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 [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]

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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Lun 1 Oct - 23:50

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
D’aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours détesté avouer mes faiblesses. Que cela soit très jeune, quand je me faisais frapper dans la cours de récré par les autres ptits con de mon âge parce que j’avais osé défendre un plus faible encore, et que je rentrais à la maison couvert de bleu. Je disais que j’étais tombé, pour ne pas avoir à avouer que je m’étais fais passé à tabac. Ou encore plus tard, avec mon alcoolisme, où je n’avais pas voulu voir que j’avais un problème, comme la plupart des gens qui avaient des soucis avec la boisson. Et puis même quand je m’étais aperçu de mon problème, je l’avais nié aux autres et à moi-même. C’était pourtant visible, ça se voyait, mais je le niais bec et ongle pour éviter d’avouer ma faiblesse. Et là, c’était la honte d’avouer que je m’étais laissé aller à ce pêcher qu’était l’alcool et surtout que je n’avais pas pu le contrôler comme je tentais de le faire depuis deux ans maintenant. Il avait fallut que je vive cette situation invraisemblable pour replonger sans pouvoir rien y faire… ça m’enrageait.

Je m’attendais à une remontrance, à me faire remonter les bretelles, mais au lieu de quoi, je sentis sa main sous mon menton, me forcer à me retourner et je plongeai mon regard dans le sien, étonné, toujours aussi honteux malgré ce qu’elle pouvait dire. Elle avait raison, mais ce n’était pas non plus une excuse. J’aurais dû… j’aurais dû être plus fort… moins sensible. Tu parles d’une première impression que mon frère avait dû avoir… non seulement je m’étais mis à pleurer comme un imbécile, mais il avait quand même réussit à me faire boire au point où je ne savais même plus ce que j’avais dis. Si je m’étais livré sur mes sentiments ou tout autre chose, des secrets de chasseur, j’allais finir par m’en vouloir. Et je ne pouvais pas rejeter la faute entièrement sur lui, bien que pour la peine, il avait bien profiter de ma faiblesse… du moins, c’était dans l’hypothèse où il avait fait exprès, ce qui n’était peut-être que de la paranoïa de ma part.

Mes yeux s’étaient fermé au contact de sa main sur ma joue, trouvant toujours ce geste d’un grand réconfort. Ses mots me touchèrent droit au cœur, mes émotions se mélangeant à nouveau pour finalement commencer à déborder, incontrôlable. Le fait que mon esprit n’était pas aussi lucide que la normale n’aidait peut-être pas à ce que je parvienne à garder le flot en contrôle, mais je me mis à sangloter contre elle, passant l’un de mes bras derrière son dos pour avoir quelque chose sur quoi me raccrocher. Une sûreté. Mes pleures redoublèrent à sa dernière phrase, m’accrochant encore plus à elle que je ne l’aurais voulu. Tout ce que je retenais ces dernières semaines… ma frustration, ma tristesse et mon angoisse, sans compter je ne sais quelles autres émotions, sortaient d’un coup sans que je n’y puisse rien. J’avais essayé de brimer ce que je pouvais ressentir, mais j’avais tellement de sentiment contradictoire que je ne savais plus où j’en étais, et ça me faisait mal. Loin d’une douleur physique, c’était plutôt comme si ma tête était dans un étaux et que je me faisais compresser de l’intérieur à chaque fois. J’étais plutôt étonné de ne presque pas avoir touché une goûte d’alcool ces derniers jours, sauf si on oubliait le soir où Valeria m’avait trouvé à me faire tabasser. Je l’avais un peu chercher mais bon…

Loin de seulement ressentir de la tristesse uniquement pour cette histoire avec ma famille, j’avais tout le reste qui décidait de s’y mêler. Ma culpabilité pour Blaire et tout les autres, mais surtout celle que je ressentais envers Ellana. Cette Ellana qui était là, à me réconforter comme elle pouvait alors que je ne méritait même pas son attention. Qui était là malgré toutes les emmerdes que j’avais causé… qui voulait me repousser, mais qui pourtant était tout de même présente. J’y comprenais plus rien… Est-ce que je devais être au porte de la mort pour avoir un minimum de considération de sa part, ou que je devais être au plus bas pour qu’elle daigne abaisser ses défenses? Depuis qu’on s’était retrouvé, j’essayais de comprendre et de savoir comment l’atteindre, pour savoir ce que je pouvais faire pour aider ou du moins… juste comprendre, en fait, mais je n’y arrivais pas. Elle se braquait et ne me disait rien. Je savais que j’avais détruit notre lien de confiance il y avait belle lurette déjà… et qu’elle m’en voulait encore pour avoir prit cette balle, mais je ne demandais qu’à me racheter bordel. Chose qui me semblait impossible…

Et voilà que je me remettais à pleurer, alors que je m’étais calmé un peu. Je me sentais déjà épuisé alors que ce n’était que le matin. C’était franchement génial ça. Il me fallut un moment avant de remettre mes idées en place et de me calmer, même si je restai contre elle un moment, vidé de mon énergie à avoir débordé ainsi. Je détestais être aussi sensible et vulnérable avec elle. Elle avait ce don, par sa simple présence, de me faire craquer et de me libérer du poids que je m’infligeais. Et être ainsi dépendant de quelqu’un me faisait chier… parce que ce n’était clairement pas saint.

Je me redressai finalement, ma main glissant de son dos pour venir frotter sous mes yeux et mes joues, grimaçant doucement parce que le mouvement pour me redresser m’avait étiré un peu et me replaçai un peu plus confortablement.

« J’ai… j’ai un autre truc à te dire. » commençai-je, incertain. « Tu connais mon… mon mode de vie, alors je sais pas si ça va t’étonner mais bon… »

Je tournai la tête sur le côté, reniflant un peu et cherchant la boite de papier mouchoir, m’étirant pour un prendre un et me moucher. C’était pas très sexy, mais c’était toujours mieux que de renifler en boucle. Je balançai le tissu dans la poubelle à côté avant de m’étirer un peu et de prendre mon téléphone, trouvant une photo que j’avais trouvé d’elle. J’attendis un moment avant de lui montrer, essayant juste de retrouver le contrôle sur ma voix et mes tremblement, pour continuer de parler ensuite.

« J’étais à la taverne y’a quelques jours, et cette fille a débarqué. » je lui montrai le portable avec la photo et je me mordis la lèvre, angoissé. « Il se trouve que… quand j’avais seize ans, j’allais sur mes dix sept ans, en fait… j’ai eu une aventure avec une fille, et on a pas… enfin… »

Bordel même pour moi c’était foutrement gênant d’avoir que je ne m’étais pas protéger comme tout homme responsable. Sauf que merde j’étais qu’un pauvre ado en perte de contrôle sur les pulsions de son corps, sauf que ça je pouvais pas vraiment lui dire.

« C’est ma fille. Elle s’appel Alex. Sa mère m’a jamais recontacté pour me le dire… je… je savais même pas… »

Je laissai ma tête retomber sur le coussin derrière celle-ci, mon estomac se tordant. Je n’avais pas vu cet enfant grandir, et même si j’avais été au courant je… je crois que je n’aurais même pas été capable de m’en occuper. Elle était tombée sans doute sur le pire géniteur qui soit.

« Ça aussi, je voulais que tu saches. Tu sais presque tout maintenant. » fis-je en tournant un peu la tête vers elle, ne sachant pas trop comment elle allait réagir à cette nouvelle.

Ça faisait beaucoup de révélation d’un coup, mais je tenais à le dire avant de me refermer à nouveau comme une huître. La dernière chose que je voulais, c’était qu’elle le découvre par elle-même. L’envie d’absolument tout lui dire me brûlait les lèvres, mais je me retenais, ayant assez de lucidité pour savoir que ce n’était pas le bon moment. Je voulais être en pleine possession de mes moyens lorsqu’elle apprendrait. Et non cloué sur mon canapé à ne pouvoir rien faire s’il arrivait quoi que ce soit.

Sans compter que j’étais pris d’un coup de fatigue soudain, totalement épuisé par ce submergement d’émotion. Je baillai, mais fut interrompu par la douleur qui se réveilla quand mon ventre se souleva, me faisant lâcher une plainte à peine perceptible.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mer 3 Oct - 7:32

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent...ft. Jay Hywell

Depuis des années, je m’étais toujours trouvée trop sensible face aux sentiments des autres, particulièrement ceux de mes proches. J’avais tendance à pleurer lorsque ceux-ci me touchaient à ce point. Comme ceux de Jay. Je devais me retenir de pleurer chaque fois lorsque j’étais plus jeune. Ce sentiment, cette faiblesse, me faisait hurler de rage à chaque fois. Je détestais voir mes larmes couler, particulièrement parce que ce n’était jamais le bon moment. A quoi bon pleurer lorsqu’une personne qu’on cherche à réconforter verse des larmes elle aussi ? C’était aussi stupide qu’inconscient, et il y avait sûrement mieux pour rassurer quelqu’un. De plus, comme la plupart des gens, je considérais mes pleurs comme une faiblesse. Même lorsque mes larmes étaient des larmes de rage, comme à chaque fois que mon petit frère se faisait embêter par les autres enfants et que je me devais de le défendre, c’était des larmes de colère qui coulait, pourtant les autres enfants le voyaient comme des larmes de peur. Toutes ses années, je m’étais améliorée, je savais mieux réguler mes larmes, même ici. J’avais cessé de pleurer de rage, et de peurs, de tristesse aussi. A croire qu’à force de pleurer ma famille, mes larmes s’étaient taries, en même temps que je cherchais à contrôler mes sentiments. C’était des efforts sans cesse de les mettre sous ma carapace et de les oublier.

Enfin… C’est ce que je croyais, mais dès qu’il s’agissait de Jay, j’étais bien plus touchée que je ne le voulais. Je sentais mes yeux s’humidifier, ma vue se brouiller tandis que son bras se refermait sur ma taille, me serrant contre lui, son visage s’enfouissant dans mon cou. Je pouvais sentir ses épaules trembler, ses larmes redoubler de plus belle. Je ne dis rien, passant mes deux bras autour de lui, l’une de mes mains venant caresser ses cheveux, l’autre passant dans son dos, essayant de le rassurer, évitant les blessures de son dos. Je décale mon visage pour venir poser ma joue contre le côté de sa tête, fermant les yeux. Je ne devais pas me laisser autant affecter. Jay déversait déjà toute sa tristesse, sa frustration, et toutes les émotions qui pourraient l’affecter dans ses larmes, ce n’était pas le moment d’en rajouter une couche avec les miennes, que ce soit de la simple empathie ou… Ou autre chose. Je craignais de verser des larmes, et que tout ce que j’avais dissimulé sous mon armure tout ce temps se libère. Tout ce que j’avais refusé d’admettre, de dire, explose, et j’en craignais les conséquences. J’étais une Créature, et si j’arrivais à gérer mes émotions pour ne pas me transformer, je n’en étais pas toujours capable, particulièrement lorsque l’angoisse et la peur tordait mon ventre, ou que la rage me prenait. Me transformer en chien me choquait bien moins que… Cette autre forme, pas si Humaine que cela. Je haïssais cette forme, elle me terrifiait, elle était incontrôlable. Je ne voulais pas la revoir. A cause d’elle, j’avais déjà déclaré plusieurs incendies, et faillis tuer des gens. Je ne voulais pas la revoir, jamais.

Je crus qu’il s’était calmé un peu, et voulus m’éloigner un peu, sauf que, sans savoir ce qui déclencha sa nouvelle crise de larmes, il me serra un peu plus contre lui. Je le serrais à nouveau, continuant de caresser ses cheveux jusqu’à ce qu’il prenne l’initiative de s’éloigner de moi. Je relâchais doucement mes bras pour le laisser se redresser, le soutenant, de peur qu’il ne s’effondre à cause de sa douleur – physique ou mentale. Je laissais retomber mes bras sur mes cuisses, changeant un peu de position mes jambes ankylosées à cause de la position que j’avais adopté. Je ne m’étais pas attendue à finir aussi longtemps ainsi, ou tout simplement à le serrer de la sorte dans mes bras. Je tentais en vain de garder mes distances avec lui, mais il avait toujours eu ce don de me faire céder. Même lorsqu’il était alcoolique et violent avec moi, il me faisait craquer. Ça avait le don de m’énerver, et de m’effrayer. Ce n’était pas bon de me sentir aussi bien avec quelqu’un, d’être dépendant affectivement de lui.

Je repoussais ses pensées, cherchant à reprendre un peu mes distances, pour reprendre le contrôle de mes sentiments. J’écoutais ce qu’il me disait, glissant une main dans mes cheveux pour repousser mes mèches sur le côté, et passant rapidement la main sur mon visage pour essuyer mes yeux légèrement humides, effaçant les traces qu’il pourrait voir. Qu’avait-il encore à me dire après tout ceci déjà bien assez surprenant ? Lui qui ne me confiait rien sur son histoire, c’était déjà étrange, mais il ne semblait plus vouloir s’arrêter maintenant. Je saisis le téléphone qu’il me tendit, observant la photo de cette fille dont il me parlait. Elle semblait jeune, et l’inquiétude qu’il puisse avoir couché avec elle me prit. Le connaissant, il n’avait jamais fait ça mais… Mais il parlait de son mode de vie, et je voyais peu de choses d’autres. Il me parla à nouveau de son passé, quelque chose de plus proche, moins sensible, et pourtant il était presque aussi angoissé que ses premières confidences. Je compris petit à petit ce qu’il sous-entendait au fil de ses mots. Je baissais le regard sur la photo, observant à nouveau cette fille, de sa fille. A bien y regarder, elle avait quelques traits de lui. Je n’arrivais pas vraiment à décrocher mon regard de son visage. J’étais sous le choc de ce qu’il m’avait dit. Tout ça… C’était dur à encaisser. Pourtant, ça ne m’étonnait pas tant que ça qu’il soit déjà père, c’était presque surprenant qu’il n’en ait pas plus. Et pourtant… Ca restait dur à encaisser. Je n’étais pas sûr de ce que je ressentais après tout ça. J’avais sûrement besoin de temps pour éclaircir mes idées. C’est ce que je me répétais depuis une année, et le temps n’y faisait rien.

Je finis par relever mes yeux vers lui, les posant sur son visage.

« Eh bien… Pour toi qui ne m’a jamais rien dit sur ton passé, ça commence à faire beaucoup de confidences, murmurais-je. Je fermais les yeux un instant, essayant de rassembler mes pensées. Je te remercie de m’avoir dit tout ça. Ces dernières semaines n’ont pas dû être facile pour toi. »

Je rouvris les yeux en l’entendant geindre de douleur. Je l’observais quelques instants encore, silencieuse.

« Et comment est-elle ? Tu as eu le temps de discuter un peu avec elle ? J'espère que ta rencontre s'est mieux passée... lui dis-je »

Je marquais un temps de silence, lui laissant le temps de répondre s'il le souhaitait. Mais c'était peut-être trop pour lui en réalité. Après tout ce qu'il venait de me dire... Mais j'étais un peu curieuse de savoir qui était sa fille, même si je n'étais pas sûr qu'il n'y ait que ça comme sentiment actuellement. Je finis par baisser les yeux, décidant de parler un peu.

« Pour tout t’avouer, je ne sais pas trop comment réagir face à tout ça. Je crois qu’il va me falloir un peu de temps. Même si je me demande pourquoi tu m’as dit tout ça, quand bien même je tente de te repousser… »

Je me sentais coupable de le tenir éloigner de moi de la sorte, alors qu’il allait si mal en ce moment. Sauf que… Sauf qu’il semblait toujours aller mal, parce que je savais qu’il me cachait encore des choses lourdes. Il allait toujours mal, et moi, quand j’allais mal, je ne comptais pas ? Parfois je me demandais s’il s’inquiétait de me voir aussi mal, alors qu’il me regardait. Sérieusement, il ne voyait rien, ou ne s’inquiétait de rien. C’était presque plus douloureux que le reste.


Je me relevais, saisissant la vaisselle sale. La tête baissée, je regardais le tout, et finis par me tourner vers lui.

« Tu devrais te reposer, tout ça a du te crever, lui dis-je. Si tu veux, je t’amènerai jusqu’à ton lit. Et je vais sûrement me mettre à travailler, donc ne fais pas de crise pour le bordel, je rangerais le tout »

Je lui fis un petit sourire, essayant de paraitre moins distante. Je m’étais éloignée de lui, et j’en étais désolée, parce qu’il avait besoin de soutient. Mais moi aussi j’en avais besoin et il n’était pas là. Je rangeais la vaisselle dans le lave-vaisselle, et puis partir sortir les dossiers de mon sac. Je finis par m'arrêter en le regardant.

« Je sais que mon comportement n'est pas le plus facile en ce moment, mais... C'est plus dur que tu crois pour moi  »



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mer 3 Oct - 13:29

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Toutes ces émotions avaient eu le don de m’épuiser complètement. Je ne savais pas trop comment elle allait elle-même encaisser ce que je venais de dire, mais ça me rendait nerveux. Je voyais bien qu’elle même n’était pas dans son état normal depuis que je l’avais revenu il y a quelques semaines. Après un an à ne pas s’être vu, je voyais bien qu’elle agissait différemment. Mais je me demandais si c’était ainsi avec tout le monde ou uniquement avec moi, puisque je n’avais pas pu la voir interagir avec d’autre. Vu notre passé commun et mes conneries, ça ne m’aurait même pas étonné qu’une partie de son comportement soit de ma faute. Toutefois, comme elle ne désirait pas s’ouvrir, je ne pouvais pas en être certain. Elle m’avait dit que ce n’était pas le cas, cette fois au Michelangelo, mais une part de moi restait suspicieux. Je la connaissais sans doute mieux qu’elle pouvait le croire, bien que j’avais l’impression d’être devant une pur inconnue ces derniers temps. À me demander si j’avais fais pire que ce que je pensais pendant ces six ans, et que je ne me rappelais évidemment pas… ou à se demander aussi si, cette dernière année, quelque chose ou quelqu’un n’était pas arrivé qui avait changé entièrement la donne.

N’ayant pas trop la tête à réfléchir à tout ça, je me concentrai plutôt sur ses paroles, étirant faiblement un petit sourire. Je me sentais vidé, mais je me voyais mal ne pas lui répondre.

« Ça m’a prit du temps avant d’assumer mon adoption. Même avant ces dernières semaines… » je passai une main sur mes yeux qui me grattaient un peu avant de continuer « J’ai été surpris au début… et elle a un bon caractère. Têtue, d’ailleurs. » finis-je en rigolant. Comme si c’était étonnant vu ses gênes. « Mais je crois pas qu’elle m’en voulait… j’étais pas au courant que j’avais mis sa mère enceinte alors… »

Je me demandais ce qui serait arrivé si je l’avais su à l’époque. J’avais tout de même seize ans à ce moment-là… est-ce que j’aurais réussis à assumer les conséquences de mon manque de précaution? Juste à m’imaginer avec un gamin à cet âge là me donnait les frissons. Brrr… Je tournai ensuite les yeux vers elle, peu surpris de ce qu’elle dit, affichant un nouveau petit sourire, sans trop savoir si c’était  de la nervosité ou un autre sentiment.

« Parce que j’en ai marre de ne pas être honnête avec toi. Et que je vois bien à quel point des secrets de merde peuvent détruire les relations. »


Je l’observai un moment, tentant de comprendre comment elle pouvait se sentir, et je lâchai un soupir. Bon sang cette fatigue de dingue… Je la regardai se relever et prendre la vaisselle sale, puis avais hoché la tête à sa suggestion.

