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 comme un souffle d'air iodé - marius

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Métamorphe

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MessageSujet: comme un souffle d'air iodé - marius  Mar 3 Juil - 14:55

comme un souffle d'air iodé

victoria
&
marius
Le jour déclinait à l'horizon. Ross Creek n'offrait pas un coucher de soleil  sur la mer, mais elle n'en demeurait de loin pas regrettable. Depuis ma tendre enfance, quand nous y venions notre grande famille au complet, j'y passais de très bons moments et cela ne s'était jamais arrêté. Sans compter la petite foire qui s'installait là durant les mois d'été, offrant des glaces, des boissons et des carrousels pour les enfants. Cet endroit était pour moi un moment d'évasion, de plaisir et de nostalgie. Je me baladais sur la jetée et j'observais les vagues terminer leur course lente sur le sable humide. Le cri des mouettes s'accorde au chant de l'eau, combiné à la délicieuse odeur iodée de cette étendue salée.
J'avais terminé tôt au boulot aujourd'hui, afin de profiter de cette belle fin de journée. En septembre, les touristes étaient partis depuis bien longtemps déjà. La plage retrouvait sa tranquillité, ses habitants, ses habitudes. J'évitais cet endroit en pleine saison, car je n'y trouvais aucun plaisir. Lutter pour trouver une place où étendre sa serviette, mourir de chaud sous le soleil cuisant, l'impossibilité de dormir à cause des cris des enfants... Ces plages bondées, c'était très peu pour moi.

Je m'éloignai assez du côté fréquenté de la plage. J'y trouvai un endroit reclus, derrière quelques buissons. Je m'assurai que je n'étais pas suivie, que personne ne rôdait dans les parages et me dissimulai dans les fourrages. De ma peau poussa des poils blancs et noirs, de mes dents émergèrent des canines pointues, de mon coccyx apparut une longue queue touffue et mes mains se virent devenir des pattes griffues. De femme, je me transformai en une élégante panthère des neiges qui n'avait aucunement sa place habituellement sur ce continent. Je devais me montrer extrêmement prudente lorsque je me baladais sous cette forme, afin de ne pas éveiller les soupçons. J'humai l'air, mais scrutai les alentours de mon buisson. Je ne percevais aucune présence humaine. Alors je bondis de ma cachette et m'élançai sur la plage, délaissant mon tas de vêtements que je retournerai chercher plus tard.
Ce coin de la plage était beaucoup moins visité pour le simple fait que le sable était remplacé par des grosses pierres. En réalité, il s'agissait plutôt d'une crique difficile d'accès. Je l'avais découverte il y a quelques mois déjà et j'appréciais toujours autant y venir. Agile, utilisant la longue queue comme balancier, je bondissais entre les pierres qui dissimulaient ce petit coin paisible.
Alors que je m'apprêtai à mettre la première patte à l'eau pour une petite baignade, j'aperçus une ombre inquiétante, très longue, comme je n'en avais jamais vu, très proche de la plage. Les oreilles couchées, je fis un pas en arrière. Mon regard perçant filtrait la surface de l'eau, scrutant la nouvelle apparition de ce curieux poisson...  

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Dernière édition par Victoria Robinson le Jeu 5 Juil - 16:46, édité 1 fois
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Sirène

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MessageSujet: Re: comme un souffle d'air iodé - marius  Jeu 5 Juil - 8:15

souffle d'air iodé
victoria & marius

« The bottom of the deep blue sea. Welcome to my cage, little lover. Still don't know your name, miss honey. Let's go up in flames, pretty lady. »
Voûte crépusculaire. Déclin bigarré emportant les nuances céruléennes. Obsidienne nocturne qui ne tarderait plus, adulée, quémandant le retour des étoiles qui firent écho aux gemmes. Nocturne et sorgue bienveillante en devenir, laissant les murmures d'une écume maussade s'étendre contre les roches. Ronronnement délicieux, loin d'une prolifération de quidams qui voulurent se dorer la pilule à l'image de cachalots dégueulés sur le sable. Détestable. Triste réalité d'une modernité réfutée. Saline manquée.

Carne douloureuse, géhenne mordante, pris d'une sécheresse coutumière. Malédiction d'un poisson hors de l'eau. Les pieds errent, se trainent hasardeusement le long de la côte, cherchent un lieu quelconque à l’abri de mirettes curieuses et autre passants. Il eut trop attendu le Piranha, la respiration sifflante et entravée par quelques quinte de toux pernicieuses, le derme pâlit et irritant. Carcasse désireuse de son ondine maternelle, ne rêvant que de l'étendue aqueuse qui s'étire à perte de vue, capturant déjà les fragrances iodées délicieuses. Ils furent loin, les temps adulés où l'océan fut demeure.

