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 Monsters, stuck in your head - Samael & Kait

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Humaine

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MessageSujet: Monsters, stuck in your head - Samael & Kait  Lun 14 Jan - 5:40

❝ One look in my eyes
And you're running 'cause I'm coming
Gonna eat you alive.. ❞
Monsters, stuck in your headJ'ai froid. La peur se déversait dans mes veines, me plongeant dans un bain qui tétanisait tous mes muscles jusqu'à paralyser mon esprit. Elle me recouvrait comme une seconde peau, dont je ne parvenais pas à me débarrasser. Mes limites se posaient là. J'en suis là. J'avais l'impression de me débattre dans une mélasse épaisse qui s'engouffrait entre mes lèvres pour couler dans les abysses de mon âme cachée derrière ses barricades. Chaque inspiration brûlait ma poitrine dont le taux de compression m'empêchait de gonfler mes poumons de cet air si précieux. Je veux me réveiller. Mais, ce n'était pas un rêve, Ellana m'avait bien entré cette idée dans le crâne, malgré ma panique. Je suis terrorisée. Ces cauchemars qui m'assaillaient chaque nuit vampirisaient ma raison, ces angoisses sourdes me pliaient en deux et ce sentiment d'abandon me jetait aux ténèbres. Je suis sous le choc. Les images se superposant sur le visage de Samael quand je posais mon regard sur lui en témoignaient. J'étais consciente de fuir le lieutenant à la moindre occasion, de manière inexpliquée, et cette pointe me déchirait le coeur à chaque fois que je trouvais un prétexte pour m'éloigner ou le repousser.  

Cette situation ne pouvait plus durée. Il me fallait exorciser. Samael méritait une explication, craignant que sa patience arrive à terme, il était plus sage de clarifier les choses entre nous. Car, je ne me mentirais pas, ce nous existait. Ça doit cesser. Aussi triste était cette pensée qui me fit frisonner, à moins que ce fut la présence d'une lame en argent dans mon manteau ? Ellana avait insisté, pour que je suive un entrainement, la présence de la morsure de Madison - que je n'avais jamais recroisé - puis les révélations du Ross Asylum avaient poussé la chasseuse dans ce sens - sans compter mon frère aîné. Ouais. Je n'étais pas vraiment capable de réfléchir convenablement ces derniers temps, alors je m'en étais remise à ma meilleure amie, faisant confiance à la rousse. Elle connaissait mon projet du jour, par ailleurs, à savoir me rendre chez le loup hybride pour lui parler avant que la culpabilité ne me ronge. Je veux t'aider, mais... En étais-je capable ? J'en doutais.

Samael, c'est Kaitlin, tu peux m'ouvrir ? La porte de la résidence se déverrouilla, me permettant de gravir les escaliers jusqu'à la porte du lieutenant. Respire, Kait. Respire. Je manquais d'air. Encore. Mon cœur manqua un battement lorsque la silhouette du brun apparu sur le pallier. Un sourire vint dissimuler ma détresse intérieure alors que j'entrai après son invitation, me faufilant dans le salon où la chaleur ne fut pas suffisante pour chasser la fraîcheur de ma peau. Ne pas l'embrasser. Je me tournai vers Samael, les paroles de l'incube revenant dans mon esprit, ne sois pas trop dure avec lui. Ouais, sauf que cette conversation risquait d'être d'une violence inouïe. Samael... écoute, il faut qu'on parle... de plusieurs choses... Généralement, quand la discussion commençait ainsi, ce n'était pas bon. Le pire ? Cette maudite douleur qui s'éveillait dans ma poitrine alors que ma décision était prise. Allais-je encore fuir comme à l'époque d'Alec ? Peut-être.

Je dénouai mon écharpe, gardant mon manteau en guise de bouclier, puis pris une grande inspiration avant de remonter mon regard vers le lieutenant. Cette conversation risque d'être difficile pour toi et... pour nous. ... tu devrais t’asseoir. Ma voix s'était teintée d'excuses, des milliers d'excuses dans une seule intonation, puisque mes yeux se défilèrent. J'étais hantée par ces photographies, ces rapports et cette putain de vérité. Je suis consciente d'avoir été distante, voir fuyante, ces derniers temps, mais... Je sais ce que tu es, Samael. Et, je sais pourquoi ainsi que comment tu es devenu différent depuis ta disparition. Bordel, que c'était difficile. J'ignorais s'il voulait les réponses à certaines questions, notamment le "comment". Je suis désolée, Samael, mais les choses entre nous ne vont plus pouvoir continuer sur cette pente, que tout ceci soit réel ou non. Je veux que ça cesse. J'espère que tu comprends... que tu comprends que je ne peux rien contre ta nature de triton. Alors, je préfère que l'on y mette à terme, avant que nos sentiments deviennent incontrôlables. Je suis prête à t'aider sur ta disparition et les blocages de ton esprit, mais je ne peux pas mettre ma vie en jeu, tu comprends ? J'avais envie de pleurer, mais mes yeux restèrent dénués de larmes.