« Je dirai pas non à une sieste. J’ai l’impression de pas avoir dormit pendant une éternité. »

La joie de se laisser aller à pleurer. Ça épuisait toujours énormément, bien que ça faisait ensuite un bien fou. J’attendis donc qu’elle revienne plus près, la suivant du regard puisque je ne pouvais pas faire grand-chose de plus, et me redressai un peu sur le canapé quand elle parla, fermant les yeux à ses dire. J’avais véritablement l’impression d’être le pire ami qu’elle pouvait avoir. Toujours à la mettre dans de beaux draps et à devoir m’en faire sortir, alors que je ne faisais rien pour elle. Sans compter que là j’étais totalement impuissant à pouvoir l’aider ou chercher à discuter un peu plus lucidement, puisque tout se mélangeait dans ma tête. Je ne dis rien à ce moment-là, attendant plutôt qu’elle vienne m’aider à aller jusque dans la chambre et m’étendre sur le lit. Avant qu’elle ne parte, je lui saisis le poignet, l’empêchant de quitter la pièce immédiatement.

« Je me doute que ça doit être plus dur que ce que je crois… J’ai aucune idée de ce qui a pu arrivé cette dernière année… mais je suis là si tu as besoin d’en parler. » je relâchai doucement mon emprise sur son poignet, laissant mon bras retomber sur le matelas. « Et je suis là si jamais tu as besoin de parler de quoi que ce soit d’autres. N’importe quoi, même si je sais que tu n’as peut-être plus confiance en moi assez pour ça… »

Je me calai correctement dans les couvertures et sur les oreiller, cherchant une position confortable et lui jetai un dernier coup d’œil avant de fermer les yeux. J’aurais voulu être bien plus présent pour elle, mais si elle ne voulait rien me dire, je ne pouvais pas la forcer… je détestais devoir le faire, aussi j’espérais qu’elle le ferait d’elle-même, même si je me disais que j’allais devoir finir par lui secouer les puces si ça continuait. La voir souffrir insupportait et je me demandais ce qui pouvait se passer dans sa tête pour qu’elle décide de vouloir tout me cacher. Ou au moins qu’elle en parle à quelqu’un d’autre, si ce n’était pas à moi… même si je détestais cette idée de rester dans l’ignorance.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mer 3 Oct - 18:01

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent...ft. Jay Hywell

La façon dont je me sentais après ça était assez étrange. J’avais l’impression d’être détaché, de ne rien ressentir. Ce n’était pas comme avec Ian. Cette fois-ci, j’étais simplement trop bouleversée pour ressentir quoique ce soit, ou pour vouloir ressentir quelque chose. Et c’était très différent du moment après mon… Enfin voilà, après ce moment, après ma mutation. A ce moment, c’était pire que de ne rien ressentir, j’étais complètement détachée de mon corps. Comme si mon corps était dirigé par des fils invisibles, par un maitre dont j’ignorais le nom, et que je n’étais plus qu’une simple spectatrice muette, incapable d’intervenir, ou même d’en avoir l’envie. Cette sensation était assez horrible, et j’espérais ne plus jamais la revivre. Et en même temps, ne rien ressentir faisait un bien fou, cela m’évitait d’affronter mes angoisses et mes traumatismes. Non, ici ce n’était pas la même sensation. Peut-être étais-je trop épuisée pour ressentir quelque chose, ou que j’avais déjà bien trop de choses à gérer pour gérer les nouvelles informations qu’il venait de me lancer. C’était beaucoup de choses, bien que je puisse me douter de certaines, comme de son adoption, mais pour le reste… Ca faisait beaucoup, et, si pour moi ça faisait beaucoup, alors je peinais à imaginer ce que lui devait ressentir. Il avait pu se libérer un peu en pleurant sur mon épaule, et en posant des mots sur ce qu’il ressentait, et avait appris.

Pourtant, malgré son état de fatigue, il avait trouvé la force de répondre à mes questions assez indélicates. J’avais rapidement abandonné en me doutant que ça n’était sûrement pas le moment et avais rangé ce qui trainait. Je pouvais le comprendre dans son adoption. Moi-même, qui pourtant le savait, avais eu du mal à l’accepter. C’était peut-être pire puisque je savais que ce n’était pas mon père, que je me rappelais de mes parents, et qu’il ne pourrait jamais les remplacé. Mais sa situation et la mienne n’était pas comparable. Comme avec sa fille, Alex. Cela me faisait toujours bizarre de penser cela, de l’imaginer éventuellement père, bien qu’il ne l’ait pas élevé. Je me demandais si elle lui en voulait réellement ou non. Parfois des ressentiments restaient cachés pendant des années. Comme les miens envers Jay… Enfin, je crois. Et à vrai dire, je n’avais pas spécialement envie de continuer lorsqu’il m’avait répondu sur la façon dont je le repoussais. Il en avait marre de me mentir, de voir à quel point les secrets pouvaient gâcher une relation… Moi aussi je m’en rendais compte, mais je ne pouvais pas être sincère avec lui. Je ne l’étais déjà pas envers moi-même…

En revenant vers lui, je l’aidais à se relever pour l’entrainer jusqu’au lit, l’aidant à s’installer sans rien dire. Je me relevais, me tournant pour partir. Une pression sur mon poignet me retint, et je m’immobilisais. Je tournais de moitié mon visage vers lui. Je détournais le visage en fermant les yeux face à ce qu’il me disait, en sentant un léger tremblement prendre mes lèvres. C’était compliqué, il le savait, il pensait le savoir. Si seulement il savait… Enfin non, il ne devait pas savoir, pas pour l’année dernière en tout cas. Pour le reste… Peut-être que je serais capable de le lui confier un jour. Peut-être… Mais comme il le disait, je n’étais pas sûr d’avoir encore confiance en lui. J’en conservais pourtant une partie, au fond de moi, je le savais bien. Je décidais de ne rien répondre, sortant de sa chambre sans même un regard pour lui. Je fermais la porte, posant mon dos contre celle-ci, prenant quelques inspirations pour tenter de me calmer. Puis je me soulevais et partis dans le salon, récupérant un dossier, et sortant mon ordinateur. Je posais le tout autour de moi, mon dos appuyé contre un mur. Ce dossier me prenait la tête, même si j’avançais. Petit à petit. Je n’avais pas l’intention d’abandonner. Enfin… Pour le moment. Qui sait, dans quelques jours ce serait peut-être le cas. Ma motivation était aléatoire ces derniers temps.

Quelques heures s’écoulaient sans que je ne les voie, contactant quelques-uns de mes contacts pour pêcher des informations, et tout autre type d’aide qu’ils pouvaient me donner. Sans le remarquer, mon ouïe s’était affinée, et j’entendais les battements de cœur de Jay. Je les sentis accélérés, tout comme sa respiration. De celui qui s’apprête à se réveiller. Je relevais la tête et crus l’entendre m’appeler. Ou alors c’était une illusion. Je me dressais pour aller le voir, prenant quelques anti-douleurs, et partis dans sa chambre. J’ouvris doucement la porte, vérifiant qu’il était bien réveillé. Je m’approchais de lui, lui tendant les médicaments.

« Tient, ça te feras du bien, lui dis-je, l’aidant à se redresser pour qu’il puisse boire correctement sans s’étouffer. Tu devrais te doucher, tu vas finir par empester, lui dis-je en fronçant légèrement le nez »

Mais quelle idée de dire ça sérieusement ? Et si ça se trouve, il allait mieux que je ne le pensais… Simplement mon odorat était d’une telle sensibilité en ce moment… Pourtant il le fallait bien. Je saisis Jay, l’emmenant jusqu’à la salle de bain. Je lançais un regard à la baignoire, considérant que lui faire couler un bain serait bien plus facile pour lui.

« Bon… dis-je gênée. Je vais te faire couler un bain, et pour le reste tu… Tu crois pouvoir te débrouiller tout seul »

Si seulement il pouvait dire oui… Mais même moi je savais bien qu’il allait dire oui. Je fis couler l’eau, vérifiant la température. Bon, il pourrait au moins se laver seul, mais pour entrer dedans… Bordel de… Je préférais ne pas penser à ça. Je n’étais pas du genre pudique, et voir un homme nu ne me dérangeait pas mais… Mais c’était Jay bon sang. J’évitais d’ailleurs de le regarder lorsque je revenais vers lui, l’aidant à retirer au moins son haut et son pantalon. Je m’arrêtais là.

« Pour le reste, tu vas te débrouiller, ou tu vas avoir besoin d’aider ? »

Vive le malaise ! J’étais persuadée que mes joues étaient rouges. Moi qui ne rougissais jamais…



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mer 3 Oct - 19:10

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
J’avais fermé les yeux après son départ, ayant noté son silence soudain après ce que j’avais dis. Pour elle aussi ça devait faire beaucoup d’information à digérer, même si ça n’avait peut-être pas forcément le même impact. En fait, j’étais tellement perdu et mélangé dans mes sentiments que je ne parvenais pas trop à savoir comment elle pouvait se sentir après certaines révélations. Voir si ça lui faisait bizarre, ou si elle m’en voulait de ne pas lui avoir dit plutôt. Pour mon frère par exemple, ça faisait tout de même quelques semaines que j’étais au courant… Même si pour Alex ce n’était que quelques jours et que je n’en avais pas été au courant avant. Sauf que j’en venais à me dire que si j’avais pu engrosser une fille à l’époque, ça avait dû arriver quelques autres fois… et ça, ça m’effrayait. Je n’avais pas toujours été prudent et je m’en étais rendu compte trop tard… ça me faisait peur de le penser.

Malgré ma fatigue, il me fallut un moment avant de réussir à m’endormir. Malgré que je ne ressentais plus vraiment la douleur grâce aux médicaments, il s’agissait d’un mouvement mal fait ou un frottement sur les blessures pour que j’en ressente la brûlure. Heureusement, mon épaule me faisait bien moins mal que la veille, ce qui m’arrangeait. Lorsque je parvins à m’endormir, ce fut pour faire une saloperie de cauchemars. Une pièce, remplit de bébé qui criait et réclamait de l’attention et, au fond de cette pièce, le regard noir d’une Ellana en colère. La pièce était ensuite plongé dans une teinte orange avec des flammes qui commençaient à se rependre partout, jusqu’à m’atteindre et me faire brûler au passage. Et comme dans la vie réelle, je m’étais figé, incapable de faire le moindre mouvement, jusqu’à ce que mon rêve s’arrête pour enchaîner sur un autre dont je ne me souvenais de rien. Le reste de mon sommeil fut plutôt calme, si on oubliait le premier rêve qui me laissa un goût amer dans la bouche au réveil. L’image de ce même rêve se superposa dans ma tête et j’eus l’impression de revoir la pièce en feu, et je dû papillonner plusieurs fois des yeux avant que cette image ne me quitte. Qu’est-ce qui était le plus flippant? Une multitude de gamin qui chialait ou Ella qui me regardait de cette façon? Ou encore les flammes… Sympa le rêve.

Je me retournai un peu dans le lit, la douleur étant revenue puisque j’avais dormis quand même assez longtemps et passai mes mains dans mes cheveux, tentant de reprendre mes esprits un minimum.

« Ella? »

Je n’étais pas certain de l’avoir dit assez fort, encore à moitié endormit, aussi fus-je surpris de la voir entrouvrir la porte. Mes lèvres se retroussèrent un peu en un sourire maladroit vu que j’avais mal et la remerciai lorsqu’elle m’aida à me redresser, prenant les anti-douleurs et les avalant sans tarder. La douleur était déjà bien plus supportable que lorsque j’avais été blessé, ce qui venait de ma guérison accéléré, mais j’allais me retrouver au point mort bientôt à guérir comme n’importe quel humain si je restais sur une diète de nourrir normale uniquement. Je comptais mentalement à combien de jour j’en étais, soulagé de constater qu’il m’en restait trois au moins avant de dire bye bye à ce moment. J’allais devoir trouver un moyen entre temps pour me nourrir et ça allait se compliquer… bon sang de merde.

« C’est une bonne idée. » répondis-je concernant le fait de me laver.

Une certaine gêne m’envahit, me rendant compte qu’elle allait tout de même devoir m’aider à retirer les vêtements que je ne pourrais pas enlever et à me soutenir. Heureusement, elle pensa à la baignoire et je lui jetai un petit coup d’œil, étonné de sentir son propre malaise. J’étais loin d’être pudique et Ellana aussi… et pourtant, je parvenais à sentir la tension qui émanait de la salle de bain ainsi que sa gêne à elle en plus de la mienne.

« Ça devrait aller oui. Sauf peut-être pour le dos. » rigolai-je pour essayer de détendre l’atmosphère, ce qui était… assez maladroit en fait. Merde. Encore heureux que pour une fois je ne disais rien de tendancieux…

En attendant qu’elle finisse de couleur le bain, je m’appuyai contre le comptoir, posant mes mains sur celui-ci. Au moins mes jambes me soutenaient un peu mieux désormais, même si certaine fois j’étais pris d’étourdissement désagréable qui me faisait fermer les yeux une fraction de seconde. Une fois l’eau dans la baignoire, je me retournai un peu, la laissant me retirer les vêtements dont je ne pouvais me défaire moi-même, ainsi que les bandages, et pour une rare fois de ma vie, j’eus l’impression de rougir comme une pivoine. Comme si je n’avais pas l’habitude comme me voit en tenu d’Adam! Mais là c’était… c’était différent. La dernière fois où elle m’avait vu comme ça, enfin plus ou moins j’étais mouillé, c’était presque pire, c’était à son anniversaire, environ un an après notre rencontre. Et je n’avais pas ressentit cette gêne que je ressentais là! Bordel, il se passait quoi dans ma tête? C’était pas le moment d’avoir des pensées du genre merde…

« Euh… O-ouais » balbutiai-je, me rendant compte uniquement après que j’avais bafouillé comme un bel idiot stressé.

J’attendis qu’elle se recule, m’appuyant sur le comptoir à nouveau, évitant de croiser son regard en déglutissant et parvint, après quelques efforts, à faire glisser assez le sous-vêtement pour ne pas forcément avoir à me pencher pour l’enlever. J’avais l’impression que mon cœur cognait si fort et si rapidement dans ma poitrine qu’on aurait dit qu’il voulait s’enfuir et aller se planquer sous des couettes pour disparaître du regard des autres.

« Pour être sincère… »
commençai-je « Cette situation est plutôt malaisante… »

Un petit rire nerveux m’échappa et je me passai une main derrière la tête, préférant rester de dos – je préférais montrer mes fesses que le reste tout de même, c’était déjà bien gênant ainsi – plutôt que de la regarder. Pour avoir eu plusieurs partenaires, j’étais au courant de ce que la vue d’une personne de mon ‘espèce’ pouvait donner, surtout nu en fait. C’était un peu comme mettre de l’huile sur du feu. Ça ne faisait qu’empirer les flammes et ensuite c’était dur à éteindre. Je me mordis la lèvre inférieur, avant de relâcher petit à petit le comptoir pour qu’elle puisse m’aider à me glisser dans l’eau, cachant avant grand mal à quel point tout ceci me gênait. J’évitais de la regarder, je ne savais donc pas trop comment elle réagissait n’y même si elle restait aussi troublé que moi. Je la remerciai à nouveau, attendant qu’elle ait quitté la pièce pour commencer à me laver, prenant mon temps pour éviter de rouvrir les points ou de me faire mal inutilement. Je ne me rappelais pas de la dernière fois où j’avais pris un bain. Ça remontait à un moment tout de même… je préférais les douches, c’était plus rapide! D’ailleurs le fait de devoir faire attention m’énervait et me faisait perdre patience, puisque j’avais des difficultés à atteindre certains endroits sans étirer mes plaies. Je pris donc plusieurs minutes avant de réussir à me laver entièrement et m’appuyai sur le fond de la baignoire, histoire de me relaxer un peu après tout ces efforts.

Je n’appelai Ellana qu’un peu plus tard, une boule au ventre en sachant que ce même fichu moment de malaise allait revenir. Sachant que j’allais devoir me sécher et qu’elle devrait m’aider… que de joie dans ce moment magique!
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Jeu 4 Oct - 11:57

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent...ft. Jay Hywell

Lorsque je lui avais proposé une douche, j’étais à moitié sérieuse. Pourtant, je savais bien qu’il faudrait bien en passer par là, ne serait-ce que pour qu’il garde une hygiène corporelle adéquate, mais aussi pour éviter les infections de ses plaies. Le problème, c’est que je n’étais pas une aide-soignante, qui devait avoir l’habitude d’aider les gens à se laver et de le voir nu, qu’ici, ce n’était pas très adéquate pour aider quelqu’un, et qu’en plus c’était Jay… Je ne l’avais jamais vu nu, et je n’avais pas cherché à le voir non plus. Quelques fois en caleçon, un peu trop moulant à cause de l’eau à certain moment, mais jamais plus loin. Ce n’était pourtant pas mon premier, mais c’était différent. D’une part parce qu’il était blessé, et que nous ne serions pas entrainé par l’excitation du moment. D’autre part parce que… Parce que j’avais toujours fantasmé sur lui – bien que j’évite de l’admettre en général – et que je n’avais pas besoin d’alimenter mes fantasmes avec la vision de son corps. Je n’avais pourtant pas grand choix, ayant décidé de l’aider à vivre correctement jusqu’à ce qu’il puisse vivre tout seul. J’espérais que ça se passerait assez vite pour que je puisse rapidement m’éloigné, de ces situations gênantes, et de lui aussi. J’ignorais toujours quoi faire le concernant, et lui semblait dans le même cas que moi. En même temps, il pensait me connaitre et il découvrait une facette de moi que je n’avais jamais réellement exploré.

Alors que je savais que cette gêne s’installerait de mon côté, je fus plutôt surprise de constater que Jay aussi était gêné par la situation. Lui qui était encore moins pudique que moi, voilà que ses joues étaient aussi pivoine que les miennes lorsque je tentais un regard vers son visage. Il essaya de faire quelques traits d’humours, mais ils tombèrent tous à l’eau, certainement parce qu’il n’y mettait pas son ton habituel, et que nous n’étions tous les deux pas du tout portée là-dessus en ce moment. Dans d’autres circonstances, il aurait sûrement sorti quelques réflexions salaces sur la situation, sur moi, qui aurait eu le don de me faire lever les yeux au ciel, ou répliqué quelques phrases dont j’avais l’habitude, mais cette fois-ci je ne disais rien. Je ne tenais pas à rendre la situation encore plus gênante en bafouillant, ou en disant quelques mots de travers parce que je n’étais pas capable de contrôler ma bouche. Il serait dommage que je lui dévoile quelques-unes de mes pensées, particulièrement dans une situation aussi gênante et qui pouvait appeler plus de choses s’il n’était pas blessé. Et si ça ne concernait pas un bain de mon côté d’ailleurs.

« Bon… D’accord, dis-je alors qu’il était quasiment nu »

Je m’étais légèrement reculé et le laissais faire en voyant qu’il se retournait et tentait d’enlever au moins en parti son sous-vêtement seul. Je déglutis en le voyant se dénuder, ne pouvant empêcher mes yeux de suivre la courbe de ses reins, et une partie de moi – que j’enfouis avant même qu’elle ne se manifeste – ne put qu’être déçu de ne pas pouvoir apprécier le reste. Cette partie là qui fantasmait sur son corps, désireuse de pouvoir poser ses mains sur lui, et poser quelques baisers dans son cou, et ailleurs. Je mis tout ceci de côté en m’approchant de lui, glissant mes doigts sur son vêtement pour terminer de le lui retirer, évitant à tout prix de toucher sa peau, ou même de le regarder.

