Je n’avais jamais aimé personne avant ça, et la seule femme que j’aimais, je l’avais fais souffrir et en retour elle me l’avait bien claqué au nez. Alors qu’elle savait quand même très bien que certaine chose n’était pas réellement de ma faute. Enfin si… mais non. Certes je m’étais laissé allé à la boisson, je l’avais décidé. Mais je n’avais pas décidé de devenir le connard que l’alcool me faisait devenir. C’était bien là tout le problème… Des années à boire avait finit par changer mon comportement, mais ce n’était pas pour autant que je le voulais. Si j’avais pu être un bisounours j’aurais choisis ça merde!

Encore plusieurs minutes après, m’étant plus ou moins calmé – je ne pleurais plus mais j’avais toujours cette boule dans la gorge et dans l’estomac – je remarquai qu’elle avait oublié son ordinateur dans mon salon, sur la table et qui était toujours ouvert. Je m’étirai un peu, posant la main sur l’écran pour l’abaisser, quand mon regard s’arrêta sur un dossier avec mon nom. Mon cœur rata un battement et je relevai l’écran, m’approchant de la table basse pour cliquer sur le dossier avec une certaine appréhension. J’avais plus grand-chose à perdre de toute façon, autant regarder. Je dû m’essuyer les yeux à nouveau avec le dos de ma main, les larmes coulant encore de temps à autre et plissai les yeux en voyant que le dossier contenait quelques photos et une vidéo. Curieux, je fis défilé les photos dans la visionneuse de son ordinateur et mes lèvres tremblèrent en voyant qu’il s’agissait des rare photo datant des deux premières années de notre amitié. Je fus secoué d’un violent sanglot, regardant pourtant les images jusqu’à la dernière et fronçai les sourcils en arrivant sur la vidéo.

Je laissai les premières minutes défiler, ne comprenant pas trop de quoi il s’agissait, et mon visage se décomposa encore plus qu’il ne pouvait déjà l’être. Ça datait d’il y a quelques années, quand j’étais dans un bar. Sans doute que j’étais vraiment trop bourré puisque l’endroit et la scène ne me disait rien. J’y voyais Ellana qui venait me voir, et… non… bordel non!

Je mis la vidéo en pause, le temps de reprendre mon souffle face à ce que je venais de voir, n’en croyant pas mes yeux. Et pourtant… tout était là et avait été filmé par cette caméra dans le bar. C’était de ça qu’elle parlait il y a quelques jours? Non seulement je lui avais fais du mal psychologiquement et physiquement… mais je ne croyais pas que ça avait été au point d’essayer de la tuer. D’avoir passer mes mains autour de son cou et d’avoir serrer si fort que je l’avais fais défaillir. Puis je me voyais sortir du bar, sans un regard en arrière, sans même prendre le temps de vérifier si elle était toujours en vie.

En état de choc, il me fallut un autre moment avant de réussir à fermer cette vidéo ainsi que le reste de ses dossiers et d’arrêter l’ordinateur. Je restai figé quelques minutes, puis me levai, retournant dans ma chambre… avant d’en ressortir rapidement. J’étais incapable d’y rester sans me rappeler ce qui venait de se passer. Moi qui était tellement maniaque au point de replacer les draps à chaque fois que j’en sortais, là je ne pris même pas la peine d’y toucher. J’avais ramassé mes clés, un t-shirt et mon porte-feuille et j’étais sorti de l’appartement. Ça serait la première fois depuis le début de ma convalescence que je sortais dehors. J’avais besoin d’air. Et tant pis si le frottement de mon dos sur la banquette ferait mal et tant pis si des sutures cédaient. J’avais.besoin.d’air.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mer 17 Oct - 18:59

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Deux jours s’étaient écoulés depuis mon départ – ou plutôt ma fuite – de chez Jay. Après être sorti de son appartement, j’avais immédiatement enfourché ma moto pour partir rapidement, et conduire longtemps. Très longtemps. Sans remarquer que mes larmes brouillaient ma vue. Il m’avait fallu un moment pour me reprendre, et pour rentrer dans le motel pourrit dans lequel je dormais. Je n’avais aucune envie d’y rester. En même temps… Qui voudrait rester ici ? Un chez-moi me manquait. La maison dans laquelle j’avais grandi dans l’Ohio me manquait. J’aurais aimé y retourner, ne serait-ce que pour revoir Edward, lui parler de tout ce qui m’arrive, lui dire tout ce que j’avais sur le cœur et m’effondrer contre lui, comme quand j’étais jeune, et que j’avais fini par lui confier ce que j’avais vu. Sauf que je ne pouvais pas faire ça. Comme tout le reste, tous ces secrets, tout ceci restaient sceller au fond de moi et ne risquaient pas d’en sortir. L’idée d’aller voir Ryan m’avait traversé l’esprit, mais je m’étais ravisée. J’étais déjà bouleversée, je ne tenais pas à l’être un peu plus. Et pourtant… Je savais au fond de moi que ça serait sûrement une des meilleures choses à faire pour moi. Qu’il serait là pour me soutenir, me rassurer, et me permettre de me libérer un peu des nombreuses choses – trop nombreuses choses – que je retenais en moi. Mais j’étais toujours comme ça. Quoiqu’il m’arrive, je ne savais pas demander de l’aide, et ça ne faisait qu’empirer avec le temps. Après tout, à quoi cela pouvait-il bien servir de demander de l’aide lorsque tout ce qu’on attendait c’était prendre un flingue et se tirer une balle dans la tête ? Finalement j’avais bien fait de repousser les avances de Jay, il n’aurait pas à endurer ma mort comme ça.