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MessageSujet: Re: Monsters, stuck in your head - Samael & Kait  Sam 19 Jan - 17:32

❝Peu importe comment je te tends ma main. Tu seras toujours hors de ma portée❞Comment peux-tu te réveiller d'un cauchemar si tu n'es pas endormi ?Qu’est-ce qui se passe ? Je suis allongée sur mon lit, les yeux posés sur mon plafond, un bras glissé sous ma tête. Ouais, qu’est-ce qui se passe avec Kait ? Je comprends pas son comportement en ce moment. Elle passe son temps à me fuir. Chaque fois qu’on se retrouve dans la même salle, elle fait en sorte de partir, ou, si elle n’a pas le choix, elle évite mon regard. J’ai essayé de lui parler, de lui envoyer des messages, mais chaque tentative reste infructueuse. J’ignore ce qu’elle a, pourquoi elle me fuit. Je pensais que ça s’était amélioré entre nous après que je l’ai étranglé par mégarde. Qu’elle m’avait pardonné mon acte, ou me laissait une chance de le faire. J’avais l’impression que tout allait un peu mieux, qu’elle pouvait croire en moi, savoir que je serais toujours là pour elle. C’est ce que j’avais fait lorsqu’elle s’était effondrée après avoir revu son frère. Je ne sais pas trop pourquoi je suis venue la voir, comment j’ai su. Je l’ai su, c’est tout, et j’y suis allé. Je n’avais pas d’idée derrière la tête, je voulais seulement être là pour elle, sécher ses larmes, qu’elle puisse compter sur moi, puiser dans ma force, comme j’avais compté sur elle. Sauf que tout ceci semblait être brisé, et j’ignorais pourquoi. J’étais terrifié, en colère, angoissé, triste, désespérer, frustrer. Tant d’émotions que je ne comprenais pas tout à fait.

Merde !

Je me relève, l’oreiller en main et le lançais contre le mur. Puérile me direz-vous ? Oui, c’était puérile. Mais j’avais besoin d’exorciser ma colère, de la faire sortir avant qu’elle ne prenne le contrôle sur moi, que je ne me transforme et ne fasse un massacre sur de pauvres innocents. Il ne fallait surtout pas que je m’énerve. Je saisis ma tête entre mes doigts, tirant sur mes cheveux, prêt à arracher quelques touffes seulement pour me faire mal et extérioriser tout ça. Je l’avais déjà fait, quand j’étais plus jeune. Tendance autodestructrice pour faire sortir toutes mes émotions négatives. Longtemps que j’avais arrêté, mais avec tout ce qui se passait en ce moment… Merde ! Je posais mon poignet, hésitant, serrant les dents, m’apprêtant à faire sortir les griffes. C’est une connerie, je sais, mais je peux pas m’en empêcher. J’ai mal, je sais pas pourquoi, mon cœur saigne, souffre, pompe difficilement le sang pour l’envoyer partout dans mon corps. J’ai mal bordel. Tellement mal. Mal à en crever.