« Moi qui pensais que tu aurais apprécié, dis-je en me redressant »

Je passais mon bras autour de ses hanches, évitant encore plus de poser mes yeux sur lui et que je le soutins pour entrer dans le bain. Je pouvais sentir mon cœur battre comme un forcené, sur e point de sortir de ma poitrine, et j’avais l’impression que c’était également son cas. En d’autres circonstances, je me serais attardée sur les sensations que je provoquai chez lui, imaginant que d’autres personnes ne lui feraient pas le même effet, mais j’étais trop gênée et angoissée pour laisser mon esprit réfléchir à ce point. Je quittais d’ailleurs rapidement la pièce lorsqu’il fut installé.

A cause de cette situation, je pouvais sentir que ma température avait augmenté, ce qui était normal au vu de la situation. Sauf qu’elle était sûrement plus forte que celle d’un Humain. Et il valait mieux pour moi que je calme rapidement ce feu ardent, parce que pour l’aider à nouveau, cela risquait d’être un peu plus compliqué de ne rien voir de lui, et d’éviter que mon regard ne profite un peu trop de la vue. Ou même simplement m’empêcher que mes mains le caresse, ou que mes lèvres ne l’embrassent. Ces quelques idées suffirent pour enflammer mon esprit, et je dus me pencher au-dessus de levier et m’asperger le visage d’eau glacée pour tenter de me reprendre. J’ouvris une fenêtre pour prendre l’air, le vent plus frais venant rafraichir ma peau bouillante.

Je ne sais combien de temps je restais accoudée à cette fenêtre, mais je n’en bougeais pas jusqu’à ce que j’entende la voix de Jay m’appeler. Je pris quelques inspirations, essayant de rassembler mes défenses pour être moins touchée par tout ceci. Je finis par me déplacer jusqu’à sa chambre, prenant des vêtements propres, puis la salle de bain, entrant à l’intérieur. Pourtant, une fois la porte poussée, je ressentis à nouveau la gêne intense entre nous. Essayant de l’ignorer, je m’avançais vers lui, maintenant mon regard ailleurs que sur son corps plongé dans l’eau. Je vins le saisir, l’aidant à se relever. Pourtant, lorsqu’il sortit de la douche, pour essayer de le maintenir, je fus forcée de me cambrer, mes formes venant épouser son corps, mes hanches s’appuyant contre les siennes. Je sentis mes joues s’enflammer un peu plus, alors que je déglutissais, essayant de chasser les sensations que cela me procurait. Je réussis à le redresser, et me décoller de lui, sentant l’eau coulé sur mes vêtements et venir me coller à la peau. Encore heureux qu’ils n’étaient pas blancs.

Je vins saisir une serviette, et l’enroulais autour de sa taille, dissimulant au moins sa partie intime. Ça ne m’empêchait pourtant pas de me sentir bouillante, ma respiration s’accélérant, – bien que je cherche à la contrôler du mieux que je pouvais –, les battements de mon cœur s’intensifiant. Je ne pouvais m’empêcher de poser les yeux sur lui, sur son corps qui provoquait un certain désir. Je sentais qu’il ne me faudrait pas beaucoup pour lui céder. Un baiser, une caresse, une phrase. J’essayais pourtant de dompter mon esprit – et mon regard aussi ardent que ma peau –, en tendant la main pour prendre une seconde serviette – celle que j’avais utilisé mais tant pis – pour l’essuyer. Au moins on éviterait une catastrophe en retirant la première, et j’espérais vraiment qu’elle n’allait pas tomber. Je le laissais faire ce qui était dans ses capacités pour l’aider, cherchant à avoir le moins de contact avec lui. Ce qui paraissait difficile vu que pendant quelques secondes, nous avions été complétement collés l’un à l’autre.

Je l’avais relâché pour qu’il s’appuie sur le comptoir. Je baissais les yeux sur ses blessures, attrapant quelques bandages propres derrière lui, essayant de me concentrer sur la guérison de celle-ci, tout en évitant que mes yeux ne s’attardent sur ses muscles tendus.

« Bon… Ca aurait pu être bien pire, et ça à l’air de déjà guérir » dis-je pour essayer de me concentrer sur quelque chose. Je relevais la tête vers lui, remarquant que je ne m’étais pas encore assez reculé à mon goût. Une chose que je ne fis pourtant pas. Je vais devoir refaire tes bandages… »

Ma voix n’était plus qu’un souffle alors que mes désirs revenaient. Ces mêmes désirs que j’avais réussi à mettre de côté durant tout ce temps. J’avais presque l’impression que la gêne disparaissait, et je savais être à deux doigts de venir chercher ses lèvres avec les miennes. Et je n’arrivais pas à m’éloigner de lui, mon esprit logique et qui me bridait depuis des années commençant à être submergé par cet autre partie beaucoup plus sauvage. Je fus persuadée que ma température augmentait encore, en même temps que le rythme de mes battements de cœur. Une chose dont je me fichais grandement, alors que mes yeux commençaient à glisser sur les lèvres de Jay, moi-même venant me mordiller ma lèvre inférieure.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Jeu 4 Oct - 13:49

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Moi qui avait réussit à me calmer assez pendant que je m’acharnais à me laver correctement, je me sentais à nouveau en proie à un certain stresse. Ça me faisait bizarre de me dire que, pendant des années, j’avais eu pour fantasme d’être nu contre elle, de l’avoir dans mon lit et de simplement me laisser aller avec elle. Et pourtant, là qu’elle m’avait vu dans mon plus simple appareil – bien qu’elle n’en avait vu que le dos – me rendait aussi nerveux et pudique. Je me trouvais affreusement ridicule et enfantin pour le coup. Je ne savais pas trop si c’était à mettre sur le compte du fait que justement j’en avais longtemps rêvé, ou encore si c’était parce que je devais garder un certain contrôle, une limite entre nous – en plus d’être blessé et de ne pas vouloir ouvrir mes points – mais c’était une situation assez… peu commune. J’aurais d’ailleurs aimé lui éviter ça, vu que ça semblait la mettre elle aussi dans tout ses états.

Je l’avais donc appelé et avait levé le regard vers elle quand elle était entrée, essayant de masquer ma gêne qui revenait au galop en voyant qu’elle aussi était encore dans le même état. Mon cœur s’était remit à battre la chamade, comme s’il n’en avait pas eu assez quelques minutes plus tôt et ma bouche s’assécha. Je me sentais aussi vulnérable qu’un gamin dans cette baignoire, incapable d’en sortir moi-même parce que j’aurais glissé sans un appuie extérieur. Et bon sang que j’aurais adoré en être capable, pour éviter ce moment de malaise. Je ne dis mot quand elle m’aida à me relever, portant un regard sur mes jambes pour être sûr de ne pas me planter à l’extérieur de la baignoire en tentant de traverser – ça aurait été encore plus horrible si elle avait dû me ramasser alors que je faisais l’anguille au sol – et me mordit la lèvre en sentant ses courbes épousés les miennes, mettant mon contrôle à rude épreuve. Je remerciais le ciel d’être blessé parce que je n’aurais sans doute pas pu m’empêcher de me retourner pour l’embrasser et la dénudé pour enfin sentir sa peau contre la mienne. L’idée germait dans mon esprit, et je me fis violence pour la renvoyer là d’où elle venait, derrière toute les barrières que j’avais mis en place avec elle pour éviter de lui sauter dessus constamment. J’en venais souvent à me demander si, quelques années plus tôt, au début de notre amitié, si je lui avais avoué directement ce que je ressentais, comment ça serait aujourd’hui. Si je n’avais pas autant attendu et si je n’avais pas fait le con, si on aurait été ensemble, ou si à l’inverse, elle m’aurait repoussé parce qu’elle n’éprouvait que cette attirance physique, comme toute personne s’intéressant à moi. Je détestais pensé que je créais cette sensation chez elle, et que ce n’était pas autre chose au fond. Je haïssais ça…

Un peu perdu dans mes pensées, à essayer de garder mon contrôle d’une main ferme, je la laissai me passer la serviette autour des hanches, me maintenant sur le comptoir pendant qu’elle observait les blessures, commentant et me faisant arquer un sourcil. J’abaissai la tête pour regarder les traces de griffures, remarquant aussi qu’elles étaient déjà moins pire que la veille. Dans le cas présent, je ne savais pas trop si je devais remercier ma guérison accéléré ou non. Dans un sens oui, parce que je resterais blessé moins longtemps et que je pourrais reprendre la chasse et mon boulot à la boite après, en plus de recommencer mes recherches pour trouver Blaire, et d’un autre non, parce que j’avais peur qu’elle trouve ça étrange. Heureusement elle ne semblait pas remarquer l’étrangeté de la chose pour le moment, ou peut-être qu’elle ne savait pas le temps de guérison que ça pouvait réellement prendre… je préférais pencher pour la deuxième.

Je respirais un peu par saccade, essayant de me brider un maximum et éviter toute réaction de mon corps, tentant de penser à autre chose qui pourrait me faire changer les idées. Ça devenait de plus en plus difficile avec sa proximité. J’avais vraiment, vraiment… vraiment très envie de lui retirer ce haut, de venir lécher chaque goûte d’eau qu’il y avait sur sa peau, déposé lorsqu’elle m’avait sorti du bain, et j’avais surtout envie de retirer cette serviette. Je sentais son souffle sur ma peau et je fus forcé de fermer les yeux pour garder une contenance. Je les rouvris au bout d’un moment, sentant son regard sur moi et je la regardai avec une lueur d’envie dans les yeux. Sans même que je ne puisse contrôler ce que je faisais, j’avais relevé une de mes mains pour venir la poser sur le côté de son visage, le relevant un peu vers moi pour me pencher doucement et…

Un bruit au niveau de la porte de la salle de bain attira mon attention, et je relevai vivement la tête, surpris.

« Et bien. J’arrive au mauvais moment on dirait! »


Étonné, j’ouvris la bouche pour dire quelques choses et je me reculai brusquement, ma main relâchant Ellana, retombant sur ma hanche. Cela suffit à détacher la serviette, qui alla s’écraser au sol avec ma dignité.

« Mam… » commençai-je, sans finir ma phrase.

Mon cœur qui battait déjà à tout rompre semblait vouloir sortir de ma poitrine et je déglutis à nouveau, mon estomac se nouant. Est-ce que j’étais heureux ou malheureux qu’elle m’ait empêché de faire ce que j’allais faire? Je n’en avais aucune idée. Une chose était sûre… la gêne que je ressentais quelques minutes auparavant n’était rien face à celle que je ressentais maintenant. Ma mère se tenait dans le cadre de la porte, appuyé sur celui-ci et avait un petit sourire amusé sur les lèvres, me regardant tour à tour avec Ella. Elle entra finalement dans la pièce et se pencha à mes pieds, relevant la serviette pour à nouveau l’entourer sur ma taille, tandis que je restais figé de stupeur. Ce n’était pas la première fois que ma mère me surprenait avec quelqu’un, mais c’était la première fois que je me sentais aussi… déconnecté et incapable de gérer ma honte.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Jeu 4 Oct - 16:55

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent… ft. Jay Hywell

Je ne touchais pas son corps et pourtant… Pourtant j’avais cette sensation du courant électrique qui traversait ma peau. Tous mes sens étaient en alertes, mon ouïe si sensible qu’elle entendait nos deux cœurs battre à tout rompre à nous briser les tympans, le sang coulant furieusement dans nos veines. Mon odorat devenait d’une sensibilité extrême, nos deux odeurs se mêlant l’une à l’autre, les différents effluves qui se dégageaient se mélangeant. Des effluves que je connaissais bien : celle du désir. Des odeurs qui me donnaient un peu plus envie de me jeter sur lui, de passer ma langue sur son corps, de connaître chaque courbe de son corps, chaque grain de beauté, chaque aspect de lui qu’il me dissimulait. Je dévorais d’envie de le délester de cette serviette que je lui avais pourtant mise. Et il n’y avait pas que mes sens qui étaient en ébullition. Mes émotions aussi. C’était une véritable tempête interne, sur laquelle je ne m’attardais pas. Je ressentais seulement cette envie de vouloir le faire mien et je savais que lui aussi. Je ressentais cette petite fierté de voir qu’il me désirait tout autant, ses yeux brûlants posés sur moi. Bon sang, j’ignorais encore comment je faisais pour ne pas déjà avoir posé mes lèvres sur les siennes, et avoir retirer tous mes vêtements. Ce n’était pas la bonne chose. Il était blessé, pas en état de faire quoique ce soit, et surtout pas ça. Mais mon esprit, et mon self-control, étaient aux abonnés absents. Tout ce qui me traversait l’esprit, c’était mes désirs.

Je sentis sa paume se poser sur ma joue, et l’impression que ma peau s’enflammait fut plus forte encore. Je tendis une main pour la poser sur son torse, alors que je me dressais pour que mes lèvres rencontrent les siennes, dans l’attente qu’elles se lient enfin. Pas alors qu’il était saoul – ou quand moi je l’étais bien que je n’en garde aucun souvenir. Non, cette fois nous étions tous les deux sobres, en pleine possession de nos esprits.

Je me figeais en entendant le bruit derrière moi, et frissonnait en entendant une voix de femme. Je crus alors reconnaitre quelqu’un que je connaissais déjà, mais qui ? Je n’arrivais pas à m’en souvenir. Et il fallait dire que mon esprit perdit le peu de concentration qu’il avait récupéré après cette interruption lorsque sa serviette glissa le long de son corps. Je ne pus empêcher mon regard de suivre le mouvement. Rien ne venait gêner mon exploration, et mon inhibition avait disparu. Mes yeux s’arrêtèrent sur son entrejambe et je ne pus m’empêcher de passer ma langue sur mes lèvres.

La voix de Jay au-dessus de moi me ramena à la réalité. Je détournais immédiatement la tête – malgré la déception que je pouvais ressentir et que je mis de côté – alors que mes joues s’empourpraient à nouveau, la gêne – qui m’avait quitté – revenant au galop. J’essayais de déglutir, cherchant à retrouver mon calme, et m’éloignais lorsque Amy approcha, ce qui me rappelait où j’avais déjà entendu sa voix. Je remarquais rapidement que Jay restait figé, et je me demandais si c’était à cause de ce qui avait failli se passer entre nous, ou à cause de l’apparition de sa mère dans une telle situation. Dans le premier cas, j’aurais peut-être un peu de fierté blessée, parce que ça voulait dire que la lueur de désir que j’avais vu dans son regard était loin d’être réelle, peut-être dû à la prise de médicament. Et dans le second cas… Eh bien qui ne serait pas honteux de voir sa mère débarquée alors qu’on est moitié nu et sur le point d’embrasser une femme, et sûrement plus ? Aucune idée, moi je n’aurais pas supporté qu’Edward me voit de la sorte. Et mon partenaire serait sûrement mort de peur en apercevant le regard glacial de celui-ci.

« Bon… Puisque vous êtes là, je vous laisse vous chargez de lui, ça me fera des vacances, dis-je, essayant de reprendre mon contrôle, sauf que ma voix tremblait, et mon accent un peu trop marqué comme à chaque fois que j’étais emplie de désir »

Je ne lançais même pas un regard à Jay, et posais les bandages que j’avais toujours en main sur un meuble, puis sortis de la salle de bain. Ou fuyais plus exactement, ne prenant pas la peine de fermer la porte derrière moi. Je m’enfuis jusqu’au salon, appuyant mes paumes sur le dossier du canapé. Je pris de profonde inspiration, essayant de calmer mes ardeurs, mon cœur battant la chamade. Sauf que m’éloigner de lui n’arrangeait rien. J’entendais encore son cœur battre, sa voix lorsqu’il parlait à sa mère et son odeur était absolument partout dans ce lieu. Sa présence était dans chaque objet de cet appartement. Je ne pouvais pas respirer clairement, ni même pensée. Tout ici me poussait à aller voir Jay et terminer ce qui avait failli se passer. Ne tenant plus, je me précipitais vers la porte-fenêtre, poussant cette dernière et sortis sur le balcon. Je me penchais en avant, posant mes coudes sur la balustrade en métal, mes cheveux tombant autour de mon visage. Je me sentais toujours affreusement fiévreuse, et l’air frais du soir tranchais avec ma peau brûlante. Ca me faisait un bien fou, et ça me permettait de chasser l’odeur de Jay. Elle était pourtant toujours autour de moi, sur moi. Je devrais aller me doucher, au moins je me sentirais bien mieux. Sauf que cela voulait dire retourner dans l’appartement, et je n’avais pas encore retrouvé une tête assez froide pour me permettre de faire ça. Je désirais toujours me jeter sur ses lèvres, et ça me dérangeait. J’avais encore l’impression de sentir sa main brûlante sur ma joue.

Je passais ma paume sur la peau, d’abord doucement, comme si je cherchais à nouveau à sentir sa peau contre la mienne, et finis par la frotter, essayant de chasser cette sensation. Je devais essayer de me reprendre, d’avoir l’esprit clair, de repousser toutes ses pensées qui me traversaient, alors que je repensais encore à son corps nu, et que j’imaginais mes lèvres venir se poser sur lui, et explorer son corps. Bon sang ! Je pris ma tête entre mes doigts, essayant de chasser ces idées de ma tête, et cette image obsédante.

Sans m’en rendre compte, j’écoutais la conversation de Jay et Amy, ce que je n’essayais pas consciemment de faire. Sauf que ça m’intéressait, et ça me gênait affreusement avec ce qu’avait vu Amy. Cette scène était dérangeante par bien des aspects, et je n’arrivais pas à la faire partir de mes pensées.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Jeu 4 Oct - 18:14

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Si la tension était un élément palpable, je crois bien qu’elle aurait pu l’être en ce moment et qu’il y en aurait eu… beaucoup. Voir même énormément. À dire vrai, je n’avais même pas remarqué le regard d’Ellana qui avait dévié vers le bas de la serviette, trop concentré sur ma mère et son regard pétillant, empli de malice et de sous entendu. Mais je voyais aussi une… crainte? Je n’en étais pas trop certain sur ça. Elle me connaissait mieux que quiconque, malgré les années où elle m’avait jarté de sa vie – je ne lui en voulais plus, on s’était parlé et elle m’avait aidé par la suite – mais elle restait une mère, malgré que le lien de sang était inexistant. Elle connaissait mes sentiments pour la rouquine se trouvant dans l’appartement, elle connaissait ma nature et surtout mon caractère. Aussi je voyais sa façon de me regarder, un mélange d’étonnement et de perplexité. Comme si elle essayait de m’analyser, voir ce que j’avais en tête. Je détournai les yeux, puis les ramenai sur Ellana quand elle parla et quitta la pièce, laissant celle-ci ouverte. J’entendis ses pas s’éloigner dans le couloir et je lâchai un petit soupir. Mon cœur continuait de battre à tout rompre et, bien que ma mère m’avait refroidit un peu, je ressentais toujours cet envie de traverser la pièce pour aller la rejoindre. Chose que je ne pouvais pas puisque je ne pouvais pas faire deux pas sans me casser la gueule… génial. La voix d’Ella repassait en boucle dans ma tête et je réentendais sa phrase, sans pouvoir m’empêcher d’avoir noter son tremblement, et son accent qui restait après tout ce temps et me faisait craquer. Ça m’énervait ça! Pourquoi des petits trucs aussi minime que ça me mettait dans un tel état…?