Des paroles bien stupides pour me persuader que la décision que j’avais prise était la bonne.

J’avais fini par aller dans un bar, et me saouler, ce qui m’avait occasionné quelques déconvenues, et au final, en dernier recours et à un point de dépression telle, j’étais allée voir Kaitlin. Ou c’est elle qui m’avait trouvé… Allez savoir. En tout cas, elle m’avait supportée, et, comme souvent, m’étais d’une grande aide ne serait-ce que par sa présence auprès de moi. Cette femme était un véritable Ange, bien trop bonne pour quelqu’un comme moi, ou pour vivre dans cette ville pleine de violence et de peur. Je lui conseillerais bien de partir, mais je sais qu’elle ne m’écouterait pas. Ce serait pourtant le mieux pour elle, qu’elle garde cette douce aura chaleureuse qui était si attachante. Sans celle-ci, je crois que je ne me serais jamais attachée à cette femme. A dire vrai, de toutes les relations auxquelles je tenais, c’était la seule à ne pas m’effrayer. A cause de ça, ou parce que mes sentiments étaient différents pour elle que pour les deux hommes que j’appréciais malgré tout ? Ou parce que je savais que son boulot, et ses activités annexes, ne la mettaient pas en danger, contrairement à Jay et Ryan que j’avais peur en permanence de perdre. Et ça c’était vérifié il y a peu pour Jay d’ailleurs. Quelqu’un de plus logique ou de moins bornée plutôt, aurait compris depuis longtemps la différence qu’il y avait entre Jay, Ryan et Kait’ pour moi, sauf que je continuais de faire la sourde oreille. Même après ce que m’avais dit Jay. Parce que ça ne pouvait pas être vrai. Personne ne pouvait m’aimer, et je ne pouvais aimer personne. C’était plus simple ainsi. Plus simple de sacrifier ma vie si personne ne tient à moi n’est-ce pas ?

En tout cas, cela faisait deux jours que, malgré mes tentatives pour essayer d’oublier ces mots, il restait dans mon esprit, en permanence. Il semblerait que, même loin de moi, Jay ait le pouvoir de continuer de me torturer. Quelle idée de me dire ça aussi… Moi qui lui avais demandé du temps, de l’espace pour réfléchir sur nous… D’accord on avait couché ensemble, mais c’était une erreur, une vaste erreur, et il aurait dû s’en rendre compte… Et pourtant, j’avais adoré ça. Etre dans ses bras, de cette façon, tout oublier, et avoir l’impression d’être le centre de son monde… Oui, j’avais adoré. Et maintenant je détestais ça, parce que j’avais l’impression permanente d’être vide. Encore plus vide que je ne l’avais été cette dernière année. Comme un trou béant dans mon cœur. Franchement… Si c’était pour avoir quelques minutes d’extases pour des heures de souffrances, je ne voyais pas l’intérêt… Enfin, si, une partie de moi le voyait, et ne regrettait clairement pas ce moment, bien au contraire. Cette partie regrettait que ça n’ait pas duré plus longtemps.

Et là, je me tenais devant sa porte, comme une idiote, sans bouger. Cette foutue porte que j’avais failli défoncer il y a deux jours en l’ouvrant. Cette maudite porte que je ne voulais pas revoir avant des jours. Mais est-ce que j’avais le choix ? Oui je l’avais. Je pouvais toujours me racheter un ordinateur non ?  Je perdrais absolument tous mes documents, mes recherches, les rares photos que je conservais, mes contacts, toutes ces choses qui faisaient une grande partie de ma vie. J’avais besoin de mon ordinateur. Et je n’arrêtais pas de me maudire de l’avoir oublier. Pourquoi est-ce que je n’avais pas pu y penser avant de partir hein ? Quelle abrutie j’étais ! Pire que moi ça ne devait pas exister… Putain ! Tout ce que je voulais faire c’est tourner les talons. Après tout, je pouvais toujours revenir lorsqu’il n’était pas là. L’intérêt puisque je n’avais pas les clefs ? J’avais toujours les clefs, si on considérait que forcer une serrure était avoir les clefs.

Sauf qu’au moment où j’allais frapper à la porte, ou tourner les talons – je n’avais pas encore décidé – la poignée s’abaissa. Je sentis ma respiration se bloquer, pas encore tout à fait prête à le voir. Mon corps se figea, incapable d’aller se planquer dans la cage d’escalier, ou je ne sais quoi – ce qui était une réaction parfaitement idiote. La porte s’ouvrit enfin sur… Une femme. Je sentis mes mains trembler légèrement en la voyant, ma mâchoire se serrant, mes poings se fermant. L’envie soudaine de la frapper me traversa l’esprit une bonne dizaine de fois, malgré mes tentatives de les repousser. Je sautais trop vite aux conclusions, elle demandait simplement de ses nouvelles non ? Ouai tu parles, avec Jay ça ne finissait jamais avec une simple discussion. Et je ne pouvais pas empêcher des bouffer de colère me frapper de plein fouet, bien que je tente de les contenir comme je le pouvais. Le goût amer de la déception vint également se poser sur mes papilles, couplé à celui de la trahison et de la tristesse. Un goût qui me donna envie de vomir. Et une douleur intense vint saisir dans un étau mon pauvre cœur déjà bien malmené ces derniers jours, à tel point que j’avais envie de pleurer – ce que je ne fis pas. Je n’avais pas encore vu Jay, mais déjà je me trouvais dans un état émotionnel des plus instables et dépressifs. Génial…




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[Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]
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