La sonnerie résonne dans mon appartement, comme un glas, sonnant l’arrivée de la fin. Je me figeais, puis me levais, appuyant sur le bouton de l’interphone. La voix de Kaitlin se fit entendre. Je serrais les dents, bien loin de la joie que je ressentais lorsque je l’entendais. Samael… Elle n’utilisait plus ce prénom en dehors du travail depuis que je lui avais confié que je préférais me faire appeler Aaron. Je serre les dents. J’ai envie de pleurer, de hurler, de frapper tout ce qui se trouve ici. Entre. Je déverrouillais la porte, et attendis, planté comme un idiot jusqu’à ce qu’elle frappe. Je pris une inspiration, prenant une expression froide, contenant mes émotions, et ouvris la porte. Mes yeux se posent sur elle, mon cœur tremble, je manque d’air, mais je reste froid. Elle sourit, un sourire de façade, mais moi je suis incapable de lui répondre. Je m’efface pour qu’elle entre, refermant derrière elle. Je m’avance dans le salon avec elle, son regard grave posé sur moi. Elle avait déjà posé les points sur les i, mais elle le refit. Samael… Je serrais les dents. Il serait temps ouais, Kaitlin. Lui rétorquais-je, prononçant son prénom entièrement, comme elle le faisait avec moi. Parce que j’étais à bout. J’avais déjà dépassé ma limite depuis longtemps, très longtemps. Elle m’avait tendu la main, et aidé à sortir du gouffre dans lequel j’étais plongé. Elle me tenait encore, alors que j’étais au bord, près à replonger à chaque instant, dès qu’elle s’éloignait de moi. Sauf que là, j’avais l’impression qu’elle allait me lâcher. Non. Elle va me lâcher. M’abandonner. Nin. Elle va me pousser. Héroïne un jour, tueuse le lendemain.

Mieux vaut pas que je m’assois. Elle ne me connaissait pas en colère, et j’étais incapable de tenir en place, malgré l’immobilité dont je faisais preuve. Je croisais mes bras nus, mon dos s’appuyant sur le comptoir de ma cuisine, mes yeux glacials posés sur elle. J’entendais ses excuses, mais j’ignorais si je pouvais lui accorder, parce que je savais qu’elle allait me quitter. Il n’y avait pas de nous. Pas officiellement en tout cas. Mais il était là, et nous le savions tous les deux. Puis elle parle. Je ne dis rien, je la laisse parler, terminer ce putain de monologue qui me donne envie d’exploser. Mes doigts s’enfoncent dans mes bras, mes griffes presque sur le point de se dévoiler alors que je tente de me contrôler, de prendre de profondes inspirations. J’ai l’impression de me faire poignardé, encore et encore, alors que je suis déjà à terre. Que je suis déjà mort.

Ah oui ? Tu sais que je suis un putain de moitié triton donc ? Et t’as appris ça comment ? Voix froide, parfaitement maitrisée malgré les sentiments qui hurlaient. L’inspecteur prend le dessus, parce que c’est la seule chose que je peux contrôler. Comme si son visage m’est insupportable, je me retourne, posant mes mains sur le comptoir, prenant une profonde inspiration. Je sens la peur chez Kaitlin, son désespoir, et sa tristesse. Mais surtout sa peur. Elle était terrifiée par moi. Je la terrifiais.Laisse tomber, c’est pas la question. J’essayais de me maitriser, de me calmer. Je le devais, mais j’avais mal. Tellement mal. Et tellement peur. Qu’est-ce que tu sais sur les tritons au juste ? Qu’est-ce que t’as pu apprendre sur eux qui puissent tant te terrifier ? Moi-même j’avais peur de moi, en plus de ressentir un profond dégoût de moi. En même temps je te comprends, qui a envie d’une putain d’abomination dans ses contacts ? Bordel… J’ai envie de hurler, et de pleurer en même temps, mais mes yeux sont secs. Je me redresse, et me retourne pour planter mon regard dans le sien. Que crois-tu ? Que je t’aie manipulé, que j’ai fait quoique ce soit qui puisse te nuire et te manipuler ? Si c’est ça, alors sors d’ici avant que je te tue. C’est de ça dont t’as peur pas vrai ? Ce que je pourrais te faire ? Elle ne me faisait plus confiance, plus rien. Ce constat me laissait un goût amer dans la bouche, et je me sentais sombrer à nouveau.

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N.2 - 1 semaine
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Humaine

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MessageSujet: Re: Monsters, stuck in your head - Samael & Kait  Dim 20 Jan - 6:35

❝ One look in my eyes
And you're running 'cause I'm coming
Gonna eat you alive.. ❞
Monsters, stuck in your headLa température de l'appartement était aussi glacial que son locataire qui m'acceuillit avec un détachement qui me retourna l'estomac. J'avais rarement été au fond du gouffre, mais il me semblait que mon être brisé s'éparpillait sur la surface abyssal, l'entrée du puit si lointaine m'empêchait de voir la lumière. Il ne restait plus que le regard d'acier de Samael, ce bleu dans lequel je me noyais agréablement auparavant, cet océan m'engloutissait littéralement. Il insista sur la totalité de mon prénom, comme des représailles à mes manières distantes et l'utilisation de ce prénom détesté. L'intonation de sa voix me fit frissonner, sentant une colère froide résonner, les plus dangereuses à mon sens. Je savais que cette conversation serait complexe et douloureuse, mais je n'avais pas mesurer à quel point. Après tout, ce nous n'avait été qu'aux prémices d'une histoire, chuchoté silencieusement. C'est différent avec toi, c'est toujours différent.