« T’aurais pu frapper avant d’entrer. » lâchai-je à ma mère, tentant de reprendre le contrôle sur mes émotions et surtout sur ma voix tremblante elle aussi.

« Je l’ai fais. Mais vous étiez trop occupé apparemment. »
Elle me fit un clin d’œil, se reculant pour prendre les bandages laisser par Ella.

J’ouvris la bouche pour répliquer, mais aucun son n’en sortit. Je me contentai de grommeler, relevant un peu mon bras pour lui permettre un meilleur accès au blessure, notant son regard intrigué alors qu’elle regardait les sutures.

« Quoi? »

« Non rien. »

Je la vis pincer les lèvres et se redresser après avoir placer les bandages, préférant ne pas poser une autre question. Je ne savais pas trop où était parti Ellana, mais si elle était assez proche et qu’elle pouvait entendre et que ma mère s’écha…

« Tu lui as dis depuis le temps? »

...pait. Putain.

« Pardon? » fis-je, relevant les bras alors qu’elle m’aidait à enfilé mon haut.

Ça me donnait d’ailleurs l’impression de redevenir un enfant, quand elle m’aidait à m’habiller avant d’aller à l’école parce que j’étais trop maladroit pour le faire moi-même.

« Non. Je sais pas si tu as remarqué, mais je suis à moitié dans les vapes la plupart du temps. Alors non.  »

J’avais baissé le ton de ma voix, chuchotant et ma mère se rendit compte de sa bourde, se mordant la lèvre. Elle m’aida à remettre mon sous-vêtement, suivit du pantalon et je fronçai les sourcils en voyant qu’elle avait encore envie de dire quelque chose.

« Tu sais que ça fait onze ans que tu attends… »
murmura-t-elle, jetant un œil vers la porte.

« Ouais, bah… ça me stresse. Et je pense pas que ça soit le bon moment là… »

« C’est jamais le bon moment avec toi! » s’exclama-t-elle un peu plus fortement.

« Maman! »

Je la foudroyai du regard, et elle étira un sourire d’excuse avant de m’aider à sortir de la salle de bain, et à m’installer à la table de la cuisine. Par réflexe, je cherchai Ella du regard, la trouvant dehors à respirer l’air frais. Je détournai la tête, fixant ma mère qui me tapota la tête comme elle le faisait depuis que j’étais jeune et j’appuyai ma tête dans ma main, secouant cette dernière, exaspéré. J’espérais sincèrement qu’Ella n’avait rien entendu de ce que ma mère tellement subtile avait dit, au lieu d’attendre. Je savais que j’étais lent à vouloir avouer mes sentiments ou même juste avouer ce que j’étais, mais c’était bien plus difficile qu’elle pouvait le penser. Surtout que je ne voulais pas la brusquer, lui ayant fait pas mal de révélation très tôt dans la journée. Deux de plus risquaient de peut-être être celle de trop.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Ven 5 Oct - 6:37

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilentft. Jay Hywell

Je ne m’étais pas beaucoup entrainée avec mes capacités – essentiellement parce qu’elles me terrifiaient – mais j’étais pourtant certaine de distinguer les différents battements de cœur. Le mien d’abord, qui me vrillait les tympans, battant à une cadence effrénée malgré le fait que je tente de le ralentir en prenant de profondes inspirations. Mais aussi celui d’Amy, plutôt lent et calme. Et enfin, celui de Jay, dont le rythme semblait avoir du mal à retrouver son rythme naturel. J’essayais de faire abstraction de tout ceci, quand bien même cela dévoilait la soudaine envie qui nous avait tous deux assaillis pendant ces quelques instants. Cela faisait longtemps que mon cœur n’avait pas battu aussi vite en la présence d’un homme alors que rien ne s’était passé entre nous. Je veux dire… On ne s’était même pas embrasser, à peine toucher – en tout cas pas dans ce sens-là – et pourtant nos corps réagissaient avec force et d’une extrémité à en faire pâlir certains. Sérieusement… Heureusement qu’Amy était arrivée, sinon nous aurions fini dans le même lit, et pas seulement pour dormir cette fois. Pour quelqu’un qui cherchait à mettre de la distance entre lui et moi, c’était complétement raté… Pourquoi est-ce que je craquais aussi facilement ? Même avant, s’il n’avait pas maintenu une certaine distance dans ma jeunesse, et s’il ne s’était pas comporté comme le plus gros des connards pendant des années, je crois bien que j’aurais fini par céder à ce désir qu’il créait chez moi. Un désir beaucoup plus fort à cause de ce que je ressentais pour lui, bien que je refuse de l’admettre. Des sentiments qui n’avaient fait que se renforcer depuis ma transformation et je détestais ça car, autant à l’époque j’étais capable de les contrôler et de respecter mon choix de ne pas sortir avec mes collègues – un choix qui s’était renforcé lorsque Ian était mort –, autant maintenant que j’avais muté, mes émotions devenaient hors de contrôle et ça devenait pénible. Je n’arrivais même plus à les différencier les uns des autres, encore plus dans ce genre de situation. Est-ce que je lui en voulais, ou alors est-ce que j’étais am…

Je me refusais à terminer cette pensée, et préférais concentrer mon esprit sur autre chose. La conversation entre Amy et Jay, au moins ce serait toujours mieux que de me pencher sur mes émotions. Sauf que rien n’était aussi simple dans ma vie. Si le début était plutôt banal, nous rappelant à tous les deux notre presque aventure, la suite s’avéra… Plus intéressante, et perturbante. Quoi ? Qu’est-ce qu’il ne m’avait pas dit encore ? Les dernières révélations n’étaient pas suffisantes, et il me cachait encore des choses ? Je m’en doutais, mais en même temps, je n’étais pas sûr de vouloir savoir et pourtant… Cette simple phrase de la part d’une mère réveillait en moi la curiosité que je tentais d’enterrer. Je voulais qu’il me confie ses secrets – ce qui entrait en contradiction avec mes résolutions mais je n’étais pas à un ou deux détails près. Qu’avait-il pu me cacher pendant onze ans et qui n’était jamais le bon moment ? En plus de son adoption et de tout le reste. Un reste qu’il n’avait découvert qu’il y a peu. Il avait déjà été angoisser de me dévoiler son adoption, et il l’avait pourtant fait, alors qu’est-ce qui pouvait le stresser plus que ça ? Ces questions ne cessaient de tourner dans mon esprit alors que je les entendais sortir de la salle de bain pour venir dans la cuisine. Je préférais ne pas me retourner, me sentant encore perturbée par tout ça. C’était beaucoup à gérer, même pour moi. Ou surtout pour moi, en tout cas en ce moment puisque j’étais loin d’être très stable émotionnellement… Ainsi que mentalement et physiquement quand on y pensait…

Je finis pourtant par me redresser, prenant une dernière et profonde inspiration, me préparant à replonger à nouveau dans l’appartement. A l’intérieur, j’évitais de regarder Jay, me demandant s’il était aussi gêné que moi ou non. Ce n’était pas son genre, mais ça se pourrait bien. A la place je lançais un regard à Amy, ne sachant trop comment agir avec elle. Je lui en voulais un peu d’avoir abandonner son fils, et m’obliger à le gérer dans sa phase alcoolique, sauf que je ne lui en montrais rien.

« Puisque vous êtes là, je vais vous laissez tous les deux, ça vous fera un moment entre mère et fils. »

A vrai dire, j’avais surtout envie de fuir l’appartement pour le moment. Et me changer un peu parce que j’étais trempée à cause de tout ça. Pourtant, Amy m’invita à rester, au moins pour manger. J’essayais de refuser l’invitation, mais son insistance fut telle que je finis par abdiquer. Je n’étais pas vraiment en état de lutter.

« Si vous insistez… dis-je presque à contre-cœur, lançant un rapide regard gêné à Jay, avant de revenir sur sa mère. Enfin je partirais après, j’ai des choses à faire »

Chasser, ou plutôt tenter de ma saouler pour tenter d’oublier ce qui venait de se passer actuellement. Et dormir ailleurs que dans cet endroit. Comme la chambre de motel que je louais, ou bien le lit d’un homme.

Mon acceptation eut l’air de plaire à Amy qui prit les choses en main, commandant des pizzas. J’avais l’estomac nouée, et l’impression de ne pas avoir très faim, pourtant elle me prit quand même une pizza large, comme si elle connaissait déjà mon habitude à manger comme quatre. Ce n’était pas difficile de penser que Jay lui avait parlé de moi. Pour essayer d’éviter l’atmosphère pesante, j’étais allée prendre quelques vêtements secs dans mon sac, et étais retournée dans la salle de bain, me changeant rapidement. De nouveau sous-vêtement sec, un jean serré, et un pull léger à manche longue et au léger décolleté en V. Bon, ça suffirait pour ce soir, même si mettre un col roulé ne m’aurait pas gêné pour une fois, de peur que le regard de Jay n’enflamme ma peau. Je finis par revenir dans le salon, ne sachant pas trop quoi faire, ni quoi dire.

« Vous avez un endroit où dormir ? » Finis-je par lancer ma voix un peu hésitante, bien que j’ai repris du contrôle sur celle-ci.

Enfin, ça ne m’étonnerait pas qu’elle dorme chez Jay, mais il n’était pas en état de dormir dans le canapé, et, bien qu’il ne soit pas surprenant qu’une mère dorme avec son enfant durant la jeunesse de ce dernier, c’était déjà plus étrange de les voir dormir dans le même lit adulte. Elle allait peut-être opter pour le canapé.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Ven 5 Oct - 13:25

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Ce sentiment de gêne qui m’oppressait m’énervait. Je n’avais pas l’habitude de le gérer, de rougir comme une adolescente devant le mec sur lequel elle a un œil ou encore comme le mec qui se fait surprendre en plein acte. D’ailleurs, me faire prendre en pleine coucherie ne m’avait jamais autant gêné que le moment présent alors qu’il ne s’était, à proprement dit ‘rien passé’ de bien… enfin… j’avais faillis l’embrasser et elle avait été réceptive, mais c’était tout! Et… et je… je mentirais en disant que j’aurais aimé qu’il ne se passe rien, parce que c’était l’inverse. Je rêvais de pouvoir lui dire ce que je ressentais, mais avant ça… il fallait que je m’assure qu’elle soit dans un état où elle pouvait l’entendre, que je ne la brusquerais pas… et je voulais surtout qu’elle sache qui lui disait réellement ses sentiments. Elle croyait encore que j’étais purement humain et ce depuis le début, alors que j’étais loin de l’être. J’en partageais l’apparence, les faiblesses, mais j’avais ce truc en plus qui pouvait me rendre dangereux si je ne le contrôlais pas. J’avais déjà perdu ce contrôle une fois avec elle et je continuais de m’en vouloir. Certes j’étais bourré à ce moment-là, mais ça avait juste fait ressortir mes plus profond et sombre désir. Ceux de pouvoir enfin la sentir mienne… et j’essayais de me résoudre à cette idée, même maintenant en voyant à quel point j’avais pu la faire souffrir.

Enfin bon. J’étais moi-même pas trop en état de réfléchir à ce genre de chose, mes pensées se mêlaient continuellement par les médicaments, la fatigue et les pointes de douleur, en plus des nombreux doute que j’avais. J’allais devoir y réfléchir à tête reposé plus tard… et dès que je le pourrais je lui dirais tout. Ou du moins, j’essaierais de lui en dire un bout, quitte à me faire fermer la porte au nez parce qu’elle ne me croirait pas ou parce que ça lui ferait peur. Je me rappelais encore de ce qu’elle avait dit le soir où justement je l’avais saoulé pour la mettre dans mon lit, et sa réaction me faisait d’autant plus peur maintenant que je voyais que son comportement différent de celui d’avant, bien que je ne sache pas à quel point. Pour ça il aurait déjà fallut qu’elle me parle…

Allez Jay, ça suffit! Concentration! Je reportai donc mon attention sur ma mère, remarquant qu’Ella était retourné à l’intérieur et j’évitai son regard du mieux que je pu malgré ma très forte tentation à tourner la tête. J’arquai un sourcil à l’invitation de ma mère, sentant déjà le repas qui allait se finir dans un ambiance de malaise absolu. Je ne répondis rien, les laissant échangé et ne pu m’empêcher d’étirer un petit sourire à la phrase d’Ellana sur le fait qu’elle nous laisserait après. Je ne lui en voulais pas vraiment de décider de partir après ça… je crois que j’aurais fait pareil. Je me rappelais déjà des moments de tension quand j’allais chez elle et que son père s’y trouvait aussi. L’ambiance était toujours… disons… tendue. J’avais fini par m’y faire, dans les premières années du moins puisque ensuite j’étais parti en vrille – et je sens que c’est quelque chose qu’on allait me reproché encore longtemps alors que ça me mettait encore plus la pression – et l’ironie de la situation me faisait rire intérieurement.

Je finis par regarder la rouquine se diriger vers la salle de bain après avoir ramasser des vêtements secs et regardai à nouveau ma mère, qui me lança un petit clin d’œil, me faisant rouler des yeux. Sérieux… ma mère n’avait jamais été capable de faire dans la subtilité, et je savais surtout très bien où elle s’en allait comme ça. Elle n’allait pas resté longtemps, mais elle allait être là assez longtemps pour me foutre les deux pieds dans les plats en espérant que je me bouge le cul et que je dise enfin les trois mots qui me brûlaient les lèvres depuis des années. Une fois Ellana ressortie de la salle de bain, je jetai un petit coup d’oeil en coin quand elle retourna dans la pièce, gardant ma tête appuyé dans ma paume, et je me redressai finalement en étirant une grimace. Mauvaise position pour mes blessures… arg.

« Je dormirai sur le canapé » répondis ma mère avec un petit sourire.

C’était là qu’elle dormait quand elle venait en général, et comme Ella allait retourner sans doute dans son motel ou ailleurs – je n’avais même pas envie de savoir en vrai et le simple fait d’en avoir quelque chose à faire m’énervait – elle pourrait squatter le canapé tranquillement.

À regarder ma mère allé, je me disais bien qu’elle avait une idée derrière la tête et qu’elle avait envie de poser des questions à Ellana. Et je croisai les doigts, au sens propre, sous la table, en espérant que ça ne soit rien de trop personnel. Je me replaçai un peu sur la chaise, me mettant devant la table pour avoir un appuie pour mes bras et me passai une main derrière les cheveux, attendant que le tsunami ne s’abatte sur nous. J’avais croisé le regard de ma collègue de chasse pendant quelques secondes et j’avais rapidement détourné les yeux pour que ces derniers ne se posent pas sur son décolleté, ce qui n’aurait pas échappé à ma mère qui jubilait sûrement déjà beaucoup trop intérieurement.

« Alors Ellana? Tu as quelqu’un dans ta vie? » lâcha finalement Amy, tout en me jetant un petit coup d’œil malicieux que je ne vis pas puisque je m’étais violemment écrasé la tête sur la table quand elle avait parlé.

Tête que je relevai pour la foudroyer du regard. Bordel! J’étais plus un ado, je pouvais gérer ma vie sentimentale sans qu’elle vienne foutre la merde dedans! Je me massai le front en raison de l’impact, sans rien répondre, craignant tout de même sa réponse. Je ne pouvais pas contrôler sa vie n’y même en faire absolument parti, alors si elle avait quelqu’un en vu ou autre je ne pourrais rien y faire, même si je n’étais pas sûr de la façon dont j’y réagirais. Me connaissant, sûrement mal, mais je préférais ne pas y penser.

« Et dis moi, à part la chasse, tu fais autre chose? » continua ma mère, curieuse d’en savoir plus. Elle avait laissé du temps à Ella de répondre avant d’enchaîner, mais je voyais Amy qui trépignait d’en savoir plus.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Ven 5 Oct - 16:32

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilentft. Jay Hywell

Je me sentais plutôt gênée par la situation, et ça m’énervait plus que tout. Et en plus, je ne contrôlais pas les mouvements nerveux que je faisais. Je n’arrêtais pas de tirer sur les manches de mon pull, et mordillant l’intérieur de mes lèvres. Je n’étais pas gênée plus que cela par la présence d’Amy, ni par ce qu’elle avait vu dans cette maudite salle de bain mais plutôt… Parce que j’avais failli craquer. Il n’avait fallu qu’un simple contact entre nous – enfin bien plus qu’un simple contact au final – pour que je veuille me jeter sur lui. Moi qui enterrais mon désir pour lui depuis de années, et sûrement bien plus, me voilà démuni face à toutes les sensations qui m’avaient assailli. J’avais déjà cette crainte en venant ici, mais plus le temps passait, plus celle-ci augmentait : la crainte de lui céder. Je mélangeais déjà tous mes sentiments le concernant, et c’était bien assez compliqué d’essayer de garder l’esprit logique et clair en temps normal, mais lui… Lui avait toujours eu cet effet sur moi et ça m’énervait. Ça m’énervait à un point bon sang ! J’avais presque envie de me transformer rien que pour ça. Après tout ce qu’il m’avait fait, tout ce qu’il m’avait fait subir, je trouvais encore le moyen de lui céder. Je haïssais cette sensation. Je la haïssais et je l’aimais parce que cela voulait dire qu’il avait encore de l’importance à mes yeux. L’une des seules personnes qui comptaient pour moi eh bien… Comptait encore pour moi. Je détestais cet esprit de contradiction. J’aurais tant voulu que ce soit simple entre nous qu’il n’y est pas toutes ses barrières entre nous durant toutes ces années, qu’il n’est pas fait le con pendant six ans. Qu’il n’y avait pas ce… Ce qui s’était passé il y a plus d’un an pour moi. Rien n’était simple entre nous. Ca ne l’avait jamais été…

Je me demandais où Amy voulait en venir avec cette invitation. Elle ne me proposait pas seulement ça par politesse, puisqu’elle avait insisté, et je voyais bien aux échanges de regard qu’elle avait avec Jay qu’elle pensait à quelque chose en particulier. J’espérais qu’elle ne verrait pas ce qui s’était passé entre nous comme quelque chose de… De particulier. De toute façon, Jay sautait sur toutes les filles, et s’il ne l’avait pas fait avec moi c’était à cause de ma jeunesse et du développement de notre amitié plus tard. Rien d’autre, et qu’importe ce qu’il me cachait depuis onze ans, ce n’était finalement pas important. Peut-être désirait-elle en apprendre plus sur moi. Moi qui avais soutenu son fils pendant six ans alors qu’elle l’avait laissé tomber. Ouai, ça devait être ça. Mais je n’étais pas dans un état assez bien pour avoir l’air polie. Enfin, je ferais sûrement des efforts, mais elle ne devait pas s’attendre à une grande conversation de ma part.

J’avais rapidement croisé le regard de Jay, et remarqué le petit éclat d’inquiétude dans son regard, et je me demandais bien pourquoi. Il l’avait rapidement détourné pour regarder ailleurs. Je sursautais en entendant la question particulièrement indiscrète d’Amy, et ne pus m’empêcher de poser les yeux sur Jay lorsqu’il laissa tomber sa tête sur la table. C’était quoi cette réaction excessive de sa part à lui ? Ce n’est pas comme si ça avait déjà eu la moindre importance pour lui mes petits copains. En tout cas, je n’avais pas manqué de remarquer le regard qu’elle avait lancé à son fils. Sérieusement… Est-ce qu’elle posait cette question pour lui en étant persuadée qu’on finirait ensemble au vu de ce qui s’était passé ? Génial… Tout ce que je ne voulais pas. Je finis par ramener mon regard sur Amy, faisant en sorte de garder une certaine contenance.