Elle se laisse tomber la bête, en un plongeon qui eut perdu de sa grâce face à l'épuisement, délaissant les pans de tissus sous une roche, épousant l'écume pour mieux couler dans les profondeurs. Martyr odieux, ravalant une plainte étouffée par les flots, égorgé par les stries de branchies qui en oublient l'air. Écailles d'un lazuli nocturnes qui perlent, prolifèrent par centaines en un bouillonnement odieux, esquivent les voilures douçâtres de nageoires caudales et pelviennes, apophyses perçant la carne pour mieux tracer l'esquisse d'une nageoire dorsale épineuse. Poisson à nu laissant place au soulagement bienfaiteur. Échine ravivée, filant dans les remous et à contre-courant, d'avantage habile que sur deux pieds qui eurent tendance à être patauds.

Faim. Elle ronge les tripes, éveillant les instincts prédominants. Traque habile, plaisir coupable, lorgnant sur un spécimen relativement gros, prédateur avisé ne rêvant que de planter les crocs affutés dans la couenne de l'animal, les babines salivant. Maladresse, tandis que la proie file trop près du rivage en surface, la prenant en chasse toutes griffes dehors, l'attention focalisée sur l'unique fait de saisir le poisson adverse, parvenant à la convoitise sans pour autant effectuer un repli en eaux profondes, refermant la gueule aux tenailles aiguisées sur la prise pour mieux dévorer.

Prudence annihilée qui revient, s'ancre, sens aux aguets. Il la perçoit alors le Piranha, cette masse blanchâtre se mouvant en surface, impossible à identifier de sous le remous troubles. Curiosité naissante, filant pour mieux trouver un poste d'observation à distance raisonnable, l'épine dorsale flirtant avec la surface l'espace d'un instant avant de trouver refuge derrière un rocher. Émergence discrète jusqu'aux épaules, les poumons retrouvant leur usage premier en une brûlure âcre, les paumes palmées épousant le granit comme ancre, paré à disparaître à nouveau sous la saline.

Elle est observée la bête visiblement désireuse de rejoindre les flots, félin habile à la toison mouchetée, le regard saphir qui en devint presque hypnotique. Bel animal. Incontestable. Éprouvant presque l'envie irrésistible d'apposer les phalanges dans son pelage, préférant pourtant la distance. Le nom ne fut guère connu, abstrait, n'ayant pas souvenir d'en avoir déjà un jour croisé. Poisson parfois trop naïf envers le continent et ses secrets, délaissant trop la technologie que pour en connaître toutes les espèces, l'orgueil, trop souvent prédominé par une langue détentrice de sarcasmes et une dureté sans fond quelque peu bafoué en ce genre de situation inconfortable.

Chien de faïence, enregistrant la morphologie de l'autre et la façon dont les lueurs du couchant semblaient teinter ses poils immaculés, Piranha devenant trop visible, à découvert. Réflexe instinctif, relevant une babine pour laisser s'échapper un sifflement hostile, marquant le terrain aqueux comme territoire, les convenances humanoïdes reléguées au placard en n'y voyant guère d'utilité.
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Métamorphe

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MessageSujet: Re: comme un souffle d'air iodé - marius  Jeu 5 Juil - 16:45

comme un souffle d'air iodé

victoria
&
marius
Mon regard perçant fixait la masse sombre qui se mouvait sous la surface de l'eau. Mon instinct de chasseur me rendait perplexe et prête à bondir, non pas pour me nourrir, mais pour me protéger. Cette bête avait l'air immense. Si proche du rivage, c'était du jamais vu. Ma longue queue de panthère fouettait l'air, tandis que je reculais de quelques pas pour ne pas que mes pattes touchent l'eau. Cette créature des eaux m'intriguait et je ne la perdais pas du regard. Ma curiosité piquée à vif, boostée par le chasseur qui sommeillait en moi, je ne pouvais pas la quitter des yeux. Et quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'un aileron émergea de la surface. Un requin ? Si proche de la plage ? Vu la taille, ça aurait presque pu être possible. Mais la proximité avec la terre me faisait dire le contraire. Quelle était cette mystérieuse créature qui habitait les flots ténébreuses ?