Une souffrance insurmontable enfonçait des millions d'aiguilles dans mon corps, au point de sentir chaque pulsation de mon coeur. Sa voix répondit à la mienne avec un calme anormal, alors que la mienne s'éteignit. Il ne détourna après ces questions sur sa seconde nature, puis un vent de panique me statufia et chaque inspiration devint une épreuve. Je ne parvins pas à reprendre la parole, entendant toutes les questions de Samael, jusqu'à son propre dégoût dans les vibrations de sa voix. Un dégoût qui se retourna contre moi-même. Ne sois pas trop dur avec lui, m'avait dit Jay. Il avait diverses manières d'aborder ce sujet avec le lieutenant, j'avais opté pour le pire, armée de mon égoïsme sans borne. Quelle conne.

Je sais pas. Je sais pas ! Ma voix monta dans les aiguës, retenant difficilement un gémissement de douleur. Il fallait que je bouge, alors je plongeai mes mains dans mes cheveux, me soustrayant à son regard. Tu ne comprends pas... Je ne comprends pas. Inspiration bloquée dans ma poitrine. Oui, j'ai peur, c'est la preuve qui me reste encore un peu de bon sens et envie de me débattre dans ce monde qui me dépasse totalement. Je ne veux pas être manipulée de manière intentionnelle ou, pire, non désirée pour terminer noyée par instinct à la fin. Et, c'est peut être moi qui te tuerai finalement dans une crise incontrôlable ! Je ne veux pas qu'on se fasse du mal, je ne supporterai pas que tout ceci soit faux ou se termine avec l'un de nous à la morgue, sans compter que... Les mots se retrouvèrent bloqués dans un étranglement, comme si on venait subitement de m'arracher le coeur, à moins que ce soit mon esprit qui cherche à se mettre en sécurité. Je suis en train de devenir folle. Vraiment. Je n'employais pas ces mots à la légère. Je crois que... je souffre d'un choc post-traumatique, si ce n'est pas de démence. Mon comportement est bipolaire et instable, je n'en dors plus, à cause des crises de panique. Et, des cauchemars que je fais de... toi. Si, la question avait son importance. Je me retins de fermer les yeux pour chasser ces images, ces mots et cette putain de réalité. Je ne suis pas assez forte pour supporter tout ça. Mon regard croisa celui du lieutenant, se posant sur ce visage que j'avais caressé et embrassé, où se superposaient des visions horrifiques. Oh, j'étais légiste, j'avais la triste habitude de voir des horreurs, mais... sur Samael, sur Aaron, ce n'était pas pareil. Encore une fois.



Tu as été... un sujet d'expérience. J'inspirai profondément avant de m'excuser. Je suis désolée. Je suis désolée, je n'arrive pas encore à gérer la lecture de ces dossiers. Je n'y arrive pas... parce que... parce que je t'aime. Je voudrais t'aider et être présente, mais... c'est trop dur. J'ai peur, oui, de tout, de ce que tu pourrais me faire, ce que JE pourrais te faire ou de ce qu'ILS pourraient te faire. Je ne sais plus. Parce que je savais de quoi se composait ses cauchemars, de violence, de tortures et d'abus inhumains. Ses paniques nocturnes qui devenaient les miennes, ses instants d'absence qui troublaient mon esprit et ses hurlements inconscients. Je savais. Je savais. Le savoir était une arme de destruction qui m'émiettait avant de me répandre aux quatre vents. Mon insouciance est morte. Je ne savais pas comment finirait cette conversation, mais ma commande de billets pour Washington était toujours en attente, puisque mon frère était aux abonnés absents, à nouveau. Un second billet pour mon neveu en prévision, à la recherche de sécurité chimérique auprès de mes parents, le temps nécessaire pour m'en remettre. Bordel, Kait... Il fallait me ressaisir !

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