« Non je n’ai personne » Avouais-je et pourtant le visage de Ryan se manifesta à mon esprit. Une image que je chassais rapidement. Je m’étais éloignée de lui et il ne se passerait rien, et de toute façon je ne le reverrais plus jamais. Et c’est pas comme si je comptais avoir quelqu’un dans ma vie puisqu’au vu de mon train de vie, je vais mourir avant trente ans »

Autant être clair tout de suite qu’elle ne se fasse pas d’idée. Je préférais la solitude, encore plus maintenant… De plus, elle ne semblait pas être au courant de tout ce que m’avais fait subir Jay pendant toutes ses années. J’ignorais s’il lui en avait parlé, ou s’il avait gardé le secret, bien que je me doute qu’il ne se souvenait pas de la moitié des choses. Penser à ça me fit passer une main sur ma gorge, mon air s’assombrissant un peu. Je chassais ce souvenir tandis qu’Amy me posait à nouveau une question. Je sentais bien qu’elle avait envie de m’harceler, et ça m’agaçait déjà. Je n’aimais pas être bombarder, même si à l’époque je le supportais bien.

« Je suis chasseuse de prime, finis-je par répondre. Ca m’évite de rester trop longtemps au même endroit »

Aller ! Je continue d’enfoncer le clou, histoire de bien faire comprendre à Amy que c’était foutu. La sonnette de l’entrée se fit entendre et je partis ouvrir la porte pour prendre les pizzas, donnant de l’argent et un pourboire au type, puis je revins dans le salon posant les pizzas sur la table. Je m’assis sur une des chaises à table, me plaçant en bout de table, non loin de Jay. Ça m’évitait au moins d’être face à lui et d’être quasiment obligé de le regarder. J’avais toujours l’impression de sentir cette angoisse pesante entre nous. Ce qui était pesant et énervant.

« Vous comptez rester longtemps ? Lançais-je à l’adresse d’Amy »

J’espérais qu’elle me dirait oui, et qu’elle resterait jusqu’au rétablissement de Jay. Je ne serais pas obligée de rester ici, de m’occuper de Jay, et de continuer de vivre cette angoisse malaisante, et ses ambiances malaisantes.

« Ca serait pratique si vous m’étiez un peu de plomb dans la cervelle de votre fils, rajoutais-je essayant de détourner l’attention de moi vers lui »



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Ven 5 Oct - 18:26

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
J’avais toujours assez détesté qu’on se mêle de mes affaires. Surtout quand ça concernait tout ce qui était mes sentiments et que ceux-ci s’avéraient compliqué. Je n’avais pas tout dit à ma mère de ce qui s’était passé pendant ces six ans, surtout parce que pour la plupart je n’en avais pas le souvenir. Mais ce dont je me rappelais… en général je n’en disais rien. Je l’avais mise au courant que des grandes lignes, soit le fait que je l’avais fuis pendant un moment, qu’elle me retrouvait, tentait de me remettre les idées en place, essayait de m’aider… et aussi que j’avais été pas super sympa avec elle. Mais je ne lui avais pas dis à quel point. J’aurais peut-être dû vu tout les sous-entendus et question de merde que ma mère avait envie de poser. Je me sentais affreusement gêné et surtout super mal à ne pas trop savoir quoi dire ou quoi faire pour l’empêcher de parler ou d’enfoncer encore plus le clou. Ma mère ne connaissait pas assez Ellana pour savoir où était les limites à ne pas franchir et j’avais peur que ça me retombe ensuite dessus quand ma mère repartirait. J’avais déjà des difficultés à me rapproché d’Ella ces derniers temps, c’était pas la peine qu’elle m’en rajoute encore merde! Et puis merde, ça me fatiguait…

J’étirai un petit sourire amusé à la dernière réplique de ma collègue sur le fait qu’elle préférait bougé plutôt que de rester au même endroit, comprenant le sens caché sous ses paroles. Ma mère sembla le comprendre aussi et elle ne répliqua rien, bien que je voyais que ce n’était que temporaire. J’avais envie de pouvoir parler par la pensée pour lui dire de lâcher l’affaire, que ça ne servait à rien de toute façon. Ce qui était le cas. Ce n’était pas à jouer les questionneuses de la sorte qu’elle allait changer quoi que ce soit de toute façon. Ellana avait un bon caractère, encore pire ces derniers temps d’ailleurs, et Amy ne faisait que piquer là où il ne fallait pas.

Ma tête se releva en entendant la sonnette et suivit Ella qui revenait avec la pizza, mon estomac se mettant à gargouiller. Je me rendais compte que j’avais tellement dormit dans la journée que j’avais sauté le repas de midi, chose qui m’arrivait quand même assez rarement mine de rien. Je m’étirai un peu pour prendre l’une des pointes sans me faire prier, croisant encore très fort les doigts pour éviter une nouvelle catastrophe.

« Je rentre demain. C’est le plus loin que j’ai pu avoir pour les billets d’avion et mes congés. » répondit ma mère.

J’eus un petit haussement des sourcils d’inquiétude, me demandant si mon ancienne partenaire de chasse reviendrait ou si elle me laisserait me débrouiller seul après le départ d’Amy. Je n’exprimai pas mon stresse, bien que pour le coup mon estomac s’était noué. Je tentai de le mettre de côté pour terminer ma pointe de pizza, jusqu’à ce qu’Ella parle, me faisant relever la tête.

« Hey! Pas cool! »

« Elle a pas tord! Tu es trop imprudent parfois. »

« T’es de quel côté? » lâchai-je, commençant à me sentir un peu sur les nerfs.

Elle me fit un petit sourire en prenant sa propre part de pizza et je grommelai un truc incompréhensible qui ne voulait rien dire avant de poser mes mains sur la table et de me relever de moi-même, m’appuyant sur la chaise pour finalement faire quelque pas, avant que la douleur ne se réveil sous l’effort et mon poids et que je ne me casse la gueule dans le couloir, restant étalé, à moitié sonné par le coup que je venais de me prendre sur la tête en tombant. D’accord. Envie stupide et orgueilleuse de vouloir me lever et me déplacer en espérant que j’en serais capable après trois jours de convalescence. J’en avais marre. Je voulais juste… je voulais juste pouvoir ne pas dépendre des autres…

Je sentis deux bras m’aider à me soulever et lâchai un soupir de dépit en regardant ma mère qui peinait à me soulever. Ce qui était assez drôle quand on constatait qu’Ellana y arrivait sans trop de problème. Ma mère commença à faire demi tour pour me ramener à table, mais je lui demandai plutôt de me ramener dans ma chambre, chose qu’elle hésita mais fit quand même. Je n’avais plus faim et je préférais mettre fin à ce moment de malaise. En espérant que ma mère n’en profiterait pas pour continuer ses questions de merde. Cette dernière retourna à la cuisine après m’avoir placé, et je me tournai un peu sur le côté pour me trouver une position confortable. J’étais encore habillé mais je m’en foutais.

« Je suis désolée pour les questions indiscrètes. » fis ma mère en revenant à la cuisine, sincère.

Elle avait tendance à s’emporter dans sa curiosité, mais ça ne partait pas de mauvaise intention.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Sam 6 Oct - 7:03

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilentft. Jay Hywell

C’était assez lâche ce que je venais de faire, mais en soit, j’en avais marre de me faire interroger ; bien qu’elle ne m’ait posé que deux questions plutôt simples. Bien que la deuxième soit plutôt banale, même si ma réponse ne l’était pas. Ce n’était pas souvent qu’on rencontrait des chasseurs de primes, et c’était loin d’être le boulot le plus réputé qui puisse exister. Mais la première elle… pourrait passer, certaines personnes étant un peu trop curieuse d’en connaître sur la vie amoureuse des gens. Sauf que les petits regards échangés entre Amy et Jay, bien que Jay ait plutôt l’air de vouloir fuir cette conversation, et ma réponse. En tout cas, les attentions d’Amy étaient loin d’être dissimulées. Elle semblait persuadée qu’il pourrait se passer quelque chose entre moi et son fils. Tu parles… Jay enchainait les conquêtes et ne s’était jamais intéressé à moi à part en tant qu’ami dans le temps, et maintenant j’avais l’impression que c’était juste de petit toutou à son service. Quant à moi, il avait déjà brisé toutes les éventuelles chances qu’il aurait pu avoir avec moi il y a des années de cela. Et même ainsi, je n’étais pas prête de vouloir sortir avec quelqu’un. D’une part parce qu’émotionnellement, j’avais bien trop de choses à gérer. D’autre part, parce que je ne voulais pas subir la même chose qu’avec Ian. Et ça m’énervait qu’elle demande ça parce qu’elle semblait totalement ignorante de ce qui m’était arrivée à cause de lui.

Enfin, au moins j’avais réussi à la faire taire avec ma dernière réplique, et enchainer sur autre chose. Puis elle avait répondu à ma question. Je sentis une légère pointe de déception lorsqu’elle déclara ne pas pouvoir rester longtemps. Cela voulait dire que je devrais rester encore avec Jay pendant quelques temps. Je lui lançais un regard en coin, me demandant si j’allais revenir, sachant pertinemment que ce serait le cas, puis je ramenais mes yeux sur la pizza que je commençais à manger. Je n’avais pas mangé depuis le petit déjeuner, et j’avais plutôt faim, même si sauter des repas m’arrivaient assez souvent ces derniers temps. Je fis un petit sourire en coin lorsque Jay se rebiffa contre mon détournement d’attention. Il finit même par se lever. Je considérais ça comme une très mauvaise idée, mais bon, il faisait bien ce qu’il voulait, et s’il rouvrait ses points… Eh bien qu’il se débrouille. Je n’allais pas appeler Kaitlin chaque fois que Jay faisait des mouvements imprudents et jouait à l’abruti, parce que c’est bien ce qu’il était… Un idiot de première.

Je continuais de manger ma pizza, jetant un regard à Jay alors qu’il s’écroulait au sol. Une fin plutôt prévisible, et que je n’avais pas cherché à interrompre. Je détournais le regard de lui, inquiète et désolée de ne pas l’aider, et en même temps en colère contre lui. Et après ce qui s’était passé, j’étais gênée de ce qui s’était passé il y a peu, et je préférais continuer de manger ma pizza sans rien dire. C’était égoïste de laisser Amy soulever seule son fils alors qu’elle était plus faible que moi, mais je laissais faire sans rien dire. Ils disparurent de mon champ de vision, Jay semblant lui aussi vouloir écourter ce moment. Sa mère ne tarda pas à revenir, alors que je m’étais levée pour aller mettre mes chaussures militaires, puis récupérer ma veste. Je vérifiais le contenu de mes poches, et m’arrêtais en entendant la voix de sa mère non loin. Je me tournais les yeux vers elle, enfilant ma veste.

« Ecoutez, lui dis-je en la regardant. Je vois très bien où vous voulez en venir avec vos questions, mais entre lui et moi c’est plus compliqué que ce que vous croyez, après tout ce qu’il a… Bref, laissez tomber »

Je me détournais d’elle, et sans dire un mot de plus, j’ouvris la porte, la refermant derrière moi. Je dévalais les marches quatre à quatre, rejoignant ma moto. J’avais besoin d’air libre, de beaucoup d’air. Et de boire. Je voulais noyer mes sentiments, cette gêne, cette colère, ce désir, ces fantasmes et cette image du corps de Jay que je n’arrivais pas à chasser de mon esprit. Tout ce temps, il avait été seulement dans mes rêves, dont je ne me souvenais pas réellement, ce qui était tant mieux. A ce moment, je n’avais que mon imagination pour me servir, maintenant cela risquait d’être plus compliqué, et je n’arrivais toujours pas à changer d’idée. Et puis il y avait cette autre chose… Cette angoisse permanente et cette douleur que je ressentais depuis un moment. Je n’arrivais pas à les faire disparaitre ces deux dernières émotions, mais je pouvais les noyer dans l’alcool. En buvant énormément, j’avais compris que je pouvais au moins avoir l’esprit embrouillé. Après au moins deux voir trois bouteilles d’alcool, mais je m’en fichais des litres que j’allais boire pour essayer d’être saoul. Je voulais simplement oublier tout, absolument tout, même un instant. Je savais que ce n’était pas possible. Pas pour toujours… Peut-être que demander à des Sorciers pour m’effacer la mémoire serait la meilleure des choses pour moi… Je pourrais oublier ma mutation, ce meurtre et ma faiblesse… Si seulement c’était si simple.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Sam 6 Oct - 13:46

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Ma mère avait regardé Ellana avec étonnement à sa dernière phrase, comme si elle était choquée de ce qu’elle venait d’entendre. Alors que je l’avais pourtant averti que je n’avais pas été le mec le plus gentil qui soit pendant mes années d’alcoolisme. Mais sans doute qu’elle avait décidé de faire comme la plupart des mères et de se dire que ce n’était pas siiiii pire que ça et que j’exagérais. Sauf qu’elle ne pouvait plus vraiment le penser puisqu’elle avait en quelque sorte la confirmation d’Ella que ça l’avait affecté. Amy avait attendu qu’elle parte avant d’hésiter un moment et de se précipiter dans ma chambre, alors que je tentais vainement de m’endormir. Ma douleur était revenu, merci la chute et le fait que je n’avais pas reprit les anti-douleur depuis mon réveil avant mon bain, donc mon sommeil tardait un peu plus que d’habitude. Elle ouvrit brusquement la porte, me faisant relever la tête, puis la reposer sur l’oreiller en roulant des yeux exaspérés.

« Si tu veux t’occuper de moi ça serait bien que tu me laisses dormir! »

Elle s’approcha et tira la couette, me forçant à m’asseoir et me surprenant par le fait même. Une plainte de douleur m’échappa et je tentai de me placer correctement pour ne pas être assit trop de travers, supportant le regard interrogateur et surtout foudroyant de ma mère.

« C’est moi qui devrait te regarder comme ça pour avoir foutu le bordel. » marmonnai-je.

« Tu lui as fais quoi? »

« Pardon? »

Mes sourcils se froncèrent, ne comprenant pas trop de quoi elle parlait, jusqu’à ce qu’elle me précise qu’elle parlait d’Ellana. Mon expression se décomposa et je me détournai, les horreurs de ces six années me revenant en tête. Enfin, celles dont je me souvenais. Je tentai de lui raconter un peu plus en détail ce dont je me remémorais. Les piques méchantes, le manque de conscience que j’avais eu, le fait que je l’avais fait boire pour essayer de coucher avec, ce qui s’était passé la fois où je l’avais vu avec Ian, la semaine après la mort de celui-ci… et la balle qu’Ella avait prit par ma faute. Ma mère savait que j’avais eu un déclic à un moment, mais je ne lui avais jamais vraiment tout dit sur le pourquoi du comment. Le fait que j’avais voulu me suicider, par exemple, et que j’avais emporté Ellana dans ma connerie et qu’elle avait faillit y passer.

Tellement d’événement qui ne cessait de me revenir en tête et dont je n’arrivais pas à me défaire. J’aurais souhaité que tout ça soit simplement un énorme cauchemars ou pouvoir revenir dans le temps pour envoyer balader cette bouteille d’alcool tentatrice qui avait tout commencé. Je ne savais même plus comment agir avec celle qui avait été ma meilleure amie. Je ne savais même pas si un jour elle réussirait à me pardonner ou me voir en face sans imaginer cet alcoolique que j’avais été. D’accord je buvais encore de temps à autre, mais c’était loin de la dépendance que j’avais eu. Et je faisais des efforts pour ne pas replonger, surtout en ce moment où mon monde s’écroulait.

« C’bon, je peux dormir? »
lâchai-je, épuisé.

Ma mère me jeta un coup d’œil troublé et hocha la tête, allant chercher les anti-douleur et me les donnant, pour ensuite que je me planque sous les couvertures, espérant réussir à chasser toutes ces images de ma tête. Heureusement les médicaments m’assommèrent un peu et je finis par m’endormir, pour ne me réveiller que le lendemain matin. Je profitai du fait que ma mère dormait encore pour m’étirer et prendre mon portable sur la table de nuit, ainsi que les médocs et envoyé un mot à ma voisine pour lui demander dépasser dans environ une heure ou deux. Autant profiter du fait qu’Ellana n’était pas dans les parages.
*****
Le reste de ma journée fut plutôt calme, si on oubliait ma mère qui voyageait pas mal dans l’appartement pour essayer de s’occuper. Je lui avais présenter l’affaire avec Blaire et tout les autres disparut pour voir ce qu’elle en pensait, mais pour elle aussi c’était une première, et elle n’avait pas plus de piste que ça à me donner. Puis plus tard en soirée elle avait finit par partir pour retourner prendre son avion et je m’étais étendu sur le canapé en mettant un film sur la télévision, les chaînes ne passant rien de bien intéressant de toute façon. J’avais même fini par m’endormir et c’est le bruit de la porte qui me réveilla, bien que je restais dans un demi-sommeil, me disant que ça devait être ma mère qui revenait et qu’elle avait oublié un truc – alors que ça devait faire deux heures qu’elle était partie. Je me retournai un peu sur le canapé, et… je me rendormis. Pas nerveux du tout le mec, apparemment…
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 7 Oct - 13:22

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilentft. Jay Hywellb>

Ma nuit fut plutôt… Agitée. Pas parce que j’avais passé une nuit de folie avec un homme. Enfin… Presque. Disons que c’est compliqué. Lorsque j’étais partie de chez Jay, j’avais conduit un long moment, essayant de me changer les idées, d’éclaircir mes émotions, et ça avait plutôt marché, bien que j’aie grillé la plupart des règles du code de la route. Sauf que ça n’était pas suffisant. Il m’avait rapidement fallu bien plus que simplement conduire à une vitesse folle. Entre ce qui s’était passé avec Jay – ou avait failli se passer avec lui – et les diverses émotions que cela avait provoqué chez moi… C’était un véritable enfer. Une bataille constante entre mes émotions totalement opposées, et que j’avais cessé de chercher à comprendre depuis bien des années. C’était bien trop douloureux de me pencher sur ceux-ci. Une véritable torture en réalité… Et vivre avec Jay n’arrangeait pas les choses. Combien de choses pouvais-je gérer avant d’exploser ? Je n’en savais rien. Je me demandais pourquoi je n’étais pas encore arrivée à ma limite. Je craignais ce moment, car il finirait bien par arriver, et j’ignorais quand, comment, ou avec qui. Et si je perdais le contrôle… La Bête que je tenais si fermement enfermée briserait sa cage et tuerait tous ceux qui m’entouraient. Je n’étais pas sûr de le savoir. Peut-être que cette chose était moins dangereuse et insaisissable que je ne le pensais. Si seulement c’était vrai… Toutes les Créatures étaient dangereuses, parfois plus ou moins contrôlables, et ne tuaient pas toujours mais, cela ne voulait pas dire qu’elles étaient inoffensives. Et j’avais peur de ce moment.