Alors, la nageoire dorsale disparut, tout comme la masse sombre du corps de la bête. Les oreilles dressées, les saphirs filtrant toutes les informations que la vue pouvait leur donner, je vis soudainement apparaître cette créature. Là, juste derrière un rocher. Je faillis ne pas l'apercevoir. Un regard d'homme aurait pu passer outre sans même sans rendre compte. Mais il était bien là. A me fixer de son regard ténébreux. Mon buste de panthère se dressa bien droit, cherchant à voir au-dessus de la pierre immergée pour en apercevoir plus de la bête. Elle avait des cheveux sombres, un teint légèrement pâle, et surtout ces deux perles sombres qui me toisaient de haut en bas. Ici, j'étais le prédateur. Et le félin qui sommeillait en moi n'appréciait pas du tout qu'on m'observe de la sorte. Néanmoins, cette personne avait tout l'air d'un humain. Un humain quelque peu... Poissonneux ? Je discernai avec peine deux détails très importants: son cou était strié d'étranges griffures et ses doigts étaient liés entre eux par un léger voile, comme des palmes. Cette créature sous-marine n'était rien de moins qu'une sirène, j'en étais certaine. Je n'en avais jamais vu en vrai, mais mon père avait vu bien assez de chose dans sa vie pour m'expliquer à quoi celle-ci ressemblaient. Des hommes, des femmes, charmants et séducteurs prêts à entraîner leur proie dans les abysses. Cette idée ne me plut pas réellement. Sous forme panthère, j'avais une chance de lui échapper si elle venait à me pourchasser. Je ne me donnais pas autant de chances en humaine... Cet homme-poisson devait certainement parler ma langue et malheureusement sous cette forme, je ne pouvais piper mot. Or, je n'étais pas certaine de vraiment vouloir reprendre ma forme originelle au risque de me faire dévorer.
Alors je demeurai là, au bord de l'eau, les vagues léchant mes pattes velues. Comme un combat de regards, je continuais moi aussi de fixer cette tête émergeante avant qu'elle ne replonge. Bien que je commençais à me demander si je ne pouvais lâcher mon regard par curiosité, ou par envoûtement...

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Sirène

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MessageSujet: Re: comme un souffle d'air iodé - marius  Ven 13 Juil - 8:29

souffle d'air iodé
victoria & marius

« The bottom of the deep blue sea. Welcome to my cage, little lover. Still don't know your name, miss honey. Let's go up in flames, pretty lady. »
Incontestable. Il se sut avantagé dans les eaux le piranha, élément inné, capable d'emporter la bête adverse dans la houle pour mieux la priver d'oxygène, bercé par une ondine maternelle et protectrice se pliant aux murmures insufflés. Méfiance dominante envers l'inconnu, d'autant plus au vu de trop nombreuses bêtes aux crocs délétères et autres créatures courant le monde, gardant en mémoire que l'homme ne fut guère la seule source d'hostilité. Babine toujours redressée, laissant à peine entrevoir les crocs aiguisés, persistant à imposer les limites d'un territoire autoproclamé si le fauve fut désireux de charger sous ses airs pelucheux. Bête trompeuse, elles furent nombreuses, appâtant de leur grands yeux pour mieux refermer les crocs après avoir amadoué. Similarité mordante.

Silence aux trop longues secondes pesante, rivalité aux mirettes soutenantes, sentant que l'autre voulut affronter. Poisson qui finit par céder sous le manque de patience poignant, immergeant d'un geste sec, les voilures caudales à la teinte de nuit claquant en surface avant de mieux disparaître. Nouvelle traque habille, brève, capturant le premier fretin venu et de taille relativement considérable pour mieux rebrousser chemin, retrouvant les abords du rivage en quêtre de l'animal qui fut délaissé.

Expérience quelque peu stupide, une paume palmée aux griffes acérées émergeant pour mieux lancer la proie encore vivace entre les pattes de la bête à la toison immaculée, geste vif en une offrande visant à apposer un traité de paix ne serait-ce que temporaire, demeurant relativement pacifique dans la mesure du possible, se contentant en général de montrer les crocs en un feulement préventif que de mordre pour le simple plaisir de le faire. Approche méticuleuse, le faciès retrouvant une nouvelle fois l'air à quelque mètres, d'avantage exposé, aussi proche que le sol rocheux de la crique le put pour permettre un replis en eaux troubles, sens affutés demeurant aux aguets. Curiosité demeurant, observant à nouveau l'autre avec cependant moins de dureté, étudiant son comportement.

Rictus s'ébauchant à peine, l'idée courant en tête, cherchant une vague en approche pour mieux la dévier d'un geste succinct, hydrokinésie, jeu puéril. L'ondine se dresse, pour mieux trouver le poil hivernal du félin, le trempant intégralement sur place en une farce joueuse. Et il ne peut s'empêcher le Piranha, de retenir un rire abondant à la tonalité grave face à l'autre qui eut visiblement perdu en prestance, trouvant un air de serpillère dégoulinante, définitivement amusé et quelque peu provocateur envers l'être qui eut des allures de gros chat.  
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