Alors, pour essayer d’oublier tout ça, ma douleur, ma colère, mon désir, mes peurs, mes angoisses, et cette impression étrange d’être entourée constamment de morts, je m’étais dirigée vers un bar où j’avais bu. Beaucoup bu. Plusieurs bouteilles. Il y a quelques temps, j’avais découvert que boire plusieurs litres en peu de temps me permettaient d’embrouiller mon esprit. Au moins assez pour que je ne me laisse plus autant atteindre par toutes ces choses. Et je devais avoir bu au moins trois litres. C’est seulement en sortant du bar que je l’avais revu… Ryan. Ca aussi, c’était compliqué à encaisser, surtout que j’étais saoul et que j’étais persuadée que c’était une hallucination… S’il ne m’avait pas pris pour une folle lors de notre première rencontre, au moins c’était chose faites. Pourtant il était là… Il m’avait soutenu. Je ne comprenais pas cet homme, après tout ce que j’avais pu faire… Et cela se rajoutait à la crainte qu’il découvre ce que j’étais, mon monde, et ce que j’avais déjà fait. C’était un homme de droit, respectueux des droits et de la vie, alors savoir que j’avais pu tuer quelqu’un, tuer plusieurs personnes, même si c’était des monstres… Eh bien, je ne me sentirais pas capable de l’encaisser.

Et finalement, après cette nuit mouvementée et forte en émotion, j’avais passé le reste de ma journée à déprimée, me demandant si j’allais rentrer chez Jay ou non. Ce que je finis par faire malgré mes doutes, et tout le reste. J’ouvris la porte, la refermant derrière moi, retirant mes chaussures et ma veste à l’entrée. Je m’avançais dans le salon, et vis Jay avachit sur le canapé à moitié en train de dormir. Je lui lançais un regard sans rien dire. Je partis dans le couloir, voulant entrer dans la salle de bain, mais m’arrêtais en sentant une odeur émaner de sa chambre. J’ouvris la porte. Elle était vide et pourtant… Pourtant il y avait cette odeur si caractéristique d’une femme – différente de celle d’Amy – et du désir. Je sentis ma mâchoire se serrer quelques instants. Sincèrement, il ne pouvait pas se passer d’être avec quelqu’un pendant plus de deux jours ? S’il avait rouvert ses blessures, qu’il ne compte pas sur moi pour appeler Kaitlin. Je fermais la porte, me retournant pour entrer dans la salle de bain, faisant couler l’eau pour qu’elle chauffe, et retirais mes vêtements. Une fois nue, je me glissais sous le jet d’eau, frissonnant quelques instants lorsqu’elle me frappa, pas encore assez chaude à mon goût. Rapidement elle devint plus chaude, trop pour un être humain normal sans doute. Je fermais les yeux, basculant la tête en arrière. Je prenais rarement mon temps sous la douche, mais cette fois-ci, je le pris. C’était agréable de se sentir un peu plus détendu. Ça le serait encore plus si j’avais l’impression d’être chez moi, en sécurité. Un autre poids sur les épaules. L’impression de n’avoir aucun endroit où rentrer, de n’être nulle part chez soi, de toujours fuir. Après tout, on sait qu’on a trouvé une maison lorsque cet endroit nous manque. Sauf que je ne ressentais ça nulle part, alors je continuais de fuir, loin des rares personnes que j’aimais.

Je finis par sortir de la douche, saisissant une serviette pour essuyer les gouttes d’eau s’accrochant à mon corps, et essorer un peu mes cheveux, les rendant particulièrement sauvage. Je remarquais alors que je n’avais pris aucun vêtement propre, ni même sous-vêtement. Je laissais échapper un soupir, et enroulais la serviette autour de ma poitrine, tombant assez bas pour couvrir mes fesses et le haut de mes cuisses. Je pris une inspiration, me demandant si Jay s’était réveillé, et s’il était encore dans le salon. Il allait me voir dans cette tenue, en serviette, comme moi je l’avais vu… C’était assez troublant, sauf que beaucoup moins gênant en fait. Il ne m’avait pas déshabillé pour me permettre d’entrer dans un bain parce que j’étais incapable de m’occuper de moi. Et de toute façon, il avait déjà eu son petit plaisir aujourd’hui, alors ce n’est pas comme s’il aurait le moindre intérêt pour moi. Après tout, il n’avait posé les yeux sur moi que lorsqu’il était en manque ou alcoolisé. Je sortis donc pour aller dans le salon, mes yeux ne tardant pas à se poser sur Jay.

« Salut, dis-je simplement. Je viens juste prendre des fringues »



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 7 Oct - 14:47

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Trop endormit pour réalisé qu’Ellana était revenue, il m’avait fallu un petit moment avant d’ouvrir les yeux, ces derniers restant bien fatigués. J’eus beau les frotter pour tenter d’en chasser le sommeil, rien à faire. Je me redressai lentement sur le canapé, faisant attention à mes points comme depuis quatre jours et m’étirai autant que je le pu avant de sentir la douleur revenir, baillant par le fait même. Je me relevai finalement, pouvant enfin osé espérer faire quelque pas par moi-même puisque j’avais un peu plus de force, merci ma voisine, et je commençai à me diriger vers la salle de bain pour me vider la vessie. Je repoussai la porte, et me figeai dans le cadre de celle-ci, mon regard se posant sur le rideau de douche. Mes yeux papillonnèrent un moment, incertain de si j’étais simplement entrain d’halluciner et de rêver – peut-être que je dormais encore! – avant de réalisé que… non, je ne rêvais pas. Je me mordis brusquement la lèvre, mon regard s’attardant sur sa silhouette, pour finalement me détourner et retourner dans le salon et m’asseoir sur le canapé. Je me déplaçais assez lentement et j’étais obligé de m’appuyer sur les meubles, mais au moins je pouvais marcher, et juste ça, c’était une grande victoire. Par contre… Ce qui n’était pas vraiment prévu, c’était de tomber sur une Ellana qui se douchait. Certes, ce n’était que les contours que j’avais vu, mais c’était bien assez pour alimenter mon imagination du mec jamais satisfait. Enfin… ça aurait été n’importe quel autre femme, je m’en serais un peu foutu, mais là… là c’était tout de même Ella merde.

Et là me venait ce nouveau dilemme. Faire semblant d’être resté tout ce temps dans le salon ou lui avouer que je l’avais surprise dans la douche? Parce que toute vérité pouvait changer la donne! Dans le premier cas, si elle se doutait que je l’avais vu, elle pourrait décidé de se braquer encore plus et de me retirer le peu de confiance que je pouvais réussir à regagner, et de l’autre, me faire traiter de pervers voyeur alors que c’était même pas voulu! En tout cas… pour me réveiller, ça m’avait réveillé.

Je passai une main dans mes cheveux, les ébouriffant sans doute encore plus qu’il ne l’était et je me figeai en entendant le rideau de douche bouger, me mordant la lèvre inférieur avec hésitation. J’avais franchement l’impression d’être un gamin prit en flagrant délit ces derniers jours et ça m’énervait. C’était peut-être le fait de me sentir aussi impuissant que me donnait ce sentiment de faiblesse, ou encore d’essayer de ne pas trop l’embêter avec mes problèmes et mes conneries, donc je faisais attention à ce que je pouvais dire ou faire… et je me mettais toujours les pieds dans les plat sans même le vouloir. Mes yeux se relevèrent finalement quand je l’entendis sortir et arriver près du salon, cette envie de me relever et de lui enlever cette serviette me prenant d’un coup. On aurait pu croire qu’après ce matin je me serais sentis satisfait, mais ce n’était pas le cas. Et puis… elle avait toujours été la seule femme qui m’intéressait réellement, alors là c’était une putain de tentation de merde qu’elle m’offrait! J’avais envie de me lever, de passer mes mains dans ses cheveux pour tenter de les dompter un peu et de la serrer contre moi. Cette dépendance que je ressentais me faisait chier au plus au point. Elle n’était partie que depuis hier et j’avais eu l’impression d’avoir un vide énorme en moi. Je ne pouvais pas la laisser prendre autant de place dans ma tête, malgré le fait que je savais que je ne le décidais pas vraiment. Le cœur a sa raison que la raison ignore après tout…

Me secouant mentalement, je finis par détourner le regard, cherchant son sac avec ses affaires qui se trouvaient près du canapé et m’étirai un peu pour faire glisser le sac vers elle. C’était une bonne excuse pour ne plus la regarder. Sa vue me donnant beaucoup trop d’idées qui risquaient de ne jamais pouvoir se réaliser.

« J’avais pas réalisé que tu étais revenue… La prochaine fois… pense à verrouiller la porte. » je relevai la tête pour la regarder, lui jetant un sourire qui se voulut assuré mais qui finalement fut surtout gêné plus qu’autre chose.

La seule chose que j’espérais, c’était qu’elle ne prenne pas ma phrase du mauvais sens. Je n’étais pas assez désespéré pour aller mater les gens dans leur douche. À moins d’y être invité, ce qui n’avait pas été le cas ici. Je pouvais sembler complètement pervers pour certain, mais j’avais des principes et du respect pour les gens. Je sautais sur tout ce qui bougeait, mais ce n’était pas pour autant que je forçais les gens, par exemple. Ce n’était arrivé que quelques fois où j’avais dû usé de mes dons pour le faire, et à chaque fois je regrettais parce que j’avais l’impression de violer leur droit de consentement en les enjoignant à céder à leur pulsion sexuelle… saloperie…

Me détournant à nouveau, je pris les anti-douleur sur la table et le verre d’eau, avalant tout d’une traite pour ensuite à nouveau frotter mes yeux. Avec un peu de chance Ella n’aurait plus trop à m’endurer longtemps, vu ma guérison… en espérant que ça ne lui semble pas trop bizarre. C’était la seule chose que je souhaitais. Je détestais avoir l’impression de l’emmerder ou de l’accaparer merde…
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 7 Oct - 16:03

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilentft. Jay Hywellb>

Mes yeux bleus étaient posés sur Jay, remarquant la lueur de désir éclairer son regard. Si je n’avais pas pris le temps de redresser mes défenses avant de sortir de la salle de bain, je me serrais sentie touchée, et j’ignorais dans quel sens. Est-ce que je serrais gênée, comme hier lorsque la situation était inversée, ou est-ce que j’aurais eu envie qu’il laisse tomber son contrôle pour venir saisir mes hanches et me délester de cette serviette ? L’un ou l’autre des cas ne me tentait pas réellement. Pourtant, malgré le contrôle que je tentais d’avoir, je sentis un frisson courir le long de ma colonne, et enflammer mon esprit et mon corps. Je repoussais toutes ces choses inutiles, et m’avançais vers lui, me penchant pour venir saisir le sac qu’il avait poussé vers moi. Mes cheveux glissèrent de mon dos pour passer par-dessus mon épaule. Je me figeais, puis me relevais en entendant sa phrase, tenant mon sac dans une main. Dans l’autre, je tenais le nœud de ma serviette. Une main qui se serra un peu plus lorsque je compris ce que cela sous-entendait, comme si j’avais l’impression d’être soudainement nue face à lui. Il ne m’avait pas vu nue, puisque la buée et le rideau de douche avait dû lui cacher mon corps, ne laissant place qu’à l’imagination, mais ça n’empêchait que je me sentais soudain vulnérable, comme s’il avait eu accès à mon intimité sans mon accord.

« Oui eh bien… Les seuls homme avec qui j’ai vécu c’était Edward et… Ian, dis-je, hésitant à prononcer le prénom de mon ex. Je ne tenais pas à nous rappeler tous les deux de mauvais souvenirs. Je ferais en sorte d’y penser la prochaine fois »

Je me détournais de Jay, allant jusqu’à la salle de bain. Je cherchais à repousser les pensées qui concernaient Ian. Cela faisait un moment que je n’y avais pas pensée, et je n’avais pas spécialement dit ça pour le faire souffrir. Ni lui ni moi. Je n’avais jamais versé une larme pour cet homme qui avait été pourtant mon petit ami pendant quelques temps. Je n’avais pas non plus voulu rappeler à Jay à quel point il avait été nul en tant qu’ami à ce moment, et particulièrement pendant les six ans de cette période. Laissant ça de côté, je sortis, pour la première fois depuis que je dormais ici, le t-shirt et le short que m’avaient prêté Jay la dernière fois que j’avais dormi chez lui. Autant que je sois à l’aise puisque le soir était tombé, et que je n’avais plus l’intention de sortir, encore épuisée de ma soirée bien trop mouvementé d’hier. Une fois habillé, je brossais mes cheveux, histoire de les démêler, puis je tournais les talons, me dirigeant à nouveau vers le salon. Je me laissais tomber en soupirant, posant la tête en arrière, fermant les yeux. Je finis par ouvrir les yeux pour les poser sur lui.

« Ca été avec ta mère aujourd’hui ? » Finis-je par questionner.

Je préférais lui poser cette question plutôt que de lui demander si ça avait été agréable avec cette fille ? Je ressentais un certain… Agacement à propos de cela mais bon, il faisait bien ce qu’il voulait de toute manière. Je le laissais me répondre, puis détournais la tête, observant les images passant sur la télé.

« Tu ne lui avais jamais dit n’est-ce pas ? A ta mère, tout ce qui s’est passé entre nous »

Ca paraissait pourtant très logique au vu des questions qu’elle m’avait posé, et des nombreux sous-entendus que j’avais vu entre les deux. Il serait tant qu’Amy se rende compte que lui et moi n’étions sûrement pas fait pour être ensemble. Je n’avais jamais vu Jay avoir une relation longue avec quelqu’un et, à dire vrai, je ne pensais pas qu’il en ait la moindre envie. C’était comme demander à un chien et un chat de s’entendre, et sans mauvais jeux de mots avec ma nature canine.

Je me mordis la lèvre, me demandant tout ce qui s’était passé entre sa mère et lui. Je ne cessais de me demander pourquoi elle l’avait mis dehors. Je savais que chacun vivait son deuil à sa manière, cela ne mettait pas inconnu, mais… Mais de là à repousser totalement son propre fils, quand bien même il soit adopté… C’était inconcevable pour moi. Enfin… Ca l’avait été à un moment donné en fait puisque maintenant… Maintenant c’était plus facile à comprendre pour moi. Après tout… J’avais été abandonné par Edward. J’avais pensé qu’il ne le ferait jamais, même si j’avais toujours eu la peur permanente qu’il le fasse. Une peur qui s’était finalement concrétisé. Jay avait dû toujours avoir cette peur permanente. C’était peut-être pour ça que Jay avait continué à boire ?

« Tu m’as dit que tu voulais être honnête avec moi maintenant alors… » Je me tournais vers lui. Pourquoi tu as continué à boire ? Après que je t’ai retrouvé suite à la mort de ton père, que je t’ai aidé à comprendre tes sentiments à propos de tout ça. Je sais ce qu’on peut ressentir mais je ne pensais pas que tu… Continuerais de boire. Alors réponds-moi sincèrement, pourquoi tu as continué ? »

Ni ma voix, ni mon regard ne tremblaient alors que je le questionnais à propos de cela. Des questions qui me torturaient depuis des années, que je n’avais jamais osé lui poser parce que je craignais qu’il rechute dans l’alcool à cause de questions un peu trop indiscrète. Sauf que je n’avais plus autant de scrupule pour m’empêcher de poser ces questions. Des questions auxquelles j’avais droit aux réponses. Après tout ce que j’avais subi à cause de lui, j’y avais bien droit. Donc je ne le lâchais pas du regard, attendant des confidences sincères. S’il tenait tant à être sincère avec moi, s’il voulait tant récupérer un semblant de confiance de ma part, alors qu’il réponde sans aucune trace de mensonge.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 7 Oct - 17:43

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Je fus soulagé de constater qu’elle ne semblait pas penser que j’avais fais exprès. Elle aurait très bien pu croire que ça avait été le cas, vu ma réputation de ‘je saute tout ce qui bouge’. Et surtout dû au fait que sa confiance en moi était assez vacillante, voir inexistante. Je ne faisais que des suppositions sur ça, mais ses agissements le laissaient penser. Alors autant ne pas jeter d’huile sur le feu, ça me ferait une pause. Toujours peser le pour et le contre de ce que je disais, en espérant ne pas faire de faux pas, en espérant que ça ne soit pas dit de travers, ça devenait épuisant, mais je m’accrochais. Pourquoi je m’accrochais? C’était à se le demander, puisque mes efforts semblaient tellement vain… M’enfin bref. La chance n’avait jamais fait partie de ma vie et ce depuis le début. Je m’étais contenté de la regarder partir après qu’elle ait évoqué Ian, me rappelant cette partie de sa vie et de ma vie que j’aurais préféré oublier. Que cela soit ma façon de me comporter envers lui alors qu’on avait été partenaire à un moment, ou encore les jours suivant son enterrement… la lame d’Ellana sur ma gorge qu’il m’arrivait encore de sentir de temps à autre, comme en ce moment et où je me disais qu’elle aurait peut-être dû trancher sans remord et qu’elle aurait été débarrassé du poids que j’étais. Je secouai la tête pour chasser toutes ces pensées obsédantes et démoralisante, essayant de reprendre une contenance jusqu’à ce qu’elle revienne. Je fus d’ailleurs étonné de voir qu’elle avait conservé les vêtements qu’elle m’avait prit après notre dernière rencontre – enfin si on oubliait la route et l’asile – mais ne posai aucun commentaire. Sans doute parce qu’une part de moi était heureux de voir qu’elle ne me détestait pas au point de balancer mes affaires à la première occasion.

« Mouais. Un peu contrôlante mais ça va. J’ai pas de lien de sang avec elle et pourtant j’ai l’impression de tenir d’elle pour ce défaut. »

Je tournai un peu la tête vers elle, étirant un petit sourire, et lâchai un soupir à sa question, me détournant un peu.

« Non… Je suppose que j’avais juste trop honte. Elle savait déjà que j’avais pété un plomb à cause de son rejet et… j’ai peut-être voulu la ménagé… ou je voulais pas qu’elle soit encore plus déçu. Je sais pas trop en réalité. »

C’était peut-être même pour tout ça en fait. Toutes ces raisons m’étaient déjà passé en tête. Quand j’étais retourné à la maison après être parti de la désintox, parce que je détestais cet endroit, j’avais travaillé énormément sur moi-même et elle m’avait aidé, en plus des réunions à l’hôpital et tout ce qui allait avec. Je n’avais pas voulu lui rajouter le poids d’un fils qui était devenu un parfait connard en raison de l’alcool. Jusqu’à vivre cette situation, j’avais toujours pensé que les alcooliques exagéraient et que ça pouvait être facile d’en sortir. Alors que c’était l’inverse. Je baissai le regard à son interrogation,   essayant de me rappeler ce qui m’était passé par la tête à ce moment-là, bien que le souvenir m’était difficile. J’essayais surtout de ne pas me laisser à nouveau envahir par ce désespoir et de garder une ligne entre mes émotions de maintenant et celles éprouvés il y a environ huit ans. J’avais bien vu à quel point la tentation de boire était présente dès que j’avais un verre ou une bouteille devant moi alors… enfermer mes sentiments me semblaient être le mieux à faire. Surtout si je voulais être honnête avec elle.

« Il y a un truc que j’ai appris un moment après. » commençai-je, légèrement hésitant. « Je ne sais plus si je te l’avais dis, mais à l’enterrement, ma mère et ma sœur me regardait comme si j’étais fautif de quelque chose, sans que je sache quoi. » essayer de dire ça sans avouer pour ma nature, c’était sans doute le plus galère dans tout ça. « Finalement j’ai su qu’en fait mon père s’était probablement suicidé par ma faute. »

Je m’arrêtai de parler, mes sourcils se fronçant en me remémorant ce moment-là. Je me replaçai un peu sur le canapé et lâchai un nouveau petit soupir.

« Je sais pas la raison entière de sa décision. J’en connais seulement la moitié et… Je pense que sur le coup, mes émotions, ma raison et tout le reste s’est tellement embrouillé que j’arrivais plus à voir où était le bien et le mal. À me dire que je pouvais arrêter quand je voulais et que j’avais pas de problème… jusqu’au moment où j’en ai juste plus rien eu à foutre de rien. De voir que l’alcool me permettait de ne plus ressentir cette honte ou ces émotions. J’en suis venu à boire parce que j’arrivais plus à me supporter moi-même et que ça me permettait de me sentir fort dans ma faiblesse. »

Je ne savais pas trop si mes paroles faisaient du sens où voir même si elle allait me croire, mais c’était la vérité. Je passai ma main sur mon visage, mes doigts effleurant ma joue, grattant celle-ci avant de la redéposer sur mes cuisses. Mon estomac s’était noué et ma gorge me donnait l’impression d’étouffer. Mais d’un côté ça me faisait du bien de l’avoir dit. J’hésitai encore un peu, évitant de la regarder parce que ça me demandait tout mon courage, puis lâchai ce que je voulais dire, presque dans un murmure.

« Il reste un élément qu’il faudrait que je te dise… mais je suis pas prêt. Ça pourrait changer entièrement ta vision que tu as de moi, encore plus que maintenant, je veux dire… Et je… eumh… Je veux juste attendre d’être entièrement remit. »

Et j’espérais que quand je pourrai enfin tout lui dire, réellement tout… que rien ne viendrait encore une fois tout faire foiré. J’avais essayé tellement souvent de lui avouer que j’avais peur d’être encore freiner dans mon élan. Peut-être que je devrais lui dire maintenant? Au risque de la voir me fuir? Putain de vie de chiotte avec ses dilemmes à la con!
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Dim 7 Oct - 19:26

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilentft. Jay Hywellb>

J’avais étiré un léger sourire lorsqu’il avait déclaré ressembler à Amy malgré leur manque de lien. Il fallait croire que tout n’était pas génétique. Enfin qui sait, peut-être que sa famille biologique l’était tout autant que lui. J’avais déjà du mal à supporter cette façon qu’il avait de vouloir contrôler mes actions pour ne pas que je me mette en danger, alors j’imaginais mal avec toute une famille pareille. Dire qu’au début je pensais que c’est parce qu’il me sous-estimait qu’il cherchait toujours à me mettre à l’écart. Peut-être était-ce le cas, puisqu’il ne me considérait pas comme une réelle Chasseuse lorsque l’on s’était rencontré. J’avais dû lui prouver plusieurs fois que j’étais douée pour qu’il comprenne enfin qu’il pouvait compter sur moi comme une véritable partenaire et pas juste un boulet à trainer au pied. Je me demandais quand est-ce qu’il s’était mis à me considérer comme une coéquipière, et si un jour il m’avait véritablement vu ainsi. Je me demandais aussi s’il s’était rendu compte ce que cela signifiait pour moi. J’avais un certain nombre… D’alliés pour faire simple. Des gens avec qui je travaillais de temps en temps, et qui me fournissais des informations quand j’en avais besoin, ou vice versa. Mais ces personnes, je ne leur faisais pas confiance, ou le minimum syndical, et je ne leur aurais jamais confiée ma vie, pas comme j’avais confié la mienne à Jay plus d’une fois. Le mot partenaire pour moi avait plus de signification que pour beaucoup, et Jay, comme Edward, avaient tâché cette vision en m’abandonnant, en me trahissant, comme ils l’avaient fait, laissant un goût amer et un désespoir sans fin. Je leur avais laissé du pouvoir sur moi, et ils s’en étaient servis pour briser ce que j’avais pris tant de temps à mettre en place. C’était bête de voir à quel point il était facile de détruire quelque chose ou quelqu’un. Et Jay ne semblait pas se rendre compte d’à quel point il avait pu me blesser, avant, et maintenant. Est-ce qu’il se posait simplement la question ? Je lui avais dit que ce n’était pas de sa faute mais en réalité… Bien que ça n’est pas un lien direct avec mon soudain éloignement, il avait une part de responsabilité dans tout ça, bien qu’il soit très loin de la principale raison.

Je voyais bien que lui poser toutes ces questions le faisaient souffrir à propos de son alcoolisme. Cela le forçait à plonger dans des souvenirs qu’il ne tenait sûrement pas à se rappeler – quand il devait s’en rappeler d’ailleurs – mais cette fois, je m’en fichais. Il me le devait bien. Et bien plus encore. Sauf que je ne lui avais jamais rien demandé en retour, et je ne m’étais jamais attende à recevoir quelque chose. Ce n’était certainement pas pour ça que je l’avais aidé et supporté tout ce temps. J’étais peut-être trop altruiste, ou trop idiote. Mais qu’est-ce que je n’aurais pas fait pour cet homme à l’époque ? Je crois bien que pour lui, je n’avais pas de limite. J’aurais sûrement pu tuer un Humain s’il le menaçait… Mais maintenant, mes certitudes étaient ébranlées. Je ne savais plus rien, plus rien du tout.

Jay finit par s’exprimer. Je ne dis rien, mon regard ne le lâchant pas. Pourtant, mon regard trembla lorsqu’il m’avoua pour le suicide de son père. Et puis il continua, et ses paroles entrèrent en résonnance avec ce que je ressentais moi, la raison pour laquelle je buvais, même s’il me fallait beaucoup plus d’alcool que lui pour avoir simplement les pensées un peu embrouillées. Ne parlons même pas d’avoir un blackout. J’étais une honte à moi toute seule. Pour moi, ma famille, pour ce en quoi j’avais toujours cru, pour ma faiblesse. Je voulais noyer tout ça dans l’alcool, jusqu’au moment où je mourrais. Sauf que je ne comprenais pas pourquoi son père avait voulu se suicider à cause de lui. Jay n’avait rien fait qui puisse être considérer aussi mal par son paternel quand même ? Ca me dépassait, et il ne semblait pas vouloir en dire plus. Je me détournais de lui, ramenant une jambe sur le canapé.

« Je comprends pourquoi tu voulais continuer de boire, mais tu aurais pu m’en parler… Je n’ai pas vécu la même chose, mais j’aurais pu t’aider, faire quelque chose pour toi… Tu n’imagine pas à quel point j’ai pu souffrir tout ce temps avec ce que tu as fait… »

Je sens ma gorge se serrer à l’évocation de ces souvenirs, ma main se portant naturellement à ma gorge… Je frottais mon cou, et finis par me redresser, laissant retomber mes mains sur mes genoux, chassant ces mauvais souvenirs de mon esprit.

« Bref… C’est pas comme si on pouvait changer ce qui s’est passé, dis-je. Je suis désolée pour ton père, je pourrais bien te dire que ce n’est pas de ta faute, c’était sa décision, s’il n’était pas capable de supporter certaines choses, c’était son choix »

Je me relevais, m’approchant de mes dossiers que j’avais rangé dans un coin. Au moins, personne n’y avait touché. Je n’aimais pas quand on touchait à mes affaires et qu’on les déplaçait, parce que ça m’était toujours le bordel dans mon organisation. Parce que oui, c’était plus organisé qu’on ne le pensait. Organisé à a façon dont mon esprit fonctionnait, et dont il avait besoin pour classer les informations. Cet éloignement de lui me permettait de penser un peu plus clair, enfin je l’espérais, ne sachant si je devais lui en vouloir de garder encore un secret qui semblait si important pour lui. Enfin… Je ne pouvais pas le forcer à se confier et de toute manière, on avait tous son jardin secret n’est-ce pas ?

« Tu sais… Je sais que ça n’a pas vraiment avoir avec ce que tu peux ressentir, mais je sais ce que ça peut faire d’avoir l’impression d’être la cause de la mort de sa famille »

Encore pire maintenant. Maintenant que je pensais au fait que ma famille était morte à cause de ce que j’étais. Peut-être qu’ils le savaient, et qu’ils avaient voulu empêcher la naissance d’un monstre. Et d’être la seule survivante de ma famille. C’était peut-être l’une des pires sensations que j’ai connues, avec tant d’autres d’ailleurs… Je portais la main à mon épaule en pensant à ça. Ce n’était pas le moment de penser à ma famille. Et je n’avais pas spécialement envie de me confier là-dessus. Enfin peut-être que si…

« Enfin, c’est pas comme si ça valait la peine de parler de ça, murmurais-je »



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Lun 8 Oct - 0:33

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Me remémorer tout ça était assez difficile, mais j’en avais plus qu’assez de fuir. Fuir avait été une bonne partie de ma vie et je voulais que ça s’arrête. J’avais toujours peur pour l’avenir, puisque je ne voyais pas trop où pourrait mener ma vie au train où je la vivais. C’était même assez étonnant que, vu toute la merde que j’avais causé, je sois encore vivant et que j’allais avoir mes trente cinq ans dans quelques mois. Je me voyais pourtant mal vivre vieux et finir dans une maison de retraite à me nourrir de l’énergie des autres vieux. Et je me voyais encore plus mal m’envoyer en l’air à plus de quatre vingt balais, là où ma libido serait sans doute encore bien trop poussé pour les autres! … Et puis, pourquoi je pensais à ça moi d’un coup hein? C’était assez creepy mine de rien… Allez, oust pensées bizarre, dégagez!

« Crois le ou non mais… je pense que j’aurais fini encore pire si tu n’avais pas été là. Tu m’aidais beaucoup même si je n’en avais pas conscience. Je t’en remercierai jamais assez. »

Et de savoir que je l’avais faire souffrir, c’était le pire. Je ne me serais jamais douté à quel point j’avais pu lui faire du mal si Edward ne me l’avait pas dit. En fait, à ce moment-là de ma vie, tant j’étais déconnecté de tout, je n’avais pas réalisé grand-chose, si ce n’est mes pensées égoïstes de vouloir tout oublier à chaque fois. Résultat, je ne savais même pas le cent pour cent de ce que j’avais pu lui faire. Et je craignais réellement le pire. Je reportai mon regard sur elle à la mention du fait qu’on ne pouvait pas changer le passé et je lâchai un soupir, mes doigts se serrant sur le tissu de mon pantalon avec rage. Une rage dirigé envers moi-même.

« J’aimerais tellement que ça soit le cas pourtant. Si on pouvait remonter le temps, je changerais pas mal de truc. » je laissai échappé un petit rire, sans savoir si c’était un vrai amusement ou un rire jaune. « comme cette fois où j’avais enfilé ces vêtements de fille. »

J’essayais de glisser une petite pointe d’humour histoire de détendre l’atmosphère, comme à mon habitude, et surtout parce que ça me permettait de me changer un peu les idées. Ça me ressemblait déjà un peu plus. Je détestais me sentir trop mit à nu… surtout quand il s’agissait d’un sujet aussi tendu que la mort de mon père et de son suicide. Je ne m’en étais jamais vraiment remit, puisque si je n’avais jamais été cette chose, ce monstre de luxure et de mort, peut-être qu’il serait encore en vie. Tout simplement, si je n’avais jamais été dans sa vie… Jack serait vivant et avec Amy. Et ma sœur serait peut-être heureuse… mes parents auraient peut-être leur fille unique à leur côté.

Mes yeux la suivirent pendant qu’elle allait chercher ses affaires de travail et je jetai un coup d’œil à mon portable en le sentant vibré, avec le vain espoir que ça soit Blaire ou une personne la connaissant qui me donnerait de ses nouvelles. Mais non. C’était une putain de notification Candy Crush de ma mère. Elle perdait pas de temps pour son geekage elle! Je remis le portable sur la table, tournant la tête vers Ellana lorsqu’elle parla à nouveau, intrigué.

« Ça en vaut toujours la peine au contraire. Tu m’as parlé de ta mère une fois, mais tu ne m’as jamais réellement parlé du reste de ta famille… »

J’avais toujours eu un petit doute concernant Edward et Ellana. Pour plusieurs raisons, bien que je ne le lui avais jamais avoué. Que ce soit la non ressemblance physique, si on oubliait le regard glacial qui faisait flipper les gens, mais pour le reste… en général un père partageait quelques ressemblances physiques avec sa fille, ce qui n’était pas le cas ici. Sans compter l’accent. Bon c’était un détail, puisqu’elle pouvait très bien avoir vécu depuis son enfance quelque part et son père avoir grandit dans un autre pays et ne pas avoir d’accent. C’était que des suppositions tout ça.

« C’est pas moi qui vais te juger, peu importe ce qui est arrivé. »

Je n’étais pas assez imbécile pour me dire qu’elle allait se confier à moi là-dessus, mais elle savait que la porte était ouverte si jamais elle en avait de besoin. Je plantai mon regard dans le sien un moment quand il le croisa, puis je portai mon attention sur ses dossiers, curieux de savoir si elle avait avancé dans ses recherches. Toutefois, autant attendre de voir ce qu’elle allait me répondre avant de lui poser d’autres questions.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Lun 8 Oct - 17:11

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilentft. Jay Hywell

Je me demandais sincèrement si ma présence avait pu avoir une quelconque influence positive sur Jay. Comme si mes quelques allers pour le voir, et sa fuite constante avaient pu être d’une aide pour lui. Il m’insultait pour me repousser, me blessait à chaque fois, et il n’avait pas la moindre idée d’à quel point je m’étais sentie seule, et abandonnée. Comment aurait-il pu ? Il ne remarquait rien, à l’époque ou maintenant. Il se voilait toujours la face. Même maintenant, je n’arrivais pas à savoir ce qu’il voyait de moi. Seulement la femme agressive pour aucune raison apparente ? Ou bien la femme blessée et trahit que j’étais et qu’il avait contribué à créer finalement. En plus de tout le reste, de tout ce que j’avais vécu. Je ne savais pas ce qu’il voyait, et il ne me disait rien. Certes, il m’avait confié toutes ces choses, mais il n’arrivait pas à me dire à moi ce qu’il ressentait pour moi, ce qu’il voyait en moi, ce qu’il voulait faire pour moi. Il ne s’ouvrait pas et c’était douloureux de ne pas savoir. Malgré tout ce qu’il m’avait dit, j’avais l’impression de ne pas compter. Si de la part d’un autre, je pouvais voir les marques d’affections et de soutient, de la part de Jay, j’avais besoin de plus. Beaucoup plus. Et ce n’est pas ses remerciements qui changeraient toutes ces choses. Je lui demandais plus à lui qu’à n’importe qui d’autres, c’était égoïste, mais normal. Il avait toujours été du genre à abandonner quand c’était trop dur.

J’avais pourtant étiré un petit sourire lorsqu’il avait évoqué sa mésaventure avec les sous-vêtements. J’ignorais s’il était forcé ou non. Je saisis mes dossiers, soulevant certains d’entre eux pour en trouver un en particulier. J’entendis la voix de Jay s’adresser à nouveau à moi. C’est ce qu’on disait toujours. Parler libérait les pensées, et permettait d’accepter ce qui s’était passé. J’avais déjà accepté mon passé sur ma famille, mais c’était toujours dire à avouer. Je me rappelais lui avoir parlé de ma mère oui, et ce n’était pas surprenant qu’il découvre que j’étais adopté comme lui. Edward ne me ressemblait pas physiquement, bien qu’au niveau du caractère, nous ayons des points communs. Je savais pourtant qu’il ne me jugerait pas sur leur mort à eux, bien que je m’en veuille de ne pas être intervenu. Sauf que je n’étais pas prête à tout lui raconter. J’avais déjà eu mon lot d’émotions hier et cette nuit. Je n’étais pas persuadée de pouvoir tenir encore longtemps à ce rythme, et je ne tenais pas à exploser soudainement, ou à m’effondrer en larme, ce qui était assez semblable pour moi.

Je me retournais, tenant le dossier en main, mes yeux croisant les siens. Je sentis ma gorge se serrer, mon regard trembler. Je cherchais à ne rien laisser paraitre puis m’approchais de lui, me laissant tomber au pied du canapé, posant les feuilles sur la table.

« Bon, plutôt que de te laisser tourner en rond tout le temps, tu crois que ton cerveau est assez en forme pour m’aider ou tu es trop shooté ? » J’avais laissé transparaitre ma pointe de sarcasme habituel. Enfin, ce n’est pas comme si j’avais réellement besoin d’aide puisque je m’en sors assez bien. Disons que ce n’est pas mon dossier prioritaire. »

J’ouvris les premières pages pour les écarter sur la table.

« Pour te dire, je crois que c’est la première fois que je rencontre une Créature pareille, mais je commence assez bien à cerner ses capacités je crois. Enfin, les bouquins ne me donnent pas vraiment de détail sur ses faiblesses pour le moment, et je sais pas si j’ai besoin d’une arme ou de quelque chose de particulier pour la tuer. »

Je n’étais pas sûr de la raison pour laquelle je lui avais proposé de travailler sur ce dossier avec moi. Parce que je voulais détourner son attention de moi, ou peut-être parce que j’en avais marre de travailler seule. Ou alors, je voulais retrouver un peu de l’alchimie qu’il y avait eu entre nous au cours des premières années de notre amitié.

« Enfin, si tu veux te reposer, je peux te ramener à ton lit, ou alors te laisser tranquille devant le télé, ajoutais-je en relevant les yeux vers lui. Puis je les baissais à nouveau sur mes feuilles. C’est juste que cette histoire me prend un peu la tête »

Et me touchais d’un peu trop près à dire vrai. D’habitude, j’arrivais toujours à séparer mes émotions des victimes lorsque je les rencontrais et qu’elles me parlaient de leur histoire. J’avais toujours su le faire. Sauf que là… Cela faisait quelques mois que j’avais pris cette enquête, un peu de temps avant que je n’arrive ici. J’avais rencontré cette pauvre femme complètement désespérer, et rendu folle par ce qui lui était arrivée. Peut-être parce que j’avais l’impression d’être un peu comme elle, ou que j’avais interprété ce qu’elle m’avait dit à ma façon, mais je me sentais tellement impliquée et touchée que je n’arrivais pas à voir les choses clairement. C’est peut-être pour ça que je stagnais tant en ce moment.

« Je crois que cette Créature n’a jamais tué personne mais… Je crois qu’elle a fait quelques choses d’aussi horrible que ça. Il a abusé d’une femme, et sûrement de biens d’autres en forçant certains à coucher avec lui grâce à ses pouvoirs. Un truc de Séduction, comme les Sirènes sûrement, voir encore pire puisqu’il attise le désir d’une personne. Un Incube apparemment. Au final, ça pourrait s’apparenter à un vi…» Je me retrouvais incapable de dire ce mot alors je changeais. « Bref, le genre de choses que j’ai du mal à laisser passer »

Je tirais une feuille qui se cachait, la lui tendant. C’était le dessin d’un visage que j’avais fait grâce à une description plus ou moins cohérente de la femme que j’avais rencontré.

« Tient, il ressemble à ça apparemment, dis-je en lui tendant le portrait. C’est pas super bien défini, elle n’était pas très précise. Je suis pas vraiment sûr que je puisse me baser sur ça pour retrouver ce type. »

Un type relativement beau, malgré que le dessin ne devait sûrement pas lui rendre honneur.



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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Lun 8 Oct - 18:40

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Bien que j’aurais aimé qu’elle s’ouvre enfin sur son passé, je ne passai aucun commentaire quand elle dévia la conversation. Je ne savais même pas si elle voudrait réellement m’en parler un jour, mais ce n’était peut-être pas le bon moment, alors autant ne pas l’emmerder avec ça. Je n’étais peut-être pas doué niveau émotion ou simplement à savoir comment agir avec les autres, mais je voyais qu’un truc la préoccupait, alors valait peut-être mieux que je la laisse mener la conversation et la changer comme elle le souhaitait. Je pourrais très bien lui demander plus tard quand le moment serait venu. Si jamais cela se présentait évidemment… C’est pas comme si j’allais finir par toqué à son motel en lui demandant de se livrer pour satisfaire ma curiosité. J’étais un vrai emmerdeur quand je m’y mettais, mais je savais aussi me tenir. En général.

Je suivis donc ses mouvements, la voyant choisir des dossiers et en étaler un sur la table en face. M’avançant un peu, je posai les mains sur le bord du canapé pour garder un certain encrage et ne pas me péter la gueule si un pique de douleur me prenait et observai les feuilles, mes sourcils s’arquant avec une certaine appréhension en lisant les différentes lignes ou les détails qu’elle avait pu noté et trouver.

« Je peux essayer. » avais-je répondu, incertain.

Je n’en avais pas encore lu beaucoup, que des bribes, mais mon estomac s’était brusquement tordu au peu que j’avais pu voir. Je la laissai pourtant s’exprimer et expliquer ce qu’elle savait sur son affaire, contrôlant la panique qui me prenait au fur et à mesure de ce qu’elle racontait. Je saisis l’une des feuilles étalés devant nous, lisant un peu plus en détail ce qui y était inscrit et fronçai les sourcils en reconnaissant certaine chose. La fille et le lieu, par exemple… enfin, la ville plutôt. Une ville où je m’étais arrêté à un moment et où je m’étais tellement retenu que j’avais en quelque sorte perdu ma conscience et mon contrôle. Une pauvre fille qui était en couple et qui m’avait résisté au départ et que j’avais dû faire cédé avec mes dons de séduction. Si on m’avait dit que ça serait Ellana qui tomberait sur cette affaire… je crois que je me serais laissé juste crever de faim en réalité…

Mes yeux se reportèrent sur ma collègue, un sentiment de panique encore plus fort me prenant au tripe. Si j’avais pu m’enterrer à l’instant présent je l’aurais fais. Et voilà qui m’enjoignait encore moins à lui raconter pour ma nature… vu ce qu’elle en disait, je pouvais être certain de la voir me fuir loin voir même de me faire butter par la fille que j’aimais. Encore une preuve du fait que je ne la méritais pas et que ça ne pourrait sans doute jamais fonctionner. Putain de m… pourquoi ça me tombait toujours dessus dans les pire moments?!

Contrôlant et masquant ma peur grandissante comme je le pouvais, je tendis la main pour prendre le portrait qu’elle me montrait, me confirmant que mes peurs étaient fondé. C’était bien de moi dont il s’agissait. La seule fois où j’avais été complètement et imprudent avait suffit à mettre ma partenaire de chasse sur mes traces. Et la connaissant, elle risquait de ne pas mettre bien longtemps avant de comprendre et de se rendre compte qu’il s’agissait de son crétin d’ami.

« J’ai déjà croisé un succube pendant une chasse une fois. Les armes normales suffisent. Ou alors j’ai juste eu de la chance. »

J’observai le portrait encore une fois, me demandant s’il serait suffisant pour qu’elle me reconnaisse un jour. En soit, il y avait des différences avec mon visage, mais certain trait restait assez reconnaissable, à mon sens. Ou alors c’était parce que je me doutais qu’il s’agissait de moi? Aucune idée… pour le coup je ne savais pas trop que faire. Tenter de l’aider un minimum, en essayant de ne pas avoir l’air trop suspect ou simplement dire que j’étais fatigué et que je souhaitais me reposer? Chose qui serait quasiment impossible puisque j’aurais désormais peur de me réveiller avec le canon d’un flingue pointé sur ma dague ou de me faire poignarder pendant mon sommeil. Sans compter que j’avais remarqué qu’elle n’avait pas voulu prononcer le mot en ‘v’ ce qui me confirmait plus ou moins encore une fois ma théorie.

« C’est pas ultra précis le témoignage de cette fille. »
nouveau froncement de sourcil, avant que je ne relève mes yeux vers la rouquine. « Je sais pas trop comment fonctionne les pouvoirs de ces créatures, tu crois qu’elles peuvent réellement forcé les gens à coucher avec elles? »

Mettre Jay l’incube au placard pour laisser Jay le chasseur revenir sur les railles étaient plus ou moins facile, puisque c’était des questions qu’on pouvait tout de même se poser et que je me posais moi-même. Disons que je ne pouvais pas subir les effets de mes propres pouvoirs de séduction – ça serait bizarre – alors je me demandais vraiment comment ça pouvait fonctionner. Je m’étirai un peu pour prendre mon verre d’eau sur la table, mais en me replaçant, mes points m’étirèrent et je sursautai, le verre d’eau se renversant à moitié sur la feuille avec le portrait – que c’était dommage même si c’était vraiment pas voulu – et je me figeai.

« Putain… » grognai-je.

Je jetai un coup d’œil à mon pantalon et mon t-shirt, étouffant un rire nerveux.

« Je sais pas si je m’en veux d’avoir renverser mon verre sur le dessin ou si j’ai honte parce qu’on dirait que je me suis pissé dessus… Bordel… je suis vraiment désolé pour ton dessin. »

Et c’était vrai. Je ne pouvais pas vraiment faké cette émotion puisque je m’en voulais réellement. Ce n’était clairement pas prévu, alors que ma douleur me semblait loin elle était revenue d’un coup sans prévenir, me surprenant.

« Vais aller me changer, je reviens. »

Lâchant un sourire d’exaspération envers moi-même, je me relevai, m’appuyant d’abord sur le canapé, puis sur le mur, la table, le comptoir et à nouveau le mur pour me diriger vers ma chambre pour récupérer des vêtements propre. Je me laissai tomber sur le lit, pris d’étourdissement dû à la pression qui redescendait d’un coup après tout ça et attendit un moment avant de réussir à enfiler le haut. Je fus même surpris de ne pas avoir rouvert les blessures vu que j’en avais un peu fait à ma tête en le faisant tout seul et je retournai dans le salon avec une démarche un peu incertaine et m’assit à nouveau sur le canapé, prit d’une vague de chaleur et d’étourdissement soudain. J’aurais jamais pensé que cet effort me causerait un malaise de la sorte. Faisait chier merde. À moins que c’était le stresse ressentit avec tout ce qu’Ella avait dit. Dans tout les cas, je ne me sentais pas très bien. Et je n’avais même plus conscience si elle parlait ou non. Voir même de ce qui se passait autour. Mes oreilles bourdonnaient et ma vu était trouble. Suuuper.
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mar 9 Oct - 16:51

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent ft. Jay Hywell

Instinctivement, comme à chaque fois que je me sentais mal, je vins saisir les plaques autour de mon cou, les laissant glisser le long de la chaine. Mes yeux restaient posés sur mon dossier, et sur la photo de cette femme que j’avais rencontré, et qui avait fini dans un asile par la faute de cette Créature. Elle était encore en vie certes, mais cette rencontre lui avait gâché la vie. Comme elle avait gâché la mienne. C’était souvent ce qui arrivait aux Humains qui découvraient l’autre facette de ce monde si sombre. J’aurais sûrement tournée dingue si Edward n’avait pas été là. En fait, j’étais sûrement dingue au final. Je me demandais bien ce que Kaitlin devait penser de moi face à toutes mes névroses, mes traumatismes, et les choses que je pouvais lui raconter. C’était sûrement encore difficile à croire pour elle, même si elle s’y habituait plutôt bien. Qu’est-ce que pourrait dire de gens comme nous uns psychologue ? Notre vie de Chasseurs, de constant danger ne devait pas améliorer notre santé. Et encore moins le reste puisque nous étions seuls en permanence, et puis tuer des gens, même des Créatures, empiraient sûrement les choses, sauf pour ceux qui prenaient plaisir à tuer. Ce n’était pas mon cas. Pas tout à fait en tout cas. Je crois…

J’avais senti l’incertitude dans la voix de Jay, et c’est pour cela que je lui avais proposé d’aller se reposer. Une chose qu’il ne fit pas, préférant s’intéresser à mon dossier. J’observais du coin de l’œil son comportement, continuant de lui expliquer ce que j’avais trouvé sur cette affaire qui n’était pas aussi facile que d’autres. Non, celle-ci me posait problème. Cet homme n’était pas un tueur, et il n’avait fait de mal à personne techniquement mais… Mais j’avais du mal à laisser passer qu’il puisse avoir envoyé une femme dans un hôpital psychiatrique. Et pas que… Il y avait quelque chose d’autre qui me poussait à le rechercher, et je ne savais pas ce que cela pouvait bien être. Foutu monstre que j’étais devenue. Mais est-ce que c’était vraiment la cause de cette chose, ou bien était-ce à cause de mon… De cette nuit ?

La voix de Jay me ramena à la réalité. Il avait déjà croisé une Créature comme celle-ci ? L’idée qu’il est pu céder facilement à ses charmes me traversa, et je la chassais rapidement. Ce n’était pas le moment de penser à ce qu’il pouvait faire avec d’autres, et avec mes éventuels sentiments. C’était douloureux, et je n’avais pas envie de souffrir à nouveau pour des choses aussi futiles.

« Eh bien si je le croise je n’aurais pas trop de soucis à me faire de ce côté-là alors. En espérant que ce ne soit pas de la chance. Si pour une fois j’évitais de me faire briser quelques os en me battant »

Parce que je ne comptais plus le nombre de côtes fêlées, ou de poignet foulé. Ni tout le reste des blessures que j’avais pu subir. Tout ceci était assez courant chez moi. Je penchais la tête sur mes notes, jouant avec l’une de mes mèches, l’enroulant autour de mon doigt.

« Je sais bien qu’il y a plus précis mais disons… Qu’elle n’était pas dans le meilleur état psychologique qui soit quand je l’ai rencontré. Elle était dans un hôpital psychiatrique. Et pour leurs pouvoirs… Si je me base sur le témoignage, et sur ce que j’ai lu dans les bouquins, les Incubes ont une espèce d’aura qui attire les gens à eux et ils semblent pouvoir hypnotiser les gens pour leur faire croire à une attirance, ou attiser leur libido selon les livres. Je sais que c’est pas toujours les plus fiables, mais la plupart des données se recoupent »

Je tirais sur ma mèche, jouant avec le bout, avec une certaine nervosité, me mordant la lèvre. Je relevais la tête pour regarder face à moi.

« Et si tu considères pas forcément qu’ils les forcent à coucher avec elle, c’est comme si tu considérais que l’hypnose des Vampires ne poussaient pas les gens à faire n’importe quoi. Et pour le témoignage de cette fille, elle regardait un incendie grave à la télé dans lequel son copain qui était pompier était en intervention. Elle se rongeait les sangs quand ce type est arrivé. Elle ne s’y est pas intéressée, et puis il l’a touché, et soudainement il n’y a pu eu que lui » Lui expliquais-je, essayant de cacher l’horreur que je ressentais vis-à-vis de ça, et surtout que cela me rappelait. Je baissais les yeux, relâchant les plaques que je tenais dans une main. « Alors je sais, tu peux toujours me dire qu’elle n’aimait pas vraiment son copain ou quelque chose comme ça mais je l’ai vu me parer de ça, et ce n’était pas anodin. Et sérieusement, si la personne que tu aimes se trouve en danger, et que tu ne peux rien faire, tu prendrais vraiment le temps de coucher avec quelqu’un ? »

J’espérais que la réponse soit la bonne de sa part. Jay était de nature volage, mais il était bien plus protecteur. Je voulais qu’il pense me protéger lorsque j’étais en danger, même s’il ne l’avait pas fait durant une longue période, et encore moins lorsque j’avais réellement besoin de lui. C’était le plus horrible.

Je sursautais en l’entendant se plaindre et me tournais vers lui, remarquant les dégâts de l’eau sur lui. Puis mes yeux se posent sur le portrait que j’avais mis du temps à faire. Mon regard se durcit légèrement, une question apparaissant soudain à mon esprit : est-ce qu’il l’avait fait exprès ? C’était idiot, Jay ne ferait jamais ça alors que ces preuves étaient précieuses. Il ne ferait jamais ça, et c’est pour ça que je repoussais cette idée idiote. Pourtant elle resta dans mon inconscient, en latence.

« Les deux je dirais, lui dis-je avec une pointe d’humour. J’aurais dû penser à faire une copie sur mon ordi… Avec un peu de chance je me souviendrais des détails, tu as un bloc-notes quelque part ? »

Je me levais et partis chercher le bloc tandis que Jay se levait pour aller se changer. J’observais son parcours difficile, le laissant faire, sachant qu’il le préférerait. Je soulevais le bloc et soudain une page s’en échappa. Je me penchais en avant pour la récupérer, observant les écritures. Je reconnus celle de Jay. C’était une liste de ville, avec des dates derrière. Je reconnus les villes dans lesquelles j’étais passée durant toute cette année et les dates approximatives derrière. Je sentis mon cœur rater un battement en l’observant. Les recherches s’arrêtaient il y a un peu plus de six mois maintenant. Je ne voulais pas y croire. C’était impossible… Je l’entendis revenir, et rangeais la feuille en entendant Jay revenir. Je le vis se laisser tomber sur le canapé, son front couvert de sueur. Il semblait faire un malaise. Je lâchais le bloc, me précipitant vers lui. Je le saisis par les épaules, l’allongeant doucement sur le canapé. Ensuite, je partis saisir un gant de toilette, que j’humidifiais, et revins vers lui, le déposant sur son front.

« Bon sang… Tu as voulu faire bien trop d’efforts… Tu n’es pas encore assez remis. Il semblerait que tu doive me supporter encore un moment »

Je continuais d’humidifier son visage, puis soulevais le gant, prenant sa température. Il était un peu chaud, sûrement à cause de l’effort qu’il venait de faire. Je soulevais son haut pour observer ses blessures qui ne semblaient pas s’être rouvertes.

« Espèce d’idiot, lui dis-je dans un souffle presque amical »



N.49
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MessageSujet: Re: [Hot] Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent [Ft. Jay]  Mar 9 Oct - 18:44

Quand les barrières tombent, les secrets se dévoilent

Ellana & Jay
Quand je m’étais rendu dans ma rendre, j’avais essayé en vain de chasser cette panique que j’avais ressenti à chaque fois qu’elle avait parlé de cette créature qu’elle chassait. Balayer autant la peur que le dégoût que je m’inspirais moi-même. M’accepter avait toujours été difficile, surtout en sachant comment j’étais obligé de vivre et comment je devais survivre, surtout. Peut-être que j’étais une créature de séduction et de luxure, mais ça ne voulait pas dire que j’avais tout facilement en un claquement de doigt. Et si je souhaitais survivre et ne pas finir par me décomposé… je n’avais pas le choix d’aller contre mon sens moral. Et dieu seul savait à quel point c’était difficile d’aller contre ses principes et de se battre contre sa nature. De se dire qu’on détestait ce qu’on faisait et d’un autre de se dire qu’en fait on aimait. Ce sens de contradiction qui me donnait souvent envie de me flinguer parce que je n’arrivais pas à me regarder dans une glace… alors que d’un autre côté je voulais vivre et en profiter. Et tout ce qu’elle avait dit se rappelait à mon bon souvenir et me rappelait à quel point j’étais impuissant vis à vis de mes choix et des erreurs que je pouvais faire. Et ça devenait encore plus difficile de m’accepter maintenant en sachant ce qu’elle pensait réellement de moi. J’étais un monstre bordel… Je me demandais aussi une chose. Si jamais je lui avais dis auparavant, est-ce qu’elle aurait tout de même enquêter sur cette affaire et est-ce qu’elle aurait seulement fait le rapprochement direct avec l’imbécile que j’étais? Ou… elle aurait fermé les yeux? Ou elle m’aurait tiré une balle en pleine tête parce que je l’aurais dégoutté et déçu?

Quand elle m’avait expliqué la situation de la fille, je m’étais senti complètement anéanti. Pas ma faute, cette pauvre fille se retrouvait dans une saloperie d’hôpital psychiatrique parce que personne ne voudrait la croire et parce qu’elle devait se sentir mal après tout ça. Je lui avais alors répondu que non, c’était le genre de chose que je ne ferais pas et que ça serait surtout irrespectueux de décider de coucher avec une autre personne alors que son petit ami se bat dans un incendie, risquant sa vie pour sauver celle des autres. J’en venais à carrément m’insulter moi-même et ça me rendait malade de penser à tout ça. Mes pensées s’embrouillaient comme jamais.

Jusqu’au moment où j’avais fais tomber le verre d’eau par mégarde et que je m’étais levé pour retourner dans ma chambre, lui disant où se trouvait le bloc note, soit sur un meuble près de la cuisine où je rangeais mes papiers et le reste de mes affaires importantes. J’aimais que tout soit en ordre, en maniaque que j’étais, et ça me permettait surtout de ne pas me perdre dans mes trucs, ce que je détestais. Je ne me rappelais juste pas que j’avais laissé la liste avec tout les endroits où j’avais pu retracé Ella cette dernière année avant de ne plus avoir aucune trace et de l’avoir cru morte et disparut. J’avais ensuite tenté de retrouver sa trace autrement, à partir de la maison puisque je commençais à avoir des difficultés financièrement et aussi parce que j’étais désespéré, et en ne trouvant absolument rien au bout de deux ou trois autres mois… j’avais commencé à me dire qu’elle devait réellement être morte. J’avais faillis replonger à ce moment-là, mais j’avais tenu le coup. Enfin bon… cette période là de ma vie était assez trouble et instable il fallait dire.

Une fois revenue dans le salon, je m’étais à peine rendu compte que je m’étais à moitié effondré sur le canapé, le monde semblant simplement s’effondrer autour de moi. C’est à peine si j’eus conscience d’Ellana qui m’étendait sur le canapé, trop occupé à essayer de chasser ce voile noir devant mes yeux et cette désagréable impression de ne plus savoir où j’étais. Finalement, la sensation de voir sur mon froid me calma un peu et je parvins à entendre sa voix peu de temps après quand mes oreilles commencèrent à cesser de déconner. Encore un peu dans les vapes, la bouche molle au point que je ne parvenais plus trop à articuler, je préférai attendre encore un peu avant de répondre, essayant de réguler ma respiration au lieu de laisser mon angoisse prendre le dessus.

« Si j’étais sage et trop sérieux, tu m’apprécierais autant? » soufflai-je, rouvrant les yeux pour la regarder.

Ma vision était toujours un peu flou, mais c’était le temps que mon corps s’habitue. J’avais toujours un peu chaud et mes doigts étaient engourdit, mais je me sentais déjà un peu mieux.

« Ella… j’ai une question. » j’attendis un peu, ne sachant pas trop comment formuler ça « Pendant… pendant ces six ans où j’ai été plus qu’un gros con avec toi… est-ce que… » je détournai le regard un instant, ne sachant même pas si je voulais connaître la réponse « … est-ce que je t’ai fais mal… physiquement? Je sais que j’ai balancé tout un tas de connerie débile que je pensais pas mais… »

Je m’arrêtai, ma gorge se serrant à la seule pensée que j’ai pu lever la main sur elle et lui faire du mal. C’était une chose que je m’étais toujours refusé et dont j’avais toujours eu peur. Et sa réponse m’effrayait.

« Soit honnête s’il te plaît. »
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